Un look hyper travaillé, des R accentués, une pointe de provocation… la tempête De Maere est annoncée sur le site de la Citadelle de Namur.

« Un jour je marierai un ange » tourne en boucle sur toutes les radios francophones depuis des mois, il faut dire que l’air est entraînant et le refrain reste irrémédiablement en tête. Derrière cette chanson, et même l’album, intitulé simplement « Un jour je », s’impose un artiste peu commun que certains osent déjà comparer au toujours surprenant Stromae. La comparaison n’a pas vraiment lieu d’être selon le principal intéressé, qui concède toutefois être un fervent adepte de Stromae, mais aussi de Lady Gaga, deux artistes qui sortent assurément de l’ordinaire. Pour ceux qui n’auraient pas encore décrypté les indices, on parle bien ici de Pierre De Maere, ce garçon élancé qui aime jouer sur tous les tableaux, au propre comme au figuré. Né à Uccle voici 21 ans (et oui, il est né après l’an 2000), celui qui a choisi de garder son nom sur scène (ou tout du moins une partie) migre rapidement vers un petit village assez calme, Walhain. Un havre de paix et de quiétude. Trop sans doute pour cet artiste en herbe qui se lance très rapidement dans la composition de morceaux en anglais avant de revenir à sa langue natale qu’il maîtrise, déclare-t-il, nettement mieux. S’il écoute énormément la radio dans sa jeunesse, et sa pop commerciale, sa maman lui fait apprécier les artistes français de sa génération (Daniel Balavoine, France Gall, Michel Polnareff…), son papa l’initie aux sonorités anglophones de groupes cultes comme Pink Floyd ou Supertramp, et son frère (ingénieur du son) lui fait découvrir les arcanes de la nouvelle vague française. De son côté, Pierre s’écarte momentanément de la composition musicale pour se tourner vers la photographie de mode, une activité qu’il ne va pratiquer qu’un temps très limité mais qui va elle aussi jouer un rôle dans son processus de création artistique. Car c’est bien là que l’artiste se démarque, à l’instar de Stromae (ah, décidément, on y revient) ou de Billie Eillish, il propose un personnage singulier dans son apparence, sa relation au public, son approche visuelle des clips et son phrasé. Sur certains morceaux (mais pas sur « Un jour je marierai un ange »), sa prononciation des R est assez surprenante. Et pourtant l’artiste se défend d’avoir voulu en faire un argument de vente. « Je trouve que ça sonne mieux… parfois. Alors j’exagère peut-être un peu le roulement des R, mais ce n’est pas recherché comme une marque de fabrique ou un signe de reconnaissance, cela s’inscrit juste naturellement dans mon personnage ». Un personnage un brin provocateur, ou tout du moins ambivalent, avec lequel l’artiste aime également jouer, ne fut-ce que dans ses postures maniérées lui conférant parfois un petit air de ressemblance avec Boy Georges. Mais qui cela gêne-t-il à partir du moment où il n’est nullement vulgaire? Une chose est sûre, son spectacle scénique vaut la peine d’être regardé, et même vécu car l’homme se donne sur scène et n’hésite pas à faire participer le public. A Bertrix, pour sa première grande scène de festival en Belgique (au Baudet’stival donc), Pierre De Maere a ravi les nombreux spectateurs présents. Entretemps, ce phénomène musical a encore pris de l’ampleur (il a atteint la 4e place de l’Ultratop 50) et c’est à Namur, ce dimanche 28 août (à 17h00) qu’il déposera ses valises pour une nouvelle prestation que l’on attend impatiemment, d’autant que son concert se fera sur la scène du Théâtre de Verdur. Un cadre magnifique et une organisation toujours au top puisqu’on évoque ici, évidemment, le célèbre festival Les Solidarités qui fera vibrer la Citadelle de la capitale wallonne tout le week-end. Et pour ceux qui hésiteraient encore à acheter leur pass pour la journée (les pass week-end sont épuisés), sachez juste que se produiront notamment le même jour Delta, Cali, Christophe Maé, Gaëtan Roussel (la voix de Louise Attaque…) et le très attendu Bernard Lavilliers.
