La revanche d’Ykons, le marathon de Mister Cover.

Les plus attentifs, mais aussi les habitués, auront remarqué que deux groupes déjà présents en 2024 faisaient partie de l’affiche du vendredi de ce Les Gens d’Ere 2025. Ces groupes sont Mister Cover et Ykons, deux monstres de scène qui savent mettre une ambiance torride et qui n’ont jamais déçu, même si les expériences précédentes du collectif liégeois réservèrent quelques surprises dont le band garde un souvenir assez précis comme l’explique Renaud Godard, leur chanteur emblématique et sympathique. « La première fois, nous avons joué sous un soleil de plomb, un deuxième fois sous une drache nationale. En 2024, la technique nous a lâchés et nous avons terminé a cappella. Ce fut un beau moment de partage avec le public, mais c’était sport et pas vraiment ce que nous comptions leur offrir comme performance. J’espère que cette fois … » Comme Rocky, Ykons est remonté sur le ring, matérialisé par la scène extérieure, celle là même où un câble avait rendu l’âme l’an dernier, pour prendre sa revanche. Finalement, pour les spectateurs, ce fut double dose de bonheur car si la performance de la saison 2024 est inoubliable par cette adaptation de fait en version acoustique, celle de 2025 a montré un Renaud survolté prêt à fendre le public pour prendre un bain de foule bien mérité. Mais aussi une surprise de dernière minute avec un remix d’un titre bien connu du groupe proposé par Calumny. « On a entendu la version quelques heures avant notre prestation, dans la voiture. On a de suite pris la décision qu’il fallait que le duo la propose durant notre set. On a enlevé un morceau de la liste pour inclure ce remix et ils ont mis le feu ». Avec ses comparses habituels, Yann Vanchaze, Dave Modave et Patrick Loffet, ainsi que Louis Jassogne à la batterie (qui remplace Bernard Delvenne depuis l’an dernier), Renaud a livré une prestation haute en couleurs. Sans brûler les étapes (les membres du groupe préfèrent tous garder un travail fixe, les prestations artistiques étant un plus), Ykons gravit les échelons de la notoriété et place Herve sur la carte de la scène musicale belge, mais aussi internationale, le groupe étant désormais diffusé en France, avec une ligne de conduite bien définie : Ykons se donne toujours à 100% sur scène. Pas de pluie (elle a gardé ses forces pour se déchaîner en fin de festival, durant la prestation de Pascal Obispo notamment), pas de soleil de plomb (il était présent, mais juste assez pour ne pas être dérangeant) et pas d’entrave technique, on peut dire que cette fois tous les astres étaient alignés (c’était notre petite référence à Cloud Nine, l’album qui cartonne). On parle astre, on parle nuage, on va donc se tourner naturellement vers Dieu. Je ne compte pas aborder ici la théologie ni lancer une guerre de religions, non, mais Dieu est bien le nom de famille du chanteur de Mister Cover (ce qui donne d’ailleurs le jeu de mots lié à son deuxième groupe, Oh mon Dieu). Nicolas et son band (Simona, Christophe, Marie, … ) sont désormais des habitués du festival. Les mauvaises langues disent même que c’est toujours le premier nom couché sur l’affiche. Il faut dire que le show proposé est toujours rythmé et que le public s’amuse, quelle que soit la tranche d’âges prise en compte. En alliant l’actuel à l’ancien, le rock, la pop, le festif, la tendresse (et oui, il y eut un slow avec Reality, la musique de la Boum interprétée initialement par Richard Sanderson), à plusieurs voix, il y en a pour tous les goûts. Côté performance, on soulignera l’endurance et le cardio de toute la troupe car leur show durera 3 heures. Et oui, 180 minutes de covers endiablées, ce n’est pas donné à tous. D’autant que de nombreux membres du groupe étaient déjà sur le site en début d’après-midi, avant l’ouverture au public, pour répéter quelques chorégraphies avec les danseuses/danseurs de 2Mad. Mister Cover multiplie en effet les apparitions dans les festivals et soirées, mais sa date aux Les Gens d’Ere est toujours particulière à plus d’un titre. Cette fois, le show était une sorte de test grandeur nature pour le concert que le band proposera à l’Ancienne Belgique le 27 mars 2026. Si vous voulez passer une soirée d’ambiance folle, et même vous essayer au karaoké sans avoir tous les regards braqués sur vous, vous savez quoi faire… Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Coup d’envoi de Les Gens d’Ere : des étincelles au fond des yeux.

C’est désormais une (bonne) habitude, le dernier week-end de juillet, le petit village d’Ere s’étoffe de quelques milliers de festivaliers qui viennent y trouver de la musique de qualité, des artistes conviviaux, une ambiance festive et des infrastructures accueillantes. Les puristes diront que les hostilités ont déjà été lancées jeudi, avec une soirée sous le chapitô (et oui, cela s’écrit ainsi, ici), mais le coup d’envoi officiel a été donné ce vendredi. Le premier à se lancer dans le grand bain se nomme Maleck. Il provient de la ville la plus proche, Tournai, comme un certain Youssef Swatt’s, dont il est assez proche. Sur la plaine, nous découvrons une véritable horde sur scène. Gustave Brass Band se compose en effet de onze musiciens, du moins dans sa composition du jour car cela varie en fonction des occupations de chacun. A Ere, ce sont donc sept cuivres, un bassiste, un batteur, un percussionniste et un chanteur qui occupent, vous l’imaginez bien, toute la largeur de l’espace disponible. Certains morceaux sont instrumentaux, d’autres sont rappés, les membres proviennent d’un peu tous les coins de la Wallonie, même si le camp de base, et de répétition officiel est à Gembloux, la plupart des fondateurs de l’ensemble étant inscrits, à l’époque, à la faculté universitaire d’agronomie. C’est festif et finalement bien balancé, même dans le jeu scénique avec des « battles » de cuivres, des chorégraphies pas si improvisées et des moments de franche déconnade. Après cet interlude façon Bandas (pour ceux qui connaissent), retour au chapitô qui commence à afficher complet, déjà. Il faut dire que c’est le local de l’étape qui est attendu, Youssef Swatt’s. Déjà venu il y a deux ans, le