11 février 2026

Entre Mulhouse et Toulouse, le Baudet se tâte encore…

Pour cette troisième et dernière journée du Baudet’stival, l’affiche faisait la part belle aux compositions en langue de Molière avec Doria D, Zoé Josephine, Colt, Claudio Capéo ou encore les brothers de la ville rose, BigFlo et Oli. Honneur à l’une des benjamines pour l’ouverture de cette ultime séance avec le set de Zoé Josephine, une ex candidate de The Voice Kids qui vient de sortir son premier EP, « Regarde dehors ». A 20 ans, la Liégeoise déborde d’énergie et d’enthousiasme au point d’avoir assuré seule la matérialisation de cet opus, de l’écriture des paroles à la gestion des réseaux sociaux en passant évidemment par la composition de la musique, mais aussi la gestion de son label. Etonnant direz-nous ! Et bien pas tant que cela si l’on considère qu’elle a écrit son premier titre à 10 ans, et ce en quelques minutes à peine. Et sa prestation ? Nous garderons volontairement le silence à ce propos afin que les plus curieux viennent la découvrir par eux-mêmes. Ce sera le samedi 27 juillet à Ere. A quelques encablures de Zoé (oui, c’est son vrai prénom, par contre Joséphine n’est pas son nom de famille mais le prénom de sa grand-mère), on retrouve ODE, le groupe qui s’est produit en premier dans ce festival, vendredi. En tant que vainqueur de la catégorie Tremplin, il a remporté le droit de se produire, cette fois, sur la scène principale, Place des 3 Fers. Lorsque l’on revient près du centre culturel, c’est Gabriel Seize qui s’est emparé du micro pour présenter son projet « Prologue » du nom de son synthé fétiche, instrument de prédilection aux sonorités seventies, mais aussi au double sens caché d’ouverture sur le monde ou d’entrée dans l’univers artistique. Le prologue, c’est la première phase, celle qui initie le changement ou la course si l’on s’en réfère au Tour de France cycliste. L’artiste suivante n’en n’est plus au début de sa carrière vu le succès rencontré par ses premiers singles, Dépendance, Hors tempo ou encore Sur ma tombe, que personnellement j’écouterais bien en boucle. Depuis 3 ans, la jeune louvaniste assène ses couplets aux paroles sombres et lourdes, sur des musiques tellement entraînantes aux quatre coins du pays que l’on a l’impression qu’elle fait partie intégrante du paysage audio-visuel belge depuis bien plus longtemps. Et pourtant, son premier album, Je cherche encore, vient à peine de sortir depuis deux mois. Parmi les titres les plus récents, Question qui laisse supposer que Doria D, puisque c’est bien d’elle qu’il s’agit, est régulièrement en proie aux doutes et interrogations, comme elle le dit sans détour lors de ses intermèdes musicaux, alors que sur ou en dehors de la scène, elle est probablement l’une des chanteuses les plus souriantes et abordables de cette époque. L’an dernier, une très jeune demoiselle avait entamé son tour de chant le dimanche, mais avait dû l’écourter en raison de la tempête annoncée et de l’évacuation temporaire du site. Cette fois, pas de conditions climatiques précaires pour Marion (Duplicy), la résidente de Bertrix, et donc une set-list complète pour celle qui a représenté la région dans The Voice kids (et oui, encore une, mais n’est-ce pas là un signe que l’émission télévisée sert effectivement de belle vitrine pour certains artistes en herbe ?) Retour Place des 3 Fers pour le duo endiablé de Colt (ex- Coline et Toitoine), l’une des sensations de l’été 2024. Je ne dis pas cela pour la découverte du groupe, qui existe déjà depuis un certain temps, mais pour sa réussite actuelle. Les festivals belges s’arrachent les prestations des Bruxellois qui vont s’attaquer à des salles de renom dès l’entame de 2025. La Cigale (Paris) puis l’Ancienne Belgique sur leurs terres, excusez du peu… En attendant, c’est bien dans la province du Luxembourg que Colt a mis le feu. Fily Leela est une autre de ces artistes qui devait se produire en 2023 sans cette mini bourrasque qui a mis sur pause toute activité extérieure pendant quelques heures. Les organisateurs avaient promis de lui offrir l’opportunité de revenir dès que possible, c’est chose faite. Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, et pourtant sa carrière musicale a déjà emprunté un beau parcours. Elle débute l’académie à 7 ans pour apprendre le chant choral, le solfège et le piano. Sa formation lui permet d’être repérée pour prendre part à des doublages de dessins animés (dont certains très connus) puis d’intégrer un groupe de gospel en tant que soliste. A elle les premières tournées. Elle se prend alors au jeu, composant ses premières chansons, mais c’est dans l’ombre d’autres stars qu’elle évolue pendant un certain temps, accompagnant notamment Lara Fabian, Zap Mama, Daniel Lévi… En 2020, la voilà au chômage technique avec l’arrêt de toutes les festivités, confinement oblige. Cette pause forcée lui fait prendre conscience qu’il est temps de prendre un peu la lumière en proposant ses morceaux, sa voix, sa personnalité au public. Le concept Fily Leela est né. Depuis, il grandit progressivement au fil des singles et de sa vie de maman. Artiste de l’ombre, Claudio Ruccolo (son nom de baptême) le fut aussi tout un temps avant de prendre part à une émission télévisée très connue (The Voice) qui va permettre au public de mettre en exergue l’extraordinaire voix rauque, mais surtout la personnalité attachante du bonhomme. Il ne gagne certes pas l’édition à laquelle il participe, mais sa première chanson sortie après cette expérience fait un carton. Qui n’a jamais chanté ou fredonné « Un homme debout » ? Claudio Capéo a fait mouche et enchaîne depuis les titres à succès en français, mais aussi en italien, la langue originale de sa famille. Toujours accompagné de ses « Capéos », musiciens mais surtout amis, Claudio nous a encore livré un spectacle de toute beauté, tantôt énergique, tantôt attachant, à l’image même de son interprète qui se donne toujours à 100 % sur scène. La place est désormais noire de monde et il devient impossible de circuler, tant le public est massé devant la scène en attente des brothers de Toulouse.