Du soleil à l’envers … ça donne Leiso (ou presque)

La saison des festivals offre l’occasion de voir en live certains artistes confirmés mais aussi de découvrir d’autres moins connus qui peuvent se révéler tout aussi intéressants. La journée du samedi au Baudet’stival nous a ainsi gratifié de quelques découvertes dont l’une des plus surprenantes fut assurément Arty Leiso. Arty pour Arthur et Leiso pour soleil… à l’envers. Ou en verlan comme on dit. La présentation officielle de l’artiste par le speaker annonce tout un concept, et c’est effectivement une déferlante de touches acoustiques et visuelles qui s’invite sur le podium. Du chant (un mélange de rap et de hip-hop en français) aux accents humoristiques, une mise en scène décalée partagée avec son complice, Mickaël Dubois, une garde-robe hétéroclite et une chorégraphie digne des premiers pas des novices de la Star Ac’ saison 1. Ah oui, j’oubliais, mais vous l’avez sûrement remarqué de vous mêmes, ce touche à tout de la scène présente un méchant air de ressemblance avec un célèbre chanteur/humoriste/acteur/producteur/réalisateur/scénariste français, l’indémodable Michaël Youn, qui lui aussi multiplie les univers. Si physiquement le rapprochement saute aux yeux, c’est aussi parce qu’Arthur semble jouer sur cette corde. Rappeur francophone biberonné au jazz, Arty Leiso est difficilement cernable. Il faut dire qu’il aime mélanger les styles et les cultures. Il est d’ailleurs un grand amateur de cuisine africaine … et de cacahuètes. Paradoxalement, il est un guitariste rock qui a commencé à rapper pour parodier Booba puis qui s’est pris au jeu en construisant ses morceaux autours de délires du quotidien. Finalement, c’est tout un album qui est sorti de l’esprit d’Arty, « Comme je veux » avec le morceau du même nom, mais aussi « Désobéissance » ou encore « Maintenant« . Ah oui, dernière petit info au cas où … Comme l’artiste possède diverses casquettes, il joue sur plusieurs tableaux aussi. Ainsi, il se produit encore, en parallèle à son concept solo, avec le groupe Purpleized. A bon entendeur…
On s’était dit rendez-vous dans 1 mois…

La tournure de phrase est si particulière que les fans auront de suite reconnu l’intro d’une chanson culte de Patrick Bruel, si ce n’est que dans « Place des grands hommes », le délai était de 10 ans. Heureusement, vous n’aurez pas à attendre autant pour (re)voir l’auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur et joueur de poker français sur les scènes de notre beau petit pays puisqu’il sera à Aywaille, au FeelGood Festival le samedi 03 septembre. On pourra donc y entonner : On s’était dit rendez-vous ce jour-ciMême jour, même heure, même pommesOn verra si le show en valait la peineLe long de la rue Marsale Bon, vous avez raison, le couplet a été très légèrement modifié, mais c’est juste pour attirer votre attention en vous rappelant cet événement incontournable qui se déroulera donc le premier week-end de septembre à Aywaille, non loin d’un endroit culte pour les amateurs de cyclisme, la Redoute. A cette occasion, l’artiste aux multiples talents et aux innombrables titres références reprendra bien évidemment les chansons les plus emblématiques de son répertoire, mais il se chuchote dans les couloirs qu’un nouveau single devrait sortir juste avant son passage au bord de l’Amblève. Pour vous permettre d’attendre (et oui, je vois que certaines trépignent déjà d’impatience), voici quelques clichés pris lors de son passage début juillet à Bertrix, au Baudet’stival. Une prestation qui n’a évidemment déçu personne, comme d’habitude. Ce n’est pas pour rien que le sexagénaire (il a en fait 63 ans) dispose de nombreux fans clubs qui se déplacent en masse à chacune de ses apparitions. En résumé, au Baudet, c’était top, alors la séance de rattrapage du samedi 03 septembre promet d’être également festive. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…
Un vendredi à Bertrix…