Tournaisien connait la maison, mais c’est avec une aura bien plus développée qu’il revient sur ses terres. Entretemps, il s’est en effet produit en première partie du mythique groupe marseillais I AM et vient de remporter la 3e saison de la Nouvelle école, l’émission de découverte de talents Rap diffusée sur Netflix. Avec « Azero » et « Le rap est mort », Youssef frappe d’emblée de grands coups. Sa diction est propre, posée et bien compréhensible. Ses textes sont une force indéniable, et l’artiste manager sait en jouer. Un petit aparté avec le public, histoire de glisser l’intro de « Je sais pas faire de refrains » composé durant l’émission, et c’est dans la poche, tout le public est acquis à sa cause. Cerise sur le gâteau, le garçon n’est jamais contraire quand on le sollicite pour une interview ou même des selfies, pour le plus grand bonheur de ses nombreux fans. Sur la lancée, on retrouve Ykons sur la plaine. Départ tonitruant, comme d’habitude puis… Renaud se retrouve aphone. Enfin, pas vraiment. C’est plutôt son micro ou le retour son qui fait des siennes. Avec un tel contexte, certains auraient paniqués, voire même claqué la porte, mais avec le métier et le recul nécessaire qu’on leur connait, les membres du groupe liégeois ne se démontent pas, entamant une partie du tour de chant a cappella. « Je pensais vous offrir le meilleur concert de notre carrière… la technique en a décidé autrement, mais on a hérité du meilleur public » lance entre deux coupures le chanteur. Et c’est vrai que vous étiez particulièrement en forme. Certains connaissant les morceaux d’Ykons sur le bout des doigts (ou des cordes…vocales), la chorale d’Ere est née ! Puis le concert a repris son cours, cela fera de belles histoires à raconter. La voix bien chauffée, c’est dans un chapiteau rempli à ras bord que l’on se glisse pour prendre part au début du show de Mister Cover. Nicolas Dieu et ses acolytes sont des tauliers ici. Ils apprécient le festival et la réciproque est tout aussi vraie. Titres actuels ou anciens, du rock conventionnel au rap, avec ou sans danseurs, Mister Cover surfe sur toutes les vagues avec la même dextérité. Deux heures trente de spectacle complet, pyrotechnie et fumigène compris, c’est du sport ! Le cardio est en forme… et bien poussons encore un soupçon le curseur pour la prestation de Quentin Mosimann, un artiste aux talents multiples et à la gentillesse inégalable. Habillé tout en noir, mais avec des bords argentés, Quentin ne passe pas inaperçu, surtout avec ses cheveux désormais teints en blond très clair. Mais il n’est pas là pour se cacher, de toute manière. Non, son truc, c’est de mettre une ambiance de feu. Il est tard (déjà plus de minuit) mais le public reste et s’amuse car Mosimann est un entertainer comme on n’en fait plus beaucoup. Assurément une très belle clôture de première journée. Psssss, ne le dites pas trop fort mais ça continue tout le week-end donc si vous voulez faire la fête, vous savez où aller. Retrouvez les clichés sur la page Facebook – ReMarck Photos.
C’est dans l’Ere du temps…

On poursuit notre présentation des festivals que nous couvrirons cet été avec un événement qui a su garder un esprit convivial et familial malgré une affiche de renom. Ce festival porte le nom évocateur de Les Gens d’Ere, jeu de mots compris dans le package puisqu’il fait référence au village qui l’accueille, Ere, à quelques encablures à peines de Tournai. Pour vous y rendre, et oui, tout le monde ne passe pas nécessairement ses vacances dans cette bourgade champêtre, voici quelques indications. Adresse: Rue de Longuesault 1/2, 7500 Tournai (Ere) En venant de Bruxelles: prendre E429 direction Tournai. Ensuite E42 direction Lille. Sortie 34 vers Tournai. En venant de Mons: Prendre E42 direction Tournai – Lille. Sortie 32 Tournai – Vaulx. En venant de Lille: Prendre A27 direction Tournai. Sortie Tournai. Sur place, deux parkings gratuits, l’un juste en face du site, l’autre à peine plus loin, mais qui seront évidemment accessible en fonction des conditions climatiques du moment (le premier est en effet en pente et tous les deux sont dans des champs). Cela ne devrait toutefois pas vous refroidir, même ne cas de pluie soutenue, car des solutions de délestage existent comme le covoiturage, les navettes depuis Tournai ou encore la mobilité douce (NDR : le vélo pour les non érudits). En pratique cela donne : Des navettes de bus gratuites sont prévues depuis le parking de l’Esplanade de l’Europe à Tournai. Voici les horaires: Jeudi => 1ère navette à 19h et dernier départ du site à 00h30 Vendredi => 1ere navette à 17h et dernier départ du site à 2h30 Samedi => 1ere navette à 14h30 et dernier départ du site à 2h30 Dimanche => 1ere navette à 13h30 et dernier départ du site à 2h30 Pour éviter les désagréments, prévoyez 20 à 30 min d’attente avant d’embarquer dans un bus (au retour comme à l’aller). 𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲 👀 Ne vous précipitez pas à l’arrêt de bus puisque les 3 bus mobilisés assureront dans tous les cas le retour à Tournai. Les parkings vélos pour ceux qui habitent plus près (ne sont toutefois pas gardés donc prévoyez votre antivol). Il y aura d’ailleurs sur le site, lors d’une des journées, une animation mobilité douce en collaboration avec Pro-vélo. Le où, vous l’avez, parlons désormais du quand. Du jeudi 25 juillet au dimanche 28 juillet inclus. Cela vous laisse encore quelques jours pour vous décider, mais les organisateurs nous informent que l’affiche plait visiblement de telle sorte que les préventes s’écoulent bon train. Ne tardez donc pas à réserver votre pass si l’un de vos artistes préférés y est programmé d’autant que l’équipe du festival pense au confort du public en tentant de limiter au plus les inconvénients qui pourraient être liés à une météo humide (on croise les doigts pour que les nuages ne soient pas de la partie, mais en Belgique, la pluie ne s’absente jamais très longtemps). Ainsi, sur le site en lui-même, le chapiteau permettra de s’amuser à l’abri quoi qu’il arrive. Il sera monté la semaine d’avant et donc normalement bien sec pour l’événement. Et comme l’année dernière il y aura au minimum un