31 mai 2026

Iliona : même sans photopass, impossible de manquer le rendez-vous

Avant l’article, un petit rappel s’impose : chez Confestmag, nous aimons soutenir les artistes belges, même lorsque certaines organisations de festivals semblent considérer qu’un photographe équipé d’un appareil autorisé et d’une bonne dose de passion représente un danger plus grand qu’une météo capricieuse. Cette fois, pas de photopass, pas d’accréditation, mais un billet acheté comme tout le monde. Quand on aime la musique, on ne compte pas… enfin, si, ca pique, pique, pique un peu quand même (Miki : pour les droits d’auteures !)

Quand Iliona transforme les chagrins d’amour en communion collective

Depuis ses débuts, Iliona trace sa route loin des raccourcis et des effets de mode. Grandie en Belgique, elle transforme très tôt ses états d’âme adolescents en matière première artistique. Nourrie par la chanson française, elle apprend à écrire, composer et produire seule ses morceaux, dans le cocon de sa chambre, là où naissent souvent les plus belles confidences musicales.

Ses premiers EP, « Tristesse » en 2021 puis « Tête Brûlée » en 2022, révèlent une artiste capable de mêler fragilité et précision. Des titres comme « Moins Joli » ou « Si tu m’aimes demain » séduisent par leur sincérité désarmante, portés tantôt par quelques notes de piano délicates, tantôt par une électro sensible et moderne. Rapidement saluées par la critique, ces premières sorties lui ouvrent les portes de scènes prestigieuses comme les Francofolies de La Rochelle, le Montreux Jazz Festival ou encore l’Hyperweekend Festival.

Mais Iliona n’est pas du genre à rester immobile. Au fil des années, son univers évolue, s’enrichit de nouvelles influences et s’éloigne progressivement des références qui l’ont accompagnée à ses débuts. Les sonorités rétro laissent place à une pop plus contemporaine, parfois audacieuse, toujours personnelle. Une évolution naturelle qui accompagne une artiste en constante recherche d’elle-même.

Cette nouvelle étape se dévoile pleinement en juin 2024 avec « Le Lapin », un retour remarqué qui conserve l’ADN intimiste de ses premières compositions tout en ouvrant de nouvelles perspectives. Suivent plusieurs singles marquants : « STP », « Rater une rupture pour les nuls », « Lâche-moi la main » ou encore « Ça n’existe pas », autant de chapitres qui préparent l’arrivée de son premier album, « What If I Break Up With U ? », paru le 14 mars 2025.

Pour ma part, j’ai déjà eu l’occasion de croiser la route d’Iliona à plusieurs reprises, notamment au Botanique. Mais cette fois, c’est une artiste pleinement installée dans une nouvelle dimension qui se présente devant le public. Et malgré les péripéties administratives qui nous ont conduits à acheter nos places pour pouvoir la chroniquer, il était hors de question de manquer l’occasion de mettre à l’honneur l’une des figures les plus intéressantes de la scène belge actuelle.

Des ruptures, des émotions… et un iPod qui fait de la résistance

Dès les premières minutes, le décor plante le décor — oui, parfois les évidences fonctionnent très bien. Une immense Converse rouge trône sur le côté de la scène tandis qu’un gigantesque iPod occupe le centre. Ce dernier semble d’ailleurs avoir décidé de mener sa propre carrière en refusant obstinément de fonctionner malgré plusieurs tentatives. Un moment presque comique qui n’a en rien perturbé l’ambiance.

Autour d’Iliona, Zoé assure la batterie tandis que Maria « Praa » tient la guitare. La scénographie reprend celle présentée quelques mois plus tôt à l’Ancienne Belgique, où la chanteuse avait affiché complet lors de deux soirées consécutives. Certes, le format festival impose une setlist légèrement raccourcie, mais rien n’altère la qualité de la proposition artistique.

Face à la scène, le public répond présent avec enthousiasme. Beaucoup de jeunes femmes, nombreuses à se reconnaître dans les récits parfois doux-amers qui composent « What If I Break Up With U ? ». Entre « Rater une rupture pour les nuls », « Lâche-moi la main » ou l’incontournable « Si tu m’aimes encore », Iliona déroule un fil émotionnel où les peines de cœur côtoient l’envie de rebondir, où les doutes se mêlent aux espoirs. Des histoires personnelles qui trouvent un écho universel.

Le résultat est un véritable voyage émotionnel, oscillant entre confidences murmurées et refrains repris en chœur. Une prestation sincère, maîtrisée et généreuse qui confirme tout le bien que l’on pense d’elle depuis plusieurs années déjà.

L’amour, les ruptures et une scène Fontaine du Bota conquise

Parmi les spectateurs, quelques visages familiers avaient également répondu à l’appel. Angèle, amie et admiratrice de l’artiste, était présente, tout comme Coline du groupe Colt. À en juger par leurs sourires, elles passaient elles aussi un excellent moment. Et pour être honnête, Fanie, notre storyeuse officielle du soir, et moi-même étions parfaitement du même avis.

Accrédités ou pas, les émotions avaient leur pass VIP

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui auraient manqué ce rendez-vous : Iliona sera de retour cet été avec notamment une date déjà très attendue au Ronquières Festival le 9 août prochain. Un rendez-vous que nous vous recommandons chaudement… avec ou sans accréditation.

Iliona : une étoile belge qui n’attend plus qu’on lui ouvre la porte


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Fabian Braeckman

Team
ConFestMag

Auteur & Photographe

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