Après deux ans sous cloche sanitaire, crise du Covid oblige, Bertrix a retrouvé des couleurs, et surtout du son, en cet an 2022. De quoi permettre aux Baudets de se trémousser aux rythmes de quasi tous les genres musicaux. Car c’est l’une des caractéristiques de ce festival familial, il est hétéroclite. Nous vous avons déjà proposé, précédemment, quelques clichés du passage de Calogero, Florent Brack, Charles, Delta ou encore Maeva, qui se sont tous produits le jour de l’ouverture de cet événement, il nous restait dans le tiroirs les prestations de 3 artistes, l’occasion est donc toute trouvée de vous en faire profiter d’autant que chacun représente un univers, Neon Rust étant un jeune groupe rock proposant des compositions en anglais, Saskia étant plus catégorisée pop française quant à Mosimann, il est clairement, du moins lors de ses shows, orienté vers l’électro. Saskia, doux mélange métissé de cultures complémentaires. Suite à la défection d’un groupe devant se produire sur la scène annexe dans le cadre du contest « Tremplin » (Hillary Step), c’est la Bruxelloise Saskia qui a ouvert le bal du Baudet’stival. Sur l’immense scène principale trônant Place des 3 fers, la jeune demoiselle aux origines algériennes ne s’est pas démontée. Au contraire, elle a livré une performance calibrée juste comme il le faut, à savoir un début assez calme avant une montée progressive en rythme et en ambiance. Car si son nom ne résonne pas encore comme celui de Stromae, il pourrait être cité régulièrement sur les ondes radios dans les prochains mois. Avec des titres comme « Dans ma tête » ou « C’est la règle« , elle aborde des thèmes d’actualités qui font mouche et dont la mélodie traîne irrémédiablement dans l’esprit. Pour l’occasion, Saskia avait invité Jeronimo, à la rejoindre sur les planches. De la pop française au rock anglais, il n’y a que quelques pas à poser au Baudet’stival… Créé en juillet 2020, Neon Rust fête ses 2 ans au Baudet. Quatre amis qui, dans un garage, décident de monter un groupe rock, l’histoire est un éternel recommencement semble-t-il, car cette histoire, on l’a déjà entendue à de nombreuses reprises. Mais ici, les jeunes proviennent de Florenville, sont autodidactes, et n’ont pas froids aux yeux. Deux mois après la création du groupe, il se produisait en effet déjà sur scène. Désormais, cela fait 2 ans, et c’est toujours la fête au royaume de la débrouille comme le démontre leur message sur les réseaux sociaux, posté juste avant leur déplacement chez les Baudets. « Quelqu’un serait-il en mesure de nous loger dans le coin de Bertrix ou Marche-En-Famenne après notre concert de demain? Même un jardin où planter nos tentes ça fait l’affaire, on est gentils et on fait pas le bordel Merci à tous « L’histoire ne dit pas où les membres du groupe ont finalement dormi mais ils se produiront ce 23 septembre au Marbeland festival. 3 guitares/basses et une batterie, ce sont les ingrédients nécessaires à une bonne prestation rock aux accents britishs. Avec ces deux artistes/groupes, nous venons de faire un grand écart musical. Et bien le suivant va carrément vous faire plonger dans l’abîme puisqu’on se dirige cette fois vers l’électro … Le retour aux origines pour Mosimann On l’a connu chanteur à la Star’Ac (il y a déjà 14 ans) compositeur et pianiste pour Grand Corps Malade, producteur, batteur (personne n’a oublié son show d’avant Covid avec son instrument monté sur une structure mobile inclinable), et coach pour The Voice Belgique (souvenez-vous de l’épisode des lacets…), mais c’est comme DJ que le Franco-Suisse s’éclate sur scène. En fait, tout (ou presque) ce qu’il approche se transforme en or. Et, cerise sur le gâteau, le garçon est extrêmement sympathique et abordable. A Bertrix, comme lors de tous ses passages en Belgique d’ailleurs, il a encore mis le feu, au figuré bien sûr. Quelle ambiance! De quoi faire passer la pilule à ceux qui n’ont pu obtenir un sésame pour Tomorrowland.
Maëva réussit son baptême du feu, ou plutôt des planches, au Baudet.