Bertrix, c’est pas Marseille bébé, mais ça y ressemble presque…

Le deuxième jour du Baudet’stival se voulait résolument urbain dans sa programmation, du moins sur la scène principale. Pari réussi semble-t-il vu l’affluence enregistrée et surtout l’ambiance dégagée. A l’applaudimètre, les machines que sont Rag’n’Bone Man et Koba LaD ont évidemment fait mouche, mais les deux prestations les plus marquantes sont assurément celles des virevoltants 47 Ter et d’Alonzo qui semble en jambes pour s’offrir le stade Vélodrome. Nous reviendrons un peu plus tard sur les shows offerts par ces artistes car nous débutons ce petit feed-back de la journée par la scène « Contruisons demain », appelée aussi scène 2 ou découverte. La première à prendre le micro est Léa Pochet. Artiste régionale ou presque puisqu’issue des environs de Florenville, Léa présente un univers assez sombre, décliné en pop / rock / folk aux accents francophones. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, son dernier single « Destin » est un bel exemple de son travail actuel. C’est ensuite au tour d’ODC de prendre place sur les planches. De deux (Léa étant accompagnée de son claviériste), on passe à quatre, même si deux personnages sortent effectivement du lot. L’un des musiciens, chanteur à ses heures, ne passe en effet pas inaperçu avec son look non genré, ses cheveux teints et ses nombreux piercings. Mais le personnage central du band reste Célia, un petit bout de femme à la voix très puissante dotée d’une présence scénique remarquable. Elle est très belle et sait jouer sur cette corde. Ne tombez dans les clichés de la femme fatale qui mène tout le monde à la baguette ou au contraire de la femme objet, Célia assume sa féminité mais se considère comme un membre indissociable du band. Formé en 2017 dans la région parisienne, ODC a pris du galon, et surtout un coup de projecteur, en 2021 en signant avec Blood Blast Distribution. Depuis, les tournées s’enchaînent et le public se déchaine. A découvrir. On reste dans le rock, mais un peu plus « british » avec The Rackers. Si le groupe provient bien de Belgique, c’est en effet dans la culture musicale anglo-saxonne, et essentiellement des 90’s et début 2000 que ses membres puisent leur inspiration. On y décèle des arômes d’Oasis avec une pointe de Franz Ferdinand et une pincée d’Arctic Monkeys. Même scène, autre ambiance avec Maya Nashoba, une artiste belge (aux racines turques) qui n’a pas peur d’étaler ses hantises et ses doutes en musique, comme une forme de thérapie artistique. « J’ai composé ces morceaux en 2019, alors que j’étais au plus mal. Je traversais alors une forme de dépression » nous glisse subtilement celle dont l’apparence physique fait immédiatement penser à la Sinead O’Connor de 1994. Même visage angélique et surtout coupe de cheveux identique. Mais le parallèle s’arrête là, du moins espérons-le, vu la fin tragique de la chanteuse irlandaise. Une autre belle découverte pour nous, avouons-le car c’est subtil, mélodieux et très bien écrit. Vient alors l’enfant du pays… tout proche, Florent Brack. Vainqueur de