Retour sur Electric Callboy (+ Bury Tomorrow + Wargasm)

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Chroniqueur Photos ( vue depuis le public) : Richard De Paul – 17 Novembre 2025 – Rockhal

Support act : Wargasm

L’ouverture de la soirée revenait au groupe britannique Wargasm, fondé en 2018 par le chanteur Sam Matlock et la mannequin Milkie Way . Le groupe tire son nom d’une chanson du groupe féminin de punk rock de Seattle ; L7.

Le groupe d’électro-punk a délivré un set chaotique dans la plus pure tradition punk digne d’un Prodigy dans leurs meilleures années. Trente minutes de show ou les deux leaders jouent avec la foule, et pour Sam Matlock le jeu se termine en crowd surfing pendant « do it so good ».

Guest star : Bury Tomorrow

Les anglais de Bury Tomorrow suivaient leurs compatriotes. Ils ont délivré un show propre et très professionnel. Le public, venu en nombre devant la scène, attendait manifestement avec impatience d’entendre le metalcore mélodique de ce groupe formé en 2016.

Entamant le set avec « Choke , le groupe s’est immédiatement mis les fans en poche, ils ont déroulé leur 9 morceaux de manière carrée, interagissant avec la foule de manière millimétrée. Si il faut absolument reprocher quelque chose à ce show, c’est justement ce manque de spontanéité flagrant. Pour le reste, ils ont parfaitement fait le travail, le public les a longuement acclamés.

Electric callboy

Finalement, c’est avec une ponctualité toute allemande que les teutons d’Electric callboy arrivent sur scène. La Rockhal est remplie à craquer, cela fait presque un an que les tickets se sont vendus comme des petits pains. Il faut dire que le phénomène Electric callboy enflamme la planète rock depuis maintenant 15 ans. Ils sont au top de leur forme, ils tournent sans cesse depuis presque 2 ans et reviennent d’une tournée américaine qui les consacre définitivement comme un groupe de premier plan.

« Tanzneid » entame le concert, leur nouveau morceau bien que très fidèle à leur style relativement indéfinissable manque peut-être un peu d’originalité mais qu’à cela ne tienne, les fans sont totalement conquis et comme toujours avec ce groupe le pit devient très rapidement une arène où « wall of death », mosh et crowd surfing se succèdent à un rythme infernal.

Le batteur de Sum 41 ayant rejoint la formation depuis quelques mois, le groupe gratifie le public d’une reprise musclée de « Still waiting », Hit mondial du punk rock puis reprend ses propres créations enchaînant « Tekkno train » « Hypa Hypa » et « MC thunder » . A ce moment-là, la température à l’intérieur de la Rockhal devait avoisiner les 50° C.

Soudainement, la lumière s’éteint complètement, les cris résonnent dans la salle, comme en réponse à ceux-ci, un unique spot s’allume. Les deux chanteurs et le guitariste sont là, au milieu de la foule. Ils demandent aux premiers rangs de s’asseoir et ils jouent deux morceaux en version acoustique.

Ce moment de proximité remplis les fans de joie, la foule chante « fuckboy » et « everytime we touch » à l’unisson.

Retour sur scène, effet pyrotechnique et light show au sommet, et le groupe termine avec « Elevator Operator ».

Pour les rappels, nous avons droit à « Ratatata » le morceau fait en collaboration avec Baby Metal le groupe japonais phare de J-pop/Kawaii métal, sorte de K-pop sous amphétamine, suivi de « spaceman » et évidemment « we got the move »

Voir un show d’Electric callboy est une expérience en soi, on en sort toujours de bonne humeur. Jamais je n’ai vu un groupe faire preuve d’autant d’auto-dérision sans pour autant tomber dans la parodie.

On retiendra …Un excellent moment, à faire et à refaire.

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