A Bertrix, les organisateurs misent désormais sur une programmation en alternance entre deux scènes. La principale, sur laquelle se sont déjà produits notamment Jenifer, Mustii, Cali, Soprano, Patrick Bruel, Julien Doré, Delta, Hyphen Hyphen … et une scène annexe, un peu à l’écart, certes, mais qui a l’avantage de permettre à certains artistes de pouvoir se produire, eux aussi, dans des conditions de festival. Et pour l’un d’entre eux, ou plutôt l’une d’entre eux, à savoir la jeune Maëva, 23 ans, originaire de Bruxelles, on peut même parler de véritable découverte ou de test grandeur nature puisqu’elle y effectuait sa première prestation dans un tel environnement. Un premier concert avec une telle infrastructure, mais la chanteuse, qui s’est découvert cette passion pour la musique grâce notamment aux airs de Christophe Maé, n’en n’était toutefois pas vraiment à son coup d’essai micro à la main puisqu’elle était déjà présente lors de l’édition 2018 de Viva for Life à Nivelles. Une expérience qui lui a sans doute servi car elle a proposé un show digne de l’événement. Cette fois, c’était à l’occasion d’un concours tremplin que l’étudiante (et oui, elle fréquente toujours les bancs de l’école) a donné de la voix, avec à la clef une opportunité de se produire le dimanche sur la scène principale en compagnie de ses deux musiciens. Finalement, ce sont les Lucky Hodjo qui ont remporté la mise, mais Maëva n’a pas effectué le déplacement en province du Luxembourg pour rien. Elle a pu renouer le contact avec le public (et on sait que les ardennais peuvent être chaleureux) et tester ainsi son jeu de scène. Une sacrée expérience en prévision de la sortie de son premier album qui devrait voir le jour à l’aube de 2023. Avec l’accueil qui lui a été réservé à Bertrix, la jeune et prometteuse artiste n’attend plus que l’occasion de pouvoir remettre le couvert rapidement.
Delta, un groupe « à taille humaine »

Dès leur premier single, « En visant la lune« , Julien et Benoit ont marqué les esprits… et les oreilles. C’était en 2016. Depuis lors, le duo belge tient le corde et les scènes. Toujours aussi accessibles et sympathiques, les deux musiciens/chanteurs enchaînent depuis quelques années les tubes et les concerts. Après avoir défendu « A ciel ouvert », leur premier album, les voici nantis d’un nouveau joyau, tout aussi brillant, « Genre humain », qui fait l’unanimité. Voici quelques clichés de leur prestation au Baudet’stival. Si des artistes comme Kendji (aux Les Gens d’Ere) ou Vita Vs Slimane (Francofolies) ont choisi de ne se produire qu’une seule fois sur le sol belge durant la période des festivals, Delta a opté pour une couverture beaucoup plus importante puisqu’après l’Abbaye de Villers-la-Ville, le Baudet’stival, les Francofolies et le Les Gens d’Ere, Julien et Benoit iront encore à la rencontre de leur public à Ronquières (06/08) et aux Solidarités (28/08 à Namur) avant de remplir leur Cirque Royal (15/10). Guitares et clavier en plus du chant et de la composition Julien et Benoit touchent un peu à tout, sauf à la batterie, d’où l’apport d’un musicien supplémentaire pour la tournée. S’ils ont pu profiter de l’écriture de Jali pour certains de leurs premiers titres (« En visant la lune » et « Héréditaire« ), ce sont désormais eux qui guident ou plutôt aident certains autres artistes comme Mustii. En effet, Delta a co-composé et arrangé 9 morceaux du nouvel album de Thomas Mustin, alias Mustii, « It’s happening now ».
Bertrix en mode Baudet’stival by Bilia-Edmond

Ces deux dernières années, le mot « positif » a eu deux sens, un côté positif et un côté négatif…convaincu que le positif était bien, ce fut le contraire. Pourtant, on devait continuer à positiver, mais ne pas être « positif »… Donc, le courant de notre nouvelle vie nous a complètement déboussolé. Privé de liberté, puis libéré à petites doses, avec, puis sans « contraintes », de nombreux belges ont découvert que dans notre petite Belgique, il y avait des endroits de rêves. Un de ses lieux est une petite ville francophone, wallonne située dans la province du Luxembourg, près de Neuchâteau et qui s’appelle Bertrix. Avec son bourgmestre, monsieur Mathieu Rossignol, qui a décidé en ce début de vacances de squatter la « Place des 3 Fers » et faire chanter ses presque 10000 habitants durant ce Baudet’stival 2022. Après deux longues années d’attente et pour sa 9ème édition, le staff organisateur autour de Mathieu Rossignol, nous a concocté un plateau d’artistes intéressants, jugez plutôt : Patrick Bruel, Julien Doré, Mika, Mustii, Calogero, Claire Laffut, Delta, Charles, Neolys, Quentin Mosimann, Florent Brack, Pierre