11 février 2026

Georgio illumine l’Orangerie : premier grand frisson 2026 au Botanique

Mardi 27 janvier 2026.Premier concert de l’année pour Confestmag. Et pas n’importe lequel. Direction le Botanique de Bruxelles, dans une Orangerie pleine à craquer. Pas “bien remplie”. Non. Complète. Dense. Vibrante. Le genre d’ambiance où l’on sent que quelque chose va se passer. Je voulais revoir Georgio. Quelques années après son passage à Boulogne-sur-Mer lors du superbe festival La Bonne Aventure, où il partageait la scène avec Feu Chatterton et Charlotte Gainsbourg. Depuis, son parcours a été intense, parfois tumultueux, parfois angoissant. Mais toujours sincère. Mardi soir, c’est un artiste apaisé, habité et plus solide que jamais qui se présente au public bruxellois. Georgio, poète moderne et artisan d’émotions Né Georges Édouard Nicolo en 1993, grandi entre Angers et le 18e arrondissement de Paris, Georgio s’est imposé au fil des années comme l’une des plumes les plus profondes du rap français. De Bleu Noir (financé par ses fans à 150 %, preuve d’un lien déjà puissant), à Héra, hymne lumineux à l’amour, en passant par XX5, Sacré, Années Sauvages et plus récemment Gloria (sorti en octobre 2025), Georgio a toujours transformé ses failles en matière artistique. Dépression, solitude, amour, reconstruction… Sa force est là : une vulnérabilité assumée, sublimée par une culture littéraire impressionnante. Desnos, Romain Gary, Maïakovski, Marc Aurèle… chez lui, le rap dialogue avec la poésie. Et ce mardi au Bota, tout cela prend vie. AKISSI : une première partie qui ne demande pas la permission Avant l’arrivée du maître de cérémonie, AKISSI prend possession de la scène. Venue du 94, portée par la scène trap française, elle ne chauffe pas la salle… elle la secoue. Flow détaché, attitude insolente, sincérité brute. Sa présence est magnétique, son énergie contagieuse. Une première partie solide, audacieuse, qui prouve que la relève ne manque ni de caractère ni de talent. Gloria en grand format Puis les lumières s’éteignent.Les premières notes résonnent.Les cris montent. Georgio entre en scène. Et là… show total. Un set généreux, intense, parfaitement construit. Les classiques sont repris mot pour mot par un public qui connaît absolument tout — oui, même les couplets rapides qu’on massacre habituellement sous la douche. Les titres de Gloria prennent une ampleur nouvelle en live. Plus organiques, plus vibrants, portés par des musiciens au sommet de leur art. La scénographie reste sobre, élégante, laissant toute la place aux mots. Des invités et des frissons La soirée réserve aussi de belles surprises. Un rappeur invité monte sur scène pour partager un titre avec Georgio — et, mea culpa, l’émotion du moment m’a fait oublier son nom (si quelqu’un me le souffle, je prends !). Une apparition explosive qui a immédiatement électrisé la salle. Mais le sommet émotionnel arrive avec l’entrée sur scène d’Iliona pour interpréter “Le Temps n’ Emporte Rien”, le titre qu’ils ont écrit ensemble. Là, le temps ralentit. Deux sensibilités qui se répondent. Deux voix qui s’entrelacent. Une douceur presque fragile qui contraste avec l’énergie du reste du show. L’Orangerie retient son souffle avant de chanter à l’unisson. Un moment suspendu, sincère, puissant. Autre instant fort : à deux reprises, Georgio quitte la scène pour rejoindre le public dans les travées. Sans barrière. Sans distance. Juste lui et ceux qui l’écoutent. Ce genre de moment qui rappelle pourquoi le live reste irremplaçable. L’artiste… et l’humain Et parce que tout ne se joue pas uniquement sur scène : après le concert, Georgio s’installe au merchandising. Selfies. Dédicaces. Discussions. Sourires.Avec une disponibilité et une gentillesse rares. Pas d’attitude de star pressée. Pas de faux-semblant. Juste un artiste reconnaissant envers son public. Et ça, ça marque. Verdict Confestmag Premier concert de 2026 et déjà un très haut niveau. Une première partie marquante Des invités qui subliment la soirée Un album Gloria qui prend toute sa dimension en live Des musiciens impeccables Un public incandescent Et un artiste profondément humain Georgio confirme qu’il est bien plus qu’un rappeur générationnel.Il est un artisan des émotions, capable de transformer ses cicatrices en hymnes collectifs. Que demande le peuple ?Rien de plus. Ah si allez voir nos réseaux Instagram et Tik-Tok la story réalisée par Logan. Et si ce n’est… une prochaine date bruxelloise. Un titre qui pourrait être bien pour l’ouverture officielle de notre web-radio en février 2026 le vendredi 13.

