11 février 2026

Mustii, la pile qui ne se décharge jamais.

Il y a quelques années, une célèbre marque de piles a décliné plusieurs de ses spots publicitaires autour du thème d’un automate en forme de lapin qui continuait inlassablement à fonctionner alors que les jouets équipés de marques concurrentes manquaient rapidement « de jus ». Ce lapin a dû inspirer Thomas Mustin, alias Mustii, car l’artiste aux multiples facettes semble inépuisable tant sur scène qu’en dehors des planches. Il se donne corps et âme lors de ses prestations, tout en restant accessible et très courtois dès qu’il « redescend » sur la terre ferme. Du coup, il fait assurément partie des artistes appréciés des photographes, à l’instar de (Bruno) Cali ou Typh Barrow. Chanteur, auteur, compositeur, acteur et metteur en scène belge né à Bruxelles voici 31 ans, Mustii ne manque pas de personnalité, tout en évitant de prendre la grosse tête. S’il est actif dans le monde des Arts depuis 2012, c’est l’année 2015 qui marque un véritable tournant dans sa carrière. C’est en effet à ce moment qu’il tourne dans « La trêve« , une fiction belge qui sera diffusée à la RTBF dès 2016, et qu’il foule pour la première fois les planches en tant que chanteur, grâce à Alice On The Roof dont il effectue la première partie à la Rockhal (Luxembourg). Tout s’enchaine alors à une allure effrénée car le planning de Thomas doit combiner le théâtre il vient de reprendre Hamlet), la télévision (il est époustouflant dans « Je voulais juste rentre chez moi » basé sur l’histoire de Patrick Dils et touchant dans « L’Ile aux trente cercueils« ), le cinéma et la musique. Il faudra donc attendre 2018 pour voir enfin sortir dans les bacs « 21st Century Boy« , son premier album, mais c’est un vrai bijou. A écouter évidemment, mais à voir incarné sur scène également car c’est bien un show que Mustii livre à chacune de ses sorties. Tout qui a assisté une fois dans sa vie à un de ses live s’en souviendra à jamais (seul Alzheimer pourrait venir y mettre son grain de sable). Et ce n’est pas la sortie de son deuxième opus « It’s Happening Now » qui va changer la donne semble-t-il. Un album cette fois composé en collaboration avec les membres du groupe Delta et qui aborde notamment le thème de la schizophrénie. Sa prestation scénique version 2022 n’a rien perdu de l’énergie de son ancêtre. Mustii ne cesse de courir d’un côté à l’autre, descendant encore dans la foule et s’adressant régulièrement à celle-ci comme ci chaque spectateur était un de ses amis proches. Ce vendredi 02 septembre, c’est au Feelgood, à Aywaille, sur le coup de 20h, que Mustii clôturera sa saison festivalière, bien calé dans la programmation entre Amir et Kyo. PS: si la saison des festivals touche à sa fin, et que vous n’avez pas pu réagir à temps, ou que vous désirez simplement revoir l’exubérant Mustii sur scène, il se chuchote qu’il a ajouté de nouvelles dates à son agenda, comme le 24/09 au Delta (Namur) et le 15/10 à la Ferme du Biéreau (Louvain-La-Neuve), et que 2023 commence tout doucement à apparaître sur l’agenda.

Un look hyper travaillé, des R accentués, une pointe de provocation… la tempête De Maere est annoncée sur le site de la Citadelle de Namur.

