Lucky Hodjo tire son épingle du jeu.

Comme dans la plupart des festivals désormais, le Baudet’stival proposait une scène « Tremplin » qui offrait la possibilité à six formations, groupes ou chanteur/euse isolé(e) d’offrir leur set au public. Finalement, ils ont été cinq à concourir, l’un des groupes (Hillary Step) en lice ayant dû renoncer en dernière minute à cause d’un problème lié au covid (et oui, il semble que ce ne soit pas encore complètement derrière nous). Deux artistes ont donc ouvert le bal le vendredi (Maeva et Neon Rust), trois autres tentant leur chance le samedi. Voici les clichés de ces trois ensembles Vincent B, Elysiane et Lucky Hodjo, ce dernier nommé ayant par ailleurs remporté le challenge qui donnait droit à … une prestation sur la scène principale le dimanche. Vincent B Elysiane Lucky Hodjo Ambiance
Mustii, la pile qui ne se décharge jamais.

Il y a quelques années, une célèbre marque de piles a décliné plusieurs de ses spots publicitaires autour du thème d’un automate en forme de lapin qui continuait inlassablement à fonctionner alors que les jouets équipés de marques concurrentes manquaient rapidement « de jus ». Ce lapin a dû inspirer Thomas Mustin, alias Mustii, car l’artiste aux multiples facettes semble inépuisable tant sur scène qu’en dehors des planches. Il se donne corps et âme lors de ses prestations, tout en restant accessible et très courtois dès qu’il « redescend » sur la terre ferme. Du coup, il fait assurément partie des artistes appréciés des photographes, à l’instar de (Bruno) Cali ou Typh Barrow. Chanteur, auteur, compositeur, acteur et metteur en scène belge né à Bruxelles voici 31 ans, Mustii ne manque pas de personnalité, tout en évitant de prendre la grosse tête. S’il est actif dans le monde des Arts depuis 2012, c’est l’année 2015 qui marque un véritable tournant dans sa carrière. C’est en effet à ce moment qu’il tourne dans « La trêve« , une fiction belge qui sera diffusée à la RTBF dès 2016, et qu’il foule pour la première fois les planches en tant que chanteur, grâce à Alice On The Roof dont il effectue la première partie à la Rockhal (Luxembourg). Tout s’enchaine alors à une allure effrénée car le planning de Thomas doit combiner le théâtre il vient de reprendre Hamlet), la télévision (il est époustouflant dans « Je voulais juste rentre chez moi » basé sur l’histoire de Patrick Dils et touchant dans « L’Ile aux trente cercueils« ), le cinéma et la musique. Il faudra donc attendre 2018 pour voir enfin sortir dans les bacs « 21st Century Boy« , son premier album, mais c’est un vrai bijou. A écouter évidemment, mais à voir incarné sur scène également car c’est bien un show que Mustii livre à chacune de ses sorties. Tout qui a assisté une fois dans sa vie à un de ses live s’en souviendra à jamais (seul Alzheimer pourrait venir y mettre son grain de sable). Et ce n’est pas la sortie de son deuxième opus « It’s Happening Now » qui va changer la donne semble-t-il. Un album cette fois composé en collaboration avec les membres du groupe Delta et qui aborde notamment le thème de la schizophrénie. Sa prestation scénique version 2022 n’a rien perdu de l’énergie de son ancêtre. Mustii ne cesse de courir d’un côté à l’autre, descendant encore dans la foule et s’adressant régulièrement à celle-ci comme ci chaque spectateur était un de ses amis proches. Ce vendredi 02 septembre, c’est au Feelgood, à Aywaille, sur le coup de 20h, que Mustii clôturera sa saison festivalière, bien calé dans la programmation entre Amir et Kyo. PS: si la saison des festivals touche à sa fin, et que vous n’avez pas pu réagir à temps, ou que vous désirez simplement revoir l’exubérant Mustii sur scène, il se chuchote qu’il a ajouté de nouvelles dates à son agenda, comme le 24/09 au Delta (Namur) et le 15/10 à la Ferme du Biéreau (Louvain-La-Neuve), et que 2023 commence tout doucement à apparaître sur l’agenda.