l’émission « The Voice Belgium » en 2015, Florent a pris le temps de se forger un univers, et appris à poser sa voix à la British and Irish Modern Music à Brighton. Fort de son expérience scolaire, mais aussi sur scène, où il a, nous rapporte-t-on, déjà dû faire face à quelques impondérables (NDLR : Florent, pense à protéger tes doigts), Florent vient de sortir son premier album « Faces », opus qu’il défend désormais bec et ongles avec brio. Et pourtant, il y eut bien un petit stress de dernière minute ce samedi puisqu’au moment de débuter son show, aucun son ne sortait du micro ! Un présentateur en chauffeur de salle improvisé, un ingénieur du son à la rescousse et quelques minutes suffiront finalement à rétablir une situation mal embarquée. Heureusement d’ailleurs, car dès les premières notes, le public est venu remplir la place de ce second espace. Nous pensions, à tort visiblement, que la plupart des spectateurs du jour étaient à tendance rap, prêts à passer la journée devant les barrières de la scène où les cadors du genre se produisaient, mais l’Ardennais a su les détourner du chemin obscur (référence à I AM), du moins le temps de son set. Ce menu, déjà copieux, était servi avec une performance de Matho et Xal en guise de pousse-café, mais nous étions déjà rassasié et avons donc fait l’impasse sur ce met gourmand. Par contre, notre pérégrination ne s’est pas arrêtée en si bon chemin pour la cause, à côté de la scène B (ou 2, c’est selon) se trouve la Place des Trois Fers et son accompagnement de stars.  La première n’est autre que l’animateur vedette du 6/9 de Tipik, Gaetan Bartosz, transfuge de la rentrée dernière (passé du giron RTL avec Radio Contact au fief RTBF) et présentateur, pour la première fois, au Baudet. Un novice donc, comme Oney, groupe formé à l’initiative de l’Arlonnais Noé Remy, rappeur solo à la base qui a vu le rejoindre des musiciens d’horizons divers comme Pierre Thollembeck (Clavier), féru de musiques électro, Félix Schipman (batterie),William Odobescu (guitare), résolument rock, et Charles Wilmet, un saxophoniste actif dans un band de reggae. Le tout donne un mélange détonnant, mais harmonieux. Et pour sa première grande scène, Noé ne se démonte nullement. Une belle surprise. Arrivent alors deux jeunes pousses toutes fraichement sorties du tourbillon médiatique de la Star’Ac, Julien et Axel. Sans réelle mise en scène ni accompagnement live, difficile de pouvoir se faire une idée de leur potentiel. On peut juste relever que les capacités vocales sont réelles et que Julien ose déjà se frotter à Brel. Mais voilà que grimpent sur scène de vrais habitués des planches, les 47 Ter. Pierre-Paul, Blaise et Lopes n’en sont effectivement pas à leurs débuts. Le trio multiplie les prestations depuis quelques années, et frappe toujours juste. Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’œil dans l’assemblée pour se rendre compte qu’une grosse partie du public est là pour le sympathique trio de Paname. Rap, chant, danse … tous les ingrédients sont présents. Accompagnez cela

Dimanche flamboyant à LaSeMo Enghien !

