Snooz, le groupe rock qui va réveiller tous vos sens.

« Nous sommes tous nés à Namur et même si nous avons pris des directions parfois écartées de la capitale wallonne, notre lien avec cette ville est indéniable »

Snooz est dans la place

Michel, Charles, Angel, Martin et Lara.

Si vous chercher sur internet le terme « Snooze », vous tomberez inexorablement sur une publicité vantant les mérites d’une machine à bruit blanc destinée aux dormeurs agités, bébés et animaux domestiques. Et votre traducteur d’anglais vous orientera vers un « petit somme » ou un « roupillon » car ce mot dans la langue de Shakespeare fait référence à une sieste ou au sommeil en général.

Quel rapport avec un groupe de rock me direz-vous ? Et bien aucun, ce n’est qu’un des nombreux paradoxes entourant ce tout nouveau band qui bouscule les habitudes établies. Leur « bio », certes accrocheuse, est entièrement inventée de toutes pièces, toutes les chansons (enfin presque, mais ça, on vous l’expliquera un peu plus loin dans l’article) ont été composées et préparées avant la constitution du groupe et là où la plupart des groupes galèrent pour se produire dans n’importe quel bar ou salle de village, nos 5 comparses s’offrent, pour leur deuxième apparition officielle en public, la scène du Verdur en plein milieu de soirée…

Il n’en fallait pas plus pour attiser notre curiosité. Et comme le groupe est très réactif, nous vous livrons ici sa première interview, réalisée en présence de trois des membres : Angel, Charles et Martin en prélude à leur passage au Verdur Rock festival de Namur ce 25 juin.

Charles, votre serviteur, Angel et Martin pris sur le vif lors de l’interview.

R: sur votre page FB, on lit que votre groupe de power-pop s’est formé sur un malentendu lors d’une bagarre dans un bistrot et que c’est après s’être tous retrouvés au poste dans la même cellule que l’idée de former le groupe est apparue. Y-a-t’il un fond de vérité dans cette histoire rocambolesque ?

« Absolument pas. Et c’est ça le plus amusant. C’est comme pour le nom du groupe, on ne savait pas trop quoi mettre. On a choisi Snooz sans le « e » car cette appellation était libre. Enfin, c’est ce qu’on croyait avant que la Sabam nous apprenne qu’il y aurait peut-être conflit. Finalement, ce nom a été enregistré ainsi à la Sabam. Et il ne veut rien dire, c’est pour cela que nous sommes tombés d’accord dessus (rires). »

Angel.

Ce « nous » englobe 5 personnes donc, mais pouvez-vous nous les présenter ?

Angel : « Il y a mon comparse de toujours, ou presque, Charles Degolla, à la batterie mais aussi à la production. Martin Gilis et Michel Saintrain, notre doyen, aux guitares. Lara Mazzacani comme chanteuse. Et je (Angel Watté) m’occupe de la basse, du back vocal et des compositions avec Charles. Il faut savoir que nous sommes un tout jeune groupe (6 mois) mais que chacun dispose déjà d’un vécu ou d’une expérience antérieure. C’est d’ailleurs ainsi que nous nous sommes réellement rencontrés. Avec Charles, nous nous connaissons depuis 8 ou 9 ans car nous jouions ensemble pour le groupe Never to Return. Nous sommes restés en contact. J’ai rencontré Martin par hasard en allant voir un ami qui effectuait un remplacement dans un groupe cover de Rage Against The Machine dans lequel Martin jouait aussi quant à Michel, il était dans un band cover de Green Day. Il reste Lara, mais je laisserai Martin en parler (sourire) ».

Un groupe formé, une fois n’est pas coutume, après la mise en forme de l’album…

Angel : « Oui, c’est un peu particulier mais Charles et moi avons bossé sur un projet commun. Au départ, on pensait à un concept pop mais cela demandait trop d’organisation pour notamment les arrangements. Nous avons donc fait machine arrière en revenant, à l’inverse, aux bases essentielles, le rock pur, celui du fondamental sans trop d’artifices. Nous avons donc produit un album, qui est déjà presque prêt, et qui sortira en décembre. Nous avions donc les titres, mais le rock, ça se vit sur scène et ça se partage. Nous avons donc cherché qui pourrait nous accompagner sur les planches. Pour Martin, cela s’est décidé au bar, après le concert de son groupe de cover. Enfin, disons de l’un de ses groupes car il joue avec tellement d’artistes. Michel a rapidement dit oui aussi, il restait juste à trouver une voix ».

Martin : «  le chanteur du cover de Rage est venu à 3 ou 4 répétitions mais il manquait quelque chose. Cela ne collait pas vraiment. Et un soir, ma copine, Lara, qui chantait déjà un peu pour d’autres groupes, s’est mise à fredonner nos airs. Elle a été choisie à l’unanimité car elle a bluffé tout le monde en interprétant les morceaux. De plus, son approche nous délivre cette petite touche de douceur nécessaire ».

Un groupe constitué (très) récemment donc, avec un album en préparation, mais seulement trois titres actuellement disponibles pour le public. Comment avez-vous pu convaincre l’organisateur du Verdur de vous offrir cette scène ?

