Née le 27 novembre 2003 à Bratislava en Slovaquie Adéla Jergová est une artiste que l’on peut qualifier de précoce. Elle débute en effet les cours de ballet à Moscou dès l’âge de 3 ans. Si la danse classique va occuper la majeure partie de son temps libre jusqu’à sa majorité avec des passages au Vienna State Ballet, puis à Londres pour rejoindre l’English National Ballet School, elle est bercée par l’image de la réussite américaine renvoyée par des séries télévisées comme Hannah Montana.

A huit ans, elle commence à apprendre l’anglais avec l’idée, déjà, de faire carrière dans la chanson, en s’exilant, à terme, aux USA vu que c’est là que semble se trouver l’endroit stratégique d’où émergent la plupart des stars typées pop.

A 18 ans, bien résolue à incarner le rêve américain, elle déménage à L.A. la cité des anges pour intégrer le collègue Santa Monica avant de prendre la route d’un studio d’enregistrement où est enregistrée la Dream Academy, une émission qui est à la base de la création du girls band mondialement connu Katseye.

Son plan semble se dérouler sans accroc comme dirait John « Hannibal » Smith dans l’une de ces célèbres séries télévisées américaines, l’Agence tous risques. Mais le rêve vire au cauchemar en quelques jours à peine, Adéla étant l’une des premières participantes à être sortie de l’émission.

Tant d’efforts et d’implication pour un tel résultat, c’est décevant. Adéla s’écarte alors de la pop, momentanément, pour s’essayer à un style plus rugueux, le rock. Mais rapidement, ses compositions reviennent vers son orientation naturelle, cette pop qui l’a bercée durant toute son enfance.

Il est toutefois temps de modifier un point essentiel : son approche artistique. Si elle ne peut pas rentrer dans le moule attendu, et bien elle va proposer sa vision de l’art en mettant l’accent sur ses points forts, une détermination à toute épreuve, une plastique plutôt avenante et une excellente maîtrise de la danse.

Elle se teint les cheveux en rose et met sur pied des chorégraphies particulièrement élaborées qui placent en exergue son expérience de danseuse de ballet. Ses clips sont remarqués par Grimes, Demi Lovato et même Christina Aguilera dont un caméo apparait dans le clip officiel de « Sex On the Beat », une vidéo un brin provocatrice d’Adéla qui règle également ses comptes avec Los Angeles dans « Ain’t in LA » où elle exprime que le centre du monde n’est pas là où certains le pensent.

En moins de deux ans, l’ascension d’Adéla est fulgurante au point de devenir la première artiste slovaque à intégrer le bilboard Hot 100. Cet été, Adéla s’est produite sur quelques gros festivals comme le Lollapalooza, le Reading Festival, Lowlands et le Pukkelpop où elle fut mise en avant par Sombr.

Au Cabaret Vert, sa performance était initialement prévue sur la scène Razorback. Mais le malheur des uns entraînant le bonheur des autres, l’annulation en dernière minute de la venue de Charlotte Cardin, victime d’un souci de santé, laissait une place vide sur la scène Zanzibar, l’une des plus grandes d’Europe.

Vu le battage médiatique récent autour d’Adéla, sa notoriété croissante sur les réseaux sociaux, la qualité de ses mises en scènes et le fait que cette date constituait sa seule apparition sur le sol français en 2026 a poussé les organisateurs à la « promouvoir » sur cette sacro-sainte scène principale.

Excellente idée vu le show que l’artiste slovaque a fourni avec ses danseurs. Elle sait occuper l’espace et attirer les regards. On voit directement qu’elle a du métier. Elle est d’ailleurs régulièrement comparée à Beyoncé pour ses chorégraphies millimétrées et hyper-énergétiques héritées de sa formation de danse classique, à Charlie XCX pour son esthétique « trash-glam », provocatrice et grunge et à Britney Spears pour ses tenues de scène (mêlant tutu, cuir et ceintures cloutées) et son attitude de performeuse ultra-féministe.

Le contact étant désormais établi avec le public, la prochaine étape est fixée à ce 04 septembre 2026 avec la sortie de l’album PRIMA.
Adéla ne va toutefois pas se reposer sur ses lauriers en attendant patiemment que les chiffres de vente ne soient communiqués puisqu’elle reprend dès ce 09 septembre une tournée mondiale qui la conduira aux Etats-Unis, une belle revanche en perspective, surtout avec deux dates à L.A, au Canada et au Mexique avant de revenir en Europe dès janvier 2027.

Vous pouvez retrouver toutes les dates sur le site officiel de la chanteuse (https://www.adelaxo.com/) mais sachez que Bruxelles fera partie des escales avec un show à La Madeleine le 25 janvier. Cela, c’était la bonne nouvelle. La mauvaise, pour ceux qui n’avaient pas anticipé, c’est que c’est déjà sold-out. Et oui, il fallait s’en douter vu l’ascension actuelle de cette fusée slovaque, les places ont (très) vite trouvé acquéreurs.

Nul doute que lors de sa prochaine visite dans notre pays, Adéla devra choisir une salle beaucoup plus spacieuse pour contenter un maximum de fans.

Retrouvez les clichés du festival, au fil des parutions, sur la page FB – ReMarck Photos.

