La pluie ouvre de nouveaux horizons aux Nuits Botanique.

Le célèbre complexe (4 salles tout de même) artistique bruxellois appelé simplement Le Botanique, en référence à son emplacement géographique au cœur de la capitale, proposait la 32e édition de son festival Les Nuits du 15 au 25 mai dernier. Après avoir fait un crochet par l’endroit le 20, pour la venue exceptionnelle d’Azealia Banks, Soo Joo, Miss Madeline et Swank Mami (vous pouvez retrouver notre article en cliquant ICI), nous devions couvrir l’entièreté du dernier week-end pour vous rapporter clichés et impressions. Dans ce cas de figure, et vu l’agencement du line-up, avec des chevauchements prévus dans les concerts, un reporter, du moins c’est mon cas, effectue quelques recherches préalables afin d’évaluer au mieux quel serait le planning le plus approprié pour manquer le moins possible car si l’adage dit que « choisir c’est renoncer », nous ne disposons pas du don d’ubiquité, ce qui limite de fait notre capacité à pouvoir tout voir et entendre. Nous avions, donc, établi une première feuille de route pour le samedi. Autant vous le dire de suite, cette feuille a pris l’eau comme un partie de l’infrastructure extérieure, car oui, la pluie s’est invitée sur notre pays, entraînant un chamboulement assez prononcé à de nombreux échelons. On pourrait presque parler d’effet papillon ou plus symboliquement d’effet domino. Ceux qui étaient sur place pourront vous le dire, nous avons rapidement remarqué qu’un souci empêchait les artistes de la scène extérieure, prophétiquement appelée « Fountain Stage », de se produire, l’une des consoles ayant, semble-t-il, subi une attaque aquatique durant la performance de Kaicrewsade (que nous avons malheureusement manqué, arrivant juste pour le dernier morceau). Une telle tuile ne peut que se répercuter sur la programmation car il était alors trop tard pour rapatrier le matériel et procéder aux balances de ces artistes censés se produire sur la scène extérieure en leur offrant une challenge bis à l’intérieur. Ce sera pourtant le cas pour Lella Fadda, mais au prix d’une attente assez longue pour la chanteuse puisqu’elle se produira vers 23h00 alors qu’initialement elle devait chanter à 14h45. On ne peut que saluer la résilience de l’artiste et le travail acharné des équipes techniques pour lui permettre d’offrir son set dans les meilleures conditions. Pour d’autres, pas autant de chance puisque Jewel Usain et Yukimi ont tout simplement vu leur show annulé. Le doute planera ensuite sur la possibilité de pouvoir réutiliser la scène extérieure et son matériel dédié. Doute enfin levé aux environs de 20h00 lorsque Krisy reçoit le feu vert des techniciens. Pour nous, il est malheureusement trop tard car votre serviteur n’a pas résisté aux changements climatiques liés à l’arrivée de ces ondées prononcées et surtout à la baisse brutale des températures qui les a accompagnées. Fin de festival écourtée donc, histoire de préserver le peu de santé qui nous permet encore de rentrer au domicile. Malgré ce choix de la raison, nous ne pourrons réitérer l’expérience le dimanche, devant jeter l’éponge avant le premier round. Qu’à cela ne tienne, nous avons tout de même pu voir, partiellement, les prestations de six artistes. Nous allons vous montrer quelques clichés et décrire très brièvement notre ressenti de cinq d’entre eux, ceux qui ont retenu positivement notre attention. Mais, tout d’abord, une question doit vous chatouiller les méninges. Quid du public qui se déplaçait pour les artistes devant se produire l’après-midi sur le plateau externe ? Et bien c’est là, encore plus que les autres jours, que le concept de ticket unique permettant à tout un chacun, avec son sésame, d’accéder à l’ensemble des concerts du jour, a montré toute son utilité. Certes, ils n’auront pu assister aux prestations de Jewel Usain et Yukimi, mais ils auront, en contrepartie, pu (re)découvrir Roza, Ruthee, Nsangu, Bina. et Miso Extra, les pépites qui vont vous être présentées ici. Roza est une jeune artiste (25 ans) qui utilise la chanson comme un moyen d’expression multi facettes. Ses paroles sont empreintes de sens, abordant des sujets de société, ses ressentis, ses peurs face aux dérives actuelles, mais sa voix douce parfois très haut perché et l’accompagnement musical qui est proposé (avec de nombreuses cordes, mais aussi une batterie) nous emmènent dans un monde parallèle, où le public semble bercé par un flot de nuages apaisants. « Coule Amour », « Rivière », « Si Petite » sont autant de titres tirés de son premier album, mais pour profiter pleinement de la tessiture vocale si particulière de Roza, nous vous conseillons d’abord « Entre-deux » et cet appel à profiter de chaque aspect de l’existence qui réside dans « Rappelle moi la Beauté ». Pour son passage au Bota, aucune autre salle que l’Orangerie n’aurait pu convenir car Roza n’est pas venue seule. Un violoncelle, une contrebasse, une batterie et un clavier, cela prend de la place sur scène. D’autant que Roza ne vient pas simplement se poster devant son micro. Non, l’artiste joue également d’instruments, danse et propose même des tableaux singuliers en ombres et lumières, profitant d’un voile translucide. Opération séduction réussie pour celle qui, il y a peu encore, pédalait à travers l’Hexagone pour aller à la rencontre d’un public improbable et surtout improvisé. Présentée comme une étoile montante du R&B français, Ruthee sait déjà comment électriser un public. Une voix chaude, des rythmes emballés, des textes qui parlent à une grande partie de l’assistance comme dans « Le mal de toi »… Française, certes, mais pas que ! Ruthee se présente comme étant 100% de la Côte d’Ivoire et ce soleil se ressent en effet dans ses morceaux. Voici une belle éclaircie dans cette journée grisâtre et pluvieuse à souhait. Le public ne s’y trompe pas et rentre directement dans l’univers de Ruthee dont le titre « Idiu su suma » (Apaise ton cœur en dioula) fait mouche. C’est en chœur que l’assistance reprend le refrain. Là aussi, pari gagné. Nsangu n’est pas réellement une découverte car nous l’avions déjà vue, et appréciée, aux Solidarités lors de l’été 2024. Originaire de Liège, elle s’est établie à Bruxelles pour son travail (RTBF) mais surtout pour pouvoir suivre le Cours Florent en soirée. Le théâtre