Néolys, pas si « dérangé(s) » que cela…

L’édition 2022 du Baudet’stival a permis à de nombreux artistes en herbes (ou déjà confirmés, mais sous d’autres concepts) de se confronter pour le première fois à un vrai public de festival. Une sorte de test grandeur nature que Stefan Gillis, alias Néolys, a passé lui aussi avec brio. En 2019, c’était sur la scène annexe, avec un autre nom, une autre approche, et un répertoire en anglais que Stefan découvrait Bertrix. Cette fois, sur la scène principale, en français, sous les traits du héros de Matrix, le Bruxellois (si Neo fait référence au personnage du film incarné par Keanu Reeves, le lys est l’emblème de la région bruxelloise) est (re)venu en terres luxembourgeoises en conquérant. Vous vous demandez sans doute pourquoi le titre de l’article fait mention à la notion de « dérangé(s)« . Ceux qui ont eu l’occasion de se renseigner sur le nouveau concept de Stefan, ou qui ont assisté au concert, auront remarqué que c’est simplement l’appellation de son tout premier single floqué Neolys. Un morceau entraînant au texte moderne qui aborde notamment l’aspect accaparant des nouvelles technologies et des réseaux sociaux en particulier, tout en soulevant les dérives auxquelles cela peut mener. Au Baudet’stival, l’expérience Neolys fut un succès. Le step suivant était Spa et ses célèbres Francos. Là encore, pari gagnant. Il a le cuir de rockeur, un débit de rappeur, les attitudes d’un chanteur pop et finalement son synthé confère à son univers une atmosphère new-wave. Tout un monde à lui tout seul. Sur scène, il s’entoure toutefois d’un batteur et d’un guitariste/bassiste que certains d’entre vous auront certainement reconnu puisqu’il s’agit d’un membre de l’équipe de Mustii.
Agenda automne

AGENDA AUTOMNE 2022 Prolongation ID#2021 – Symbol jusqu’au 08.01.2023 Avec ses sons et lumières, l’exploration des arts numériques se poursuit dans l’Atomium cet automne avec la prolongation de l’exposition temporaire ID#2021 – Symbol jusqu’au 8.01.2023. Le parcours visuel et auditif poétique proposé par Visual System invite à une expérience hypnotique qui balaie l’apparente antinomie entre cet édifice métallique de l’Expo 58, emblème du progrès et de la science, et un cheminement intérieur. Infos pratiques https://atomium.be/expo_id2021 [1] Exposition temporaire sur plusieurs niveaux dans la sphère Lotto/Expo. Jusqu’au 08.01.2023 L’accès à l’exposition temporaire est comprise dans le ticket d’entrée de l’Atomium et au parcours de l’histoire du monument. Il n’y a donc pas de frais supplémentaires. 08.10 | Atomium Jazz | L’âme des poètes L’Atomium vous invite à venir découvrir ses concerts « Atomium Jazz » dans la magnifique salle Ilya Prigogine, sphère latérale avec une vue imprenable sur Bruxelles ! La série de concerts Atomium Jazz se poursuit avec le groupe ‘L’Âme des Poètes’ composé de trois musiciens de jazz de tout premier plan : Jean-Louis Rassinfosse (octave d’honneur 2019) et son humour dévastateur à la contrebasse, Pierre Vaiana au saxophone soprano (Django d’Or 2009 ) et Fabien Degryse (nominé aux octaves 2018 – catégorie jazz) à la guitare acoustique. Ce trio exceptionnel explore depuis 1992 le répertoire des grands standards de la chanson française pour en livrer des versions instrumentales pleines d’émotions, de créativité et d’humour. En concert, dès le premier morceau, le contact est établi, public et musiciens embarquent pour un voyage musical qui allie humour et émotions de manière inimitable dans une connivence unique entre le public et les artistes. Jean-Louis Rassinfosse, grand amateur de jeux de mots, intervient entre les morceaux pour nous les présenter. Le rythme s’accélère au fur et à mesure des présentations jusqu’à arriver à un débit hallucinant, qui dévaste tout et fait crouler de rire la salle ébahie. Alors, entre fou rire et émotion grave et profonde, entre souvenirs des chansons et découverte du traitement que le trio leur applique, le public sort de ce concert ravi, enchanté, heureux. Terminez le concert en beauté autour d’un verre, un bar sera mis à disposition dans la salle de concert ! Infos pratiques https://atomium.be/atomiumjazz [2] Place de l’Atomium 1 – 1020 Bruxelles, Belgium 08.10.22 | 19h30 > 21h Prix concert : 30 € Prix concert et dîner au restaurant de l’Atomium : 75€ (3 plats + coupe de champagne incluse) Tickets ici [3] Visuels ici [4] 10.09 | Atomium Free Electronic Festival L’Atomium Free Electronic Festival est de retour ! Avec la même volonté de démocratiser la musique électronique, l’Atomium, le C12 et Deep In House reviennent avec l’Atomium Free Electronic Festival, le 10 septembre prochain. Cette année, l’Atomium Free Electronic Festival met l’accent sur la rencontre avec les publics en proposant une nouvelle forme participative afin de célébrer le vivre-ensemble dans le respect des autres. Infos pratiques Evénement Facebook [5] Parking Trademart & Atomium – Place de l’Atomium 1 – 1020 Bruxelles 10.09.22 | 14 > 22h
Un look hyper travaillé, des R accentués, une pointe de provocation… la tempête De Maere est annoncée sur le site de la Citadelle de Namur.