de Maere, Saskia, Arty Leiso, Achile, Poker Face Plays Lady Gaga, Alan V, A.R.T, FM Air, … et le tremplin ou trois jeunes artistes se produisent les deux premiers jours et le gagnant se retrouve sur la scène principale le dernier jours avant Julien Doré et Mika. Autant vous dire que ce fut une réussite totale, le ciel était avec Bertrix, les milliers de spectateurs se sont massés sur la place garnie pour le week-end de food trucks plus alléchants les uns que les autres, avec Julien Lapraille et son fameux hamburger et ses files interminables…permettant aux visiteurs de dépenser leurs « baudets » (monnaie d’échanges) Trois jours de folies, organisation au top, et une voix venue d’ailleurs nous a prédit une 10ème édition qui mérite de déjà réserver l’ hôtel et les tickets dès la mise en vente. suivez cela de près sur : http://www.baudetstival.be/fr/intro.htm Nous avons eu le plaisir d’ y participer Marc Robert et moi-même Fabian Braeckman pour le webzine www.Confestmag.be, et nous vous invitons de revoir les clichés et articles de vos vedettes préférées via les liens ci-après : https://test.confestmag.be/charles-la-vrai-reussite-de-the-voice-belgique/ https://test.confestmag.be/calogero-ne-fait-pas-que-de-jouer-de-la-musique/ https://test.confestmag.be/florent-brack-au-baudetstival/ https://test.confestmag.be/wp-admin/post.php?post=7747&action=edit https://test.confestmag.be/wp-admin/post.php?post=7721&action=edit https://test.confestmag.be/wp-admin/post.php?post=7838&action=edit https://test.confestmag.be/wp-admin/post.php?post=7859&action=edit https://www.facebook.com/wizfabphotos
Charles, la vrai réussite de The Voice Belgique.

Charlotte Foret, alias Charles, surfe sur la vague du succès depuis son premier single Wasted Time. Son look atypique (à Bertrix, sa chevelure rouge ne dénotait aucunement avec son vernis à ongle qui aurait fait démarrer n’importe quel taureau au quart de tour) n’est certainement pas étranger à sa notoriété mais c’est surtout sa voix si particulière qui avait conquis les coaches de The Voice Belgique qui lui sert d’arme fatale pour faire tomber les sceptiques. En remportant la saison 8 du télécrochet, la jeune demoiselle (21 ans désormais, mais seulement 18 lors de son succès) s’est certes invitées dans le cercle des artistes chanteurs, mais elle a surtout (re)donné du crédit à l’émission puisqu’elle est, en fait, la première à percer réellement après avoir remporté le trophée. Car oui, Blanche et l’incontournable Loic Nottet ont aussi transité par le plateau de la RTBF, mais aucun des deux n’avait gagné la finale. Désormais, Charlotte, arpente les scènes des festivals où ses fans la suivent avec engouement. C’est à Bertrix, et plus précisément sur la Place des 3 Fers que nous l’avons retrouvée pour vous, afin de vous présenter ces quelques clichés pris lors du Baudet’stival. Tatouages, piercings, couleurs … Charlotte, euh pardon, Charles (nom de scène choisi en hommage à son grand-père, décédé en 2017) n’a pas peur de se faire remarquer. Quelle évolution depuis l’audition à l’aveugle lors de laquelle, sur sa reprise de Muse, Typh Barrow avait sauté sur son buzzer au terme de quelques notes à peine… Un look, une voix, une présence scénique et un contact proche avec ses fans, que demander de plus?
Calogero ne fait pas que de jouer de la musique.

Bassiste d’exception, l’ancien chanteur des Charts est devenu, au fil des années de sa carrière solo, une référence dans le paysage musical francophone, et mondial. Il faut avouer qu’à 50 ans (il obtiendra sa bougie supplémentaire ce 30 juillet), l’artiste ne s’essouffle aucunement. Huit albums studios au compteur, plus du double en compositions collectives, et on ne compte même plus ses participations sur les oeuvres chantées par ses paires. Il multiplie les récompenses (victoires de la musique, prix de la Sacem, NRJ music awards…), enchaîne les tubes, mais reste, et c’est ici le plus important, un homme de scène, comme il vient encore de la démontrer ces derniers jours lors de ses passages au Baudet’stival (Bertrix) et aux Francofolies (Spa). Confestmag était évidemment sur place pour vous rapporter quelques clichés de ces prestations. Des textes avec du sens, généralement liés à un événement marquant ou à son expérience personnelle, une mélodie entraînante, quelques accords accrocheurs … « Calo » connaît la recette et tel un chef-cuistot derrière ses fourneaux, il l’applique à merveille tout au long de ses concerts. Calogero a une nouvelle fois réussi à envouter le public, son public désormais car rares sont ceux qui repartent chez eux déçus après avoir assisté à l’une de ses prestations.
