Confestmag webzine & webradio en collaboration écrite avec le Pulse Festiv’Art 2026
Espace Espace Toots Thielemans – Evere
19 février 2026

Il y a des journées qui commencent avec un café.
Et d’autres qui commencent avec un tremplin d’artistes belges émergents, une salle déjà bien remplie et un jury installé en front de scène comme s’il attendait la finale de la Coupe du Monde… version musicale.
Bienvenue au Pulse Festiv’Art 2026.

La salle accueille concurrents, proches, artistes venus soutenir… et évidemment le jury, composé notamment de Max Montagne producteur(et ex the Voice Belgique), Yael Dewez (Animateur et journaliste Bx1) et Ema De Bavay (Coach Vocal) bien en place, regard affûté, stylo prêt à juger — avec bienveillance… mais rigueur.
Le principe
Chaque participant doit se présenter sous forme de mini-story avant d’interpréter son titre.
Une manière intelligente de comprendre l’univers avant la première note.
Douze candidats.
Douze univers.
Douze raisons de compliquer la tâche du jury.




Eloya – “Se lancer”
Première à s’élancer (oui je sais c’est petit !) sur scène : Eloya.
Son titre “Se lancer”, écrit lors d’un atelier d’écriture, sonne comme un ordre intérieur : ne plus attendre, foncer, devenir pleinement Eloya.
Un démarrage sincère, déterminé, presque manifeste.



Le Camp des Ratons – “Dénis de Grosses S”
On a rapidement repéré des rongeurs dans la salle.
Bruyants. Organisés. Engagés.
Voici Les Ratons Laveurs — ou plutôt “le camp des Ratons” — qui viennent parler du monde actuel dans “Dénis de Grosses S”.
Un titre qui évoque celles et ceux qui n’ont pas de tunes.
Social, direct, sans filtre.



Valen – “Sur le trajet”
Valentine, alias Valen, photographe de concerts (on valide déjà), nous raconte une histoire récente… pas cool.
Un amour compliqué, comme beaucoup en connaissent.
“Sur le trajet” parle de ce moment suspendu entre deux décisions. Entre rester. Ou partir.



À ce stade — trois candidats seulement — on imagine déjà le casse-tête pour le jury.
Spoiler : ça ne va pas s’arranger.
Don Fuego – “Ça fait un bail / I Play”
Rappeur liégeois installé à Bruxelles pour se rapprocher du milieu artistique.
Jeune Italo-Marocain, prof et acteur — oui, tout ça à la fois.
Son titre en deux parties, “Ça fait un bail / I Play”, évoque les personnes perdues et ce que l’on devient avec le temps.
Un artiste réfléchi, ancré dans son époque.



Lucie Simone – “Au Bon Vieux Temps”
Elle écrit et chante depuis petite.
Rigolote, blagueuse au premier abord.
Bachelière en communication. Artiste de théâtre et de danse.
Mais derrière l’énergie, un vrai fond :
“Au Bon Vieux Temps” parle des regrets qu’on pourrait avoir à 80 ou 90 ans de ne pas avoir osé.
Un message universel. Et plutôt intelligent.



IGDO – “Marque de Luxe”
Deuxième rappeur liégeois (oui, il y a peut-être un nid).
Entre électro-pop, rap et drum and bass, IGDO est connu des supporters du Standard de Liège, où il a mis l’ambiance en avant-match — comme si c’était nécessaire (euh c’est ironique !).
Il a également participé à une émission rap sur RTBF.
Il nous présente “Marque de Luxe”, extrait de son prochain EP Route des Étoiles.
Énergie maîtrisée. Présence scénique affirmée.



Léa alias Alaska – “Amitiés”
Première scène à 10 ans.
Première chanson écrite à 11 ans.
À 18 ans, elle entame des études en sciences sociales.
À 22 ans, elle sort un EP.
Blessures, épreuves, joies : ses sources d’inspiration.
À 23 ans, elle interprète “Amitiés”.
Une maturité qui dépasse l’âge.



Diamond Dimas – “Poussières de Diamants”
Chanteur, rappeur, danseur, parolier.
Influence rap-pop américaine assumée.
Avec “Poussières de Diamants”, Diamond Dimas propose un univers calibré, rythmé, moderne.
Polyvalence et ambition.