« Un jour je marierai un ange » tourne en boucle sur toutes les radios francophones depuis des mois, il faut dire que l’air est entraînant et le refrain reste irrémédiablement en tête. Derrière cette chanson, et même l’album, intitulé simplement « Un jour je », s’impose un artiste peu commun que certains osent déjà comparer au toujours surprenant Stromae. La comparaison n’a pas vraiment lieu d’être selon le principal intéressé, qui concède toutefois être un fervent adepte de Stromae, mais aussi de Lady Gaga, deux artistes qui sortent assurément de l’ordinaire. Pour ceux qui n’auraient pas encore décrypté les indices, on parle bien ici de Pierre De Maere, ce garçon élancé qui aime jouer sur tous les tableaux, au propre comme au figuré. Né à Uccle voici 21 ans (et oui, il est né après l’an 2000), celui qui a choisi de garder son nom sur scène (ou tout du moins une partie) migre rapidement vers un petit village assez calme, Walhain. Un havre de paix et de quiétude. Trop sans doute pour cet artiste en herbe qui se lance très rapidement dans la composition de morceaux en anglais avant de revenir à sa langue natale qu’il maîtrise, déclare-t-il, nettement mieux. S’il écoute énormément la radio dans sa jeunesse, et sa pop commerciale, sa maman lui fait apprécier les artistes français de sa génération (Daniel Balavoine, France Gall, Michel Polnareff…), son papa l’initie aux sonorités anglophones de groupes cultes comme Pink Floyd ou Supertramp, et son frère (ingénieur du son) lui fait découvrir les arcanes de la nouvelle vague française. De son côté, Pierre s’écarte momentanément de la composition musicale pour se tourner vers la photographie de mode, une activité qu’il ne va pratiquer qu’un temps très limité mais qui va elle aussi jouer un rôle dans son processus de création artistique. Car c’est bien là que l’artiste se démarque, à l’instar de Stromae (ah, décidément, on y revient) ou de Billie Eillish, il propose un personnage singulier dans son apparence, sa relation au public, son approche visuelle des clips et son phrasé. Sur certains morceaux (mais pas sur « Un jour je marierai un ange »), sa prononciation des R est assez surprenante. Et pourtant l’artiste se défend d’avoir voulu en faire un argument de vente. « Je trouve que ça sonne mieux… parfois. Alors j’exagère peut-être un peu le roulement des R, mais ce n’est pas recherché comme une marque de fabrique ou un signe de reconnaissance, cela s’inscrit juste naturellement dans mon personnage ». Un personnage un brin provocateur, ou tout du moins ambivalent, avec lequel l’artiste aime également jouer, ne fut-ce que dans ses postures maniérées lui conférant parfois un petit air de ressemblance avec Boy Georges. Mais qui cela gêne-t-il à partir du moment où il n’est nullement vulgaire? Une chose est sûre, son spectacle scénique vaut la peine d’être regardé, et même vécu car l’homme se donne sur scène et n’hésite pas à faire participer le public. A Bertrix, pour sa première grande scène de festival en Belgique (au Baudet’stival donc), Pierre De Maere a ravi les nombreux spectateurs présents. Entretemps, ce phénomène musical a encore pris de l’ampleur (il a atteint la 4e place de l’Ultratop 50) et c’est à Namur, ce dimanche 28 août (à 17h00) qu’il déposera ses valises pour une nouvelle prestation que l’on attend impatiemment, d’autant que son concert se fera sur la scène du Théâtre de Verdur. Un cadre magnifique et une organisation toujours au top puisqu’on évoque ici, évidemment, le célèbre festival Les Solidarités qui fera vibrer la Citadelle de la capitale wallonne tout le week-end. Et pour ceux qui hésiteraient encore à acheter leur pass pour la journée (les pass week-end sont épuisés), sachez juste que se produiront notamment le même jour Delta, Cali, Christophe Maé, Gaëtan Roussel (la voix de Louise Attaque…) et le très attendu Bernard Lavilliers.