Le Bota à la sauce US, c’est un délice ! 

Depuis quelques jours, le Botanique accueille son festival estival annuel, les Nuits Botaniques (32e édition – du 15 au 25 mai 2025). Initialement, deux jours de « relâche » étaient prévus. Mais, alors que le line-up de 9 soirées était déjà bouclé, une occasion immanquable s’est présentée, celle de recevoir une artiste hors du commun, l’inimitable Azealia Banks, interprète de l’un des titres les plus fascinants de ces quinze dernières années, 212. Comme le staff du Botanique ne fait jamais les choses à moitié, il était hors de question de laisser passer cette opportunité, mais également de proposer un concert unique au public. Du coup, ce 20 mai, c’est une vraie soirée de gala avec quatre artistes féminines au tempérament bien trempé qui fut proposée aux heureux détenteurs d’un ticket pour ce soir supplémentaire. La première à se présenter sur les planches de la scène extérieure mise en place depuis quelques jours pour le festival est un visage bien connu des magazines de mode. En effet, Soo Joo Park est un mannequin sud-coréenne et américaine (née à Séoul le 26 mars 1986) qui, en 2015, et devenue le visage de L’Oréal. Outre les nombreuses covers des journaux plus connus les uns que les autres, on lui doit également des apparitions dans les séries Sense8 ou The Trainer. L’image est donc un aspect omniprésent dans la carrière de l’artiste coréenne, désormais établie aux States, trop à son goût d’ailleurs, nécessitant du coup une bulle d’oxygène qu’elle trouve dans l’art musical. Depuis des années, elle compose et écrit discrètement. Au sortir de la pandémie du Covid, elle franchit enfin le pas et se produit sur scène. Une expérience qui, vraisemblablement lui a plu puisqu’elle persévère désormais dans cette voie. Moins à l’aise en début de prestation que lors de ses défilés sur les estrades des grands couturiers, la désormais chanteuse, une fois débarrassée de ses soucis d’écouteurs, fait toutefois une très belle impression en posant sa voix gracieuse sur les beats électroniques de son acolyte de Dj.  Juste le temps de permuter les discobars que voici Miss Madeline, une chanteuse au parcours chaotique née à Hoboken (New-Jersey) en 1997 et vivant désormais à New-York. Dès ses 13 ans, la jeune fille s’intéresse à la deuxième facette de la musique, l’écriture, sortant déjà du lot en 2016. Mais sa première discipline fut la danse. Un art strict puisqu’il tournait autour du classique (ballet). La chanson lui permettra, elle, de fuir cet aspect trop rigide. Nous en sommes d’ailleurs désormais très éloignés avec les chorégraphies plutôt suggestives de la demoiselle qui fait sensation dès son entrée en scène. Mini short blanc, tee-shirt rose pâle noué version bikini, (porte-)jarretelles noir et hautes bottes découpées, la tenue est osée, mais elle réchauffe de suite l’atmosphère. Son artiste préférée (en 2016) ? Amy Winehouse. De la chanteuse décédée, elle a copié cette provocation qui était aussi présente lors des premiers pas de Christina Aguilera ou Britney Spears, deux artistes à qui on la compare de temps en temps. Au fait, pour ceux qui voudraient être un peu trop insistants, en pensant que sa tenue en fait une victime consentante par définition, sachez que MM s’entraine régulièrement aux danses latines, mais aussi à la boxe. Si ses débuts se sont matérialisés avec de la Folk, son aventure germanique à Berlin la confronte à un style bien éloigné de la campagne US, la techno germanique. Un choc culturel utile puisque désormais, Miss Madeline mélange plusieurs styles, proposant une œuvre personnelle où la provocation joue un rôle non négligeable. C’est pop dance, festif, divertissant… seul bémol : ses effets sonores devraient être coupés lorsqu’elle s’adresse au public. La troisième guerrière à se présenter devant un public de plus en plus fervent est Swank Mami, également connue sous le nom d’Umal. Après son premier single, Venus Retrograde (2022), Swank Mami a créé des vagues de musique pop avec un son élégant. L’artiste somalienne de 27 ans originaire d’Oslo est l’une des pépites en vogue depuis peu. Si elle est la seule artiste du jour à ne pas venir des Etats-Unis, elle n’en demeure pas moins une référence internationale puisqu’elle est d’ores et déjà programmée au Great Escape Festival 2026 qui se déroulera en mai prochain à Brighton – UK. On sent de suite le métier et l’habitude des planches pour cette chanteuse qui sait soigner son entrée et aime interagir avec l’assistance. On soulignera l’équilibrage de la prestation avec une montée progressive dans les beats et l’ambiance. Elle osera même quelques pas de danse malgré des bottes qui n’ont pas l’air d’être si maniables. Côté son, on est entre le rap, la funk et la pop avec un grain assez agréable.   Mais celle que tous (ou presque) attendent c’est bien Azealia Amanda Banks, née le 31 mai 1991 dans le quartier de Harlem à New York. Rappeuse, chanteuse, parolière et compositrice, Azealia est une sorte d’artiste maudite qui manque d’une reconnaissance à la hauteur de son talent. Pourtant, son titre 212 a été reconnu comme l’une des meilleures chansons de 2011 et l’une des chansons ayant marqué la décennie par les magazines Rolling Stone et Billboard. Ses sons inspirés d’une variété de genres et de courants sont inclassables. On y répertorie de la pop, l’indie rock, la witch house, le seapunk, la hardtechno, le dubstep, la bachata, la musique industrielle, l’avant-garde…. Inspirée par Missy Elliott et Jay-Z, Azealia Banks est un petit bout de femme dynamique au flow percutant qui ne sait pas garder sa langue en poche. Il se murmure d’ailleurs que ses sorties médiatiques sur des sujets parfois controversés ou ses clashs publics avec d’autres artistes n’auraient nullement servi ses desseins. Pourtant l’histoire avait débuté comme un conte de fées vu que très tôt elle s’oriente vers la comédie musicale avant de voguer entre le théâtre et la musique, qu’elle choisit définitivement vers l’âge de 16 ans (même si elle reviendra devant la caméra bien plus tard), mais contrairement à ce tableau idyllique, le ciel s’était déjà noirci rapidement avec le

