26 avril 2026

RORI à La Madeleine : petite salle, grande claque (et quelques vérités bien envoyées)

Il y a des soirs comme ça où tu sais déjà que t’as bien fait de sortir l’appareil photo, même avant la première note. Direction La Madeleine, cette petite salle bruxelloise qui revient doucement mais sûrement dans le game avec une prog qui fait plaisir… et surtout qui prend des risques. On valide.

Concert reporté en début d’année, timing enfin aligné, et comme d’habitude : moi au viseur, et ma fidèle storieuse Fanie en embuscade pour capter les moments que même mes photos ne voient pas. Duo en place. Mission lancée.

LAUVEMETENDER : douceur apparente, nerfs bien solides

Première partie avec LAUVEMETENDER, alias Laura Davidt. Révélée par le concours Sound Track, elle n’a peut-être pas pris la coupe… mais clairement elle a pris la direction artistique qui va avec.

Dès les premières minutes, ça se sent : une indie pop qui ne demande pas la permission. Son dernier titre “The World Is Fine” porte bien son nom… ou pas. Derrière le calme apparent, ça bouillonne. Moins frontal que “Play Hard”, mais toujours cette tension créative qui te garde éveillé. Pas le genre de morceau que tu laisses passer en fond sonore pendant que tu scrolles — non, là tu écoutes.

Influences revendiquées ? Oui, on capte du St. Vincent, du Wolf Alice, un soupçon de Wet Leg… mais sans jamais tomber dans le copier-coller. Elle construit son propre terrain de jeu, entre ironie assumée, mélodies accrocheuses et une nonchalance… très contrôlée.

Ambiance posée mais habitée. Le genre d’artiste que tu notes dans un coin de ta tête en mode : “ok, elle, je vais la revoir… souvent.”

RORI : la claque élégante (et un peu rebelle)

Puis arrive Rori. Et là… changement de dimension.

Pour ceux qui débarquent : derrière Rori se cache Camille Gemoets, Liégeoise pur jus, nourrie dès l’enfance à coup de Michael Jackson, Daft Punk, Diana Ross et The Beatles. Rien que ça. Autant dire que la base est solide.

Passée par le duo Beffroi avant de bifurquer en solo, elle a progressivement construit un univers bien à elle. Et ce soir, ça se voit. Et surtout… ça s’entend.

Accompagnée de son guitariste et de Louis à la batterie, elle balance ses titres avec une aisance qui frôle l’insolence. “Docteur” ? Évidemment. Le public connaît. Le public chante. Le public vit.

Mais ce qui frappe surtout, c’est cette évolution entre ses premiers projets et aujourd’hui. Là où “Ma saison en enfer” flirtait entre introspection et énergie live parfois plus brute, son projet “Miroir” assume tout : guitares qui grincent juste ce qu’il faut, batterie qui tape là où ça réveille, et une production plus frontale.

Ses morceaux ne caressent pas dans le sens du poil.
Elle parle de conformisme (Miroir), de dépendance (Daisy), de désillusion (Jalousie), des perdants qu’on oublie trop vite (Loser). Et tout ça sans perdre le sens de la mélodie. Propre.

Mention spéciale à Jalousie, inspiré de l’univers de Perfect Blue — oui, on est sur de la pop qui réfléchit aussi, ça fait du bien.

Trop petite pour elle (et c’est un compliment)

Alors oui, soyons clairs : la salle était (très) petite.
Mais l’ambiance ? Énorme.

Un public restreint, mais impliqué comme rarement. Applaudissements nourris, regards accrochés à la scène, cette sensation que tout le monde vit le même moment. Ce genre de concert où tu ressors en te disant : “ok, ça, c’était pas juste un live… c’était un moment.”

Et franchement… Rori mérite plus grand. Beaucoup plus grand.
Quand tu vois l’accueil en festivals, l’amour qui monte côté France (oui oui, on vous voit 👀), va falloir commencer à protéger notre Liégeoise nationale.

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Fabian Braeckman

Team
ConFestMag

Auteur & Photographe

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