La dernière journée de LaSemo s’est déroulée sous un soleil éclatant, attirant une foule nombreuse et enthousiaste. Le Montois Saule a ouvert les festivités sur la scène du château, réchauffant le public avec son humour, son charisme et une sélection de ses anciennes chansons comme « Dusty Men » ainsi que des morceaux plus récents. Vers 16h, la scène de la Prairie a accueilli Pomme, entourée d’un décor enchanteur de champignons. Malgré la mélancolie de ses chansons, la Française a capté l’attention du public avec ses interprétations émouvantes et ses textes sincères. Elle a même fait danser la foule sur un morceau évoquant la mort. Fidèle à son habitude, elle a fait circuler un appareil photo jetable dans la foule pour capturer des souvenirs uniques de sa prestation, qu’elle a conclue en chantant avec tous ses musiciens. Pour sa troisième participation à LaSemo, Babylon Circus a enflammé la scène avec leur devise : « De la musique et du bruit. » Le groupe a abordé des sujets sérieux comme le fascisme montant en Europe, tout en maintenant une ambiance festive. Leur performance a été un adieu mémorable pour le public d’Enghien. La tête d’affiche de cette 16e édition, Patti Smith, a offert un show inoubliable. Accompagnée de ses quatre musiciens, dont son fils Jackson Smith, l’icône du rock a abordé des sujets engagés tels que les problèmes aux États-Unis, la poésie de Baudelaire, et son passé en Belgique. Son concert, un mélange de moments calmes et de rock énergique, a ravi ses fans. Elle a interprété « Summertime Sadness » de Lana Del Rey et a conclu son show avec une chanson dédiée à la Palestine. Juste après Patti Smith, le groupe français Dionysos a pris la scène de la Prairie. Mathias Malzieu, malgré une blessure récente, a livré une performance énergique, assis sur un siège « Groot » en référence au personnage de Marvel. Leur spectacle a captivé le public, malgré la finale de l’Euro diffusée à l’espace de la Guinguette. Les histoires belges racontées par le groupe ont ajouté une touche surréaliste à leur performance rock. Pour clore le festival, Samuel Chapelle, directeur de LaSemo, a prononcé un discours avant le dernier concert du groupe Deluxe. Originaire d’Aix-en-Provence, Deluxe a mis le feu à la scène du château. Entre nouveaux morceaux et classiques, Liliboy et ses acolytes moustachus ont livré une performance électrisante. Pepe, le saxophoniste, a ébloui le public avec des étincelles jaillissant de son instrument. La proximité avec le public, une caméra 360 et une interaction unique ont rendu leur show mémorable. Le groupe a terminé en remerciant leur équipe et en invitant les festivaliers à revenir « moustachus ». Avec un nouvel album en préparation et un premier festival prévu en septembre à Aix-en-Provence, Deluxe a encore de belles années devant lui. LaSemo est bien plus qu’un simple festival de musique ! C’est un véritable paradis pour petits et grands, offrant une multitude d’activités telles que des spectacles, des contes, une zone zen, des jeux en bois traditionnels et de l’art de rue. Le festival se distingue également par son engagement envers l’inclusivité, avec des concerts interprétés en langue des signes pour les sourds et malentendants. Les interprètes ont brillamment transmis l’énergie des performances, allant du rap d’IAM aux mélodies poignantes de Zaho De Sagazan. Merci à LaSemo d’ être un festival ouvert à tous ! Merci aux visiteurs, presse, organisateurs, bénévoles et d’autres oubliés…on prend volontiers un rendez-vous pour la prochaine édition et vous ? Un compte-rendu détaillé de cette 16e édition de LaSemo, accompagné de nombreuses photos, sera bientôt disponible.