Angel :  » c’est un bon concours de circonstances dirons-nous. Notre premier concert public, et seul à ce jour, puisque le Verdur sera notre deuxième scène seulement, s’est déroulé le 26 mars 2022 à la Rock’s cool de Namur. L’organisateur du Verdur était là et a visiblement été convaincu. Il faut dire que nous avons déjà un public terrible car aussi très réactif. Nous lui faisons confiance car c’est lui, ce public tant attendu ces deux dernières années, qui est notre meilleur vecteur de publicité. Deuxième point en notre faveur, nous sommes tous nés à Namur et même si nous avons pris des directions parfois écartées de la capitale wallonne, notre lien avec cette ville est indéniable et enfin, notre batteur, Charles, fait aussi partie de Virgin Prozak, un autre groupe rock originaire de Namur qui a de grandes ambitions et beaucoup d’énergie, et qui se produira sur cette même scène juste après nous. On peut presque dire que nous serons la première partie de VP (rires) »

Snooz est dans la place
Michel, Charles, Angel, Martin et Lara (de droite à gauche).
Charles, vous serez donc probablement l’artiste qui passera le plus de temps sur scène au Verdur.

« C’est possible. Mais l’avantage, c’est que je ne devrai régler mon instrument qu’une seule fois vu que j’enchaîne les deux sets. »

Existe-t-il des similitudes/différences entre Snooz et Virgin Prozac ?

Charles. « En fait, beaucoup de personnes pensent que VP est plus agressif car c’est plus orienté hard rock (notamment avec le graphisme du logo) mais selon moi les différences ne sont pas tant marquées au niveau de la musique et du son. Dans l’album de Snooz, vous découvrirez deux périodes distinctes, l’une rock, l’autre rock métal. Cette seconde se rapproche des sonorités de Virgin Prozac. On dira que la différence essentielle est liée aux chanteurs. Le leader de VP est un grand fan de Metallica, cela se ressent et s’entend, tandis que la voix de Lara est plus douce ».

Le Verdur comme deuxième concert public !

Angel : « Ce sera une consécration car nous ne nous y attendions pas. Charles et moi avons essayé pendant des années d’y être invités, mais toujours en vain. On fournissait des démos chaque saison, mais nous n’étions sans doute pas assez crédibles. Ici, ce sera une forme de revanche, certes, mais surtout une sorte de concrétisation d’un rêve. On a tous dit, jeunes, un jour je jouerai ici, quand on allait voir ce festival, qui cela dit est quand même le plus vieux de Wallonie. Or, aucun n’y a jamais joué jusqu’ici. On attend donc un gros coup de communication, c’est clair, mais surtout un moment de partage face au public car c’est pour profiter d’instants de ce genre que le groupe a été constitué ».

Un public qui vous a déjà fait modifier un peu vos plans, que ce soit pour les concerts ou l’album.

Angel et Martin : « Oui, ce ne sera pas encore visible, ou audible, au Verdur car notre set de 9 chansons est déjà constitué (NDLR : sur les 13 du futur album) mais suite aux retours constructifs de notre première sortie, nous avons décidé de créer et de jouer prochainement un morceau plus calme au milieu de notre performance. Nous n’avions pas abordé cela auparavant car nous sommes un peu comme une voiture de course, à bas régime, le moteur tourne moins bien (rire) mais le public a effectivement besoin de souffler un peu aussi ».

Votre premier album n’est pas encore dans les bacs que vous avez déjà de nombreux projets.

Angel et Charles : « Oui, et au fait, l’expression être dans les bacs sera sans doute mal choisie car nous nous autoproduisons et la conception d’un disque vinyle est certes un rêve, mais difficilement matérialisable actuellement. Nous nous orientons plus vers une disponibilité en streaming (avec peut-être une version deluxe agrémentée de quelques plus). Mais d’ici là nous nous produirons aux fêtes de Wallonie, et oui, à Namur, encore, en septembre. Et nous avons déposé notre candidature pour les concours des festivals de Dour et Ronquières. Sans un album complet, il était impensable de viser directement ces scènes, mais nous espérons, à terme, nous y produire aussi. Quelques dates pour 2023 sont d’ailleurs en train de s’organiser, alors que notre 3e titre, « What am I now » sort cette semaine (NDLR : « Dive in me » et « Make us happy » sont déjà disponibles sur les plateformes les plus connues). Mais à vrai dire, nous sommes déjà en train de bosser sur un deuxième opus, auquel chacun participe cette fois car nous aimons passer du temps ensemble, même si nos occupations professionnelles limitent ces occasions de se rassembler. Nous avons des passés et des profils différents mais c’est une force car cela nous permet de pêcher le meilleur de chacun, mais aussi le moins bon, histoire de profiter de l’adage que l’on doit apprendre de ses erreurs… »

Et oui, on vous avait prévenu, Snooz, c’est la contrariété à l’état pur. A retrouver sur scène dès ce 25 mai au Verdur ou en septembre aux Wallos, toujours sur Namur.

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