Florent Brack au Baudet’stival

On vous l’avait dit, durant cette période estivale, Confestmag ne vous laisse pas tomber. Certains d’entre vous sont en congés, peut-être même hors de leur territoire habituel, mais pas nous. De notre côté, nous nous affairons afin de vous proposer quelques reportages sur les festivals les plus conviviaux de l’été. Et pour entamer ce petit (en fait, il sera long et parsemé de clichés photographiques jusqu’à la rentrée…) périple, nous avons choisi de poser nos boitiers à Bertrix, fief du désormais très attendu Baudet’stival. Pour ceux qui y étaient ou qui ont jeté un coup d’oeil à l’affiche, quelques grands noms de la scène francophone s’y sont produits cette année. Il faut dire que les Bertrigeois n’avaient plus eu le privilège de fêter ensemble un tel événement depuis 3 ans. Prochainement, nous allons donc vous poster des photos des artistes présents. Avec en entrée, un des locaux, le sympathique Florent Brack. Sorti de The Voice Belgique 2015, le jeune homme a continué à tracé sa route dans la musique, et la sortie de son album cette année (Faces) était un bon point d’ancrage pour lui permettre de retrouver la scène. Florent n’a pas hésité à venir parler avec ses fans après le concert, acceptant également l’interview de nos confrères de la radio. Et le lendemain, le « local » est revenu parmi le public afin d’assister à la performance scénique de l’un de ses musiciens.
FrancoFaune 2022: une affiche pleine de surprises, de créations et de biodiversité musicale

FrancoFaune dévoile la majorité de l’affiche de son édition 2022 qui se déroulera à Bruxelles mais aussi – nouveauté cette année – en Wallonie. Le festival propose des coups de projecteurs sur la diversité, l’originalité et l’innovation de la scène francophone. Au programme, cartes blanches à des artistes confirmé·e·s et mise en lumière d’espèces musicales en voie d’apparition, avec la langue française comme point commun. Un festival à taille humaine, qui reste fidèle à sa raison d’être: la promotion de la biodiversité musicale. Pour sa neuvième édition, FrancoFaune s’appuie sur ses fondamentaux – la promotion de la biodiversité musicale – et propose de belles nouveautés: historiquement implanté en région bruxelloise, FrancoFaune étend son terrain de jeu avec deux journées à Liège et une soirée à Louvain-La-Neuve. Une affiche 2022 qui sera majoritairement féminine (près de 60%). L’inclusion fait partie de l’ADN du festival, et même si on trouve que la question ne devrait même pas se poser, on constate que dans le contexte actuel, cela demeure un sujet à souligner. Les temps forts 2022 Une ouverture au Cirque Royal avec Hoshi, artiste symbole d’une jeune génération et porteuse d’hymnes à la tolérance. Hoshi, comme « étoile », un nom de scène prédestiné pour celle qui gravit les échelons à vitesse éclair. Au rayon des cartes blanches: La gantoise An Pierlé franchit une étape supplémentaire dans sa francophilie en présentant un répertoire inédit et 100% en français, « An Pierlé in het Frans », qui sera joué à 3 reprises pendant le festival (Centre culturel de Chênée, Le 140 et La Ferme à Louvain-la-Neuve) Rokia Bamba, DJ, productrice, exploratrice sonore et artiviste concocte une soirée surprise et solaire au PianoFabriek, haut lieu de brassage bruxellois. Mocke, dans l’ombre de multiples projets majeurs des vingt dernières années, s’est progressivement affranchi de tout cadre pour s’installer dans un territoire qui n’appartient qu’à lui. Il nous y convie dans le cadre magistral du MIMA pour une carte blanche. Gnignignignigni est la maison de Carl Roosens, artiste bruxellois qui fourmille de projets, tant visuels que musicaux. C’est au BAMP, à Schaerbeek, qu’il dévoilera la carte blanche de son label, avec Les Hommes-Boîtes, Force EternL et Benoît Tranchand. Le hip-hop est à l’honneur, à Bruxelles et Liège, avec la suissesse KT Gorique, Eesah Yasuke (récente lauréate des Inouïs du printemps de Bourges), et ONHA qui fêtera sa sortie d’EP au VK. DumB, Mona et Mataya seront à l’affiche également, prouvant que la relève est en marche. De nombreuses pépites belges seront sur scène: 🇧🇪 Alek & les Japonaises et Roza joueront tout terrain à Cultureghem, Lou Kfera claquer son rock à LaVallée, Clémix et Lux Montes dans le demi-cercle de la Rotonde, La Maja toute en pop à la Maison poème, Rose de chien en concert-performance au Brass et ML clôturera le festival au Club du Cirque Royal. 