Georgio illumine l’Orangerie : premier grand frisson 2026 au Botanique

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Mardi 27 janvier 2026.
Premier concert de l’année pour Confestmag. Et pas n’importe lequel. Direction le Botanique de Bruxelles, dans une Orangerie pleine à craquer. Pas “bien remplie”. Non. Complète. Dense. Vibrante. Le genre d’ambiance où l’on sent que quelque chose va se passer.

Je voulais revoir Georgio. Quelques années après son passage à Boulogne-sur-Mer lors du superbe festival La Bonne Aventure, où il partageait la scène avec Feu Chatterton et Charlotte Gainsbourg. Depuis, son parcours a été intense, parfois tumultueux, parfois angoissant. Mais toujours sincère.

Mardi soir, c’est un artiste apaisé, habité et plus solide que jamais qui se présente au public bruxellois.


Georgio, poète moderne et artisan d’émotions

Né Georges Édouard Nicolo en 1993, grandi entre Angers et le 18e arrondissement de Paris, Georgio s’est imposé au fil des années comme l’une des plumes les plus profondes du rap français.

De Bleu Noir (financé par ses fans à 150 %, preuve d’un lien déjà puissant), à Héra, hymne lumineux à l’amour, en passant par XX5, Sacré, Années Sauvages et plus récemment Gloria (sorti en octobre 2025), Georgio a toujours transformé ses failles en matière artistique.

Dépression, solitude, amour, reconstruction… Sa force est là : une vulnérabilité assumée, sublimée par une culture littéraire impressionnante. Desnos, Romain Gary, Maïakovski, Marc Aurèle… chez lui, le rap dialogue avec la poésie.

Et ce mardi au Bota, tout cela prend vie.


AKISSI : une première partie qui ne demande pas la permission

Avant l’arrivée du maître de cérémonie, AKISSI prend possession de la scène. Venue du 94, portée par la scène trap française, elle ne chauffe pas la salle… elle la secoue.

Flow détaché, attitude insolente, sincérité brute. Sa présence est magnétique, son énergie contagieuse. Une première partie solide, audacieuse, qui prouve que la relève ne manque ni de caractère ni de talent.


Gloria en grand format

Puis les lumières s’éteignent.
Les premières notes résonnent.
Les cris montent.

Georgio entre en scène.

Et là… show total.

Un set généreux, intense, parfaitement construit. Les classiques sont repris mot pour mot par un public qui connaît absolument tout — oui, même les couplets rapides qu’on massacre habituellement sous la douche.

Les titres de Gloria prennent une ampleur nouvelle en live. Plus organiques, plus vibrants, portés par des musiciens au sommet de leur art. La scénographie reste sobre, élégante, laissant toute la place aux mots.


Des invités et des frissons

La soirée réserve aussi de belles surprises.

Un rappeur invité monte sur scène pour partager un titre avec Georgio — et, mea culpa, l’émotion du moment m’a fait oublier son nom (si quelqu’un me le souffle, je prends !). Une apparition explosive qui a immédiatement électrisé la salle.

Mais le sommet émotionnel arrive avec l’entrée sur scène d’Iliona pour interpréter “Le Temps n’ Emporte Rien”, le titre qu’ils ont écrit ensemble. Là, le temps ralentit.

Deux sensibilités qui se répondent. Deux voix qui s’entrelacent. Une douceur presque fragile qui contraste avec l’énergie du reste du show. L’Orangerie retient son souffle avant de chanter à l’unisson. Un moment suspendu, sincère, puissant.

Autre instant fort : à deux reprises, Georgio quitte la scène pour rejoindre le public dans les travées. Sans barrière. Sans distance. Juste lui et ceux qui l’écoutent. Ce genre de moment qui rappelle pourquoi le live reste irremplaçable.


L’artiste… et l’humain

Et parce que tout ne se joue pas uniquement sur scène : après le concert, Georgio s’installe au merchandising.

Selfies. Dédicaces. Discussions. Sourires.
Avec une disponibilité et une gentillesse rares.

Pas d’attitude de star pressée. Pas de faux-semblant. Juste un artiste reconnaissant envers son public. Et ça, ça marque.


Verdict Confestmag

Premier concert de 2026 et déjà un très haut niveau.

Une première partie marquante
Des invités qui subliment la soirée
Un album Gloria qui prend toute sa dimension en live
Des musiciens impeccables
Un public incandescent
Et un artiste profondément humain

Georgio confirme qu’il est bien plus qu’un rappeur générationnel.
Il est un artisan des émotions, capable de transformer ses cicatrices en hymnes collectifs.

Que demande le peuple ?
Rien de plus.

Ah si allez voir nos réseaux Instagram et Tik-Tok la story réalisée par Logan.

Et si ce n’est… une prochaine date bruxelloise.

Un titre qui pourrait être bien pour l’ouverture officielle de notre web-radio en février 2026 le vendredi 13.

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