chemin en plancher qui permettra d’accéder à tous les endroits stratégiques pour les PMR (espace PRM, toilettes, bar, foodtrucks). Le deuxième espace restera lui, comme les années précédentes, à l’air libre, et donc soumis aux aléas climatiques, mais quelques gouttes n’arrêtent pas des festivaliers motivés, même si dans l’absolu, un bon 25 degrés sans averse serait le bienvenu. Petite différence toutefois à noter, l’espace scénique s’étend un peu histoire de permettre aux artistes de s’exprimer avec encore un peu plus d’aisance. Le décor étant planté, il ne manque plus que les personnages. Vous ne manquerez pas de jouer un rôle prépondérant évidemment, pas de festival sans public, mais on vous a réservé un casting de luxe pourambiancer votre été. Si le jeudi est assez light (il y en a qui travaillent encore vendredi…) avec Zenith et L et S Baert, on sort l’artillerie lourde dès le lendemain avec notamment Gustave Brass Band, le local de l’étape, Youssef Swatt’s, qui participe actuellement à l’émission Netflix « la nouvelle Ecole », Ykons dont les tubes tournent en continu sur les ondes nationales (et en France), Mister Cover (la bande à Dieu devrait retrouver facilement le chemin de ce festival auquel ils sont souvent conviés) et l’inimitable Mosimann qui nous réserve toujours des shows impressionnants. Nul doute qu’il y aura de l’ambiance à Ere vendredi soir. Et ce n’est encore là qu’un aperçu du week-end puisque le festivaliers présents samedi pourront notamment voir et entendre Doowy, Alice On the Roof, Black M, Louane, Santa, Henri PFR… Des sons actuels avec des artistes qui cartonnent en cette année 2024, et oui, la programmation de l’événement a eu l’oreille fine sur ce coup là. Pour le dimanche, Doria D reste dans la même veine que ces prédécesseurs de la veille, mais on pourra aussi sentir un léger glissement vers l’univers plus rock de At Night, Matmatah (les plus anciens doivent se souvenir de Lambé an dro) ou encore Kyo. Sans oublier Deluxe, ce sextet originaire de Aix-en-Provence qui va illuminer la prairie avec son funk électro pop jazzy. Une set list bien gratinée que viendra conclure, comme l’an dernier d’ailleurs, Monkey face, alias Kid Noize (qui vient de sortir un single étonnant, en feat avec Pepe, sur des notes ensoleillées puisqu’il s’intitule « Chaleur »). Pour plus de renseignements et réserver vos accès, rendez-vous sur le site officiel du festival, www.lesgensdere.be
Du 12 au 14 juillet, la Place des Trois Fers vibrera de toutes parts.

Vu les conditions climatiques de ces dernières semaines, et les annulations d’événements en cascades, on aurait tendance à oublier que nous sommes en été, et plus précisément dans la période des festivals musicaux tant attendus par beaucoup d’entre vous, du moins dans le sud du pays car au nord, le Grasspop a su tenir son rang entre les gouttes, malgré quelques désagréments pour les campeurs, et Werchter est en pleine ébullition actuellement. Mais pour le week-end de la fête nationale de nos voisins hexagonaux, nous effectuerons un léger déplacement vers le sud, histoire de poser pour 3 jours notre sac photo à Bertrix, en province du Luxembourg, pour le plus grand événement musical de la région, le désormais incontournable Baudet’stival. Pour l’occasion, la place du village, celle des Trois Fers, sera comme de coutume fermée à la circulation car c’est bien là, au cœur de l’entité bertrigeoise, que vont se succéder, du 12 au 14 juillet, de nombreux artistes connus ou émergents, francophones mais aussi anglophones, en solo ou en groupe, plutôt urbain, rock ou pop … vous l’aurez compris, il y en aura pour tous, car c’est l’un des atouts de ce festival qui malgré l’importance du public drainé a su garder un esprit familial. Un autre point important, l’événement se déroulant dans le centre-ville, tout est bétonné. Les habitués de festivals comprendront rapidement pourquoi j’évoque ce point de détail. Pour les aspects pratiques, on reprend quasi les mêmes ingrédients que les années précédentes à savoir un paiement des boissons et nourriture via un système de bracelet électronique rechargeable à l’aide de votre gsm ou des bornes (principe du cashless), la présence de plusieurs foodtrucks et commerces locaux pour vous sustenter ainsi que des parkings de délestage autour du site à partir desquels sont organisés (pour certains seulement) des parcours de navettes. Pour tous ces aspects pratiques, visitez le site www.baudetstival.be, tout y est détaillé. Côté artistes, on garde aussi le même principe que ces dernières éditions, à savoir deux scènes, la principale sur la place même, l’autre, intitulée « Nous construisons demain », à quelques mètres à peine. Les deux scènes étant très proches donc, le principe de l’alternance est de mise afin que les sons ne se mélangent pas, ce qui vous permet aussi, parfois (pas si le site est full malheureusement) de pouvoir apprécier tous les shows sans en manquer une seule miette. C’est bien beau tout cela, mais qui va venir fouler les planches de ces scènes ? Pour plus de lisibilité, nous dénommerons ici la scène principale la scène 1. Par extension, l’autre sera la scène 2. Programme du vendredi 12 (ouverture des portes à 16h00) Scène 2 : 17h00 Øde (Tremplin) 18h00 Emy Sakura (Tremplin) 19h10 Steffi Pacson (Tremplin) 20h40 Lumière 22h15 Minor Minor 00h15 Black Orchid Tribe Scène 1 : 17h30 Suasion 18h30 Fugu Mango 19h40 Ykons 21h15 Typh Barrow 22h45 Christophe Willem 01h00 Calumny Vous aurez remarqué que l’on évoque pour les trois premiers artistes de la scène « découverte » une mention Tremplin. Le principe est le même que ces dernières sessions, le vainqueur aura la chance de pouvoir se produire en ouverture de la scène principale dimanche. Voici (encore) l’une des caractéristiques de cette organisation conviviale, le festival n’a pas la mémoire courte avec ses artistes, et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’est pas rare, en effet, de voir que l’un ou l’autre artiste proposé une saison revienne (rapidement) à l’affiche. Ce sera notamment le cas de Suasion, Ykons et Black Orchid Tribe, trois groupes qui avaient enchanté le public lors de leurs prestations. On