Une soirée à fleur de peau avec Lovelace & Anaïs MVA

Ce samedi 5 avril 2025, l’Orangerie du Botanique s’est transformée en écrin émotionnel. Le public, réuni sous la grande salle de la verrière bruxelloise, a vécu un moment suspendu entre deux générations d’artistes qui ont en commun une même intensité : celle de chanter la vie, dans ses hauts comme dans ses failles. Première étincelle : Lovelace, l’alchimiste pop En ouverture, c’est une artiste locale qui prend la scène avec assurance : Lovelace, nouvelle voix de la pop alternative bruxelloise. Derrière ce pseudonyme, une jeune femme qui compose depuis son « labo-chambre », une fabrique intime où elle mêle sons électroniques, textures saturées et mélodies douces-amères. Son univers, à la fois sombre et vibrant, évoque l’école américaine d’artistes comme Billie Eilish ou FKA twigs, sans pour autant perdre sa patte bien belge : un brin de folie, beaucoup de sensibilité, et une dose d’auto-dérision presque nécessaire pour survivre au chaos. Sa collaboration récente avec Saule « Petite Gueule » l’a mise en lumière, mais sur scène, seule avec ses machines, Lovelace prouve qu’elle peut très bien capter l’attention sans artifices. Son énergie, quasi compulsive, est le reflet d’une relation intense à l’existence. Elle le dit elle-même : vivre est une forme d’addiction, et parfois ça déborde. Mais c’est aussi cette intensité qui rend ses morceaux si habités. Une belle entrée en matière pour cette soirée, où elle a parfaitement rempli sa mission : réchauffer la salle et faire monter la tension pour la tête d’affiche. Anaïs MVA, la claque douce La suite appartient à Anaïs MVA, et dès les premières notes, l’atmosphère change. Elle est accompagnée d’ un batteur et d’un guitariste claviériste, s’emploi pour un titre avec le clavier, mais c’est tout un monde intérieur qui s’ouvre. À 22 ans, cette autrice-compositrice-interprète est déjà suivie par une large communauté sur les réseaux, notamment TikTok, où elle partage ses chansons « en chantier », comme des éclats de journal intime musical. Formée au conservatoire, Anaïs a pourtant suivi un parcours peu conventionnel. Elle raconte dans une interview à Antonym Magazine :« Je viens d’une famille de profs. La musique, c’était un rêve un peu flou. J’avais mis ça de côté, mais ça m’a rattrapée. J’ai commencé à poster ce que j’écrivais début 2022… et ça a pris. » Depuis, elle enchaîne les scènes avec une aisance désarmante, portée par son premier EP Métastases, où elle aborde sans détour les sujets lourds qu’elle transforme en chansons pop poignantes : dépendances, troubles alimentaires, amours cabossés… mais toujours avec une lumière au bout du tunnel. Elle avoue :« En studio, j’ai tout lâché. J’ai mis plein d’effets, j’ai suivi mon cœur, j’ai pris les chansons qui me tenaient le plus à cœur. C’était comme poser des mots sur des choses qu’on garde en soi trop longtemps. » Et si elle garde un lien fort avec son public, c’est parce qu’elle n’oublie rien de ses débuts :« Je me souviens quand une vidéo avait un seul like, un seul commentaire. Aujourd’hui encore, j’essaie de répondre au maximum. C’est une reconnaissance que je n’ai pas envie de perdre. » Sur scène, cette