La Belgique est l’un des pays où fleurissent le plus de festivals durant la période estivale. Les noms les plus souvent cités, pour leurs affiches, et leur renommée à l’international, sont Rock Werchter, Tomorrowland, les Ardentes, Dour, Graspop, les Francos de Spa…

Des festivals de qualité, évidemment, mais qui ne peuvent pas plaire à tout le monde car le succès entraîne inexorablement un pendant négatif avec quelques inconvénients qui sont perçus différemment selon la motivation qui vous envahit.

On parle ici notamment de parkings assez distants du lieu des festivités, de longues heures d’attente exposé au soleil parfois serrés comme des sardines en boîte, de prix excessifs pour les boissons et la nourriture.

Si vous êtes de ceux que l’aventure ne rebute pas et que ce genre d’expérience vous tente, tant mieux, vous faites partie du public cible des « méga » festivals, ce qui vous permettra d’assister à certains shows extraordinaires de stars parfois très attendues.

Mais toute la population n’adhère pas à ces conditions. Certains événements ont donc pris le parti, volontairement ou par nécessité, de voir le monde autrement, de proposer des services plus adaptés à une clientèle qui aime garder un certain confort, quitte à intégrer une autre catégorie, celle des « micro » festivals.

Le Red Festival est clairement plus orienté vers cette deuxième catégorie. Implanté en Hesbaye, et plus particulièrement dans le village d’Avin, en périphérie de Hannut (province de Liège), ce festival est une version « cosy » de ses grands frères cités précédemment.

Ici, vous trouverez des parkings gratuits à moins de 100 m de l’entrée du festival.
Ici, pas de plaine poussiéreuse dénuée d’abris pouvant vous protéger du soleil, mais un site magnifique, arboré et accueillant, qui sert habituellement de cadre idyllique pour des mariages.

Ici, vous ne payerez pas 8 euros minimum une bière servie chaude, sans mousse, et ne devrez pas débourser 20 euros pour un hamburger industriel cuit à la friteuse car les produits proposés sont de qualités et bien moins chers que les prix pratiqués sur les « gros » événements. L’offre proposée, autant en boissons qu’en aliments, est d’ailleurs très appréciable.

On pourrait presque plus penser à une « garden » chic qu’à un festival si l’affiche proposée ne venait pas nous rappeler que les artistes présents, certes moins affriolants sur papier qu’un Gims, David Guetta ou encore The Cure, sont des chanteurs/chanteuses et dj’s d’une qualité indéniable, venus proposer leur spectacle en live.

En pratique, une seule scène accueille ces artistes, ce qui fournit parfois une plage libre de 15 à 45 minutes (le temps de changer les « plateaux » d’un artiste à l’autre), mais c’est juste assez pour aller au bar, aux stands nourriture, ou simplement se relaxer au jardin, sous une tonnelle qui lors de ces conditions climatiques est la bienvenue, et ce sans manquer une miette des tours de chants.

A ce petit jeu, les grands gagnants sont les VIP. Et oui, contrairement à certains sites où ils sont loin ou mal placés, à Avin leur situation est idéale avec une plateforme donnant une vue imprenable sur l’espace scénique, et tout ceci en version tables/chaises permettant de continuer à profiter de la formule qui offre un menu dans ses conditions.

Ils sont soignés aux petits oignons, ces « Very Important Persons ». Le commun des mortels ne dispose, il est vrai, pas de tous les mêmes avantages, mais l’organisation a pensé à placer des bancs de part et d’autre de l’espace réservé au public, dans un coin ombragé, ce qui ravit de nombreux festivaliers.

L’organisation, touchons-en un mot. Un tel événement ne saurait être mis sur pied sans une intendance volontaire et bienveillante, ici composée de très nombreuses personnes, mais un homme sort du lot en tant que chef d’orchestre de toutes ces fourmis travailleuses, Quentin Stenuit, très connu dans la région.

Les artistes sont reçus comme des rois, le public somme un prince. C’est là l’atout majeur du Red Festival.
Dix groupes/artistes se sont succédés sur le week-end (cette année le festival avait opté pour une formule vendredi soir/samedi), 5 par jour, avec un programme varié mais qualitatif.

Le vendredi, c’est Grandgeorge qui a ouvert le bal, cédant le témoin à Kemmler, venu de Marseille pour l’occasion. C’est ensuite Olivia Stone, qui éclot véritablement depuis quelques mois, qui a attiré les regards jusqu’à l’arrivée d’un duo très attendu : BDA alias Boulevard des Airs et leur lot de ritournelles entraînantes.

L’ambiance était au rendez-vous. Certains festivaliers se sont même étonnés de connaître autant de morceaux d’un groupe qui ne défraye pas habituellement les chroniques mondaines. Et pour clôturer cette première soirée, c’est le duo Calumny, très en vogue actuellement, qui a affolé les platines.

Le samedi, on a vu arriver des fans devant la grille avant même l’ouverture du site. Pas de panique, on parle de quelques personnes, très bien éduquées, qui sont juste venues pour être au plus près de leurs artistes favoris. On écrit artistes au pluriel car en fait ces super fans constituaient deux groupes, l’un pour Mustii, l’autre pour Ridsa. Ces derniers cités viennent de France et ont voyagé durant la nuit car ils étaient la veille dans un autre festival, en France, pour le même artiste.

C’est une sacré aventure, mais avec une fin en happy end puisqu’ils ont assisté au concert de Ridsa du premier rang, ont été remarqués par l’artiste, et ont surtout pu le rencontrer brièvement, ainsi que les musiciens qui l’entourent. Les pancartes sont signées, les selfies sont en boîte, et les sourires de sortie. Ils garderont assurément un bon souvenir du Red Festival.

C’est toutefois un groupe qui a débuté sur la scène ce samedi : Winter Woods. Un quintet formé en 2017 qui va ranger les instruments très prochainement. Et oui, le Red Festival est leur antépénultième date. Encore deux concerts et le groupe va se dissoudre.

C’est ensuite le rock brut d’Aucklane qui prend possession des planches avec des musiciens assez connus à ses côtés. Suit Ridsa. Attendu, mais on comprend désormais pourquoi car le chanteur est solaire. Sa prestation est à saluer. Comme celle de son successeur sur scène, le très remuant et expressif Mustii, la clôture étant confiée aux mains expertes de The Magician, un dj qui a débuté en région carolo mais dont l’aura est désormais mondiale.

Vous comprendrez que nous n’avons pas encore eu le temps de traiter tous les clichés pris ce week-end, mais ils suivront très prochainement.
Ps : retrouvez les clichés du festival, au fil de leur parution, sur la page FB – ReMarck Photos.
