salue aussi l’arrivée dans le line-up de l’une des plus belles voix de notre pays, Typh Barrow, qui réservera finalement l’exclusivité de sa prestation sur notre territoire au Baudet (elle était initialement prévue à l’Inc’Rock mais la météo en a décidé autrement). Autre artiste très attendu car aussi victime des conditions climatiques de ces dernières semaines (il devait, lui, se produire au FeelGood), l’inimitable Christophe Willem. Et pour ceux qui peuvent se libérer dans la soirée, Fugu Mango est un pur moment de détente musical, direction les tropiques. (PS : on croise les doigts pour que le groupe propose sa reprise de « Golden Brown », c’est excellent). Programme du samedi 13 (ouverture des portes à 13h30) Scène 2 : 14h30 Léa Pochet (Tremplin) 15h30 ODC (Tremplin) 17h00 The Rackers (Tremplin) 18h30 Maya Nashoba 20h10 Florent Brack 21h50 Matho et Xal 00h20 A!den Scène 1 : 15h00 Oney 16h00 Julien et Axel (Star’Ac) 17h30 – 47 Ter 19h10 Koba La D 20h50 Alonzo 22h50 Rag’n’Bone Man 01h00 Dj Pops Pour cette deuxième journée, on se tourne plus vers l’urbain et la soul, du moins au niveau de la scène principale où nous sommes particulièrement impatient d’assister au concert de Rag’n’Bone Man, l’interprète de l’une des plus belles chansons de ces dernières années (Human). Impressionnant par son physique (nombreux tatouages sur le visage, notamment sous les yeux) mais surtout par sa voix (baryton), Rory Charles Graham, de son vrai nom, est le coup de maître de la programmation 2024. Mais d’autres artistes de cette journée sont très attendus comme les rappeurs Koba La D et Alonzo. Pour notre part, nous sommes toujours heureux de voir les 47 Ter qui ne manquent jamais d’énergie (positive) et curieux de voir Maya Nashoba sur scène car son clip « L’appel du loup » est très prometteur. Programme du dimanche 14 (ouverture des portes à 12h30) Scène 2 : 14h00 Zoé Josephine 15h20 Gabriel Seize 16h40 Marion ft Nationale 3 18h10 Fily Leela 20h30 The Flints 23h00 Nice Idée Scène 1 : 14h40 Gagnant Tremplin (voir plus haut) 16h00 Doria D 17h20 Colt 19h00 Claudio Capéo 21h30 Bigflo et Oli 23h45 Daddy K Pour ce dernier jour de festival, on mélange un peu tous les genres, surtout sur la scène « Construisons demain ». Pour ceux qui n’envisagent pas de rester absolument collés aux premiers rangs de l’espace principal (on sait que Bigflo et Oli sont attendus), nous vous encourageons à aller jeter une oreille du côté de cet espace « bis » qui pourrait vous réserver
Les Francofolies de Spa 2024 : Nouvelles et Incontournables

À deux semaines de l’ouverture du festival, l’équipe des Francofolies de Spa fait le point sur cette édition et les dernières nouveautés qui attendent le public. Le Site 2024 Le Parc de 7 heures et la Place Royale restent les cœurs battants des concerts payants. Cette année, une attention particulière est portée à la sécurité et au confort du public. La disposition de la Scène Fontaine et de la scène Baloise a été revue pour offrir une meilleure expérience en termes d’accès, de circulation et d’espace de danse. Dans le centre-ville, l’axe de la rue Royale et ses voiries attenantes seront à nouveau piétonnisés pour créer un « périmètre festif » allant du rond-point de la gare à la Place Pierre le Grand. Cet espace accueillera l’offre gratuite du festival, avec des bars, des animations musicales et des activités proposées par l’horeca local. La Programmation Est Complète! Avec plus de 120 concerts, dont la moitié sont gratuits, l’édition 2024 des Francofolies de Spa met en avant le meilleur de la chanson française. Le clou de la programmation est l’arrivée de RORI, qui se produira le samedi 20 juillet à 16h45 sur la Scène Proximus. Elle viendra défendre son nouveau single « Loser », apportant une touche finale exceptionnelle à une offre déjà riche. Concours Franc’Off Le Franc’Off 2024 dévoile une sélection exceptionnelle de 8 finalistes, représentant divers genres musicaux tels que la pop, le slam, le reggae, et plus encore. Après des délibérations d’un jury de professionnels, présidé par Pierre Dumoulin et Guy Cabay, le lauréat sera programmé pour les Francofolies 2025 et bénéficiera de nombreuses aides à la création, production et diffusion. Programmation des finales Franc’Off : Nouveauté : « J’ai la Mémoire qui Chante » Inspiré des Francofolies de La Rochelle, ce nouveau rendez-vous permettra de découvrir les souvenirs musicaux de personnalités. Animé par Manu Yvens et mis en musique par Nathalie Darimont, Giovanni Rizzuto et Fabrice Merny, ces entretiens se dérouleront à la Villa des Fleurs. Invités : Mobilité Des zones de stationnement gratuites sont mises à disposition des festivaliers : Avenue Reine Astrid, Balmoral, Lac De Warfaaz et Route de la Sauvenière, accessibles 24h/24 du 18 au 21 juillet. Les navettes gratuites TEC desserviront ces zones de 16h00 à 03h30. Concours TEC+ : Utilisez les navettes, téléchargez l’application TEC+, activez votre code promo et participez à un tirage au sort pour gagner une soirée VIP pour deux aux Francofolies 2025. Système de Paiement Les festivaliers peuvent payer leurs consommations comme ils le souhaitent grâce au réseau de terminaux PayPerPot, acceptant cartes bancaires (Bancontact, Visa, Mastercard, Maestro, Vpay, etc.) et paiements en cash. Livestream Pickx & Directs VivaCité à Spa Proximus retransmettra des concerts en direct chaque soir du 18 au 21 juillet sur PICKX+ et sur live.francofolies.be. De plus, la RTBF couvrira le festival avec un dispositif de VivaCité pour célébrer les 30 ans du festival et les 20 ans de la chaîne. Accessibilité & PMR Les Francofolies de Spa travaillent à l’accessibilité du festival pour les personnes porteuses de handicap avec des podiums et espaces réservés, des programmes en braille et des équipes d’encadrement spécialisées. Six concerts seront interprétés en langue des signes : COLT et Christophe Maé (jeudi), Ykons et Zazie (vendredi), Hoshi et Louise Attaque (dimanche). Les Francofolies de Spa 2024 s’annoncent riches en nouveautés et en expériences musicales inoubliables, promettant une édition exceptionnelle pour tous les festivaliers.
Rap, oldies et Pop s’invitent à l’Inc’Rock.