Lasemo 2024 : Internationalement vôtre…

Le deuxième jour du festival Lasemo 2024 à Enghien a offert une diversité musicale exceptionnelle, allant du Cap-Vert à l’Asie, en passant par la Belgique et la France, pour satisfaire tous les goûts. Le début de la journée a été marqué par la performance de Mayra Andrade, originaire du Cap-Vert. Sur la scène de la Prairie, avec deux canapés et un petit palmier, l’ambiance était presque tropicale. Ses chansons en langue maternelle ont transporté le public belge dans son univers unique, rappelant les musiques populaires brésiliennes et faisant danser la foule. La jeune liégeoise Rori, pour qui c’était la première participation au festival, a ensuite enflammé la scène du château avec ses nouveaux morceaux. Des titres comme « Docteur » ont conquis autant les petits que les grands. Nous avons ensuite eu le plaisir d’accueillir Mentissa, fière de ses racines belges et célèbre pour sa participation et son rôle de coach dans The Voice Belgique. Ses chansons, dont « Et bam » et « Le bruit du silence », ont littéralement fait craquer le public. Elle a même interagi avec trois jeunes participants de The Voice Kids présents dans la foule, ajoutant une touche personnelle à son show. À 17h45, Zaho De Sagazan, jeune phénomène français de 24 ans, a pris le relais. Avec une voix envoûtante et une présence scénique impressionnante, elle a transporté le public dans son univers. Son spectacle, marqué par des confidences personnelles et des rêves d’amour, a laissé une impression durable. Le groupe MPL (Ma Petite Lucette) a ensuite apporté un rayon de soleil sur la scène de la Prairie. Leur performance, pleine de messages de sensibilité et de chorégraphies amusantes, a été chaleureusement accueillie par les festivaliers. La soirée a continué avec Loïc Nottet, célébrant ses 10 ans de carrière. Avec un nouveau show et un album en français, il a ébloui la scène du château. Des morceaux récents aux classiques comme « Million Eyes », Loïc et ses danseurs ont offert une performance énergique et émotive. Il a terminé son spectacle en remerciant son équipe, démontrant une fois de plus sa générosité. Makoto San a apporté une touche asiatique à LaSemo avec leurs instruments en bambou et leur musique techno moderne, offrant une expérience sonore unique. La journée s’est terminée en apothéose avec Chinese Man. Leur show lumineux, mélangeant Dubstep, scratch, Trap, drum and bass, trompettes et rap, a captivé l’audience. Leur capacité à harmoniser deux rappeurs, trois trompettistes et trois DJ est un témoignage de leur talent et de leur créativité. C’était une manière parfaite de conclure une journée magique à LaSemo, où petits et grands cohabitent harmonieusement. Dimanche, la dernière journée du festival, promet d’être exceptionnelle avec un afflux encore plus important de festivaliers et un temps clément. Restez connectés Martin sera là pour vous conter le dernier jour et vous donnera envie d’être présent pour l’édition 2025.

Typh Barrow illumine le ciel chargé de Bertrix.

