Si l’on vous énonce le nom de Tramar Lacel Dillard, peu d’entre vous pourront situer le personnage. Mais avec son nom de scène, Flo Rida, choisi notamment en l’honneur de l’état dont il est natif, quelques-uns risquent déjà de tendre un peu plus l’oreille. Il faut dire que ce grand gaillard (1m91), basketteur universitaire, a connu de belles heures de gloire entre 2007 et 2015.

Dans cette période, le rappeur / chanteur américain a en effet sorti 5 albums (en réalité, 3 et 2 Ep’s) dont sont extraits plusieurs singles qui ont trusté les meilleures places des charts, sur le continent US, mais aussi chez nous.
Et pour cause, certains morceaux figurent sur les B.O de films aussi connus que Fast and Furious 7, Very Bad Trip (1 & 2), Step Up (2 & 3), Tonnerre sous les tropiques, Saltburn ou encore Bad Moms.

Vous le connaissez donc certainement mieux que vous le pensez. Ecoutez « Low », « Club Can’t Handle Me », « Right Round », « G.D.F.R. », « Turn Around » ou encore « Whistle ». Et oui, tout cela est made in Flo Rida.
Il faut dire que l’artiste a aussi le don de s’entourer de quelques pointures. Sa liste de featurings est en effet déconcertante avec notamment T-Pain, Kesha, Sia et l’incontournable David Guetta.

L’une des particularités de Flo Rida est en effet son habilité à mélanger rap et dance ou même trance. La plage « Good Feeling » est ainsi l’un de morceaux qui a mis le feu aux dancefloors il n’y a pas si longtemps, mais il se chuchote qu’un sérieux sampling aurait été emprunté au regretté Avicii et à son « Levels ». Du coup, pour siroter un bon cocktail au bord de l’eau, on vous conseille la version « Levels Avicii Remix ».

Tout semblait donc rouler pour Tramar mais subitement, il fait un pas de côté et s’écarte des scènes et studios d’enregistrement. De 2015 à 2024, on perdrait presque sa trace, vu qu’aucun album ne voit le jour.
Puis, en 2024, une colonne de fumée blanche sort enfin de la cheminée avec le morceau « Feels Right (I Love It) », quelques mois plus tard, c’est au tour de « When I Grow Up » de débarquer sur les ondes. Flo Rida is back !

Le temps de traverser l’atlantique, et voici notre rappeur qui entame la partie européenne de sa tournée internationale, avec l’excellente idée de faire une halte, brève, certes, dans notre plat pays pour un concert à Forest National ce 26 mai. Plus de dix ans après son dernier passage en Belgique, Flo Rida revient donc au pays des frites.
Ce n’est toutefois pas pour se la jouer « Tuche », mais pour un vrai show à l’américaine avec un DJ, des musiciens, deux MC, des danseuses et quelques surprises dont certain(e)s se souviendront encore un bon moment.

Mais avant toute chose, posons le décor, la soirée débute par un set du duo de DJ Calumny. Bastien et Quentin mixent donc, mais pas que. Ils « fabriquent » également leurs propres sons et remixes quelques pépites comme « Sequoia Trees » de Ykons, malheureusement non disponible (mais nous avions eu la chance de l’entendre aux Les Gens d’Ere, le groupe liégeois ayant décidé de l’ajouter en fin de son set live) ou encore « Dancing on the Ice » de notre représentante à l’Eurovision, Essyla.

En quelques minutes, Calumny se met dans la poche une salle qui ne tarde pas à se remplir (le public arrive de plus en plus tard depuis l’explosion du prix du ticket de parking aux abords de la salle, ça c’est dit… oups). Il faut dire que ces derniers mois, le duo a connu une mise en lumière non négligeable avec leur concept de clips « seatbel » (plus de 6 millions de vues), la signature chez Wagram Music et le label EDM mais surtout la reconnaissance internationale grâce à la sortie de remixes officiels de Bob Sinclar et Mosimann, et désormais leur propre titre « The Feeling ».

