On l’avait un peu mis de côté depuis 2022 et la sortie de l’album « Amour », mais Sérigne M’baye Gueye, alias Disiz, et toutes ses déclinaisons, effectue un retour marquant sur scène pour ses 30 ans de carrière.

Et oui, l’homme aux multiples casquettes : rappeur, chanteur, compositeur, comédien, acteur et écrivain, et aux appellations toutes aussi variantes (les plus anciens l’on découvert sous le nom marquant de Disiz la Peste, avant qu’il ne décide de tourner le dos, temporairement, au rap sous sa période Disiz Peter Punk, mais il a aussi porté le patronyme d’Inspecteur Disiz et se nomme désormais simplement Disiz), a débuté dans le show-bizz en 1995, même s’il a dû attendre l’année 2000 pour connaître l’engouement du public suite à la sortie de son premier album, Poisson Rouge, mais aussi à sa participation à la BOF de Taxi 2.

L’homme n’est pas avare en déclarations et en prises de position, ce qui lui vaut un éclairage médiatique qui n’est pas toujours exclusivement destiné à son œuvre musicale. On pense notamment au clash avec Joey Starr ou à son soutien à Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007.

En 2009, ses propos accompagnant l’album « Disiz The End » ne passent pas non plus inaperçus.
« J’arrête le rap dans sa forme définie dans cette pauvre France, mais je continue la musique dans son aspect général ». On sait désormais que ce virage n’aura été que très limité dans le temps, mais on doit reconnaitre que l’artiste a le don de prendre ses fans à revers en modifiant son approche très régulièrement. Du funk, du rock, du hip-hop, du reggae, du r’n’b et même de l’électro. Tout, ou presque, qui touche à la musique est approché par Disiz dans ses compositions.

Il faut dire qu’avec, désormais, 14 albums dans la discothèque, il a de la place pour les expériences. Ce dernier en date « On s’en rappellera pas » pourrait justement marquer les esprits notamment grâce aux « featurings » proposés.

On y retrouve en effet Kid Cudi pour un titre assez groovy (Try try try), Iliona comme support vocal envoutant dans « Babichou », l’actrice Zoé Marchal, et l’un des chanteurs les plus apprécié du public français, Laurent Voulzy, qui enfile le cabas d’un rappeur dans « Surfeur ».

Le défi d’emmener Laurent Voulzy dans ce voyage musical est déjà intéressant, mais c’est surtout la plage 6 de cet album qui va marquer le retour gagnant de Disiz, comme à sa grande période de La Peste.

Ce morceau, c’est l’incontournable « Melodrama » partagé avec Théodora. Il tourne en boucle depuis sa sortie, au point d’en devenir presque saoulant. N’empêche, ce titre, c’est un succès indéniable.
Vous l’appréciez ? Et bien sachez que les deux interprètes seront sur la scène du Cabaret Vert ce 22 août. Chacun y présentera son concert, mais il n’est pas impossible que l’un rejoigne l’autre pour une version live de ce méga hit.

On peut toutefois d’ores et déjà dire que Disiz, avec cet album, marque un retour en force sur les scènes. Les Vieilles Charrues (Fr), Ronquières (B), Nyon (Suisse), les Francos de Montréal (Canada) … et de nombreux autres festivals font de l’artiste l’un des plus prisés de cette saison, et il enchaînera sur une tournée des salles juste après, incluant notamment l’ING Arena de Bruxelles le 10 décembre 2026.
Nous avons eu l’opportunité d’assister à sa prestation à Dour, d’où sont extraits les clichés de cet article.
Retrouvez les photos du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

