Silly Silence 2022 La nature, écrin de culture

SILLY SILENCE14.07 > 30.09 Regard de renard © Michel d’Oultremont© BE CULTURE Silly Silence 2022La nature, écrin de culture AGENDA DES ACTIVITES 21.08 | 10h30Atelier voix avec Julie Verkist 28.08 | 14h30Balade contée : « Les animaux imaginaires » 24.08 I 18h00Visite guidée de l’exposition « Silly Silence invite Michel d’Oultremont » par l’artiste 02.09 I 19h00Ronde de tambours avec Julie Verkist 11.09 | 10h30Atelier voix avec Julie Verkist 25.09 | 14h30Balade découverte des champignons Du 14 juillet au 30 septembre, dans le cadre de Silly Silence, vingt photos du photographe animalier belge, Michel d’Oultremont, seront exposées en plein air dans le bois de Silly. De renommée internationale, cet artiste est passionné de nature et de faune sauvage. Prises sur le vif, ses photos ne sont jamais retouchées. Il esthétise la rencontre avec pour seul objectif de montrer la beauté sauvage. Ses photos s’intègreront à merveille dans l’écrin que leur donne la forêt domaniale. Le visiteur se trouvera nez à nez avec un ours brun, apercevra un coyote ou encore sera plongé dans le décor époustouflant du bouquetin des Alpes… 20 ambiances à découvrir au détour d’un sentier du bois de Silly. Le scénographe Sébastien Boucherit a choisi d’encorder les arbres pour accrocher les photos. Ce système permet de laisser l’arbre intact mais aussi de laisser flotter les photos au grès du vent. Il attache une attention toute particulière à choisir l’adéquation idéale entre la photo et l’endroit du bois où elle sera exposée. Cette exposition est la colonne vertébrale d’un projet multidisciplinaire où viennent se greffer concerts, lectures, balades contées, balades guidées, animations… dont le point commun est le respect des sons et des rythmes de la nature. Initié en 2020, il réunit les valeurs chères à la commune de Silly : le tourisme vert, la slow attitude et la culture. INFORMATIONS PRATIQUES SILLY SILENCE EXPO « SILLY SILENCE INVITE MICHEL D’OULTREMONT » 14.07 > 30.09 Sentier entre le Chemin des Ronds et le croisement de la rue Brunfaut avec la rue Haut Port Rendez-vous visite de presse : parking du Chemin des Ronds Une initiative de Echevinat de la culture de Silly Alexandra Hauquier | 068 25 05 12 | culture@silly.be www.silly.be https://www.facebook.com/Silly-Silence Soutenu par Ideta et par la Province du Hainaut PRESSE SILLY SILENCE I BE CULTUREGeneral Manager : Séverine ProvostProject Coordinator : Charline Mabillecharline@beculture.be – +32 474 11 65 29+ 32 2 644 61 91 – beculture.be
« EN PISTE ! » « PRIX DE LA CRÉATION DE LA VILLE DE LIEGE »

En Piste ! est désormais l’évènement de la rentrée au musée de La Boverie.