Côté calendrier, leur agenda s’est d’ailleurs bien rempli pour ces prochains mois avec notamment les festivals : Summer Festival Bastogne (26/06), Baudet’stival (10/07), Les Gens d’Ere (24/07), Francos de Spa (25/07) ou encore le Red Festival à Avins le 07/08.

Il est maintenant l’heure d’accueillir la star attendue de la soirée, mais précisons juste un petit détail qui va avoir son importance, la fosse est en configuration « debout » avec un « golden circle » accessible seulement pour les détenteurs de ce pass « VIP ».
C’est désormais assez courant, beaucoup d’artistes proposent des catégories « upgradées » qui se présentent sous forme d’une entrée avant le public (histoire de pouvoir aller se placer aux barrières, face à la scène), de sièges réservés (parfois avec la possibilité de prendre un cliché avec l’artiste ou même de le rencontrer très brièvement, mais moyennant un excédent budgétaire assez conséquent) ou encore, comme dans ce cas précis, un emplacement délimité face au milieu de la scène et dont l’accès est tenu par un service de sécurité.

Pourquoi vous en parler ? Patience. On peut juste vous dire que pour une fois le prix de cette catégorie n’était pas exorbitant (en Allemagne, le ticket pour cet espace coûte 25 euros de plus que le prix d’une place en fosse) si l’on tient compte que le prix de départ est dans la norme des concerts de cette catégorie.
A l’heure annoncée (plus le quart d’heure académique, star oblige), Flo Rida rentre sur scène dans une tenue assez décontractée (jeans troué aux genoux, veste en cuir sans manches, lunettes de soleil, une mitaine à la main droite, le poignet gauche laissant lui apparaître une montre assez visible) pendant que quatre danseuses (dé)montrent leur souplesse par quelques mouvements entraînants et que le DJ sollicite la foule pour acclamer mister Flo Rida.

Il suffit de quelques notes pour que les plus acharnés replongent une dizaine d’années en arrière. On dirait que l’artiste n’a jamais quitté les planches. Il a toujours le sens du spectacle et le public connait toutes ses rengaines. La température vient de monter de vingt degrés en 1 minute, et ce n’est pourtant pas Sean Paul qui se produit.

Il n’en faut pas plus pour que le rappeur attrape une bouteille de champagne qui avait été préparée près du DJ. Un petit secouage en règle et le voilà qui asperge les spectateurs les plus proches. C’est ce qu’on appelle une Champagne shower.
Finalement, était-ce raisonnable d’opter le golden circle ?

Ce ne sont que quelques gouttes qui vont très vite sécher vu l’ambiance. D’autant que le deuxième morceau est l’un des plus dansants : Where Them Girls At (ft David Guetta).
On ne sait où donner de la tête entre Flo Rida qui multiplie les déplacements le long de toute la scène, ses deux amis rappeurs qui en font de même et les quatre danseuses.

Seul point négatif de notre côté, l’éclairage est saturé, rendant la prise de photo un peu plus compliquée. Mais l’artiste n’est pas là pour nous, c’est bien le public sa cible. Le champagne était un petit clin d’œil, mais voici qu’avec le morceau « Shotz », on passe aux culs-secs à la bouteille d’alcool, ces fameux shoots servis notamment dans les discothèques de Cancun. Juste le temps de s’assurer que quelques personnes au premier rang ont bien l’âge pour ce genre de divertissement et voici l’un des acolytes du chanteur qui arrose leur gosier (désolé, nous n’avons pas vu ce que c’était comme liquide).
Je vois que certains commencent à sérieusement réfléchir à ce fameux golden circle pour la prochaine venue de la star. D’autant que le public, et ces « VIP » en particulier, n’est pas au bout de ses surprises.

Flo Rida s’approche en effet du bord de la scène avec un énorme bouquet de roses rouges. Il les prend une à une, les embrasse, puis lance chaque fleur en direction d’une demoiselle du public. Monsieur se veut gentleman.
Seules quelques-unes auront pu récupérer cet élément improbable du concert, mais toutes celles de notre fameux cercle restreint vont être invitées à monter sur scène. Et oui, vous ne rêvez pas, ces privilégiées ont pu aller danser et chanter avec Flo Rida sur l’un de ses titres les plus emblématiques, le titre qui l’a propulsé au firmament, « Low ».

