Bloody Christmas jusqu’au 23 décembre
Actuellement dans les murs du Magic Land Théâtre se joue Bloody Christmas, la dernière création née de la plume de Patrick Chaboud. Une comédie bien d’actualité en cette période de fêtes de fin d’année. La nuit de Noël approche mais cette année la distribution de cadeaux du Père Noël semble terriblement compromise. En effet, depuis des semaines, les conseillers et les météorologues qui travaillent pour organiser la tournée du vieil homme sont formels : la nuit de Noël sera épouvantable. Pas de neige au programme et surtout une canicule accompagnée de feux de forêts et des risques d’ouragan dans certaines parties du globe qui rendront impossible toute sortie céleste. Refusant d‘accepter la réalité, le Père Noël s’acharne, convaincu qu’au-delà du dérèglement climatique, quelqu’un œuvre dans l’ombre pour en finir avec la tradition qu’il représente. Serait-ce sa femme ? La Mère Noël, avec laquelle les rapports sont tendus depuis bien longtemps… Ou le protégé de celle-ci ? Célestin Maxitoys, un parvenu qui rêve de reprendre l’entreprise de cadeaux pour la libéraliser… Le Père Noel parviendra-t-il a vaincre le destin ou ce Noël sera-t-il le dernier que nous connaîtrons ? ( Source Magic Land Théâtre) Les spectateurs qui aiment l’esprit du Magic Land Théâtre ne seront pas dépaysés avec ce Bloody Christmas dans lequel on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de la troupe et de son auteur-créateur Patrick Chaboud. Situations farfelues, gags visuels, calembours et répliques mortelles comme ce « Que vous êtes pétillante ma bru ! », qui m’a fait hurler de rire ou ce » Là on passe du coca light » totalement délirant, l’humour signature du Magic Land brille une fois de plus de mille feux dans ce nouveau spectacle amusant et totalement d’actualité. La distribution est comme toujours efficace avec des comédiens fidèles comme Amélie Segers, Anne-Isabelle Justens, Benoît Strulus et Juan Marquez Garcia, et des nouveaux visages ou presque dans la troupe, que sont Marc Laurent et William Clobus . Il faut souligner que ces deux là ont bien du mérite car ils ont dû apprendre leurs rôles en toute hâte lorsque Le Magic Land Théâtre a dû faire face à la défection de l’excellent Bastien Craninx victime d’un malaise en pleine représentation et qui interprétait les deux rôles. Il a donc fallu réagir vite et efficacement, et sur ce point on peut faire confiance au Magic Land. Bloody Christmas a donc été remis sur les rails, et cette farce désopilante et très réussie se joue actuellement sur les planches du Magic Land Théâtre jusqu’au 23 décembre. Et comme une fois de plus cette comédie fait mouche, ne tardez pas à réserver vos places pour les prochaines… Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : « Bloody Christmas », la dernière comédie farfelue totalement dingue jouée au Magic Land Théâtre est à voir absolument jusqu’au 23 décembre – Branchés Culture (branchesculture.com) Retrouvez notre récente interview de Patrick Chaboud pour notre rubrique « Ces belges dont nous sommes fiers! » sous le lien suivant : https://branchesculture.com/2023/12/16/ces-belges-dont-nous-sommes-fiers-11-rencontre-interview-avec-patrick-chaboud-lame-du-magic-land-theatre/
Avec Retour en Algérie, Zidani se montre touchante et nous parle avec humour et bienveillance du pays d’origine de son père
Pour deux dates en Wallonie ,à Mons et à Namur les 3 et 15 décembre derniers, Zidani rejouait ce qui est sans doute son spectacle le plus autobiographique avec « Retour en Algérie ». Nous étions présents au Delta à Namur, et comme toujours avec Sandra Zidani, nous avons passé une excellente soirée. Belge, d’origine Kabyle par son père, Zidani ne connaît pas l’Algérie. A 40 ans elle décide de partir à la rencontre de ses origines. Le jour du départ, la Belgique est paralysée par la neige : les vols sont annulés et le chaos s’installe dans l’aéroport. Chacun, avec son histoire, se retrouve figé dans son voyage. Sans ces conditions météorologiques exceptionnelles, ces voyageurs