Confestmag vous présente régulièrement des artistes, connus, mais aussi des découvertes qui perceront un jour… (ou pas !), et ce tout au long de l’année car notre pays est doté de nombreuses salles de spectacle(s) de tailles diverses permettant aux musiciens, chanteurs, comédiens et même circassiens de proposer leur art au public en tous temps. Toutefois, en mai débute une période assez dense en événements à ciel ouvert cette fois, celle des festivals. Evidemment, Confestmag sera partie prenante dans certains de ces festivals afin de vous faire vivre (ou revivre pour ceux qui auront l’opportunité de se rendre sur place) l’ambiance si particulière de ces événements festifs. A l’heure actuelle, le planning complet de cette saison « estivale » n’est pas encore arrêté car nous dépendons des organisateurs et staffs médias qui délivrent les accès, mais plusieurs confirmations sont d’ores et déjà tombées et des accords de principe sont noués avec des festivals que nous avons couverts les années précédentes. Le premier dans la liste, chronologiquement sera l’Inc’Rock festival qui se déroulera du 17 au 19 mai sur la commune d’Incourt (Brabant Wallon). Ceux qui ont lu le titre, le terme « Rock » est ici à prendre au sens générique, voire général car ce festival se veut ouvert à une pluralité de genres musicaux. Le vendredi, par exemple, sera entièrement dédié à l’urbain avec la présence de Koba Lad, Heuss l’Enfoiré, Soso Maness, Beendo Z, Nono la Grinta, Gotti Maras, Sahmxdew, Ombredemoi et Andras Johnson. Si les jeunes amateurs de Rap seront aux anges le vendredi, ce seront peut-être leurs parents qui prendront place sur le site du festival le lendemain, samedi, puisque le thème sera une journée «Back in Time » (retour en arrière ou bond dans le passé) avec Boris (et oui, avec ce célèbre tube « Soirée disco », ou encore « miss Camping ») qui n’est autre que l’ex chanteur du groupe ayant sorti également « Le dormeur » début des années 90, Goldmanmania (tribute to JJG), Génération Boys Band (avec un représentant de GSquad et un des 2BE3), Place des Grands Hommes (tribute to Patrick Bruel), l’inusable Daddy K qui a débuté sa carrière avec Benny B, les DJs David Goyens, Sonar et Kzam ainsi que le prince des guinguettes, Oli Soquette (également membre des Gauff…). Et le dimanche, on prend un shaker car ce sera la journée la plus éclectique musicalement parlant, mais vu que ce jour est dédié aux familles, il est normal de vouloir contenter tout le monde. On y retrouvera Lisalou, une artiste bruxelloise, auteure, compositrice et interprète de psyché punk pop en français, Orlane (Willems) que certains reconnaîtront certainement suite à son passage à The Voice Belgique, Boris Motte, autre ancien participant à The Voice Belgique (Saison 3 cette fois) dont la voix est très reconnaissable grâce à cette tessiture très marquée qui fait inexorablement penser à Garou, et le groupe de rock alternatif français Babylon Circus dont certains morceaux se rapprochent du jazz manouche. Autre groupe composé d’un certain nombre de membres (Babylon Circus en compte 9), et tout aussi énergique, la Soul Caravane. C’est joyeux, rythmé et dansant. Faire danser la foule, c’est justement le leitmotiv d’Alex Germys, ce producteur et DJ belge qui multiplie les titres enivrants qui bercent les ondes de certaines stations radios. Vous en voulez encore ? C’est évident. On continue donc avec Alice On the Roof dont l’univers possède tellement de couches qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec cette artiste complète. Et si Alice a chanté « Malade », Rori l’a entendue et s’est directement rendue chez le « Docteur » car oui, on parle bien de la jeune et talentueuse chanteuse provenant de Hannut qui a lancé sa carrière solo (auparavant elle faisait partie du duo Beffroi) avec ce titre extrêmement bien construit. En deux ans, Rori a pris du galon, de l’assurance sur scène et s’est forgé un beau répertoire musical. Le lien avec le groupe suivant va de soi puisqu’on reste en province de Liège, et avec des artistes dont la carrière vient littéralement de décoller en deux années, je parle de Ykons. Ils sont 5, proposent du rock en anglais mais surtout un vrai show sur scène. Ceux qui connaissent ne les louperont assurément pas, quant aux autres, petit conseil, c’est à découvrir. Et pour finir, car il est presqu’inutile de la présenter vu que tout le monde la connait (ou alors vous viviez sur Pluton ces dernières saisons), Typh Barrow. Une voix exceptionnelle pour cette virtuose du piano amatrice de jazz qui n’hésite jamais à proposer un spectacle de qualité lors de ses sorties. Alors tenté(s) ? Pour les renseignements pratiques et la billetterie, rendez-vous sur Incrock.be ou cliquez ici.
D’avril à septembre, les notes vont swinger un peu partout.

2024 s’éveille à peine qu’il est déjà grand temps pour les amateurs de festivals de commencer à cocher les dates importantes dans leur calendrier car il se pourrait que cette année, encore plus que les précédentes, certains soient confrontés à des choix manichéens. Il n’est en effet pas rare de voir plusieurs festivals se « partager » un week-end, mais l’agencement du nouveau calendrier scolaire en Belgique, qui « limite » depuis peu la période de vacances d’été de début juillet à fin août (alors que précédemment il n’était pas rare de voir des étudiants libérés de leurs obligations dès le 20 juin et ne reprendre le chemin des amphithéâtres qu’à la mi-septembre), et, surtout, l’organisation des Jeux Olympiques à Paris (et quelques autres sites un peu partout en France) chamboule encore un peu plus un agenda qui pouvait déjà générer quelques prises de têtes chez certains. Quel est le rapport entre les JO et des festivals demanderont certains d’entre vous? Et bien la sécurité. De nombreux services publics (pompiers, police, services travaux des collectivités….) vont être à pied d’œuvre durant toute la période des jeux (du 26 juillet au 11 août). Sans oublier que les jeux paralympiques suivront rapidement (du 28 août au 08 septembre). Voilà quelques week-ends durant lesquels de nombreux élus de l’Hexagone ne pourront donc accepter d’événements majeurs sur leur territoire, et cela sans tenir compte des heures de récupération qui devront aussi être allouées dans la foulée. Les organisations sur terrain privé ne nécessitant pas de personnel des services publics (ils sont rares car la gestion du flux de public incombe en partie à la police) pourraient contourner ce problème avec des services de sécurité privés… mais ils sont tous (ou presque) occupés par ces JO et tout ce qui tourne autour. Ces paramètres évoqués juste ci-dessus expliquent pourquoi quelques week-ends, et deux particulier, ceux des 13-14 et 20-21 juillet, vont voir exploser le nombre de festivals organisés à ce moment. Hormis pour ceux d’entre-vous qui manient habilement