23 juillet 2026

Clap de fin pour Dour 2026, quid de 2027 ?

On parle énormément de Dour ces derniers jours dans la presse et sur les réseaux et c’est normal. L’édition 2026 du festival localisé sur l’entité vient de se terminer le dimanche 19 juillet que des milliers de questions foisonnent déjà sur l’avenir de ce géant qui a montré quelques signes de faiblesse ces derniers temps.

L’endroit désormais iconique pour vos clichés à Dour – ReMarck Photos.

C’est du moins qu’il se rapporte dans les articles qui abordent l’aspect financier et culturel de l’événement, les organisateurs concédant que malgré le succès populaire rencontré chaque année (vous étiez encore 220 000 sur ces cinq jours), l’équilibre budgétaire est difficile à atteindre.

Jeune Morty, l’un des artistes à avoir animé la Boombox, l’espace urbain de Dour – ReMarck Photos.

En fait, c’est l’après-covid qui semble poser problème car jusque 2020, Dour n’avait cessé d’accroître son expansion. Cet aspect n’est donc pas récent, mais l’actualité repose cette fois sur un transfert des actions. Sans entrer dans les détails, le festival devrait connaître une nouvelle orientation dès la fin septembre.

Les après-midis sont calmes…avant la tempête du soir – ReMarck Photos.

En effet, c’est à ce moment que Carlo Di Antonio, fondateur du festival, et actuel détenteur de la moitié des actifs, va officiellement acquérir 0.1 pourcent de plus, ce qui lui permettra de devenir quoi qu’il advienne l’actionnaire majoritaire, et donc décisionnaire.

On a même rencontré des Aliens à Dour… ReMarck Photos.

L’homme politique originaire de la région s’est d’ailleurs déjà exprimé, succinctement, sur le sujet en disant qu’il y aurait bien une nouvelle orientation dès 2027.

Fat Dog, l’un des concerts marquants de cette édition – ReMarck Photos.

Côté critiques, on voit régulièrement postés sur les réseaux des messages pointant le manque d’identité du festival, la demande de revenir sur le site original ou encore le célèbre « c’était mieux avant… ».

On peut tout se permettre à Dour… avec la perspective évidemment – ReMarck Photos.

Revenons un peu à cet avant. Le festival a connu sa première édition en 1989. A ce moment, 2000 personnes sont venues pour faire la fête mais aussi écouter des groupes, plutôt orientés rock, avec comme tête d’affiche un certain Bernard Lavilliers. Le site choisi était La Machine à Feu.

Ambiance conviviale entre les concerts – ReMarck Photos.

Le festival va connaître au fil du temps un développement exponentiel au niveau de sa fréquentation, du nombre de scènes proposées et des activités annexes. C’est ainsi qu’en 1994 est mis en place un premier camping. En 2002, la barre des 100 000 festivaliers est franchie, on passe à 144 000 dès 2007 et cela ne cesse de grimper jusqu’en 2019 avec une édition record à 251 000 festivaliers.

Mais quand le show débute… c’est full devant les scènes – ReMarck Photos.

En comptant que le festival dure 5 jours, on est à environ 50000 personnes par jour sur le site, soit plus de trois fois la population totale du village (moins de 17 000 habitants).

A Dour, on peut venir en famille, surtout quand papa travaille sur le site – ReMarck Photos.

Un tel rassemblement entraîne inexorablement des nuisances pour les riverains, sans compter qu’il faut trouver de l’espace pour les scènes, les campings (on est passé désormais à une offre de 38 000 emplacements), les parkings, l’intendance… Le site de la Machine à Feu n’était plus envisageable, ce pourquoi le festival a migré vers les éoliennes.

Les reporters sont de sortie, même ceux de la TV – ReMarck Photos.

Et je dois dire que pour une personne venant d’assez loin comme moi, l’endroit semble approprié. Il est facile d’accès depuis le réseau routier, je n’ai personnellement pas rencontré de problème de circulation, bien fléché, vaste …

Certains sont inspirés pour capter l’attention – ReMarck Photos.

La critique principale qui revient concerne le « manque d’identité » du festival voire, pour certains, l’effacement du style original rock au profit des tendances actuelles de l’urbain et de la techno.

Il y a des fans de mangas dans la place… ReMarck Photos.

Nous ne pouvons dire qu’il y a un manque d’identité car Dour n’incarne pas un genre musical, mais un état d’esprit, une légèreté ressentie pendant quelques jours où des personnes de milieux et d’origines diverses se donnent rendez-vous pour profiter au maximum du moment présent et cet aspect semble encore bien ancré au sein des festivaliers rencontrés.

Toujours dans un esprit « Love » – ReMarck Photos.

Des festivals thématiques, il y en a déjà avec Tomorrowland (électro), Pukkelpop et Graspop (métal), Rock Werchter (rock/pop), les Ardentes (urbain) … Comme ces festivals ne sont pas très éloignés au niveau géographique (en Belgique, en 2h vous êtes à l’autre bout du pays quasi) ou du calendrier (Tomorrowland occupe d’ailleurs le même créneau partiellement), Dour a choisi d’ouvrir son offre à une multitude de styles. Cela ne l’a pas empêché de devenir l’un des mégas festivals du royaume, certes loin derrière Tomorrowland (400 000), mais au même niveau que le Graspop (220 000) et que Les Ardentes (250 à 270 000), soit avec plus de public que Werchter (160 000).

Huntrill balance du son – ReMarck Photos.

Dans les articles qui vont vous être proposés prochainement, nous allons tenter de vous montrer quelques aspects de Dour (vous avez remarqué, on ne dit même pas le festival de Dour, mais Dour simplement, comme si on pensait d’office à l’événement avant d’envisager le village sur lequel se déroule cette festivité…). Je dis quelques aspects car nous n’avons été présents que 2 jours sur le site, qu’il est matériellement impossible de voir tous les concerts et prestations, et que compte-tenu des accès limités dont nous disposions, ce n’était pas toujours évident (pas de front / crash barrière, donc obligation de shooter de loin ou de prendre le risque d’endommager les appareils, car cela bouge bien devant les scènes à Douuuuuuureuuuuuuhhh).

Ce n’est pas une mauvaise idée d’avoir pensé aux hamacs – ReMarck Photos.

On peut déjà vous dire qu’Orelsan sera au rendez-vous, comme Disiz et Jeune Morty, mais aussi quelques artistes moins connus du grand public qui ont mis une ambiance du tonnerre comme Fat Dog ou encore Ultra Vomit. Et oui, il y a encore du rock à Dour, n’en déplaise à certains.

Faites de doux rêves jusque 2027… euh, non au fait, on va revenir avec les clichés des concerts.

Mais ce qui compte évidemment, c’est l’ambiance, au bord des scènes, mais aussi ailleurs car Dour ne se « limite » pas aux concerts programmés sur les 7 scènes officielles. Plusieurs partenaires (comme une célèbre marque de vodka) organisent aussi des events qui recueillent parfois un accueil très chaleureux, les campings ne dorment (presque) jamais, et certains espaces proposent des animations continues qui font dire qu’il y en a pour tous les goûts et tous les genres à Dour.

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ReMarck

Team
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