sincérité transpire à chaque note. Elle partage la scène pour un titre avec le talentueux rappeur Bruxellois CRC et un autre titre avec l …Anaïs ne fait pas que chanter : elle partage, elle confie, elle expose ses fêlures, et c’est précisément ce qui touche. Son nouveau morceau « 24 février », récemment dévoilé, en est la parfaite illustration : une ballade mélancolique qui prend des airs légers, presque ironiques, et qui laisse en tête une image douce-amère… comme un vieux film qu’on aurait envie de revoir.

Keo & Nieva Ella démonstration au Museum

Keo est un groupe de rock alternatif formé par les frères Keogh, Finn et Conor, originaires du Devon. Animés par l’envie de donner une nouvelle dimension à leur musique, ils s’installent à Londres, où ils rencontrent Oli Spackman et Jimmy Lanwern. Ensemble, ils affinent un son post-grunge qui puise autant dans l’héritage de Jeff Buckley et Radiohead que dans l’énergie brute des années 90, avec des influences marquées par The Smashing Pumpkins. Entre nostalgie et modernité, leur univers musical s’inspire aussi de formations contemporaines telles que Wunderhorse et Fontaines D.C.Les quatre compères nous ont offert un moment de rock digne des plus grands de la scène. Des riffs de guitare puissants, des lignes de basse enivrantes et une batterie déchaînée ont transformé ce début de soirée en un véritable séisme sonore, provoquant l’hystérie d’un public majoritairement composé d’adolescentes survoltées. Mission réussie pour ces frères, dont on risque fort de recroiser la route sur l’une de nos scènes belges. Retenez bien leur nom : Kao. Petit interlude de quelques minutes avec la chorale et la chorégraphie sur les sons du DJ (« Hot to Go » de Chappell Roan, « Deeply Still in Love » de Role Model, « Your House » d’Inhaler, « Taste » de Sabrina Carpenter ou encore « Let Her Go » de Passenger). Une ambiance électrisante pour accueillir, à 21 heures précises, la star de la soirée : Nieva Ella. Assurément, ces groupes et artistes sont très prisés du côté flamand, et je veillerai désormais à y prêter plus d’attention. Originaire des West Midlands, Nieve Ella s’impose comme l’une des nouvelles voix prometteuses de l’indie-rock britannique. À seulement 22 ans, elle capture les émotions tumultueuses des transformations de la vie avec son nouvel EP Watch It Ache and Bleed, une oeuvre où se mêlent énergie brute et introspection sincère. Autodidacte à la guitare et dotée d’un instinct inné pour les mélodies percutantes, Nieve Ella livre des textes authentiques qui explorent les douleurs de la croissance, les premières ruptures et les désirs instinctifs, rappelant la plume de Sam Fender. En deux ans à peine, elle a conquis un public fidèle grâce à une présence scénique captivante et une écriture d’une sincérité désarmante. Le public a pu savourer une setlist bien fournie : Anything, TTWS, Blue Shirt Boy, Sweet Nothings, Good Grace, Look At That Woman, The Reason, Glasshouses, Stop Me, Alternate, Car Park, Ganni Top, Meet You in the Middle, Girlfriend, His Sofa, Sugarcoated. Une belle découverte pour un francophone qui était votre humble serviteur ce soir-là et qui vous encourage vivement à suivre ces deux artistes prometteurs.