Jazz in Belgium

Jazz in Belgium : première vitrine de la communauté jazz en Belgique Le 28 septembre, le site web Jazz in Belgium fait peau neuve. Disponible en trois langues, désormais collaboratif et participatif, le site est également accessible à tous et toutes sans condition. Lancé il y a 25 ans et dédié à la communauté jazz en Belgique, cet outil de promotion et de diffusion du jazz belge a été entièrement repensé pour répondre tant aux besoins des professionnels que du grand public. Développé par l’association Les Lundis d’Hortense, le nouveau Jazz in Belgium ambitionne de devenir la première vitrine de la communauté jazz en Belgique. Le nouveau Jazz in Belgium facilite l’accès à l’information dans l’ensemble des domaines du jazz, du mainstream au modern jazz, du post bop au free jazz, du swing au manouche, du crossover au Nu-jazz… Parmi les contenus directement créés et publiés par les différents opérateurs de la scène jazz à Bruxelles, en Flandre et en Wallonie, épinglons : un agenda ouvert à toutes les activités jazz (concerts, jam sessions, festivals, conférences ou masterclasses…), un répertoire des lieux de jazz géolocalisés, des pages d’artistes actualisées, les sorties discographiques, un annuaire professionnel et des lieux de formation. Pour le grand public amateur de jazz, le site offre une plongée dans l’histoire du jazz belge et permet la découverte quotidienne de nouveaux artistes. Via une simple identification, le site permet aussi de suivre ses contenus préférés – artistes, salles, festivals… De quoi bénéficier d’une navigation personnalisée et de ne (plus) rien manquer de la scène jazz actuelle. Pour les professionnels du jazz – artistes, salles de concerts, jazz clubs, managers/bookers, labels, institutions, studios ou journalistes – il offre un support de promotion et de communication dynamique et simple d’utilisation. Chaque membre de la communauté Jazz in Belgium peut modifier en quelques clics et mettre à jour sa photo, sa biographie, ses liens média ou encore ajouter ses dates de concert en Belgique. À travers cette initiative, conçue comme invitation à rejoindre la grande famille du jazz en Belgique, l’asbl Les Lundis d’Hortense ambitionne d’offrir un espace de diffusion et d’information unique, dynamique et accessible à tous et toutes ainsi qu’un précieux levier d’échanges entre les différentes communautés du pays. INFORMATIONS PRATIQUES jazzinbelgium.be 28.09 | Soirée de lancement | Jazz Station19h00 – Drink19h30 – Présentation de jazzinbelgium.be20h30 – Concert : Ben Sluijs quartet22h00 – Concert : YôkaïTarif : Pay What You Can Jazz StationChaussée de Louvain, 193a-1951210 Saint-Josse-ten-Noode
Du soleil à l’envers … ça donne Leiso (ou presque)

La saison des festivals offre l’occasion de voir en live certains artistes confirmés mais aussi de découvrir d’autres moins connus qui peuvent se révéler tout aussi intéressants. La journée du samedi au Baudet’stival nous a ainsi gratifié de quelques découvertes dont l’une des plus surprenantes fut assurément Arty Leiso. Arty pour Arthur et Leiso pour soleil… à l’envers. Ou en verlan comme on dit. La présentation officielle de l’artiste par le speaker annonce tout un concept, et c’est effectivement une déferlante de touches acoustiques et visuelles qui s’invite sur le podium. Du chant (un mélange de rap et de hip-hop en français) aux accents humoristiques, une mise en scène décalée partagée avec son complice, Mickaël Dubois, une garde-robe hétéroclite et une chorégraphie digne des premiers pas des novices de la Star Ac’ saison 1. Ah oui, j’oubliais, mais vous l’avez sûrement remarqué de vous mêmes, ce touche à tout de la scène présente un méchant air de ressemblance avec un célèbre chanteur/humoriste/acteur/producteur/réalisateur/scénariste français, l’indémodable Michaël Youn, qui lui aussi multiplie les univers. Si physiquement le rapprochement saute aux yeux, c’est aussi parce qu’Arthur semble jouer sur cette corde. Rappeur francophone biberonné au jazz, Arty Leiso est difficilement cernable. Il faut dire qu’il aime mélanger les styles et les cultures. Il est d’ailleurs un grand amateur de cuisine africaine … et de cacahuètes. Paradoxalement, il est un guitariste rock qui a commencé à rapper pour parodier Booba puis qui s’est pris au jeu en construisant ses morceaux autours de délires du quotidien. Finalement, c’est tout un album qui est sorti de l’esprit d’Arty, « Comme je veux » avec le morceau du même nom, mais aussi « Désobéissance » ou encore « Maintenant« . Ah oui, dernière petit info au cas où … Comme l’artiste possède diverses casquettes, il joue sur plusieurs tableaux aussi. Ainsi, il se produit encore, en parallèle à son concept solo, avec le groupe Purpleized. A bon entendeur…