Anna Giov – “Sans Masque”
Un peu plus âgée — mais impossible à deviner tant l’énergie déborde.
Anna Giov (Giovanna) chante depuis l’âge de 4 ans.
Papa musicien, marmite artistique, travail constant.
Elle se présente avec “Sans Masque”, une chanson pop efficace.
Expérience + fraîcheur = combo intéressant.



Arthur de Clermont – “Peur des Piranhas”
Invité de dernière minute suite à un désistement.
Accompagné de Baptiste, son compositeur-musicien.
Électro-pop sensible qui parle de vulnérabilité, de doutes, de peurs, du temps qui passe.
“Peur des Piranhas” nage en eaux profondes.



Tolov – “Semblant”
Auteur-compositeur-interprète et multi-instrumentiste nivellois.
Plus de 15 ans de musique derrière lui.
Il présente une version réarrangée de “Semblant” spécialement pour le Festiv’Art.
Maîtrise, expérience, musicalité.



Amande – “Où es-tu ?”
Comme beaucoup : seule dans sa chambre face à son piano.
Elle écrit. Compose. Chante.
Puis elle rencontre Robin.
Résidences. Concerts. Studio. Single.
Aujourd’hui, elle interprète “Où es-tu ?”, une chanson sur le décès d’un proche.
Peine. Amour. Connexion profonde avec le public.
Silence dans la salle.
Et respect.



Conclusion
Douze artistes.
Douze univers.
Un niveau qui confirme que la scène belge émergente est loin d’être en manque d’inspiration.

Le jury avait une mission.
Nous, on a pris des notes.
Et une chose est sûre :
Si la relève a cette énergie-là…
On n’a pas fini d’en parler sur Confestmag.

Le verdict : une heure de délibération… et des choix assumés
On l’avait pressenti.
Après les douze prestations, le jury s’est retiré.
Une heure de délibération.
Une heure qui a dû sembler longue. Très longue.
Parce que oui — le niveau était là.
Et quand le niveau est là, choisir devient un sport à part entière.

Nos ressentis… et les leurs
On ne va pas mentir :
On avait nos préférences. Enfin… j’avais mes préférences.
Et elles se sont confirmées.
Mais avec quand même un petit regret.
Celui de ne pas être chez Jacques Martin où tout le monde repartait gagnant à la fin.
Ici, ce n’était pas le monde des Bisounours version musicale.
C’était un concours.
Un vrai.
Et pourtant — objectivement — tous avaient du talent.
À ce niveau, il n’y a pas de secret mystique.
Il reste un seul ingrédient :
le travail. Encore. Et encore.
L’éclectisme comme facteur clé
Ce qui ressort de cette journée, c’est l’éclectisme.
Rap, électro-pop, chanson française, influences urbaines, univers introspectifs…
Cette diversité a probablement pesé dans la balance.
Parce qu’un festival, c’est aussi une cohérence d’ensemble.
Et parfois, le choix se joue sur ce petit détail qui complète le tableau.
Troisième place : Diamond Dimas
Diamond Dimas décroche la troisième position.
Une session de coaching music business chez Pulse Art
Une présence scénique affirmée, un univers rap-pop américain assumé, une vraie énergie.
Une place sur le podium qui confirme le potentiel.

Deuxième place : Arthur de Clermont
Le repêché de service….Comme quoi… le hasard.
Les prix non négligeable d’ une session de Coaching music business + Atelier d’écriture avec Doria D et Charles toujours chez Pulse Art
Invité suite à un désistement, Arthur de Clermont monte sur la deuxième marche du podium.
Avec “Peur des Piranhas”, il ne devrait plus avoir trop peur désormais.
Sauf peut-être de passer à travers la scène (sic).


Grande gagnante : Lucie Simone
Et la grande gagnante est…
Lucie Simone.

Elle qui chantait les regrets qu’on pourrait avoir à 80 ou 90 ans de ne pas avoir osé…
Bonne nouvelle :
Elle n’attendra pas 80 ans pour gagner un concours.
Une victoire méritée, portée par un message fort, une personnalité attachante et une prestation solide.
Elle gagne la même prix qu’ Arthur mais en plus un titre produit chez et avec Max Montagne
Et cerise sur le gâteau :
Elle aura la chance d’ouvrir le festival du soir.
Mais ça…
On en reparle très bientôt sur Confestmag.


