🇨🇦⚜️ Comme à son habitude, le festival accueille une longue liste de québecois·es et franco-canadien·ne·s (Klô Pelgag, Lisa LeBlanc, Étienne Coppée, Bon Enfant, Joey Robin Haché et d’autres encore à venir), des artistes suisses 🇨🇭 (Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, Félicien LiAet la rappeuse KT Gorique pour un doublé à Bruxelles et Liège). 🇫🇷 Autre pays du fromage, la France envoie un solide contingent avec, outre Hoshi, Pi Ja Ma, Martin Luminet, Lonny, Le Noiseur, Pelouse, Lisa Ducasse, Five, Julia Pertuy. Parmi les rendez-vous habituels, une nouvelle édition des Fleurs du Slam au 140 vous proposera un moment de respiration textuelle, sur musique improvisée par Eric Bribosia dans le cadre d’une soirée co-concoctée avec les complices Midis de la Poésie et Lezarts Urbains. Retrouvailles aussi avec les Secrètes Sessions, traditionnel moment de rencontres et d’échangisme musical et concert unique au VK. Dans une diversité de lieux toute belge, le festival visitera des salles mythiques (Le 140, le Botanique, le VK), des centres culturels parmi les plus dynamiques de la capitale (le Brass), des phares de la découverte comme l’Atelier 210, des petits lieux débordant de charme (le Jardin de ma Sœur), mais aussi un musée (le MIMA) et encore plein de surprises. À Liège, il investira notamment le Kultura, le Centre Culturel de Chênée, les Écuries, et la Ferme du Biéreau à Louvain-la Neuve. Au total, plus de cinquante concerts, un grand nombre d’espèces musicales en voie d’apparition, qui viennent une fois de plus prouver que le français peut rimer avec diversité, sonner et claquer! Cette édition du festival FrancoFaune sera dédiée à Pierre Van Braekel, grand artisan de la musique en Belgique parti bien trop tôt. Acheter vos tickets : https://www.francofaune.be/billetterie/ Textes et photos Francofaune
Jehay pas le samedi…

Le 2 juillet 2022, une belle journée ensoleillée, le début des vacances, l’ occasion de faire une petite escapade près d’Amay (Liège), là où se situe le Château de Jehay. Quel joie pour les enfants et les plus grands de découvrir les talents d’ acrobates, saltimbanques, clowns, magiciens, équilibristes, comédiens, … durant « Les Nuits du Cirque« . Le parc du château classé patrimoine selon des dires ? et qui est toujours en rénovation, sert de décor pour nos artistes venu de « pleins » d’ endroits de la planète comme l ‘argentine , l’ Espagne, l’ Italie, l’ Allemagne,… On se dirige vers les différents plateaux. Au gré des numéros on suit un parcours d’un côté à l’autre du lieu. Tout y a été pensé pour passer une agréable journée, barbes à papa, hamburgers, cochonnailles, boissons à gogo, … et pour patienter entre les numéros des attractions, pour les tout petits et autres moins grands, des initiations au diabolo, marche funambule, équilibre sur tonneau, bulles,… … maquillages, rencontre avec des « Spirou » ou des duchesses sur échasses. On a même aperçu des hommes-miroirs ! La journée bien remplie, les enfants attendaient impatiemment, le spectacle de feu du soir. Il fallait attendre la nuit tombée pour profiter du merveilleux moment de la compagnie Pyronix et leur costumes d’ un autre temps. Le spectacle terminé, il était l’ heure de s’enfouir dans les embouteillages bien géré par la police locale, les enfants racontant la journée avant de s’endormir sur la banquette arrière de la voiture et rêver à la prochaine édition. textes et photos BRAECKMAN Fabian Toutes les photos sont visibles sur https://www.facebook.com/wizfabphotos