insolites, bloqués dans le No man’s land d’un aéroport, ne se seraient sans doute jamais rencontrés. Et si le voyage c’était la rencontre de l’être humain, tout simplement ? ( source Zidani.be) « Retour en Algérie » raconte l’histoire d’une immigration avec toutes les difficultés pour celui qui quitte sa terre natale pour aller vers une culture totalement différente. Raconté avec humour, ce « bled-trip one woman show » est aussi l’histoire d’une vie sur deux générations. Humoriste de talent sans cesse sur les routes de Belgique et d’ailleurs, Zidani possède cette faculté incroyable de passer d’un spectacle à un autre avec une aisance admirable. Alors que le 16 novembre dernier elle fêtait ses 30 ans de scène au Théâtre des Galeries avec Mamie Georgette, elle est actuellement en tournée pour ce spectacle Retour en Algérie, mais aussi avec La Rentrée d’Arlette qu’elle joue ce 20 décembre à Bruxelles et qu’elle jouera également du 25 au 28 avril à Liège en 2024. Pour les autres dates de ses spectacles n’hésitez pas à visiter son site officiel : https://www.zidani.be/ Mais revenons en à Retour en Algérie, ce spectacle qui a reçu le Prix du Public de la Sabam en décembre 2013 nous propose une Zidani plus intime que dans ses autres spectacles, car sous le couvert d’un humour décapant qui n’appartient qu’à elle, elle nous parle de sa vie et du pays natal de son père. Un pays qu’elle n’a découvert qu’à l’âge de 41 ans ! Tout au long du spectacle elle se montre particulièrement touchante, et nous dévoile plusieurs personnages qu’elle interprète avec beaucoup de bienveillance et d’empathie. Alors bien entendu on rit beaucoup, mais peut être un peu moins que dans d’autres de ses spectacles car l’accent est mis sur une jolie dose d’émotion, ce qui n’affecte en rien le bon moment que l’on passe en sa compagnie. Humaine, exubérante et corrosive dans le type d’humour qu’elle véhicule, Zidani reste la plus belge de nos humoristes, une artiste incontournable et attachante qui remplit les salles, qui sont bien souvent combles, et qui au fil du temps a fidélisé un public qui vient et revient l’applaudir de nombreuses fois. Car quand on parle d’elle, on ne parle pas en priorité du spectacle que l’on va voir, mais on évoque l’artiste, et on dit tout simplement : « Ce soir je vais voir Zidani ! » Et ça c’est la marque des grand(e)s ! Jean-Pierre Vanderlinden/ Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : Avec Retour en Algérie, Zidani se montre touchante et nous parle avec humour et bienveillance du pays d’origine de son père – Branchés Culture (branchesculture.com) Retrouvez l’interview de Zidani que nous avions réalisée il y peu en cliquant sur ce lien : https://branchesculture.com/2023/10/29/ces-belges-dont-nous-sommes-fiers-6-rencontre-interview-avec-zidani-humoriste-et-comedienne/
Les Nuits du Magic Hall (3)

Le Magic Land Théâtre a clôturé de belle manière ses Nuits du Magic Hall avec une sympathique soirée cabaret de son cru Dernière ligne droite pour Les Nuits du Magic Hall avec sa soirée de clôture Cabaret, Humour et Musique. Comme de coutume au Magic Land Théâtre on rit beaucoup, on est ému et le spectacle est toujours de qualité. La soirée débute par quelques sketches qui posent le décor. Nous sommes au cabaret et la troupe se prépare non sans mal avec les petits aléas qui surviennent en dernière minute si bien qu’il faut improviser pour que le spectateur ai droit au spectacle. Un striptease est proposé, mais l’idée vite abandonnée pour faire place à de la chanson. C’est David NotebaertetBruce Ellisonqui s’y collent avec le talent qu’on leur connait, en mode cabaret. Chaque numéro fait place ensuite à une petite saynète qui sert de fil conducteur au spectacle. On y retrouve sur scène Sophie D’Hondt et Stefania Greco épatantes comme toujours. On retrouvera ensuite Barnabé en mode chansons avec trois titres de sa plume. Un moment d’auteur de bien belle qualité. Evelyne Demaude lui succèdera sur les planches dans un extrait de son seule en scène Marie-Patrick, toujours aussi désopilante et