« Un jour je marierai un ange » tourne en boucle sur toutes les radios francophones depuis des mois, il faut dire que l’air est entraînant et le refrain reste irrémédiablement en tête. Derrière cette chanson, et même l’album, intitulé simplement « Un jour je », s’impose un artiste peu commun que certains osent déjà comparer au toujours surprenant Stromae. La comparaison n’a pas vraiment lieu d’être selon le principal intéressé, qui concède toutefois être un fervent adepte de Stromae, mais aussi de Lady Gaga, deux artistes qui sortent assurément de l’ordinaire. Pour ceux qui n’auraient pas encore décrypté les indices, on parle bien ici de Pierre De Maere, ce garçon élancé qui aime jouer sur tous les tableaux, au propre comme au figuré. Né à Uccle voici 21 ans (et oui, il est né après l’an 2000), celui qui a choisi de garder son nom sur scène (ou tout du moins une partie) migre rapidement vers un petit village assez calme, Walhain. Un havre de paix et de quiétude. Trop sans doute pour cet artiste en herbe qui se lance très rapidement dans la composition de morceaux en anglais avant de revenir à sa langue natale qu’il maîtrise, déclare-t-il, nettement mieux. S’il écoute énormément la radio dans sa jeunesse, et sa pop commerciale, sa maman lui fait apprécier les artistes français de sa génération (Daniel Balavoine, France Gall, Michel Polnareff…), son papa l’initie aux sonorités anglophones de groupes cultes comme Pink Floyd ou Supertramp, et son frère (ingénieur du son) lui fait découvrir les arcanes de la nouvelle vague française. De son côté, Pierre s’écarte momentanément de la composition musicale pour se tourner vers la photographie de mode, une activité qu’il ne va pratiquer qu’un temps très limité mais qui va elle aussi jouer un rôle dans son processus de création artistique. Car c’est bien là que l’artiste se démarque, à l’instar de Stromae (ah, décidément, on y revient) ou de Billie Eillish, il propose un personnage singulier dans son apparence, sa relation au public, son approche visuelle des clips et son phrasé. Sur certains morceaux (mais pas sur « Un jour je marierai un ange »), sa prononciation des R est assez surprenante. Et pourtant l’artiste se défend d’avoir voulu en faire un argument de vente. « Je trouve que ça sonne mieux… parfois. Alors j’exagère peut-être un peu le roulement des R, mais ce n’est pas recherché comme une marque de fabrique ou un signe de reconnaissance, cela s’inscrit juste naturellement dans mon personnage ». Un personnage un brin provocateur, ou tout du moins ambivalent, avec lequel l’artiste aime également jouer, ne fut-ce que dans ses postures maniérées lui conférant parfois un petit air de ressemblance avec Boy Georges. Mais qui cela gêne-t-il à partir du moment où il n’est nullement vulgaire? Une chose est sûre, son spectacle scénique vaut la peine d’être regardé, et même vécu car l’homme se donne sur scène et n’hésite pas à faire participer le public. A Bertrix, pour sa première grande scène de festival en Belgique (au Baudet’stival donc), Pierre De Maere a ravi les nombreux spectateurs présents. Entretemps, ce phénomène musical a encore pris de l’ampleur (il a atteint la 4e place de l’Ultratop 50) et c’est à Namur, ce dimanche 28 août (à 17h00) qu’il déposera ses valises pour une nouvelle prestation que l’on attend impatiemment, d’autant que son concert se fera sur la scène du Théâtre de Verdur. Un cadre magnifique et une organisation toujours au top puisqu’on évoque ici, évidemment, le célèbre festival Les Solidarités qui fera vibrer la Citadelle de la capitale wallonne tout le week-end. Et pour ceux qui hésiteraient encore à acheter leur pass pour la journée (les pass week-end sont épuisés), sachez juste que se produiront notamment le même jour Delta, Cali, Christophe Maé, Gaëtan Roussel (la voix de Louise Attaque…) et le très attendu Bernard Lavilliers.

Du soleil à l’envers … ça donne Leiso (ou presque)

La saison des festivals offre l’occasion de voir en live certains artistes confirmés mais aussi de découvrir d’autres moins connus qui peuvent se révéler tout aussi intéressants. La journée du samedi au Baudet’stival nous a ainsi gratifié de quelques découvertes dont l’une des plus surprenantes fut assurément Arty Leiso. Arty pour Arthur et Leiso pour soleil… à l’envers. Ou en verlan comme on dit. La présentation officielle de l’artiste par le speaker annonce tout un concept, et c’est effectivement une déferlante de touches acoustiques et visuelles qui s’invite sur le podium. Du chant (un mélange de rap et de hip-hop en français) aux accents humoristiques, une mise en scène décalée partagée avec son complice, Mickaël Dubois, une garde-robe hétéroclite et une chorégraphie digne des premiers pas des novices de la Star Ac’ saison 1. Ah oui, j’oubliais, mais vous l’avez sûrement remarqué de vous mêmes, ce touche à tout de la scène présente un méchant air de ressemblance avec un célèbre chanteur/humoriste/acteur/producteur/réalisateur/scénariste français, l’indémodable Michaël Youn, qui lui aussi multiplie les univers. Si physiquement le rapprochement saute aux yeux, c’est aussi parce qu’Arthur semble jouer sur cette corde. Rappeur francophone biberonné au jazz, Arty Leiso est difficilement cernable. Il faut dire qu’il aime mélanger les styles et les cultures. Il est d’ailleurs un grand amateur de cuisine africaine … et de cacahuètes. Paradoxalement, il est un guitariste rock qui a commencé à rapper pour parodier Booba puis qui s’est pris au jeu en construisant ses morceaux autours de délires du quotidien. Finalement, c’est tout un album qui est sorti de l’esprit d’Arty, « Comme je veux » avec le morceau du même nom, mais aussi « Désobéissance » ou encore « Maintenant« . Ah oui, dernière petit info au cas où … Comme l’artiste possède diverses casquettes, il joue sur plusieurs tableaux aussi. Ainsi, il se produit encore, en parallèle à son concept solo, avec le groupe Purpleized. A bon entendeur…