le don d’ubiquité, l’heure des choix va donc sonner. Afin de ne pas vous retrouver le bec dans l’eau, ou pour le moins assez démuni face à une billetterie qui afficherait déjà complet, nous vous avons concocté un petit agenda avec les renseignements qui sont déjà disponibles, et ce concernant les festivals que nous connaissons. Il ne s’agit donc pas d’une bible ou d’un annuaire complet reprenant toutes les organisations musicales « estivales », mais juste de quelques pistes pour organiser votre agenda en fonction des événements que nous avons présélectionnés (vous verrez, certains très connus ne figurent pas dans cette liste). Pourquoi attendre juillet pour s’amuser ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question puisque certains organisateurs ont pris le pari d’entamer cette saison des festivals dès avril. Chez nous, les Nuits Botaniques sont devenues incontournables au fil des années (ce sera la 31e édition en 2024). Il est donc tout naturel de débuter cette présentation par ce festival un peu particulier puisqu’il s’étale du 24 avril au 05 mai. Bonne nouvelle pour ceux qui ne pourraient se déplacer, cet événement sera couvert par l’un des artisans de ce site, Fabian Braeckman. Vous pourrez donc retrouver des reportages sur ce festival sur notre webzine. Mais comme c’est quand même toujours mieux de vivre l’expérience en live, nous vous invitons à vous rendre sur le site du Botanique pour prendre connaissance de la programmation complète (et réserver vos places). Plusieurs lieux, une programmation assez hétéroclite, des artistes à découvrir … Pour ceux qui se rendraient en France fin avril, on aura aussi Le Printemps de Bourges (du 23 au 28) avec des artistes d’un certains calibre – 24 : Mika / Kyo / Martin Solveig / Santa / Zaho de Sagazan – 25 : Hoshi / Shaka Ponk / Matmatah / Oliva Ruiz – 26 : Silly Boy Blue / Luidji – Bon Entendeur / PLK … – 27 : Bekar / Niska … – 28 : M.Pokora / NEJ) – Accès, 49 euros par jour (sauf le dimanche, 45) mais le 25 et le 27 sont déjà complets et les passes Week-ends sont aussi écoulés. Le temps de vous remettre de ces premières émotions musicales, on fait le pont jusqu’au 17 mai, jour initial de l’Inc’Rock festival (du 17 au 19 mai). Aucune info n’a encore filtré et c’est le mystère donc concernant l’affiche de cette nouvelle édition de l’événement qui se déroule à Incourt. Le week-end suivant, c’est à Anthisnes en province de Liège, que nous irons probablement déclencher quelques rafales à l’occasion des Anthisnoises, un festival de musiques celtiques très accueillant. La date est connue (du 24 au 26 mai) mais là aussi, le voile n’est pas tombé concernant les groupes qui se produiront. De mai, on passe à juin, avec les Francofolies d’Esch-Sur-Alzette au Luxembourg du 06 au 09. L’affiche complète n’est pas encore disponible, mais les amateurs de rap/hip-hop apprécieront le line-up du vendredi (Ninho, Tiakola, Luidji…), le samedi, on aura du très prisé avec Lost Frequencies, Zaho De Sagazan, Apashe et Shaka Ponk notamment. Quant au dimanche, il ne sera pas en reste avec David Guetta, l’Impératrice, Olivia Ruiz, Mentissa, Santa et Julien Granel. Le pass 3 jours est à 130 euros, les tickets journaliers à 56 ou 64 euros selon le jour. Pour le dernier week-end du mois, un choix cette fois géographique et musical s’impose puisque d’un côté nous aurons le rock consistant du Hellfest, et de l’autre la bande de Contact qui sera aux commandes du Feelgood à Aywaille, et tout ceci du 27 au 30 juin. Hellfest (Clisson en France) : un line-up de folie pour les amateurs du genre avec Megadeth, Metallica, Queens of the Stone age, Mass Hysteria, Lofofora … mais aussi Foo Fighters, The Prodigy, The Dropkick Murphys, Bodycount ft Ice-T et Shaka Ponk qui pour sa tournée finale s’est concocté un beau calendrier. Petit bémol, tous les pass 4 jours ont été écoulés depuis un certain temps et il est quasi impossible de pouvoir encore trouver un ticket, même pour une seule
Un Voyage Intimiste avec Ykons en Concert à Woluwé-Saint-Pierre

J’ai eu le privilège d’assister à l’avant-dernier spectacle de la tournée « Colors and Lines » de Ykons, qui s’est déroulé au Whalll de Woluwé-Saint-Pierre. Une soirée mémorable qui a laissé une empreinte indélébile, marquant la fin de trois années de péripéties musicales. Ykons, groupe emblématique de la scène liégeoise, nous a offert un concert aussi intime qu’inoubliable. Renaud, le charismatique chanteur du groupe, a partagé avec le public l’intimité de cette performance. Après avoir l’habitude de se produire devant des foules immenses, se retrouver face à une audience de seulement 200 personnes a créé une atmosphère spéciale. Les cinq musiciens liégeois, Renaud (chant et percussions), Yann Vanchaze (basse), Patrick Loffet (claviers), Dave Modave (guitare) et Bernard Delvenne (batterie), tous auteurs, compositeurs, producteurs et directeurs artistiques, ont livré une prestation exceptionnelle. Le concert a été une célébration de leur deuxième album, « Sequoia Trees, » sorti en 2021. Les morceaux tels que « Color & Lines, » « Have A Great Crash, » qui narre l’accident tragique du bassiste Yann, « Sequoia Trees, » « At Sunrise, » « Lights Up, » « New State Of Mind, » « Like A Feather, » « Reflected, » « Silent World, » « Red Light » et « Time » ont enchanté le public. Ce moment musical intense a été l’occasion pour Renaud de partager quelques anecdotes, de bouleverser les habitudes du public en le déplaçant d’un côté à l’autre de la salle, testant ainsi la complicité de la « Ykons Family. » En plus de clore cette tournée mémorable, Ykons a révélé des plans excitants pour l’avenir. Renaud a promis un troisième opus en cours d’enregistrement, avec une tournée qui débutera le 12 avril 2024 à l’Ancienne Belgique. Une nouvelle qui a certainement éveillé l’enthousiasme des fans présents. Après le concert, le chanteur s’est adonné à un bain de foule inoubliable, suivi d’une séance de dédicaces et de selfies au bar et près du stand de merchandising. Une proximité rare entre les artistes et leur public, soulignant l’authenticité de l’expérience Ykons. Pour Confestmag, c’était la sixième rencontre avec Ykons en concert, une relation qui a commencé au regretté BSF à la Madeleine. Nous sommes impatients de les retrouver lors de futurs festivals, peut-être à l’Ancienne Belgique si nous sommes accrédités, ou même dans la nouvelle salle liégeoise OM, dont nous avons déjà parlé dans un précédent article. En résumé, le concert de Ykons au Whalll a été bien plus qu’une performance musicale. C’était une expérience intime, une immersion dans l’univers captivant de ce groupe liégeois qui continue de marquer les esprits à chaque étape de son parcours musical. Nous attendons avec impatience la suite de leurs aventures et les retrouvailles avec leur public lors de prochains rendez-vous musicaux.