Louise Barreau et Coline BLF envoûtent le Museum du Botanique

Mardi 12 février 2025, le Museum du Botanique a accueilli une soirée placée sous le signe de la poésie et de l’émotion. Dans cette salle intimiste, propice aux atmosphères les plus envoûtantes, un public nombreux s’est réuni, attirant autant de curieux que d’habitués, ainsi que quelques figures bien connues de la scène belge comme Audrey (batteuse de Lou K) et les membres de Colt Réunis. Louise Barreau : un univers lunaire et poignant Dès son entrée sur scène, Louise Barreau impose son aura singulière. Autrice-compositrice-interprète belge, elle nous ouvre les portes d’un univers onirique, où les émotions s’entrelacent entre éclats de lumière et sombres abysses. Son style, qui flirte avec la pop et le jazz, propose une approche musicale immersive et intense. Entre ballades mélancoliques et envolées plus énergiques, Louise percute son public en plein cœur. On ne peut s’empêcher de penser à Indochine en écoutant certaines de ses envolées lyriques – une référence qui, bien que subjective, semble résonner avec son esthétique musicale. À travers ses textes, elle chante l’amour, les drames et la poésie de la vie avec une sincérité rare, transformant chaque chanson en un miroir d’âmes. Coline BLF : la pop solaire d’une artiste engagée Après une courte pause pour se restaurer, les lumières s’éteignent de nouveau pour accueillir Coline BLF, venue célébrer la sortie imminente de son album. Un léger contretemps logistique empêche la présence physique du disque, mais les fans présents peuvent déjà le précommander sur place. Coline BLF, 25 ans, originaire de Namur, s’inscrit dans un courant musical oscillant entre la Bedroom Pop et la French Pop. Son physique et son charisme rappellent à certains une Sophie Marceau façon « La Boum », teintée d’influences à la Clara Luciani – une comparaison qui, loin d’être réductrice, souligne son élégance et sa puissance scénique. Dès son adolescence, Coline forge son univers en s’inspirant de la scène indépendante anglophone et francophone. Ses compositions, empreintes d’une nostalgie lumineuse, sont marquées par des influences aussi variées que King Krule, Clairo, Mac DeMarco, Lewis OfMan et Claire Laffut. En parallèle de sa carrière musicale, elle se démarque en tant que vidéaste, sublimant les petites choses du quotidien dans des créations mêlant photographie, lecture et engagement environnemental. Très investie dans la justice sociale et écologique, elle s’attache à promouvoir des valeurs fortes à travers sa musique et son art. Son premier EP, Blue Nostalgia, sorti en 2022, posait déjà les bases de son identité musicale. En janvier 2025, elle dévoilera un deuxième opus, ancré dans ses convictions et teinté d’un son toujours plus affirmé. Une soirée entre rêverie et engagement Cette soirée du 12 février fut un voyage sensoriel, porté par deux artistes aux univers contrastés mais complémentaires. D’un côté, la profondeur et la poésie de Louise Barreau, de l’autre, la chaleur et la modernité de Coline BLF. Deux voix, deux sensibilités, mais une même sincérité qui aura conquis le cœur du public du Museum. Une date qui restera sans doute gravée dans les mémoires de ceux qui y ont assisté.

