Le Baudet’stival édition 2026 n’a certes pas battu de record d’affluence (les organisateurs auraient préféré comptabiliser 2000 entrées de plus), mais la cuvée fut tout de même très bonne avec une programmation de qualité et une ambiance que l’on sait toujours agréable à Bertrix.

On épinglera quelques petits heurts, principalement le samedi en début de soirée, limités à des provocations verbales, mais le soleil a sans doute tapé un peu trop fort sur le crâne de certains qui devraient comprendre que l’alcool n’est pas conseillé par de si fortes chaleurs. Au final, pas de soucis car le service de sécurité était vigilent et la grosse majorité du public bienveillante. Il faut dire qu’à ce moment, de nombreux enfants étaient sur la Place, attendant avec impatience les ex élèves de la Star Ac’. On peut donc classer le Baudet dans les festivals les plus sûrs et accueillants de l’été.

Dans cet ordre d’idée, l’un des artistes les plus solaires et sans doute Soprano, dont l’expression faciale et le discours transmettent toujours un message de paix et d’unité.

Avec ses 30 années de scène (il a débuté en 1995 avec Psy 4 de la rime), « Sopra » pourrait presque figurer dans la vitrine des dinosaures du rap, mais le chanteur n’a cessé, au long de sa carrière, de suivre la bonne vague, de manière à être toujours, à l’heure actuelle, l’un des artistes les plus prisés.

Avec des titres comme « Clown », « Roule », « En feu », « Cosmo », « Mon précieux », « le coach », « Millionnaire » … il a su toucher des millions de personnes. Ses titres sont devenus intemporels. D’autant qu’il marque souvent les esprits avec des sujets d’actualité (la maladie, la dépression, le harcèlement en milieu scolaire… ou encore l’investissement des « petites mains » avec ce « A nos héros du quotidien » qui n’est pas sans rappeler la plume que maniait avec la même dextérité un certain Jean-Jacques Goldman).

Soprano s’investit pour de nombreuses causes, mais c’est son comportement dans le quotidien qui le différencie de nombreuses étoiles du star système. Il est simple, accessible, souriant, poli. Le revers de la médaille, c’est que tout le monde l’aime, au point de devoir mettre en place des mesures particulières pour lui permettre de répondre à certains engagements.

Exemple concret : tout au long du week-end, une célèbre radio nationale et TV Lux (partenaire du festival) ont vu défiler les artistes dans leurs locaux improvisés pour les traditionnelles interviews.

Le hic, c’est que ces locaux étaient hors de la zone backstage. Pas très loin, à une vingtaine de mètres pour l’un, un peu plus pour l’autre. Mais cette petite distance était, à un moment donné, remplie de public car l’info a fuité, Soprano allait lui aussi se prêter au jeu des questions-réponses. La solution trouvée a été de fermer un couloir à l’aide de barrières jusqu’à l’un des studios. Cela peut paraître excessif, mais il faut également comprendre l’entourage du festival et de l’artiste qui font le maximum pour éviter le moindre souci.

Pour l’avoir croisé subrepticement (et seulement quelques secondes), on peut vous confirmer ce que nous avons noté plus haut, il est vraiment très humain.

Avançons un peu dans la soirée, et nous voici au moment tant attendu, le show du boss. Outre le fait qu’il dispose d’un répertoire de hits impressionnant, Soprano est en effet connu pour être une vraie « bête » de scène, dans le sens le plus noble du terme, cela va s’en dire.

Avec Sopra, attendez-vous à chanter, à sauter, à danser… Il ne ménage jamais ses efforts car comme il aime à le répéter, son job est de faire passer le meilleur moment possible à tout le public. Il sait que se rendre à un concert ou qui plus est à un festival, représente un coût financier non négligeable, et cet « investissement », Soprano veut le rembourser en énergie et bonne humeur. Pendant 1h30 (voire plus), le spectateur doit oublier ses soucis.

Pour cette nouvelle tournée, on garde l’esprit festif et dansant avec des danseurs acrobates qui ont le beau rôle grâce à une mise en scène qui pourrait vous surprendre. Inutile de vous cacher que le feu jouera encore son propre rôle et côté national, on saluera la prestation des deux danseuses qui sont Belges et jumelles. AnGe Twins, nom de leur duo, comprend Angélique et Géraldine, deux spécialistes du Hip-hop (championnes du monde de la discipline) nées à Liège mais ayant grandi à Wavre.

Tu as vraiment apprécié le show et tu en veux encore, ou tu l’as peut-être manqué ? Zut alors ! Mais rien n’est perdu, une séance de rattrapage est organisée le 05 septembre aux Solidarités (Namur).
Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
