On s’était dit rendez-vous dans 1 mois…

La tournure de phrase est si particulière que les fans auront de suite reconnu l’intro d’une chanson culte de Patrick Bruel, si ce n’est que dans « Place des grands hommes », le délai était de 10 ans. Heureusement, vous n’aurez pas à attendre autant pour (re)voir l’auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur et joueur de poker français sur les scènes de notre beau petit pays puisqu’il sera à Aywaille, au FeelGood Festival le samedi 03 septembre. On pourra donc y entonner : On s’était dit rendez-vous ce jour-ciMême jour, même heure, même pommesOn verra si le show en valait la peineLe long de la rue Marsale Bon, vous avez raison, le couplet a été très légèrement modifié, mais c’est juste pour attirer votre attention en vous rappelant cet événement incontournable qui se déroulera donc le premier week-end de septembre à Aywaille, non loin d’un endroit culte pour les amateurs de cyclisme, la Redoute. A cette occasion, l’artiste aux multiples talents et aux innombrables titres références reprendra bien évidemment les chansons les plus emblématiques de son répertoire, mais il se chuchote dans les couloirs qu’un nouveau single devrait sortir juste avant son passage au bord de l’Amblève. Pour vous permettre d’attendre (et oui, je vois que certaines trépignent déjà d’impatience), voici quelques clichés pris lors de son passage début juillet à Bertrix, au Baudet’stival. Une prestation qui n’a évidemment déçu personne, comme d’habitude. Ce n’est pas pour rien que le sexagénaire (il a en fait 63 ans) dispose de nombreux fans clubs qui se déplacent en masse à chacune de ses apparitions. En résumé, au Baudet, c’était top, alors la séance de rattrapage du samedi 03 septembre promet d’être également festive. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…
Un vendredi à Bertrix…

Après deux ans sous cloche sanitaire, crise du Covid oblige, Bertrix a retrouvé des couleurs, et surtout du son, en cet an 2022. De quoi permettre aux Baudets de se trémousser aux rythmes de quasi tous les genres musicaux. Car c’est l’une des caractéristiques de ce festival familial, il est hétéroclite. Nous vous avons déjà proposé, précédemment, quelques clichés du passage de Calogero, Florent Brack, Charles, Delta ou encore Maeva, qui se sont tous produits le jour de l’ouverture de cet événement, il nous restait dans le tiroirs les prestations de 3 artistes, l’occasion est donc toute trouvée de vous en faire profiter d’autant que chacun représente un univers, Neon Rust étant un jeune groupe rock proposant des compositions en anglais, Saskia étant plus catégorisée pop française quant à Mosimann, il est clairement, du moins lors de ses shows, orienté vers l’électro. Saskia, doux mélange métissé de cultures complémentaires. Suite à la défection d’un groupe devant se produire sur la scène annexe dans le cadre du contest « Tremplin » (Hillary Step), c’est la Bruxelloise Saskia qui a ouvert le bal du Baudet’stival. Sur l’immense scène principale trônant Place des 3 fers, la jeune demoiselle aux origines algériennes ne s’est pas démontée. Au contraire, elle a livré une performance calibrée juste comme il le faut, à savoir un début assez calme avant une montée progressive en rythme et en ambiance. Car si son nom ne résonne pas encore comme celui de Stromae, il pourrait être cité régulièrement sur les ondes radios dans les prochains mois. Avec des titres comme « Dans ma tête » ou « C’est la règle« , elle aborde des thèmes d’actualités qui font mouche et dont la mélodie traîne irrémédiablement dans l’esprit. Pour