On s’était dit rendez-vous dans 1 mois…

La tournure de phrase est si particulière que les fans auront de suite reconnu l’intro d’une chanson culte de Patrick Bruel, si ce n’est que dans « Place des grands hommes », le délai était de 10 ans. Heureusement, vous n’aurez pas à attendre autant pour (re)voir l’auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur et joueur de poker français sur les scènes de notre beau petit pays puisqu’il sera à Aywaille, au FeelGood Festival le samedi 03 septembre. On pourra donc y entonner : On s’était dit rendez-vous ce jour-ciMême jour, même heure, même pommesOn verra si le show en valait la peineLe long de la rue Marsale Bon, vous avez raison, le couplet a été très légèrement modifié, mais c’est juste pour attirer votre attention en vous rappelant cet événement incontournable qui se déroulera donc le premier week-end de septembre à Aywaille, non loin d’un endroit culte pour les amateurs de cyclisme, la Redoute. A cette occasion, l’artiste aux multiples talents et aux innombrables titres références reprendra bien évidemment les chansons les plus emblématiques de son répertoire, mais il se chuchote dans les couloirs qu’un nouveau single devrait sortir juste avant son passage au bord de l’Amblève. Pour vous permettre d’attendre (et oui, je vois que certaines trépignent déjà d’impatience), voici quelques clichés pris lors de son passage début juillet à Bertrix, au Baudet’stival. Une prestation qui n’a évidemment déçu personne, comme d’habitude. Ce n’est pas pour rien que le sexagénaire (il a en fait 63 ans) dispose de nombreux fans clubs qui se déplacent en masse à chacune de ses apparitions. En résumé, au Baudet, c’était top, alors la séance de rattrapage du samedi 03 septembre promet d’être également festive. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Un vendredi à Bertrix…

