Voici 16 ans que Maxence Aldo Boitez a commencé à rapper. Dans un premier temps, il se fait un nom sur les réseaux sociaux, ce qui lui permet de sortir deux albums en quelques mois, Mes histoires, sorti en 2014 et L.O.V.E début 2015.

Mais c’est un peu plus tard dans cette année 2015 que Ridsa marque véritablement les esprits avec une chanson au rythme entraînant dont le refrain est machiavélique : là c’est die.

En quelques notes, votre corps bouge tout seul et vous vous surprenez à chantonner sans même y prêter attention. C’est ce qu’on appelle un tube, ou un hit, c’est selon.

Le carton de cette plage marque un tournant dans la carrière de l’artiste qui est enfin programmé sur les radios.
Il trouve un rythme régulier pour la sortie de ses opus : un tous les deux ans.

Tranquille (2015 – et oui, un deuxième dans la même année) – Libre (2017) puis Vagabond (2019) trouvent un public fidèle. Et pour cause, Ridsa sort quelques pépites comme « Porto Rico », un titre qui nous entraîne vers les eaux cristallines proches de la République Dominicaine.

Ce sont sans doute les racines espagnoles de l’artiste qui l’attirent vers ce coin du monde, où la culture hispanophone règne en maîtresse incontestée (seul le Brésil se différencie du continent en imposant le Portugais comme langue usuelle).

Ridsa a trouvé sa voie, son style, ou plutôt son orientation car il aime mélanger les genres musicaux, tant que cela permet de danser. Pop, RnB contemporain, Reggaeton, hip-hop, Bachata … rien n’échappe à l’esprit rêveur du rappeur né à … Orléans.

Comme beaucoup d’artistes, Maxence fait alors une pause « imposée » par la pandémie, ne revenant sur le devant de la scène qu’en 2022 avec un single dans la même veine que Porto Rico, intitulé simplement Santa Maria.

Là, on se balade dans les ruelles d’un village en bord de mer, ou l’on est allongé au bord d’une piscine, cocktail à la main, mais les hanches commencent à basculer frénétiquement. Oui, c’est dansant. Oui, c’est dépaysant, avec cette petite note caribéenne qui colle désormais à la set-list de Ridsa. Ce n’est pour rien que l’album qui prolonge ce morceau s’appelle Equateur.

Ridsa réussit son retour, mais sa seconde cartouche sera encore plus précise et meurtrière avec un album solaire dont chaque piste est un appel au voyage. Cet album, c’est VERANO.

On vous conseille particulièrement les pistes « Guatemala » et « Bachata », mais nous déclinons toute responsabilité si dès les premières mesures l’envie irrépressible de voguer à l’autre bout du planisphère vous tourne dans la tête.

Vous l’aurez compris, avec Ridsa, on voyage, au propre comme au figuré puisque certains « super » fans ont roulé toute la nuit pour suivre l’artiste de France, où il se produisait la veille, jusqu’à ce village un peu perdu dans la campagne hesbignonne : Avin, siège du Red Festival.

Pour notre part, c’était notre premier concert de Ridsa, et on ne regrette absolument pas d’avoir pu y assister, ce fut notre belle découverte du week-end. Gageons que ces fans de la première heure n’ont pas été déçus non plus, Ridsa et ses musiciens, Martin, Mathias, Hugo et Jaybe (alias Jean-Baptiste), leur ayant consacré quelques minutes pour des signatures et selfies.

Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

