Les conditions climatiques de ces derniers mois ne nous donnent pas vraiment l’impression d’être en été. La pluie ne cesse de s’inviter quasi quotidiennement et ce fut encore malheureusement le cas ce vendredi à Bertrix où se tenait la première journée du Baudet’stival, même si il n’y avait finalement qu’un léger crachin, et ce par intermittences. Du coup, le public est arrivé relativement tard sur la place des Trois Fers, qui était toutefois bien remplie pour les deux étoiles les plus attendus de la soirée, Typh Barrow et Christophe Willem. Beaucoup d’entre vous ont donc manqué les premiers artistes du jour, mais rassurez-vous, nous avons rapporté quelques clichés dans nos valises. Par contre, autant vous le dire, vous auriez sans doute apprécié la plupart des prestations du jour. La première à ouvrir le bal est ODE sur la scène annexe. Disons plutôt le premier puisqu’il s’agit d’un groupe, assez récent dans sa composition actuelle. Son histoire débute durant le confinement, au moment où Aude et John composent en duo. Quelques mois plus tard, ils sont rejoints par le bassiste Gino Caponi et le batteur Gilles Servais. C’est ce quatuor qui délivre donc les premières notes de cette édition 2024. Celles-ci sont mélodieuses et assez rafraichissante, comme la voix de son interprète, Aude Delcroix. Vous connaissez la ritournelle désormais, une scène succède à l’autre, et ici, en l’occurrence, un style en balaye un autre car avec Suasion, on rentre dans du rock très brut, presque bestial par moments. L’entrée du show est tonitruante et ce n’est encore qu’un aperçu de l’énergie qui va se dégager de cet autre quatuor qui n’a pas peur de mouiller le tee-shirt. Vainqueurs du podium tremplin de 2023, ils n’avaient pu profiter de leur récompense, à savoir un passage sur la main stage, le dimanche à cause d’une tempête qui avait contraint les organisateurs à décaler le planning de quelques heures. Cette fois, c’est une véritable tornade qui a déboulé sur Bertrix, mais musicale celle-là. Avec un an de barrique en plus, Suasion a encore pris de la bouteille, occupant à merveille ce grand espace qui s’est enfin offert à eux. Retour sur la catégorie « Tremplin » avec Emy Sakura. On bascule encore dans un autre monde. Visuellement d’abord car ce bijou sur le front fait penser à un dessin animé des années 90 où une petite fille sauvait le monde d’un coup de baguette magique. Musicalement, ensuite, car l’artiste joue ici plus sur le poids des mots, liés à son histoire personnelle. La transition est toute trouvée pour filer se prendre un petit bain de soleil au bord de l’océan avec Fugu Mango et ses rythmes tropicaux. Si les albums (deux actuellement) sont composés par les frères Lontie, ces derniers s’entourent de toute une troupe, métissée, pour ses tournées. Un mélange de cultures qui se retrouve dans leur musique et leurs pas de danse, mais il faudra désormais prendre en compte un nouveau paramètre, le choc de générations. Et oui, le fils de Vincent se prend lui aussi au jeu en venant accompagner, au clavier, toute la troupe sur scène lors d’un morceau sorti de l’esprit paternel voici peu. Joli moment de complicité et de professionnalisme déjà, la jeune pousse étant concentrée et appliquée jusqu’à l’ultime seconde. On bascule face B, pour retrouver une tête déjà vue un peu plus tôt dans la journée puisque Steffi Pacson concourt pour la catégorie Tremplin, mais elle fut aussi invitée à jouer un morceau sur la scène principale avec Suasion.  Cette fois, c’est en solo, ou presque, que cette artiste originaire de Long Island (New-York – USA) se produit. Ne vous fiez pas à son petit air angélique et espiègle, la jeune demoiselle cumule déjà les casquettes de auteur-compositeur-interprète, productrice, pianiste et ingénieur du son, sans oublier qu’elle vient de lancer son studio d’enregistrement personnel. Pour les adeptes des télécrochets, Steffi est également passée dans la version belge de The Voice. C’était dans l’édition 5, où elle avait été sélectionnée par Quentin Mosimann. Un saut de puce nous ramène sur la Place centrale de la ville avec un groupe qui fait toujours recette, Ykons. Renaud, Yann, Dave, Patrick et … le batteur de Suasion (en remplacement de Bernard) n’en sont pas à leur coup d’essai au Baudet’stival. Les potes des hauts plateaux de Liège connaissent la musique et tous les petits tours qui vont avec pour se mettre un public en poche. La scénographie s’est enrichie d’un podium surélevé sur lequel trônent les lettres du groupe, les membres arborent désormais des tenues de scène à leur effigie (le presque célèbre logo aux losanges) et les voilà décontractés comme jamais vu le nombre d’heures de shows accumulés depuis leur dernier passage dans la région. En quelques mètres, nous passons de Herve à Montréal avec Lumière, le projet solo d’Etienne Côté, ce Canadien venu défendre seul son concept glam rock tout droit renvoyé dans les sixties / seventies. Sans accompagnement (il expliquera que ses musiciens ont été retenus), avec sa seule guitare comme comparse, il nous propose une prestation toute en simplicité, en apparence, car son personnage est complexe, fragile, comme écorché par la vie actuelle. La passerelle est belle vers une autre artiste qui n’a pas été épargnée par les aléas de la vie, Typh Barrow. Mais la chanteuse (autrice et compositrice) et pianiste originaire de Bruxelles a toujours su rebondir, utilisant ces « incidents » comme des propulseurs non conventionnels. Ainsi, son kyste posé sur les cordes vocales depuis son enfance aurait pu la priver d’une carrière artistique, mais au contraire, elle est devenue l’une des plus belles voix du royaume, ce qu’elle n’a pas manqué de nous prouver encore ce vendredi avec une longue et haute note sortie d’un autre univers. Mais mon parallèle allait encore plus loin que ce rappel de l’histoire particulière de Typh puisqu’elle s’est présentée cette fois avec un bras (le droit) en écharpe. « Je me suis malencontreusement cassé l’épaule en participant à Fort Boyard (elle était annoncée sur la version belge de la célèbre émission