Après deux ans sous cloche sanitaire, crise du Covid oblige, Bertrix a retrouvé des couleurs, et surtout du son, en cet an 2022. De quoi permettre aux Baudets de se trémousser aux rythmes de quasi tous les genres musicaux. Car c’est l’une des caractéristiques de ce festival familial, il est hétéroclite. Nous vous avons déjà proposé, précédemment, quelques clichés du passage de Calogero, Florent Brack, Charles, Delta ou encore Maeva, qui se sont tous produits le jour de l’ouverture de cet événement, il nous restait dans le tiroirs les prestations de 3 artistes, l’occasion est donc toute trouvée de vous en faire profiter d’autant que chacun représente un univers, Neon Rust étant un jeune groupe rock proposant des compositions en anglais, Saskia étant plus catégorisée pop française quant à Mosimann, il est clairement, du moins lors de ses shows, orienté vers l’électro. Saskia, doux mélange métissé de cultures complémentaires. Suite à la défection d’un groupe devant se produire sur la scène annexe dans le cadre du contest « Tremplin » (Hillary Step), c’est la Bruxelloise Saskia qui a ouvert le bal du Baudet’stival. Sur l’immense scène principale trônant Place des 3 fers, la jeune demoiselle aux origines algériennes ne s’est pas démontée. Au contraire, elle a livré une performance calibrée juste comme il le faut, à savoir un début assez calme avant une montée progressive en rythme et en ambiance. Car si son nom ne résonne pas encore comme celui de Stromae, il pourrait être cité régulièrement sur les ondes radios dans les prochains mois. Avec des titres comme « Dans ma tête » ou « C’est la règle« , elle aborde des thèmes d’actualités qui font mouche et dont la mélodie traîne irrémédiablement dans l’esprit. Pour l’occasion, Saskia avait invité Jeronimo, à la rejoindre sur les planches. De la pop française au rock anglais, il n’y a que quelques pas à poser au Baudet’stival… Créé en juillet 2020, Neon Rust fête ses 2 ans au Baudet. Quatre amis qui, dans un garage, décident de monter un groupe rock, l’histoire est un éternel recommencement semble-t-il, car cette histoire, on l’a déjà entendue à de nombreuses reprises. Mais ici, les jeunes proviennent de Florenville, sont autodidactes, et n’ont pas froids aux yeux. Deux mois après la création du groupe, il se produisait en effet déjà sur scène. Désormais, cela fait 2 ans, et c’est toujours la fête au royaume de la débrouille comme le démontre leur message sur les réseaux sociaux, posté juste avant leur déplacement chez les Baudets. « Quelqu’un serait-il en mesure de nous loger dans le coin de Bertrix ou Marche-En-Famenne après notre concert de demain? Même un jardin où planter nos tentes ça fait l’affaire, on est gentils et on fait pas le bordel Merci à tous «  L’histoire ne dit pas où les membres du groupe ont finalement dormi mais ils se produiront ce 23 septembre au Marbeland festival. 3 guitares/basses et une batterie, ce sont les ingrédients nécessaires à une bonne prestation rock aux accents britishs. Avec ces deux artistes/groupes, nous venons de faire un grand écart musical. Et bien le suivant va carrément vous faire plonger dans l’abîme puisqu’on se dirige cette fois vers l’électro … Le retour aux origines pour Mosimann On l’a connu chanteur à la Star’Ac (il y a déjà 14 ans) compositeur et pianiste pour Grand Corps Malade, producteur, batteur (personne n’a oublié son show d’avant Covid avec son instrument monté sur une structure mobile inclinable), et coach pour The Voice Belgique (souvenez-vous de l’épisode des lacets…), mais c’est comme DJ que le Franco-Suisse s’éclate sur scène. En fait, tout (ou presque) ce qu’il approche se transforme en or. Et, cerise sur le gâteau, le garçon est extrêmement sympathique et abordable. A Bertrix, comme lors de tous ses passages en Belgique d’ailleurs, il a encore mis le feu, au figuré bien sûr. Quelle ambiance! De quoi faire passer la pilule à ceux qui n’ont pu obtenir un sésame pour Tomorrowland.

Maëva réussit son baptême du feu, ou plutôt des planches, au Baudet.

A Bertrix, les organisateurs misent désormais sur une programmation en alternance entre deux scènes. La principale, sur laquelle se sont déjà produits notamment Jenifer, Mustii, Cali, Soprano, Patrick Bruel, Julien Doré, Delta, Hyphen Hyphen … et une scène annexe, un peu à l’écart, certes, mais qui a l’avantage de permettre à certains artistes de pouvoir se produire, eux aussi, dans des conditions de festival. Et pour l’un d’entre eux, ou plutôt l’une d’entre eux, à savoir la jeune Maëva, 23 ans, originaire de Bruxelles, on peut même parler de véritable découverte ou de test grandeur nature puisqu’elle y effectuait sa première prestation dans un tel environnement. Un premier concert avec une telle infrastructure, mais la chanteuse, qui s’est découvert cette passion pour la musique grâce notamment aux airs de Christophe Maé, n’en n’était toutefois pas vraiment à son coup d’essai micro à la main puisqu’elle était déjà présente lors de l’édition 2018 de Viva for Life à Nivelles. Une expérience qui lui a sans doute servi car elle a proposé un show digne de l’événement. Cette fois, c’était à l’occasion d’un concours tremplin que l’étudiante (et oui, elle fréquente toujours les bancs de l’école) a donné de la voix, avec à la clef une opportunité de se produire le dimanche sur la scène principale en compagnie de ses deux musiciens. Finalement, ce sont les Lucky Hodjo qui ont remporté la mise, mais Maëva n’a pas effectué le déplacement en province du Luxembourg pour rien. Elle a pu renouer le contact avec le public (et on sait que les ardennais peuvent être chaleureux) et tester ainsi son jeu de scène. Une sacrée expérience en prévision de la sortie de son premier album qui devrait voir le jour à l’aube de 2023. Avec l’accueil qui lui a été réservé à Bertrix, la jeune et prometteuse artiste n’attend plus que l’occasion de pouvoir remettre le couvert rapidement.