Ykons à l’assaut de l’Hexagone.

Depuis quelques jours, les titres du groupe liégeois passent sur Mona Fm, une radio indé(pendante) française émettant dans le Nord-Pas-de-Calais. Cela peut paraître anecdotique mais c’est une avancée immense dans le plan de déploiement d’Ykons qui, étonnement, va seulement pouvoir se faire connaître chez nos voisins suite à des accords récents avec quelques radios de ce genre. A l’occasion de leur passage au Feelgood Festival, Renaud et David, deux des membres les plus emblématiques du groupe se sont livrés à une prestation acoustique de leur dernier titre « New State of Mind » avant de répondre à quelques questions sur leur actualité notamment. Voici le compte-rendu de cette interview. Renaud : « La grosse nouvelle, c’est évidemment que l’on vient d’être programmés sur pas mal de radios « indés » en France. Il y a Fossa Fm du côté de Marseille, mais aussi Mona Fm, dans le Nord et RTS. Il faut savoir qu’il y a plus de 120 radios indé(pendantes) en France, ce qui représente un gros panel d’écoute donc c’est super cool, cela ne fait que démarrer là car on a prochainement des dates chez les Tricolores ». Comment s’est créé le groupe ? Renaud : « en fait, on était une équipe faisant tous du stop et on a eu la chance de monter tous sur la même trottinette. Non, évidemment, c’est une histoire inventée car on essaye toujours de trouver une excuse à cette formation vu qu’il n’y a rien de mirobolant. On était des musiciens presque d’un même patelin (NDLR : village), mais embarqués dans des projets différents. On a donc roulé notre bosse de notre côté avant de se mettre ensemble et de sortir un premier album en 2019. Là, cela fait donc 3 ans que nous sommes dans cette configuration à cinq. Mais c’est juste parce que l’on vient quasi du même endroit, que l’on écoute les mêmes choses, qu’on a les mêmes influences et que chez nous, quand tu ne fais pas du foot, tu fais de la musique… » Quelles sont ces influences justement ? « Ah, en fait, nous n’avons pas tous vraiment les mêmes influences (rires), ce qui apporte une petite touche magique vu que chacun défend ce qui lui tient à cœur, ça crée une nouvelle entité. Mais dans les groupes communs, il a clairement Coldplay, avec lequel nous avons grandi dans les années 90, Imagine Dragons, et côté sonorités, U2 et Bastille qui sont des formations avec une vraie énergie pop, et qui défendent une véritable ambiance sur scène tout en véhiculant un message derrière. Cet aspect est important car nous voulons désormais que chaque chanson s’adresse à une ou plusieurs personnes en particulier et que cela apporte quelque chose dans la vie des gens ». Comment fonctionnez-vous, y-a-t’il un lead et des suiveurs ou chacun apporte-t-il sa pierre à l’édifice ? « Au départ, on fonctionnait vraiment comme une démocratie. On répétait beaucoup en groupe et on créait ensemble. C’était une très bonne chose, mais trop chronophage et énergivore. Sans oublier que nous n’avions alors pas encore cette pression de devoir apporter des titres avec des deadline bien définies comme le veut l’industrie de la musique à l’heure actuelle. Il faut savoir que nous avons encore tous un boulot à côté. Se produire comme groupe n’est pas notre full time job, contrairement à d’autres qui foulent les mêmes scènes que nous. C’est un peu notre fierté, je l’avoue. Mais on a dû changer notre fusil d’épaule dans la manière de créer. Pour le dernier album, Color and Lines, on a progressé en triangle avec Dave et Yann où l’on était à la composition des titres, Yann et moi nous occupant toujours de la partie auteurs. Pour cet album ci, c’est vraiment fonction de qui a l’inspiration. On travaille avec les moyens que nous offre la technologie actuelle, c’est-à-dire qu’on peut véritablement s’échanger nos idées à distance en temps réel. J’ai une idée, par exemple, je l’envoie à Dave qui met une ligne de guitare dessus et à partir de là le morceau explose. C’est toujours une collaboration donc. C’est très rare que l’on arrive, l’un ou l’autre, avec un projet qui est l’idée finale. C’est arrivé deux fois. L’un de ces morceaux est « Colors and Lines » que Dave nous a livré clé sur porte. Mais en général, on a toujours besoin de ce travail en groupe pour que cela sonne vraiment Ykons au final » Qu’appréciez-vous le plus dans l’ambiance des festivals ? « Il y a moyen de répondre à cette question-là avec 10 points. Mais le premier, c’est la rencontre. Ici, on connait un peu, même si cela a changé de lieu, l’empreinte Feelgood est là, j’ai l’impression d’être toujours sur le site de Remouchamps. Et d’ailleurs chapeau aux organisateurs car c’est fou d’en arriver à un tel point de mimétisme. Mais à chaque fois, c’est la rencontre non pas avec un, mais plusieurs publics, dont certains ne viennent pas nécessairement pour toi. C’est un cadeau d’avoir la possibilité de rencontrer ces gens-là. Ils n’ont pas d’attente vis-à-vis de toi. Après nous jouera Christophe Maé, et bien on sait que beaucoup de personnes sont venues pour lui. Ceux qui nous ferons le cadeau de venir un peu plus tôt, et qui nous verrons, je vous garantis qu’on va en mettre 70 à 80 pourcents dans notre poche parce qu’on est comme çà. Je le sais, et je n’ai pas de honte à dire que nous sommes un groupe de scène. On va tous perdre 2 litres de flotte et on va peut-être pleurer car on est là pour vivre à fond le moment présent et rencontrer les gens en vrai. Un festival, c’est ça, la vérité du moment présent que l’on vit tous ensemble. Parfois, nous demandons aux gens d’éteindre leur téléphone pour profiter pleinement de ce moment en vrai, dans la réalité du moment présent. C’est génial de pouvoir se regarder en face, sans écran interposé ». « En 2021, on s’est battus pour que la culture revive. On faisait des concerts de proximité avec une tente. Les jauges allaient de 150 à 300
La plaine du Feelgood s’est muée en piste de danse géante.
