LEJ, trois lettres pour autant de prénoms, Lucie, Elisa et Juliette. Trois demoiselles originaires de Saint-Denis (région parisienne) qui ont des aptitudes de haut-vol pour le chant et les instruments et qui, un soir d’automne 2013, décident de former un groupe pour participer à un concours organisé par Tryo permettant au vainqueur de se produire à ses côtés en concert.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais L.E.J remporte ce concours, et les voici, treize ans plus tard, en tournée avec leur cinquième album, « S’aimer c’est une galère », sorti en octobre 2025.

Entretemps, le trio a remporté la victoire de la musique de la révélation scène 2017 et a vu son premier album certifié triple platine, mais c’est surtout pour leurs adaptations de hits, et l’enchaînement de ceux-ci, ce que l’on appelle désormais un mashup, que ces drôles de dames ont conquis un large public.

On adhère complètement au concept, lorsqu’il est aussi bien réalisé (on vous conseille le mashup 80’s qui est absolument fabuleux), mais L.E.J est aussi un groupe qui dispose de compositions originales. C’est d’ailleurs autour des titres de ce nouvel album qu’est articulé le spectacle 2026 dont l’apothéose est attendue le 29 mai au zénith de Paris La Villette.

Bien avant cela, L.E.J était de passage à Bruxelles le 26 février, et plus particulièrement à l’Ancienne Belgique, avec comme première partie une locale, Mia Lena, qui a la particularité d’avoir déjà joué en ouverture du trio français dix ans plus tôt. Depuis lors, beaucoup de choses ont changé, dont le style musical de la Bruxelloise qui s’est écartée de l’urbain au profit d’une rythmique plus posée qui convient aux reliefs de sa voix.

Le meilleur exemple est sans doute cette adaptation de Back to Black d’Amy Winehouse, jouée simplement au clavier, dont les derniers paragraphes sont (ré)écrits en français. Moment suspendu, presqu’intemporel où la technique impeccable de l’interprète allié aux failles de ce voile fragile rend la version admirable.


Admirable comme ces harmonies proposées par Lucie, Elisa et Juliette, devenues des références du genre, avec leurs instruments (clavier, guitare, violoncelle, …) mais aussi, et surtout dirons-nous, leurs voix.

Alors qu’une très célèbre émission de télé-crochet (ou télé-réalité) symbolisée par un micro bat son plein dans différents pays (dont la France et la Belgique), les L.E.J marquent les esprits par leur maîtrise du sujet. Ici, aucune ne sort véritablement son épingle du jeu avec des prouesses techniques inégalables, mais l’ensemble est remarquable, et la mise en scène est soignée et très agréable à suivre.

En conclusion, oui, on valide complètement ce concert.

Retrouvez les clichés validés du concert sur la page FB – ReMarck Photos.






