Il suffisait de voir le sourire sur leur visage pour comprendre que la surprise était de taille, et très plaisante. Plusieurs ont même pu obtenir le graal suprême, le selfie (photo voire même vidéo) avec l’artiste aux millions d’albums vendus.
Je pense que beaucoup regrettent désormais de ne pas avoir déboursé les 25 euros supplémentaires. Evidemment, ces messieurs pourraient se sentir lésés. Et bien non, car leur tour viendra également. Et que dire de cette passionnée qui a eu la chance d’être accueillie, seule cette fois, sur les planches à l’occasion de son anniversaire. Heureusement qu’elle n’est pas tombée dans les pommes.

Au-delà de ces petits bonus réservés à quelques privilégiés, il y a un show pour tous, et on peut dire que Flo Rida est un showman dans le meilleur sens du terme, à l’instar d’un Jamiroquai ou d’Orelsan par exemple.

Vous l’aurez compris, on a apprécié ce moment (même sans être dans le Golden Circle), et nous ne devons pas être les seuls.

Retrouvez les clichés du concert sur la page FB – ReMarck Photos.
Version anglaise traduite
Flo Rida pops the champagne at Forest National.
If you hear the name Tramar Lacel Dillard, few of you will recognize him. But with his stage name, Flo Rida, chosen in part to honor his home state, some might start to pay closer attention. It's worth noting that this towering figure (6'3"), a college basketball player, enjoyed considerable success between 2007 and 2015.
During this period, the American rapper/singer released five albums (actually three and two EPs), from which several hit singles topped the charts, not only in the US but also in Europe.
And for good reason: some of his tracks are featured on the soundtracks of such well-known films as Fast and Furious 7, The Hangover (1 & 2), Step Up (2 & 3), Tropic Thunder, Saltburn, and Bad Moms.
So you probably know him better than you think. Listen to "Low," "Club Can't Handle Me," "Right Round," "G.D.F.R.," "Turn Around," or even "Whistle." And yes, it's all Flo Rida.
It must be said that the artist also has a knack for surrounding himself with some big names. His list of featured artists is indeed staggering, including T-Pain, Kesha, Sia, and the one and only David Guetta.
One of Flo Rida's defining characteristics is his ability to blend rap with dance and even trance. The track "Good Feeling" is one of the songs that set dance floors ablaze not so long ago, but it's rumored that a significant sample was borrowed from the late Avicii and his "Levels." So, to sip a good cocktail by the water, we recommend the "Levels Avicii Remix."
Everything seemed to be going well for Tramar, but suddenly he took a step back and distanced himself from the stage and recording studios. From 2015 to 2024, he almost disappeared from view, as no album was released.
Then, in 2024, a column of white smoke finally emerged from the chimney with the track "Feels Right (I Love It)," and a few months later, "When I Grow Up" hit the airwaves. Flo Rida is back!
After crossing the Atlantic, our rapper is embarking on the European leg of his international tour, with the excellent idea of making a brief stop in our flat country for a concert at Forest National on May 26th. More than ten years after his last appearance in Belgium, Flo Rida is returning to the land of fries.
However, this isn't a "Tuche"-style show, but a real American-style spectacle with a DJ, musicians, two MCs, dancers, and a few surprises that some will remember for a long time.
But first things first, let's set the scene: the evening begins with a set from the DJ duo Calumny. Bastien and Quentin are mixing, but that's not all. They also "create" their own sounds and remix a few gems like "Sequoia Trees" by Ykons, unfortunately unavailable (but we were lucky enough to hear it at Les Gens d'Ere, as the Liège-based group decided to add it to the end of their live set), or "Dancing on the Ice" by our Eurovision representative, Essyla.
In just a few minutes, Calumny had the venue in their grasp, and it quickly filled up (the audience has been arriving later and later since the parking fees skyrocketed near the venue, just said... oops).
It must be said that in recent months, the duo has gained considerable exposure with their "seatbel" music video concept (over 6 million views), signing with Wagram Music and the EDM label, but above all, international recognition thanks to the release of official remixes by Bob Sinclar and Mosimann, and now their own track, "The Feeling."