Si les basses étaient au pouvoir jeudi, avec un line-up essentiellement composé de disc-jockeys, les festivaliers du vendredi ont pu profiter d’ambianceurs hors du commun. Alors, certes, le programme était plus condensé, avec un début de festivités décalé à la fin d’après-midi (la veille, les premiers arrivants étaient déjà sur le gazon à 13h00), mais pas moins riche pour la cause vu la personnalité des artistes du jour. Les premiers à se lancer dans le bain sont les Maîtres chanteurs. Sans doute pas le groupe le plus attendu de cette journée mais une agréable surprise auditive. Au programme, des « standards » de la musique française revisités ; on garde les paroles mais avec un arrangement modernisé, et ça marche ! Arrivent ensuite des locaux, si l’on peut dire, puisque la bande à Renaud vient de la province de Liège. Là, point de répertoire français, mais du rock en anglais avec Ykons, désormais une référence partout en Belgique, et qui se lancera prochainement à l’assaut de la France (mais ça, en vous en reparlera d’ici peu). Les fans de la première heure sont en place dans les premiers rangs, à jouer au coude à coude avec ceux de Christophe Maé car, et oui, les deux formations/chanteur ont leurs groupies et celles-ci veulent évidemment être au plus près de leur(s) idole(s). Mais reprenons le cours de la soirée chronologiquement. Ykons enflamme naturellement la plaine. Il faut dire que le groupe adore la scène et surtout ce défi des festivals de convaincre des personnes qui ne sont pas nécessairement venues pour eux. Renaud (c’est le chanteur) ne met d’ailleurs pas longtemps à mettre toute l’assistance dans sa poche. Il faut dire qu’en envoyant « Sequoia trees » comme deuxième titre, ça donne le ton d’entrée de jeu. Le public est très réceptif et joue avec les membres du groupe en suivant les chorégraphies qui lui sont demandées, même lorsque quelques ballons géants, au logo de la formation, s’invitent aussi à la partie. C’est du tout cuit pour Christophe Maé, à qui l’on livre ainsi un public déjà chaud. C’est toutefois calmement que l’artiste aborde son début de concert, préférant y aller crescendo. C’est du connu, mais qui fait toujours recette. D’autant qu’il sait s’entourer, monsieur Maé. Des musiciens aux multiples talents, mais aussi une complice sur scène issue du Cap Vert. Un mélange parfait pour ce « Pays des Merveilles » qui rend hommage à la terre de Cesaria Evora. Le swing y est, le chant aussi, car il nous en a sorti des tubes, au fil des ans, cet homme qui, à l’instar de beaucoup d’autres, a fait ses armes dans les comédies musicales. Le public les connait ces chansons si entraînantes et aime les reprendre en chœur. Ce n’est donc pas un, ni deux, mais bien trois titres que Christophe Maé va livrer durant le rappel car quand on aime, on profite au max. Avec tout ça, on a pris un petit peu de retard sur l’horaire, mais personne ne va en tenir rigueur à l’artiste car c’était pour la bonne cause, celle des plaisirs auditif et visuel. D’autant que ceux qui suivent ne se sont pas refroidis pour la cause. Originaires de Côte d’Ivoire (Abidjan) et actifs sur la scène mondiale depuis 1996 (oui, ça fait un bail), les membres de Magic System sont toujours heureux de performer sur scène. Et leur joie est communicative. De premier Gaou à Magic in the air, en passant par la Zouglou dance, chaque morceau est construit autour d’un rythme propice à la danse. Bon, on ne va pas revenir à l’époque de « Véronique et Davina », mais la plaine du Feelgood avait tout de même un peu l’allure d’un énorme cours collectif, chacun s’essayant aux chorégraphies décortiquées par ces ambianceurs nés de Magic System. J’en connais qui ont dû bien dormir après tant d’émotions et de sport déguisé… Et pour ceux qui continuent l’aventure, Matt Pokora, Jenifer, Juicy et Henri PFR sont notamment au programme de ce samedi au Feelgood. PS : retrouvez les clichés du festival sur la page Facebook ReMarck Photos. Et pour ceux qui continuent l’aventure, Matt Pokora, Jenifer, Juicy et Henri PFR sont notamment au programme de ce samedi. PS : retrouvez les clichés du festival sur la page Facebook ReMarck Photos.
Belgofolies à Spa

Du 20 au 25 juillet, Spa accueillera une trentaine de concerts d’artistes de la fédération Wallonie Bruxelles. Mélange d’artistes confirmés et de découvertes » On ne pouvait pas rester une année de plus sans être aux côtés des artistes surtout de la Fédération Wallonie Bruxelles et également aux côtés du public qui attend ces concerts. Il y a encore beaucoup d’incertitudes pour juillet, néanmoins, nous avons voulu travailler à une programmation la plus forte, la plus belle possible avec un mix d’artistes totalement confirmés et d’artistes que l’on espère voir à Spa depuis 2019″, explique Charles Gardier, le directeur des Francofolies et organisateur de ces Belgofolies avec le centre culturel. Sur scène, on pourra applaudir : Typh Barrow, Hooverphonic, Loïc Nottet, Suarez, Ykons, Sharko et Glauque qui a d’ailleurs été choisi pour tourner dans les différentes Francofolies en France et à Québec notamment. Le nombre de place sera sans doute limité, certains seront peut-être déçus mais les choses peuvent encore évoluer « si on avait dû attendre vraiment d’y voir clair, je pense qu’on ne faisait rien », ajoute Charles Gardier. textes : Françoise Dubois
Ronquières Festival

Le Ronquières Festival – comme vous l’avez toujours connu – aura lieu ces 14 et 15 Aout 2021 Après l’annonce du gouvernement, lors du CODECO du 11 mai dernier, qui autorise après le 13 Aout les événements de plus 5.000 personnes sans masque, sans distanciation et sans limitation du nombre de festivaliers, nous avons pris l’heureuse décision de ne pas attendre une année de plus et d’organiser le Ronquières festival cet été. Même s’il reste encore quelques points d’interrogation (certificat vert, test négatif, protocoles et dernières validations des autorités) nous mettons tout en œuvre pour que tout un secteur ne vive pas un second été sans festival. Très prochainement, nous vous communiquerons notre affiche 2021 et ouvrirons notre billetterie. Les billets déjà achetés seront bien entendu valables pour cette édition. Vive la musique, vive le Ronquières Festival !