Les semaines se suivent et se ressemblent au niveau des conditions climatiques dans nos contrées avec un astre qui attire toutes les attentions, le soleil.
Voici trois ou quatre ans, les organisateurs de festivals s’arrachaient pourtant les cheveux pour trouver des solutions afin d’éviter au maximum les retombées négatives de fortes pluies qui rendaient les sols spongieux, boueux et même dangereux.

Cette saison, la réflexion est toujours de mise, mais avec un autre objectif : permettre au public, aux artistes, aux bénévoles et au matériel de résister à la chaleur.

En France et aux Pays-Bas, plusieurs événements ont même dû laisser leurs portes fermées, par décision politique notamment, car de telles conditions nécessitent en effet un encadrement particulier, que ce soit au niveau du personnel soignant, mais aussi des pompiers, qui sont, rappelons-le, à pied d’œuvre sur de nombreux incendies de forêt (même aux abords de la région parisienne).

En Belgique, heureusement, nous sommes encore relativement épargnés, côté incendies et températures (en comparaison avec le sud de la France ou l’Espagne par exemple). Mais cela n’empêche que le soleil, comme dirait un chanteur, il brille ou bien il brûle…

A chacun ses plans B, ses solutions maisons ou ses aménagements d’horaire, la loi prévoyant de toute manière certaines obligations comme le fait de fournir de l’eau. A Bertrix, pas de soucis, on y avait pensé. Et si, sur la Place des Trois Fers, l’on est assez loin des espaces boisés promettant ombre et protection naturelle, quelques constructions (bâtiments, mais aussi espace VIP p.ex) et le coin Chill (dans la cour de l’école) ont offert une petite oasis ombragée salvatrice pour ceux qui ne devaient pas absolument tenir coûte que coûte le premier rang face à la scène.

N’empêche, de telles conditions climatiques font inexorablement peur, ce qui explique certainement une affluence un peu moindre cette année (entre 15 et 18 000 personnes sur le week-end) et le fait que beaucoup de ces amateurs de musique sont arrivés également un peu plus tardivement que les éditions précédentes.

Quoi qu’il en soit, artistiquement, cette cuvée fut de très bonne composition, avec quelques pics inoubliables comme les performances remarquées d’Amel Bent, de Superbus, de Boulevard des Airs, de Léon … les découvertes coup de cœurs que sont Atlas Karma et Olivia Stone, et la confirmation offerte par Mentissa avant le clou du spectacle, le très attendu, et immensément apprécié, Soprano.

Vous imaginez bien que l’on va revenir prochainement sur la plupart de ces concerts (on a juste fait l’impasse sur les dernières prestations de chaque soirée… ou devrais-je dire nuit, vu la nécessité de se reposer quelques heures, ce satané soleil ayant également des répercussions sur nos organismes).

On commence d’ailleurs de suite avec le groupe qui a ouvert le bal, Atlas Karma, déjà à l’œuvre vendredi sur le coup de 17h.

Pourquoi débuter avec eux ? Les plus fervents d’entre vous, ceux qui trépignent d’impatience devant l’entrée, foncent généralement aux barrières délimitant la zone de la scène, et y restent tout au long de la journée, ou tout du moins jusqu’au show de votre artiste préféré. C’est louable, et on vous comprend. Mais ce plus petit espace situé à proximité du hall ou se produisent des artistes « découvertes » ou locaux accueille également quelques pépites que de nombreux festivaliers n’ont, du coup, pas l’opportunité de rencontrer.

Vous aurez droit aux clichés de Soprano, Mentissa, Amel Bent et même de quelques anciens élèves de la Star Ac, mais vous en avez déjà vu passer dans les journaux nationaux. Vous pourrez donc patienter encore un peu.

Mais en tant que média de proximité, nous tenons également à mettre en avant les « oubliés » si chers à Gauvain Sers. C’est évidemment une image, mais elle vous aide à comprendre l’idée.

Sur le site du festival, le groupe est présenté comme ceci :
« Fusion incandescente d’électro, hip-hop et rock, Atlas Karma impose une signature urban electro-pop puissante, rappelant Justice ou Imagine Dragons. Entre pyrotechnie et visuels immersifs, leurs shows explosifs ont déjà conquis des scènes majeures aux côtés de Sting ou Roméo Elvis.
Porté par l’album Hypnotized Phantoms, le groupe transforme chaque performance en une expérience émotionnelle totale et inoubliable ».
En fait, ce trio n’est pas né de la dernière pluie puisque le groupe s’est constitué en 2015 dans la région de Lille (Hauts-de-France). Un guitariste chanteur, un batteur dont l’instrument se présente sous sa forme électronique et un bassiste en kilt composent cette alliance presqu’improbable qui propose un répertoire anglophone très proche de ce que défendaient certains groupes britanniques début des années 2000.

Si on croise les infos récoltées, notre trio se compose de :
Van Geo – Guitare, chant, Ukulélé, synthé, percu
Mass Nathanaele – Basse, synthé, percu, chant
Planquart Damien – Batterie, samples

On a découvert ce trio à l’ouverture du festival (encore une bonne pioche d’Olivier Renoy, le responsable artistique de la scène Lavish) et on a vraiment apprécié.
Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

