l’occasion, Saskia avait invité Jeronimo, à la rejoindre sur les planches. De la pop française au rock anglais, il n’y a que quelques pas à poser au Baudet’stival… Créé en juillet 2020, Neon Rust fête ses 2 ans au Baudet. Quatre amis qui, dans un garage, décident de monter un groupe rock, l’histoire est un éternel recommencement semble-t-il, car cette histoire, on l’a déjà entendue à de nombreuses reprises. Mais ici, les jeunes proviennent de Florenville, sont autodidactes, et n’ont pas froids aux yeux. Deux mois après la création du groupe, il se produisait en effet déjà sur scène. Désormais, cela fait 2 ans, et c’est toujours la fête au royaume de la débrouille comme le démontre leur message sur les réseaux sociaux, posté juste avant leur déplacement chez les Baudets. « Quelqu’un serait-il en mesure de nous loger dans le coin de Bertrix ou Marche-En-Famenne après notre concert de demain? Même un jardin où planter nos tentes ça fait l’affaire, on est gentils et on fait pas le bordel Merci à tous « L’histoire ne dit pas où les membres du groupe ont finalement dormi mais ils se produiront ce 23 septembre au Marbeland festival. 3 guitares/basses et une batterie, ce sont les ingrédients nécessaires à une bonne prestation rock aux accents britishs. Avec ces deux artistes/groupes, nous venons de faire un grand écart musical. Et bien le suivant va carrément vous faire plonger dans l’abîme puisqu’on se dirige cette fois vers l’électro … Le retour aux origines pour Mosimann On l’a connu chanteur à la Star’Ac (il y a déjà 14 ans) compositeur et pianiste pour Grand Corps Malade, producteur, batteur (personne n’a oublié son show d’avant Covid avec son instrument monté sur une structure mobile inclinable), et coach pour The Voice Belgique (souvenez-vous de l’épisode des lacets…), mais c’est comme DJ que le Franco-Suisse s’éclate sur scène. En fait, tout (ou presque) ce qu’il approche se transforme en or. Et, cerise sur le gâteau, le garçon est extrêmement sympathique et abordable. A Bertrix, comme lors de tous ses passages en Belgique d’ailleurs, il a encore mis le feu, au figuré bien sûr. Quelle ambiance! De quoi faire passer la pilule à ceux qui n’ont pu obtenir un sésame pour Tomorrowland.
Maëva réussit son baptême du feu, ou plutôt des planches, au Baudet.

A Bertrix, les organisateurs misent désormais sur une programmation en alternance entre deux scènes. La principale, sur laquelle se sont déjà produits notamment Jenifer, Mustii, Cali, Soprano, Patrick Bruel, Julien Doré, Delta, Hyphen Hyphen … et une scène annexe, un peu à l’écart, certes, mais qui a l’avantage de permettre à certains artistes de pouvoir se produire, eux aussi, dans des conditions de festival. Et pour l’un d’entre eux, ou plutôt l’une d’entre eux, à savoir la jeune Maëva, 23 ans, originaire de Bruxelles, on peut même parler de véritable découverte ou de test grandeur nature puisqu’elle y effectuait sa première prestation dans un tel environnement. Un premier concert avec une telle infrastructure, mais la chanteuse, qui s’est découvert cette passion pour la musique grâce notamment aux airs de Christophe Maé, n’en n’était toutefois pas vraiment à son coup d’essai micro à la main puisqu’elle était déjà présente lors de l’édition 2018 de Viva for Life à Nivelles. Une expérience qui lui a sans doute servi car elle a proposé un show digne de l’événement. Cette fois, c’était à l’occasion d’un concours tremplin que l’étudiante (et oui, elle fréquente toujours les bancs de l’école) a donné de la voix, avec à la clef une opportunité de se produire le dimanche sur la scène principale en compagnie de ses deux musiciens. Finalement, ce sont les Lucky Hodjo qui ont remporté la mise, mais Maëva n’a pas effectué le déplacement en province du Luxembourg pour rien. Elle a pu renouer le contact avec le public (et on sait que les ardennais peuvent être chaleureux) et tester ainsi son jeu de scène. Une sacrée expérience en prévision de la sortie de son premier album qui devrait voir le jour à l’aube de 2023. Avec l’accueil qui lui a été réservé à Bertrix, la jeune et prometteuse artiste n’attend plus que l’occasion de pouvoir remettre le couvert rapidement.