Delta, un groupe « à taille humaine »

Dès leur premier single, « En visant la lune« , Julien et Benoit ont marqué les esprits… et les oreilles. C’était en 2016. Depuis lors, le duo belge tient le corde et les scènes. Toujours aussi accessibles et sympathiques, les deux musiciens/chanteurs enchaînent depuis quelques années les tubes et les concerts. Après avoir défendu « A ciel ouvert », leur premier album, les voici nantis d’un nouveau joyau, tout aussi brillant, « Genre humain », qui fait l’unanimité. Voici quelques clichés de leur prestation au Baudet’stival. Si des artistes comme Kendji (aux Les Gens d’Ere) ou Vita Vs Slimane (Francofolies) ont choisi de ne se produire qu’une seule fois sur le sol belge durant la période des festivals, Delta a opté pour une couverture beaucoup plus importante puisqu’après l’Abbaye de Villers-la-Ville, le Baudet’stival, les Francofolies et le Les Gens d’Ere, Julien et Benoit iront encore à la rencontre de leur public à Ronquières (06/08) et aux Solidarités (28/08 à Namur) avant de remplir leur Cirque Royal (15/10). Guitares et clavier en plus du chant et de la composition Julien et Benoit touchent un peu à tout, sauf à la batterie, d’où l’apport d’un musicien supplémentaire pour la tournée. S’ils ont pu profiter de l’écriture de Jali pour certains de leurs premiers titres (« En visant la lune » et « Héréditaire« ), ce sont désormais eux qui guident ou plutôt aident certains autres artistes comme Mustii. En effet, Delta a co-composé et arrangé 9 morceaux du nouvel album de Thomas Mustin, alias Mustii, « It’s happening now ».

Charles, la vrai réussite de The Voice Belgique.

Charlotte Foret, alias Charles, surfe sur la vague du succès depuis son premier single Wasted Time. Son look atypique (à Bertrix, sa chevelure rouge ne dénotait aucunement avec son vernis à ongle qui aurait fait démarrer n’importe quel taureau au quart de tour) n’est certainement pas étranger à sa notoriété mais c’est surtout sa voix si particulière qui avait conquis les coaches de The Voice Belgique qui lui sert d’arme fatale pour faire tomber les sceptiques. En remportant la saison 8 du télécrochet, la jeune demoiselle (21 ans désormais, mais seulement 18 lors de son succès) s’est certes invitées dans le cercle des artistes chanteurs, mais elle a surtout (re)donné du crédit à l’émission puisqu’elle est, en fait, la première à percer réellement après avoir remporté le trophée. Car oui, Blanche et l’incontournable Loic Nottet ont aussi transité par le plateau de la RTBF, mais aucun des deux n’avait gagné la finale. Désormais, Charlotte, arpente les scènes des festivals où ses fans la suivent avec engouement. C’est à Bertrix, et plus précisément sur la Place des 3 Fers que nous l’avons retrouvée pour vous, afin de vous présenter ces quelques clichés pris lors du Baudet’stival. Tatouages, piercings, couleurs … Charlotte, euh pardon, Charles (nom de scène choisi en hommage à son grand-père, décédé en 2017) n’a pas peur de se faire remarquer. Quelle évolution depuis l’audition à l’aveugle lors de laquelle, sur sa reprise de Muse, Typh Barrow avait sauté sur son buzzer au terme de quelques notes à peine… Un look, une voix, une présence scénique et un contact proche avec ses fans, que demander de plus?

Calogero ne fait pas que de jouer de la musique.

Bassiste d’exception, l’ancien chanteur des Charts est devenu, au fil des années de sa carrière solo, une référence dans le paysage musical francophone, et mondial. Il faut avouer qu’à 50 ans (il obtiendra sa bougie supplémentaire ce 30 juillet), l’artiste ne s’essouffle aucunement. Huit albums studios au compteur, plus du double en compositions collectives, et on ne compte même plus ses participations sur les oeuvres chantées par ses paires. Il multiplie les récompenses (victoires de la musique, prix de la Sacem, NRJ music awards…), enchaîne les tubes, mais reste, et c’est ici le plus important, un homme de scène, comme il vient encore de la démontrer ces derniers jours lors de ses passages au Baudet’stival (Bertrix) et aux Francofolies (Spa). Confestmag était évidemment sur place pour vous rapporter quelques clichés de ces prestations. Des textes avec du sens, généralement liés à un événement marquant ou à son expérience personnelle, une mélodie entraînante, quelques accords accrocheurs … « Calo » connaît la recette et tel un chef-cuistot derrière ses fourneaux, il l’applique à merveille tout au long de ses concerts. Calogero a une nouvelle fois réussi à envouter le public, son public désormais car rares sont ceux qui repartent chez eux déçus après avoir assisté à l’une de ses prestations.

