On entend souvent dire que la période actuelle est vraiment difficile à aborder pour les organisateurs de spectacles et festivals car de nombreux facteurs économiques, sécuritaires, mais aussi météorologiques rentrent en ligne de compte.

Les coûts liés à l’organisation d’un événement ont explosé ces dernières saisons (les cachets des artistes en hausse, mais aussi les taxes, sans compter l’augmentation de l’énergie qu’elle soit fossile ou non), les contraintes « protectionnelles » sont de plus en plus strictes (nombre de gardes minimum sur site, assurances obligatoires ou facultatives, vérification des sites après montage…) et dame nature peut encore y ajouter son grain de sable comme on l’a encore vu cette année.

Trop chaud, c’est intenable. Il faut prévoir des zones d’ombre, des brumisateurs ou s’assurer l’appui des pompiers pour rafraîchir le sol…et/ou le public, fournir de l’eau… S’il pleut trop, le sol devient gadoue et là se posent des soucis de parking, mais aussi de stabilité pour les structures… mais le pire est sans doute encore le vent qui peut faire des ravages. D’autant qu’aucune mesure de prévention ne peut y faire face. On peut juste tenter de limiter son impact et ses conséquences. Les plus anciens ont sans doute encore en tête les images de ce festival du nord du pays où l’un des chapiteaux avait été renversé comme un vulgaire tas de paille.

De nombreux événements en France, mais aussi aux Pays-Bas, ont ainsi dû laisser leurs portes fermées pour un jour, voire même faire une croix sur toute l’organisation, par mesure de sécurité ou par ordre administratif.

A Ere, rien de tout ceci cette année. Certains d’entre vous ont sans doute assisté à cette scène un peu particulière où le public a dû reculer d’une vingtaine de mètres le temps que les techniciens assurent quelques éléments car le vent se montrait un peu facétieux, preuve que votre sécurité est au cœur de toutes les préoccupations, mais tout est rapidement rentré dans l’ordre grâce à toutes ces mains expertes, et aussi à dame nature qui a décidé de ne pas s’attaquer à ce beau festival.

Côté pratique, on nous a rapporté quelques petits ralentissements lors de l’arrivée ou du départ massif de festivaliers aux heures « de pointe » mais il ne saurait en être autrement. Ere est un petit village de moins de 600 habitants (chiffres officiels en 2025) qui voit sa population se multiplier par 20 en quelques heures (vous étiez en effet près de 12 000 le samedi).

Personnellement, nous n’avons rencontré aucun souci de mobilité sur les trois jours où nous étions présents, profitant même d’un parking très proche du site (et je parle du parking public, pas d’un espace réservé à certains privilégiés) chaque journée.

Le décor étant planté, attardons nous un peu sur le bilan des organisateurs car cette année, le challenge était encore un peu plus élevé que les saisons précédentes avec la concurrence des Francofolies de Spa (qui ont dû modifier leur calendrier pour éviter un conflit avec la F1). Evidemment, la cité balnéaire n’est pas proche du Hainaut, ce qui laissait un peu de marge pour glaner du public, mais on sait que les Francos attirent toujours de fameuses têtes d’affiche, et par conséquent un public constitué de fans de ces stars. A Ere, pas de Sting, Gims ou Helena, mais le staff l’a joué placée en attirant quelques artistes qui ont pu présenter leur show sur les deux sites, Matt Pokora, Linh et Lorie, mais aussi Sttellla, Nsangu, Just Vox et Calumny, tandis que Henry PFR réalisait lui le combo Ere / Tomorrowland.

Ajoutez à cette liste déjà très alléchante les retours (gagnants) de Superbus, Youssef Swatt’s, Typh Barrow et Skip The Use, plus quelques artistes un peu moins connus mais en courbe ascendante, et vous optez un savoureux menus commandés par 32 000 festivaliers.

Et oui, sur les 4 jours, le festival a enregistré 32000 entrées (en fait, il y en avait même un peu plus vu l’engouement de la soirée du jeudi, mais celle-ci étant dépourvue de droits d’entrée, le comptage est approximatif pour cette ouverture de bal), soit une hausse notoire de 10% en termes de fréquentation comparé à 2025.

On peut raisonnablement parler de succès populaire pour cette 13e édition, d’autant que l’esprit familial, bien que festif, est resté d’actualité. Pas de cohue, pas de heurts, juste du plaisir et une communion agréable avec les artistes.

Ils sont en effet nombreux à être descendus dans l’assistance pendant leur show, à avoir interagi avec le public voire s’être prêté à la séance (parfois interminable) des selfies / autographes, Matt Pokora apportant lui les pizzas !

Cerise sur le gâteau, il a été possible, pour une grosse majorité des prestations, d’assister en alternance aux concerts sur les deux espaces distincts (on peut même parler de trois avec la scène réservées aux plus jeunes), le site permettant ce petit plus non négligeable. Mais nous vous concédons que c’était par contre impossible d’être aux premiers rangs de part et d’autre. Certains ont fait le choix du cœur, en sélectionnant absolument l’un ou l’autre artiste, d’autres pouvaient découvrir quasi toutes les prestations…mais de plus loin.

On soulignera que les services de la zone de police Wallonie Picarde n’ont relevé aucune intervention majeure, plaçant ainsi le festival non seulement comme un événement de renom sur la carte des festivals wallons, mais aussi comme l’in des plus sûrs de cette même région. Même son de cloche au Smur et aux postes d’urgence, il n’y a eu aucune évacuation nécessaire.

Grâce à eux et à vous, ce festival fut une réussite et à ce titre, les organisateurs tiennent à remercier les artistes, producteurs, personnel technique, prestataires, fournisseurs, autorités locales, partenaires mais aussi, et surtout, les 500 bénévoles mobilisés durant cet événement pour leur engagement sans faille.

Un public ravi, des organisateurs rassurés, un festival en positif, que demander de plus ? Et bien une édition 2027, pardi !

C’est déjà sur les rails, et on peut vous annoncer qu’elle se tiendra du 22 au 25 juillet 2027.
Pour notre part, on se retrouve très prochainement avec quelques articles s’attardant sur les prestations de certains artistes et les photos qui vont avec, évidemment.
Retrouvez les clichés du festival prochainement sur la page FB – ReMarck Photos.

























