The Rasmus à la Cigale
Par Denis Fourrier Photos prises au gsm sauf photos entête de l’affiche promo
Et si c’était mon plus beau concert ???
210 bornes pour nous rendre, mon fils et moi, sur Paris, pour aller voir The Rasmus à la Cigale ! C’est le tout premier concert d’Aïdan, qui a d’ailleurs dû faire l’école buissonnière hier après-midi pour pouvoir venir.
Arrivés sur place à 15.45 avec une salle qui n’a ouvert qu’à 19.00, l’attente aurait pu paraître très longue. Et elle le fut ! Mais elle fut agrémentée de belles surprises : après le passage éclair devant nous du bassiste Eero Heinonen, qui ne m’a même pas laissé le temps de conscientiser, c’est Lee Jennings (chanteur de The Funeral Portrait qui se pointe et se prête gentiment à la ronde des photos. C’est déjà pas mal ! Mais lorsqu’une grosse demi-heure plus tard, c’est Lauri Ylonen qui sort du car… Je crie « Lauri » et voilà que Monsieur se pointe illico devant moi, avec un grand sourire, et pose avec Aïdan pour une photo historique ! Il avait mal au dos, Aïdan, d’attendre debout en pietinant. D’un coup d’un seul, le mal a disparu !

Bref, on finit par rentrer et nous sommes idéalement placés, au premier rang du balcon.
19.00 pétante : 1er groupe : Bloc Of Flat ! Premier uppercut ! Le groupe finlandais originaire de Porvoo nous balance un savant mélange de Rock alternatif et de métal bien trempé, porté par un excellent chanteur et un guitariste talentueux. Le public est (déjà) conquis et la salle (pleine) est en ébullition.
20.00 pétante : 2ème groupe : The Funeral Portrait ! Et voilà Lee Jennings et ses acolytes qui débarquent sur scène. J’ai connu Lee Jennings à travers son duo avec Lauri Ylonen sur le dernier album de The Rasmus sur le titre éponyme « Weirdo ». Ils nous viennent directement des States et nous offre 7 morceaux surfant entre Rock alternatif, EMO Pop et Hardcore qui fait monter, encore un peu plus, la température au milieu de la fosse. Et Lee Jennings est un grand showman ! Rappelant un peu James Young (Styx) en raison de sa grande stature, il sait jouer de son charisme pour faire réagir toute une salle. C’est franchement bon !

21.00 pétante (jamais vu un concert aussi bien timé que celui d’hier !), voilà enfin The Rasmus ! Quoi de mieux que « Rest in pieces » et « Guilty » pour débuter leur gig ! Lauri est en pleine forme et Eero lui emboîte immédiatement le pas. Quant au public, c’est carrément l’extase. Jamais je n’ai vu un tel public. Du 1er au dernier morceau, il connaissait toutes les paroles et a tout chanté à tue-tête, et juste ! Lauri aurait même pu faire des pauses sur un titre complet. Ylonen a même l’air surpris ! Charmé en tous cas !
The Rasmus enchaîne avec « No fear », « Time to burn », « Justify » et l’ancien « Bullet ». Emppu Suhonen » jusque-là un peu réservée, sort de sa torpeur et portée par les caisses de Aki Hakala, elle se met à sautiller sur place sans s’arrêter, égrenant ses notes savamment. Le son est nickel grâce à la bonne acoustique de la salle et le son est résolument rock. Du pur et du dur ! « I’m still standing », « Shoot » et « Break these chains » entretiennent le tempo endiablé !
Petit moment plus calme avec « October and April » chanté en duo par Lauri et Emppu, le temps de vérifier si besoin que la voix de Lauri, c’est juste « Wow », et ça repart de plus belle avec « First day of my life », « Creatures of chaos », « F-F-F-Falling » et » Not like the other girls » ! Lauri et Eero communiquent régulièrement avec leur public. Car on a vraiment l’impression que c’est leur public qui est descendu en ligne droite d’Helsinki.
On ne veut vraiment pas que ça s’arrête ! Et on en est encore loin fort heureusement ! « Banksy », « Living in a world without you » et « In my life » introduisent parfaitement un final en apothéose :
Premier clou : l’indispensable « In the shadow » dans une version allongée afin de permettre au public de chanter deux refrains complets.
Deuxième clou : « Weirdo » avec le retour sur scène de l’inimitable Lee Jennings. Un duo qui pue la complicité à des kilomètres.

Troisième clou : Lauri qui revient seul pour le premier rappel, et qui interprète en acoustique, le magnifique « Sail away » de l’album « Dead letters ». C’est somptueux avec l’ensemble du public qui a « allumé » la lumière du téléphone portable, et fait des vagues avec les bras au-dessus de la tête.
Quatrième et dernier clou de la soirée : le 2ème « encore » avec « Love is a bitch » pour compléter la série des 6 singles issus de leur dernier album « Weirdo ».
22.35 : le concert est terminé ! 1 heure 35 pour The Rasmus, 45 minutes pour chacun des 2 groupes assurant la première partie. Ça fait 3 heures de bonheur !
Et si c’était mon meilleur concert ? Après avoir vu des « mastodontes » comme Genesis, Peter Gabriel, Yes, Bowie, BJH, Supertramp, Steven Wilson,… la comparaison est hasardeuse, mais dans une salle pleine à craquer, avec un public extraordinaire, et avec des personnalités comme Lauri Ylonen et Lee Jennings, ça le fait grave. J’ai adoré ! Et je ne vous dis pas mon fils …