Florent Brack au Baudet’stival

On vous l’avait dit, durant cette période estivale, Confestmag ne vous laisse pas tomber. Certains d’entre vous sont en congés, peut-être même hors de leur territoire habituel, mais pas nous. De notre côté, nous nous affairons afin de vous proposer quelques reportages sur les festivals les plus conviviaux de l’été. Et pour entamer ce petit (en fait, il sera long et parsemé de clichés photographiques jusqu’à la rentrée…) périple, nous avons choisi de poser nos boitiers à Bertrix, fief du désormais très attendu Baudet’stival. Pour ceux qui y étaient ou qui ont jeté un coup d’oeil à l’affiche, quelques grands noms de la scène francophone s’y sont produits cette année. Il faut dire que les Bertrigeois n’avaient plus eu le privilège de fêter ensemble un tel événement depuis 3 ans. Prochainement, nous allons donc vous poster des photos des artistes présents. Avec en entrée, un des locaux, le sympathique Florent Brack. Sorti de The Voice Belgique 2015, le jeune homme a continué à tracé sa route dans la musique, et la sortie de son album cette année (Faces) était un bon point d’ancrage pour lui permettre de retrouver la scène. Florent n’a pas hésité à venir parler avec ses fans après le concert, acceptant également l’interview de nos confrères de la radio. Et le lendemain, le « local » est revenu parmi le public afin d’assister à la performance scénique de l’un de ses musiciens.

La Flandre et les States à l’horizon de Virgin Prozak.