atypique. Elle fera appel à un spectateur pour un sketch bien sympathique qui recevra un accueil plus qu’enthousiaste. Elle tient vraiment là un personnage excentrique aux infinies possibilités. La spectacle continue avec un intermède de présentation signé Juan Marquez Garcia qui introduit la charmante et talentueuse Manon Hansay et ses jolies chansons en anglais que ne renierait pas Norah Jones. Un moment suspendu d’une grande beauté. Manon c’est une artiste complète qui joue admirablement la comédie, et possède une voix superbe à vous faire dresser les poils. En trois titres elle dévoile son talent au public. Un moment de grâce. Puis David Notebaert travesti en Barbara nous offre une versions étonnante du Göttingende la dame en noir. Une bien jolie performance que j’ai hautement apprécié. S’en suivra une vente aux enchères de quelques costumes mythiques mis en lumière par les comédiens qui défilent pour les présenter. -Entracte- Place en suite à une deuxième partie de spectacle consacrée aux chansons des spectacles du Magic land Théâtre qui nous permettra de réentendre quelques jolis moments musicaux qui nous reviennent bien vite en mémoire. Le tout interprété par tous les comédiens. La soirée se termine alors avec la vente aux enchères des costumes… …puis par une dernière chanson collégiale où les comédiens chantent nous ne partirons pas sans vous, une belle déclaration adressée à leur fidèle public. On sait que Le Magic Land Théâtre va devoir déménager, et quitter la rue d’Hoogvorst, pour d’autres cieux, souhaitons leur de trouver bien vite un nouvel endroit pour continuer l’aventure. Une chose est sûre, leur public les suivra quoiqu’il arrive ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/04/10/le-magic-land-theatre-a-cloture-de-belle-maniere-ses-nuits-du-magic-hall-avec-une-sympathique-soiree-cabaret-de-son-cru/
Nuits du Magic Hall au Magic Land Théatre(2)

Evelyne Demaude nous a enchantés avec son premier seule-en-scène « Marie Patrick vous parle », un personnage à l’humour corrosif et jubilatoire ! C’est dans le cadre des Nuits du Magic Hall au Magic Land Théâtreque se produisait Evelyne Demaudedans son premier seule en scène Marie Patrick vous parle. Une veuve plutôt aristo, belge, à l’âge indéfini et haute en couleurs, nous présente son ´live ´en live. Autant vous le dire tout de suite, on a adoré ! La soirée a débuté avec environ trente minutes d’un Jérémy Leruitte alias Oncle Nis qui ne m’a pas laissé une grosse impression. Avec un voyage anatomique et introspectif bien barré il tente de nous faire rire avec un humour qui n’appartient qu’à lui. Personnellement j’ai souri de temps à autre, mais jamais il ne m’a attrapé avec ses pensées virevoltantes et un débit irritant qui ne laisse place à aucun temps mort. Pour moi hélas, un coup dans l’eau . Après l’entracte, place maintenant à Marie Patrick et son spectacle haut en couleurs. Sur scène un canapé, un bar, une table pour le maquillage, des ballons suspendus, et une Evelyne Demaude qui dès les premiers instants nous installe dans son univers. Elle nous présente son live « en live ». Aristo déjantée, Marie Patrick Ducolvert, son personnage, est haute en couleurs. Sur scène, Evelyne oscille entre un jeu clownesque, caricature les traits de son personnage jusqu’au grotesque, et appuie parfois là où ça fait mal. On s’attache vite à cette fofolle excentrique qui évolue devant nos yeux sans filtre et avec talent. Car tout ça est bien écrit, et la force comique d’Evelyne fait le reste. À lire aussi | VIDÉO| En une choc du récent magazine Loser, les déchaînées Girls Next Door (Evelyne Demaude et Ann Vandenplas) font monter la température avec leur freestyle sexuel À lire aussi | Après avoir mesuré les boules de l’Atomium, les Girls Next Door sont toujours aussi détonantes entre Neder-Over-Heembeek et Malonne, entre La La Land et Disney… en moins glamour Comédienne de théâtre, mais aussi de cinéma, on a pu la voir récemment dans la série à succès Ennemi Public dans un tout autre registre dramatique dans lequel elle brillait