Tic tac, tic tac, les secondes s’égrainent inlassablement, méthodiquement, régulièrement, nous rapprochant indubitablement du coup d’envoi de l’un des derniers festivals de l’été, les Solidarités, établies (temporairement) sur les hauteurs de Namur, à Suarlée exactement.

Avec Soprano, Gaëtan Roussel, Suzane, Christophe Maé, Marguerite, Mentissa, Miki, Sam Sauvage et quelques autres beaux noms qui se partagent la tête d’affiche, ce festival n’a certainement pas à rougir devant ses confrères qui viennent de décliner leur événement en version 2026.

La journée du samedi est d’ailleurs annoncée comme sold-out. Impossible de se fournir un pass trois jours, ceux-ci étant également écoulés depuis belle lurette. Il ne reste plus que quelques tickets journaliers, en fait, pour les vendredi et dimanche.

A chacun son choix, mais le dimanche est généralement le jour le plus prisé par les familles. Vu la programmation, il est en effet très possible que les plus jeunes aient une préférence pour le jour de clôture de cette édition.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la soirée inaugurale car elle n’est pas dénuée d’intérêt avec quelques personnalités qui ne manqueront pas, nous en sommes presque certains, de ravir les yeux et les oreilles des festivaliers, même les plus sélectifs.

Pas d’urbain axé teenager, de house ni de métal, d’autres organisations nous ayant déjà abreuvés de ces genres musicaux en cours de saison, mais un Sam Sauvage dont la poésie des textes ne trouve de comparaison que dans son implication scénique maniérée et poussée à un extrême qui n’est pas sans rappeler des artistes aussi iconiques que Becaud, Brel ou Stromae, la douce folie de Josy and the Pony, les mélodies rocks attendues de Girls in Hawaii et Pony Run Run, deux groupes dont un nombreux public attendait le retour à l’avant-plan et le come-back de deux groupes britanniques qui ont accompagné l’éclosion de plusieurs générations.

Ces deux groupes sont O.M.D autrement dit Orchestral Manœuvres In the Dark, essentiellement actif de 1978 à 1996, et Faithless qui a enchaîné avec ses tubes Insomnia, God Is a DJ … dès 1995.

Du réchauffé diront certains. Le concept Stars 80 et les nombreux retours en grâce de groupes qui avaient connu un certain succès avant une pause parfois très longue (rien que le nom d’Oasis doit vous parler) démontrent que l’attrait pour ces retours sur scène est bien présent.

Maxi Jazz, décédé en 2022, était le chanteur emblématique de Faithless, et il manquera assurément, mais son esprit planera au-dessus du groupe qui reprendra les titres phares qui ne pourront que vous embarquer dans une danse frénétique. Et que dire du catalogue de d’OMD sinon qu’il fait partie des références de la fin du siècle dernier. Quatorze albums studio, quasi autant de compilations et de versions live, c’est du lourd.

Aucun Dj digne de ce nom n’oserait écarter ce groupe de sa playlist s’il entend s’attaquer aux années 80-90. Avec Electricity, Souvenir, Maid of Orleans et surtout Enola Gay, OMD s’est hissé à hauteur des Duran Duran, U2, Depeche Mode et autres Eurythmics.

Reste un groupe à vous présenter. On l’a gardé pour la fin car il envoie du très costaud sur les planches, et cela, on peut le confirmer pour l’avoir vu il y a quelques semaines aux Les Gens d’Ere.

Ce groupe, c’est Skip The Use. Les festivaliers les plus avertis doivent connaître, car la bande à Mat Bastard est une référence en matière de prestation scénique, un peu à l’instar d’un autre groupe français, mais qui a choisi de se retirer, Shaka Ponk.

Mat est une boule d’énergie qui semble parfois non maitrisable. Il saute partout et même parfois dans le public ! Assurément une prestation à ne pas manquer. Cela risque d’être l’un des moments forts, si pas l’apothéose anticipée, de ce festival.

Nous illustrons cet article avec des clichés pris lors de la prestation du groupe à Ere, en juillet, mais nous avions également présenté leur dernier album, Love & Anxiety, sorti voici peu. Retrouvez cette présentation ici.

Avec le temps, et l’âge peut-être, certaines personnalités s’assagissent. Et bien pour Skip The Use, ce n’est pas encore le cas. Si vous aviez kiffé le passage de Frah et Samaha (les chanteurs de Shaka Ponk) à Namur, aucune hésitation à avoir, direction le même spot ce vendredi.

Retrouvez les clichés du concert de Skip The Use à Ere sur la page FB – ReMarck photos, où vous aurez accès, au fil des parutions, aux photos des prestations des Solidarités 2026.

























