Le parcours d’un artiste n’est pas toujours dessiné comme une autoroute longiligne où le succès s’atteint en poussant simplement sur l’accélérateur. Certains ne perceront d’ailleurs jamais, malgré un talent certain.

On a tendance à prendre en exemple les rares exceptions qui connaissent une mise en lumière immédiate, via une émission TV ou les réseaux sociaux, mais ne s’improvise pas Helena ou Jenifer qui veut. La plupart des personnes voulant évoluer dans ce milieu galèrent un peu, beaucoup, et doivent accepter des boulots dits « alimentaires » pour gagner suffisamment pour se loger, se nourrir, et accessoirement produire leurs sons. Ce fut le cas pour Florent Pagny, Claudio Capéo ou encore Eddy De Pretto qui chantait sur les bateaux mouches pour arrondir ses fins de mois.

Olivia Stone est à classer dans cette deuxième catégorie. Elle s’est bien présentée à une célèbre émission (The Voice Belgique), mais n’y pas été sélectionnée, elle est très active sur les réseaux, mais les publications ne dépassent pas une certaine sphère de suiveurs (appelés followers). Cela pourrait en décourager certains, mais pas cette Belgo-Américaine qui a de la suite dans les idées.

Son physique avantageux lui permet très jeune de devenir ambassadrice pour une marque de maillots de bain aux USA, mais c’est le genre d’occupation très précaire et limitée dans le temps. D’autant qu’à 18 ans, elle décide d’arrêter ses études pour se consacrer à sa passion : la musique.

Ses premières compositions sont assez noires, typées pop et écrites en anglais. C’est son feeling du moment. Pour s’accrocher à son rêve, elle accepte de travailler dans un restaurant. Le moral n’y est pas toujours.

Mais elle persévère encore et toujours. Cette fois, elle décide d’opter pour une autre approche avec des morceaux plus lumineux et dansant, cela s’apparente plus à de l’électro pop et le français s’impose comme langue basique. « Tomber dans le flou » puis « Hyperactive » ouvrent une brèche.

Olivia commence à être programmée en radio et se fait un nom. Il faut toutefois attendre la sortie du single « Isabelle » pour voir la notoriété de la chanteuse exploser qui enchaîne avec une nouvelle plage « Sublime ».

Olivia Stone voit le bout du tunnel, celui où elle savait que ses compos étaient de qualité mais que la lumière n’arrivait jamais jusqu’à elle. Au Baudet’stival, c’est sur la Lavish stage que la chanteuse wavrienne s’est exprimée. Une scène encore un peu étroite pour elle, mais qu’à cela ne tienne, elle a livré une prestation topissime, sorte de répétition presque grandeur nature pour l’objectif de début 2027, cette date au Cirque Royal programmée le 18 mars.

Et comme un entraînement n’est jamais une mauvaise chose, Olivia Stone reverra encore ses gammes début août dans le cadre du Red Festival à Avin (Hannut). Retenez la date, ce sera la 07 août.

Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

