L’Obscurité de Lou K enfin dévoilée sur un album…

Une soirée unique, un groupe inoubliable. Ce 20 novembre à « La Rotonde » du Botanique, Lou K a illuminé l’obscurité d’une salle comble, rassemblant des spectateurs de tous horizons. Ce moment suspendu, empreint d’intensité et de poésie brute, célébrait la sortie de leur premier album, L’Obscurité. Porté par un rock viscéral et sans concession, le trio explore ce qui se cache sous la surface : les peurs, les violences, et la perte de soi, avec une délicatesse parfois hurlante, rappelant des figures comme Kim Gordon ou PJ Harvey, … L’écorchement de la vie mis en valeur avec des textes intenses et touchant, interprété tantôt en douceur puis en hystérie totale pour le bonheur de tous. Les textes, crus mais élégants, peignent avec une puissance rare la douleur et la lutte intérieure. À la basse, Raphaële Germser (Monolithe Noir, Wax Tailor) et à la batterie, Audrey Dechèvre (Faust, Maple Paper), accompagnent Lucie dans cette odyssée musicale, sur scène comme en composition. Après chaque concert, Lou K affine son art, écoutant les échos des fans pour évoluer sans perdre son authenticité. Ce soir-là, j’ai eu la chance de repartir avec L’Obscurité en poche, dédicacé par les trois artistes, et une seule pensée : Lou K ne fait que commencer. Une Rotonde pleine aujourd’hui, et demain, une salle encore plus grande, c’est tout ce que Lucie et son groupe méritent. Procurez-vous cet album au plus vite, ici, croyez-moi c’est une pépite

Emma Peters, Ugo et Leea au Bota

Une soirée mémorable à l’Orangerie du Botanique ce Mercredi 20 novembre 2024, la scène de l’Orangerie au Botanique à Bruxelles a vibré au rythme de trois artistes singuliers, chacun apportant son univers et sa sensibilité à une salle qui s’est remplie peu à peu, jusqu’à l’ivresse. La soirée débute avec Leea Bastien, alias Leea (oui, avec deux « e », merciii). Cette jeune artiste belge chante l’amour… et ses revers. À seulement 21 ans, elle explore déjà les thématiques de la rupture et du sentiment d’inaccompli : « à cet âge-là, on ne connaît que ça », plaisante-t-elle avec une lucidité désarmante. Authentique, Leea écrit, compose et produit ses morceaux, se frayant une voie dans un style qui évoque une époque lointaine, peuplée de figures telles que Françoise Hardy, France Gall ou Sylvie Vartan. Si l’exercice de prester devant un public encore en train d’arriver n’est pas évident, Leea s’en sort avec humour et un charisme prometteur. Certains refrains restent même en tête, preuve de son potentiel. Dommage que son set de 25 minutes n’ait pas inclus Je suis venu te dire que je m’en vais — cela aurait été un clin d’œil parfait ! À revoir, sans aucun doute. La deuxième partie de la soirée dévoile Ugo Del Rosso, guitare en main et seul sur scène. Originaire des plaines industrielles de Saint-Étienne, Ugo se démarque par une quête d’authenticité brute. Ses chansons sont façonnées comme des sculptures : un mélange d’amour débordant, d’introspection, et d’une poésie qui oscille entre le brut et le délicat. Son album Homme Jeu est une œuvre singulière : entre orchestrations épiques et retours abrupts à une simplicité désarmante, il marie guitares en cascade, synthés vintage, et inspirations étrangement pop. Sur scène, cette transparence touche. Tout vient de lui, des mots à la production, et cela se ressent. Ugo semble porter le poids de la solitude tout en plantant un nouveau clou dans la chanson francophone. Un artiste à suivre, assurément. Enfin, la salle pleine à craquer accueille avec ferveur Emma Peters, étoile montante de la scène francophone. Née à Lille en 1996, Emma a vu sa carrière exploser il y a deux ans avec son premier album Dimanche. Depuis, c’est une tornade de succès : concerts en Belgique, en Suisse et en France, millions de streams, et une reconnaissance aux Victoires de la Musique. Son deuxième album Tout de suite, sorti en juin dernier, reflète son énergie spontanée et son style authentique. Mélangeant variété française, rap, piano-voix et collaborations comme son duo avec November, cet opus illustre l’audace d’une artiste qui crée dans l’instant. Sur scène, Emma alterne entre moments calmes et envolées pleines d’énergie, offrant une performance chaleureuse et variée. Dans sa chanson Risque, elle évoque son rapport à la célébrité, dévoilant le chemin parcouru entre sa timidité initiale et l’assurance de ses concerts actuels. Un moment poignant de son set fut également une chanson dédiée à sa mère, hommage à l’amour et au soutien inconditionnel de sa famille. Emma aspire à transformer ses concerts en expériences immersives, mêlant énergie et intimité. Elle souhaite également partager davantage les coulisses de son travail sur les réseaux sociaux, une façon sincère d’ouvrir les portes de son univers. Une chose est sûre : cette artiste n’a pas fini de marquer la chanson française. Petit clin d’oeil aux excellents musiciens. Retrouvez Emma en concert ici