C’est en 2017 que Simon Rosenfeld, alors bassiste dans un autre goupe, décide de se lancer dans un nouveau projet, plus personnel, au sein duquel il va également s’essayer au chant. C’est ainsi qu’avec Alban Waff et Chris, il lance Virgin Prozak, un groupe présenté comme actif dans le heavy rock dont les chansons abordent des émotions personnelles mêlées à une pointe de mystique et d’ésotérisme. Depuis lors, dix morceaux figurent sur le listing de ce band namurois où la batterie est désormais entre les mains de Charles Degolla, un artiste aux multiples facettes. Simon, pouvez-vous nous expliquer quelles ont été les grandes étapes de VP, puisque c’est ainsi que certains surnomment Virgin Prozak ? « Notre premier EP, Plethora, est sorti le 30 avril 2018. Cette même année, nous avons tourné notre premier clip, celui de Disturbing Feeling, au sein de l’église d’Harscamp (NDLR : l’église Notre-Dame d’Harscamp, anciennement Saints-Pierre-et-Paul, sise rue Saint-Nicolas, au cœur du vieux Namur, est une église de style Renaissance, construite en 1750. Classée au patrimoine majeur de Wallonie en 1936, elle fut désacralisée en 2004) et nous avons également remporté le contest du Bear Rock d’Andenne. On avait dû jouer devant une trentaine de personnes à l’époque. Cela paraît peu, mais c’était déjà un bon début pour une performance en après-midi. D’autant que l’année suivante, ils nous ont invités pour jouer cette fois sur la scène principale en soirée. C’était notre première grosse scène et la première fois que je signais des autographes (rires). C’est aussi à cette occasion que l’on m’a attribué mon surnom « Dusty boots » car j’avais mes santiags sur scène. Nous avons ensuite été freinés par le Covid, comme l’ensemble du secteur culturel, mais cela ne nous a toutefois pas empêchés de continuer à sortir des titres. La tournée qui était prévue en 2020, avec des salles intéressantes (dont une salle assez connue à Paris), a cependant dû être annulée. Côté plages musicales, The Doubt remains cartonne avec 18000 vues en streaming sur les plateformes et notre dernier morceau vient juste de sortir le 14 juin, Witch. » Un morceau sorti en préambule au Verdur, qui devait être une sorte d’accomplissement pour vous. « Je ne dirais pas un accomplissement, car nous visons encore plus haut (rires) mais une belle étape dans ma carrière personnelle et dans celle du groupe. Il faut savoir que lors de la dernière édition du Verdur, une sorte de consultation avait été lancée sur le site du festival dans laquelle l’organisateur demandait au public qui il voulait voir lors des prochaines éditions. Plus de 100 personnes avaient plébiscité Virgin Prozak. Nous tenions donc à fournir un show digne de cette attente, et ce malgré l’engagement d’Alban dans la tournée d’Indochine. Remy a bossé dur pour pouvoir le remplacer lors des deux événements qui étaient prévus en juin (Insane Metal Fest et Verdur). Nous avons également adapté le jeu de scène à des surfaces plus grandes. A cette fin, nous avons également travaillé deux jours durant dans les installations de l’atelier rock de Huy, une salle que nous apprécions d’ailleurs assez bien (NDLR, et dans laquelle Virgin Prozak devrait pouvoir retourner se produire prochainement…) ». On imagine que la déception fut énorme lorsque vous avez appris que le Verdur était annulé, d’autant que l’Insane est également passé à la trappe. « C’est clair, le mois de juin s’annonçait terrible avec deux gros festivals, et nous avons eu, coup sur coup, deux désillusions. Le mardi soir, lorsque j’ai appris, au salon de tatouage, l’annonce de l’annulation du Verdur, c’était la douche froide, mais je suis resté étrangement calme, ce qui n’est pas mon habitude à vrai dire, Sam, ma compagne, mais aussi notre manager, m’ayant assuré qu’elle allait trouver une solution. Et c’est ce qu’elle a rapidement fait en mettant sur pied un mini-festival au Belvédère à la date initiale du Verdur, soit le 25 juin. » Vu la capacité de la salle (250 max), avez-vous dû adapter votre jeu scénique en dernière minute ? « Au niveau du groupe, pas vraiment. Le show que nous avons monté est transposable aux scènes de grands festivals, mais aussi aux clubs. Nous ne sommes que trois donc ça n’est pas vraiment un problème, mais une animation était prévue avec des hôtesses habillées en infirmières qui devaient lancer des médicaments (des bonbons en fait) et distribuer des ordonnances (bon de réduction pour des tee-shirts) or ce n’était pas transposable sur la petite scène du Belvédère. Par contre, le retour des personnes qui étaient sur place est très bon. Nous recevons régulièrement des félicitations pour cette prestation qui est, probablement, la meilleure que nous ayons livrée depuis la création du groupe. Artistiquement, nous avions travaillé pour, mais on ne sait jamais comment le public va réagir. Et là, l’ambiance fut terrible. D’habitude, il y a toujours un ou deux pogos durant le set, mais cette fois c’était la folle ambiance tout du long. Le public était ravi, et nous sommes contents d’avoir retourné la salle. » Il parait que vous êtes un grand fan de Metallica et que cela ne peut pas passer inaperçu ? « Ah bon, je ne vois pas pourquoi (rires). Il est vrai que Metallica est l’un des groupes qui m’inspire le plus, au même titre que Nirvana et les Queens of the Stone Age, car ils ont su se remettre en question et ne pas s’enfermer dans un style arrêté. J’ai par ailleurs été voir ce groupe en concert à cinq reprises et oui, j’ai une Gibson explorer comme James Hetfield. J’en voulais absolument une, au point que toute ma paye d’étudiant au Delhaize est passée dans cet achat. Ce devait être en 2007, et elle m’accompagne toujours sur scène. Petit dernier parallèle, mon frère, qui vient toujours nous voir, ne cesse de me répéter que j’ai un peu de « James » dans mon jeu de scène. Ce n’est pas voulu mais à force de regarder les concerts de Metallica, ça doit avoir une certaine influence (rires). » Comment peut-on définir le style de VP ? « Il n’y a pas de définition ! Nous

Lille et le Central Tour

Sans accréditation on redeviens un spectateur, un fan anonyme, l’occasion de kiffer la dernière de ce Central Tour qui à tenu en emoi les 417799 Indofans depuis la première Parisienne le 21 mai 2022. Que dire encore que vous ne sachiez déjà,… que vous avez lu dans les différentes presses d’avant et après concerts ? Donc Confestmag vous a concoctez un montage video pour revivre cette dernière soirée côté public. On vous invite aussi de revivre en photos sur https://www.facebook.com/wizfabphotos Texte et photos BRAECKMAN Fabian Video YouTube Stitch 7_626 Si ce concept vous as plu n hésitez pas à nous faire savoir vos critiques nous construisent.