tout autant. Issue de l’I.A.D., et ayant construit son bagage artistique en Angleterre, aux USA notamment au Broadway Dance Center, ainsi qu’avec des stages intensifs de clown et comédie, cette artiste complète peut aujourd’hui briller dans ce spectacle ébouriffant impeccable de bout en bout. Ce fut donc à mon sens une très belle révélation, que j’avais déjà pu apprécier dans moulte pièces de théâtre au Magic Land mais qui cette fois prend son envol en solo avec brio. Un seule-en-scène jouissif que je vous recommande chaudement à aller applaudir, vous passerez un formidable moment ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/04/04/evelyne-demaude-nous-a-enchante-avec-son-premier-spectacle-seule-en-scene-marie-patrick-vous-parle-un-personnage-a-lhumour-corrosif-et-jubilatoire/
Nuits du Magic Hall au Magic Land Théatre(1)

Don Giovanni et Les Amants de la Croix Rousse, deux pièces pour le prix d’une au Magic Land Théâtre Actuellement Le Magic Land Théâtre nous propose ses Nuits du Magic Hall, une succession de six soirées qui mêlent théâtre, spectacles d’humoristes et soirée musicale. Impossible d’être présent à tout, j’ai donc du faire mon choix. Revenons sur la soirée du 30 mars qui proposait deux pièces conçues pour être jouées dans la rue et réadaptées pour être présentées ce soir là en version indoor : Don Giovanni et Les Amants de la Croix Rousse. En première partie de soirée Don Giovanni est une farce d’environ 45 minutes interprétée par les excellents comédiens Juan Marquez Garcia et David Notebaert. Sentant sa fin prochaine, Don Giovanni, le grand séducteur, a décidé d’accomplir un dernier périple à travers le monde, espérant trouver une fois encore l’amour dont il s’est nourri toute sa vie. Malheureusement pour lui, si le cœur est encore vaillant, ses jambes elles, ne le portent plus. C‘est donc à bord de son lit à baldaquin, transformé en maison roulante, qu’il accomplit ce qu’il considère comme son voyage de noce, accompagné de son fidèle et inséparable valet. Mais où est donc celle qu’il cherche désespérément ? On retrouve ici la patte Chaboud avec des dialogues percutants et drôles, et des situations cocasses irrésistibles. Un bon divertissement. En deuxième partie de soirée, place à Les Amants de la Croix Rousse. Nous sommes en 1800 à Lyon. Un jeune homme qui professe comme arracheur de dents sur les places publiques, vient de créer une marionnette qu’il baptise Guignol. Son rôle est de distraire les patients pendant le moment douloureux de l’extraction mais il est encore loin d’imaginer que ce personnage va peu à peu devenir le symbole de la contestation et de la lutte sociale. Parallèlement à ça, Patrick Chaboud a imaginé l’histoire de ce jeune montreur de marionnettes qui tombe amoureux d’une jolie lingère dans le quartier de la croix rousse à Lyon. Ils rêvent de se marier mais le père de la jeune fille, gendarme, refuse qu’elle quitte le domicile familial. Pas question non plus de lui présenter son prétendant, recherché par la maréchaussée pour subversion. Ils vont vivre leur amour caché et le jeune marionnettiste créera le personnage du gendarme pour surmonter sa frustration. Au casting de cette pièce drôle d’environ 75 minutes, on retrouve David Notebaert, Marc Laurent, et la fraîche et pétillante Stéfania Greco. Tous, insufflent à la pièce une dynamique implacable qui fait passer au public un très très bon moment de détente. Brillant et amusant. La force du Magic Land c’est de s’être constitué un public qui sait qu’en venant voir ses spectacles, même à l’aveugle, il sera rarement déçu. Et ça c’est précieux pour une compagnie qui contre vents et marées continue tant bien que mal à nous divertir avec tout son talent et tout son coeur. Bravo ! Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman Article partagé en collaboration avec Branchés Culture.com. Retrouvez l’article original via ce lien : https://branchesculture.com/2023/04/04/don-giovanni-et-les-amants-de-la-croix-rousse-deux-pieces-pour-le-prix-dune-au-magic-land-theatre/
Un conseil d’ami.