Feel the heat. Taste the grit. Welcome to Obsidian Dust

Copyright photo et texte Dossier de presse Botanique Metadrone et Le Botanique s’associent pour créer Obsidian Dust,qui ouvrira l’édition 2025 des Nuits Botanique ! Installé dans le cadre vibrant du Jardin Botanique et dans les salles emblématiques du Bota, Obsidian Dust propose 1 ticket unique pour découvrir 9 groupes qui se produiront en alternance sur 3 scènes : la Fountain Stage, nouvelle scène ouverte dans le parc, ainsi que les deux salles intérieures : le Museum et l’Orangerie. Avec neuf groupes surpuissants au programme, Obsidian Dust offre, lors des Nuits Botanique, un voyage saisissant pour tous les amateurs de musique lourde, sombre et intense. Infos & Tickets

BOTANIQUE & DIFFERENT CLASS present :SOUND OF THE BELGIAN UNDERGROUND

Sound of the Belgian Underground is stepping into an exciting new phase, moving to a new venue and expanding into a yearly celebration of Belgium’s alternative music scene. After years of making waves at the iconic Ancienne Belgique, SOBU will now alternate annually between AB and the legendary Botanique, ensuring fresh energy and new perspectives with each edition.  The 2025 edition of the Different Class festival will spotlight the finest of the Belgian underground, featuring electrifying live sets and DJ performances that will keep the energy pulsing into the early hours. SOBU has earned its place as a cult favourite, offering a rare opportunity to experience a wide range of innovative artists in one night, all at an unbeatable price. This is the festival where you can discover tomorrow’s talents before they blow up. The Wall of Fame includes acts none other than Loverman, Saliva, Hiele, Chibi Ichigo, David Numwami and Victor De Roo.  With curators Bader Shashit (Yalla Worldwide) and Laura Conant (MONTAGE) taking the reins for the 2025 edition, SOBU continues to push boundaries, creating a space for artists and fans alike to explore new sonic landscapes. Join us on Friday 31.01.2025, during the national week of Belgian Music, as we celebrate our underground music and usher in a new era of discovery because the Sound of the Belgian Underground is only getting louder! BIO : Laura & Bader Laura Conant is a Brussels-based DJ, producer, designer, and developer whose work blends gender theory, technology, and sound. She co-founded MONTAGE, an experimental music label and event series focused on diversity and accessibility in electronic music. As a radio manager at LYL Brussels, Laura advocates for more inclusive line-ups. Her practice includes creating tools through coding to empower artists from the FLINTA* community. Since 2018, she’s also been part of Bye Bye Binary, a collective exploring gender-fluid typography and inclusive communication within the French language. Bader Shashit is a DJ, music producer, and filmmaker based in Ghent, whose work blends his cultural heritage, immersed in the sounds of Libyan Bedouin rhythms and Syrian classical music, with a passion for community empowerment. As a multidisciplinary artist and social-cultural worker for Voem vzw, Shashit amplifies voices through projects like Yalla Worldwide, which seeks to democratise nightlife. His work is grounded in creating platforms for communities to connect and express themselves and is committed to fostering authenticity, representation, and mutual support.

FESTIVAL NUITS WEEKENDER

Découvrez la version automnale de notre festival printanier emblématique Les Nuits Weekender au Botanique, du 1er au 3 novembre !Un Festival à part entière : Les Nuits Weekender, c’est un festival et le site du Botanique intégrera tout ce qui fait un festival, pour garantir votre confort et votre plaisir sur place. Des espaces pour se poser et prendre un café en toute quiétude ou déguster un cocktail sont aménagés pour l’occasion. Une installation en arts plastiques et un travail sur l’ambiance lumineuse égayeront les serres. La terrasse sera elle aussi aménagée et illuminée, afin de prolonger en extérieur l’ambiance des salles et des serres. Côté plaisir de bouche, notre belle offre en boissons s’enrichira de nouvelles propositions : carte de cocktails, cidre et Pommeau artisanaux, vin chaud et bière bio au fût du côté des boissons. Du côté des cuisines, de bons petits plats faits maison et servis en mode street food : sandwiches falafel, burgers V, dahl de lentilles et accompagnements, frites et sauces de nos cuisiniers… Une boutique de vêtements de seconde main et un stand de tatouage vous permettront même d’emmener un souvenir durable de votre participation à ce beau et nouveau festival… Aux Nuits Weekender, vous découvrirez le Bota comme vous ne l’avez jamais connu ! POUR PREPARER VOTRE VENUE,PLONGEZ-VOUS DANS LA  PLAYLIST DU FESTIVAL !   ET JETEZ UN OEIL AUX HORAIRES DU JOUR :