On the calendar front, their schedule is packed for the coming months, including festivals such as Summer Festival Bastogne (June 26), Baudet’stival (July 10), Les Gens d’Ere (July 24), Francos de Spa (July 25), and the Red Festival in Avins on August 7.
Now it's time to welcome the evening's star attraction, but let's clarify one small but important detail: the pit is set up for standing room, but with a "golden circle" accessible only to VIP pass holders. It's quite common now; many artists offer "upgraded" ticket categories.
These include entry before the general public (allowing access to the barriers, facing the stage), reserved seating (sometimes with the possibility of taking a photo with the artist or even meeting them briefly, but at a considerable extra cost), or, as in this particular case, a designated area facing the center of the stage, accessible by security.
Why tell you about this? Just wait. We can simply say that, for once, the price of this category wasn't exorbitant (in Germany, a ticket for this area costs 25 euros more than a standing ticket), considering that the starting price is in line with the norm for concerts in this category.
At the appointed time (plus the obligatory fifteen minutes, as is customary for a star), Flo Rida took to the stage in a rather casual outfit (ripped jeans, a sleeveless leather jacket, sunglasses, a fingerless glove on his right hand, and a rather conspicuous watch on his left wrist) while four dancers demonstrated their flexibility with a few energetic moves, and the DJ encouraged the crowd to cheer for Mr. Flo Rida.
It only took a few notes for the most dedicated fans to be transported back a decade. It seemed as if the artist had never left the stage. He still had a flair for showmanship, and the audience knew all his hits. The temperature had risen twenty degrees in one minute, and yet it wasn't Sean Paul performing.
That was all it took for the rapper to grab a bottle of champagne that had been prepared near the DJ. A quick shake, and he was spraying the nearest spectators. That's what you call a Champagne shower. Ultimately, was it wise to choose the golden circle?
It's just a few drops that will dry very quickly given the atmosphere. Especially since the second track is one of the most danceable: Where Them Girls At (ft. David Guetta).
It's hard to know where to look with Flo Rida constantly moving around the stage, his two rapper friends doing the same, and the four dancers.
Our only complaint is the overexposed lighting, which makes taking photos a bit more difficult. But the artist isn't there for us; the audience is his target.
The champagne was a little wink, but with the song "Shotz," we move on to downing shots straight from the bottle of alcohol, those famous shots served especially in Cancun nightclubs. Just enough time to make sure a few people in the front row are old enough for this kind of entertainment, and one of the singer's sidekicks is already squirting at their throats (sorry, we didn't see what kind of liquid it was).
I see some people are starting to seriously consider this famous golden circle for the star's next visit. Especially since the public, and these "VIPs" in particular, are in for more surprises.
Flo Rida approached the edge of the stage with an enormous bouquet of red roses. He took them one by one, kissed them, and then tossed each flower towards a young woman in the audience. Quite the gentleman!
Only a select few managed to snag this unexpected treat from the concert, but all those in our exclusive inner circle were invited up on stage. And yes, you read that right, these lucky ladies got to dance and sing along with Flo Rida to one of his most iconic songs, the one that propelled him to stardom, "Low."
You only had to see the smiles on their faces to understand that the surprise was huge, and very pleasant. Several even managed to get the ultimate prize: a selfie (photo or even video) with the artist who has sold millions of albums.
I think many are now regretting not having paid the extra 25 euros. Of course, the gentlemen might feel shortchanged. Well, no, because their turn will come too. And what about this passionate woman who was lucky enough to be welcomed, alone this time, onto the stage for her birthday? Luckily she didn't faint.
Beyond these little extras reserved for a select few, there's a show for everyone, and it's safe to say that Flo Rida is a showman in the best sense of the word, like Jamiroquai or Orelsan, for example.
As you can tell, we enjoyed this moment (even without being in the Golden Circle), and we can't be the only ones.
Find photos from the concert on the Facebook page – ReMarck Photos.
