Une fois n’est pas coutume, on va vous parler de théâtre aujourd’hui. Et oui, car nous avons eu la chance, que dis-je, le privilège, d’assister à la première représentation bruxelloise d’une pièce qui a la faculté de pouvoir faire travailler vos zygomatiques. Et oui, on évoque ici un genre qui a déjà fait ses preuves, mais qui ne se démode pas, le théâtre de boulevard qui enchaîne les quiproquos pour le plus grand plaisir des spectateurs. Un vaudeville en d’autres termes. Evidemment, je ne vais pas vous raconter la trame ni énumérer ici les rebondissements, car c’est dans ces éléments que réside l’un des atouts de cette pièce, mais je me limiterai à la brève description transmise aux médias, une sorte de teasing en sorte. « Ne donnez jamais un conseil à votre meilleur ami, vous pourriez le regretter amèrement ! C’est le constat que va faire Boris lorsque Alain lui confie qu’il cherche à rompre avec Julie. Boris qui à l’inverse de son ami est sur le point de se marier avec Claire, lui conseille de s’inventer une liaison car il est humainement cruel d’annoncer à sa femme qu’on la quitte pour personne. Alors quand Julie va lui poser la question fatidique, Alain va suivre le conseil de son ami et lui livrer un nom… ». Confiez le rôle d’Alain à Manuel Gélin (oui, le fils de Daniel et frère de Fiona), saupoudrez-le d’un soupçon de piments à la sauce François Pignon, tantôt collant attachant comme dans l’Emmerdeur, tantôt faussement maladroit à l’instar du personnage du Dîner de Cons, et vous voyez arriver la catastrophe. D’autant que ses compères de planches ne sont pas des débutants. On y retrouve la splendide Marie Fugain sur laquelle le temps ne semble avoir aucune emprise, et l’indémodable Christian Vadim qui a tout de même débuté comme acteur en 1983. Il faut dire qu’avec Roger Vadim et Catherine Deneuve comme parents (et Chiara Mastroianni comme demi-sœur), il avait de grandes chances d’être un jour attiré par les caméras ou le rideau rouge. Et pas pour un passage éclair. Jugez plutôt : il est apparu dans près de 30 films, cinq courts-métrages, et 22 séries télévisées. Mais c’est au théâtre que son talent s’exprime le mieux, même s’il a, cette fois, délaissé son compère habituel, Philippe Lellouche. Deux hommes donc, et … deux femmes, histoire de reconstituer l’une des figures les plus prisées du style évoqué ci-dessus, le carré amoureux (l’autre étant le triangle). Et pour tenir tête à ces trois personnalités, c’est Juliette Meyniac qui enfile la robe de Julie, la future ex-épouse. Ce nom n’est peut-être pas aussi évocateur pour vous, et pourtant les habitués des meilleurs théâtres parisiens ne sauraient l’avoir oubliée. Elle a en effet déjà incarné des personnes sous la houlette de Jean-Luc Moreau (à de nombreuses reprises), Benjamin Baffie, Arthur Jugnot ou encore Francis Véber puisqu’elle a joué dans le Dîner de cons. Voilà la boucle bouclée ! Et ne vous y trompez pas, elle n’est pas là pour faire de la figuration. Au contraire, c’est elle qui tire la plus belle épingle de son jeu…d’actrice, ou plutôt de comédienne en l’occurrence. On ne vous en dévoilera pas plus, mais pour les amateurs du genre, c’est une représentation à assurément cocher dans son agenda. Vous savez donc quoi faire. PS, et c’est un conseil d’ami, la troupe se produira encore jusqu’au 16 octobre au Centre culturel d’Auderghem avant de reprendre les routes franco-suisses.