Lasemo 2024 : Un Premier Jour inondé de monde

Le coup d’envoi de la 16e édition du festival Lasemo à Enghien, dans le Hainaut en Belgique, a été donné en grande pompe. Après une matinée pluvieuse, les premiers rayons de soleil ont percé les nuages au moment du spectacle du trio L.E.J. L.E.J, c’est trois lettres, trois prénoms et, ajoutés à la lumière éclatante de l’après-midi, un groupe fantastique. Leur connexion avec le public était palpable. Elles ont commencé leur performance avec un mashup de 2019, suivi de celui de 2020, faisant littéralement danser la scène du château. Entre des références politiques et des phrases percutantes, elles ont lancé le festival de manière éclatante. Au fil des heures, les effluves des nombreux food trucks se sont intensifiées. Comme le titre de L.E.J « La dalle » le suggère, un petit saumon fumé était parfait pour combler les appétits. Le groupe Soviet Suprem a ensuite pris le relais sur la scène de la prairie, malgré le sol boueux. John Lénine et Sylvester Staline, avec leur énergie déjantée, ont transporté les festivaliers dans leur univers unique. Leur interprétation du « Rongrakatikatong », décrit comme un chant traditionnel soviétique avant une bataille à la kalachnikov, a été réalisée avec humour et théâtralité. Le mélange d’humour, de sport et de messages féministes a conquis le public d’Enghien. À 20h30, le groupe marseillais IAM, légendaire pour tant de générations, est monté sur scène. Leur entrée en scène avec « Petit frère » a immédiatement enflammé le public. Les festivaliers ont eu droit à tous les classiques, ainsi qu’à des morceaux du nouvel album, apportant une touche de nostalgie bienvenue à la soirée. La « Danse du Mia » et « L’Empire du côté obscur » avec des sabres laser ont particulièrement marqué les esprits. Ensuite, l’accent marseillais a cédé la place à celui libanais d’Ibrahim Maalouf. Accompagné de sa troupe, il a emmené le public d’Enghien dans un hymne à l’amour, tel une grande demande en mariage sous les sons mélodieux des trompettes. En dernier, Henri PFR a fait une apparition surprise, remplaçant Parov Stelar à la dernière minute. Cette surprise a ravi les festivaliers, qui ont pu se défouler et profiter pleinement de ce dernier grand spectacle avant un week-end qui s’annonce explosif. Les prévisions météorologiques annoncent du beau temps, et nous espérons qu’elles seront correctes. Notre reporter Martin Domi’s continuera à vous faire vivre les moments forts de ce festival familial tout au long des trois jours. Restez connectés pour les prochains résumés.

C’est dans l’Ere du temps…

On poursuit notre présentation des festivals que nous couvrirons cet été avec un événement qui a su garder un esprit convivial et familial malgré une affiche de renom. Ce festival porte le nom évocateur de Les Gens d’Ere, jeu de mots compris dans le package puisqu’il fait référence au village qui l’accueille, Ere, à quelques encablures à peines de Tournai. Pour vous y rendre, et oui, tout le monde ne passe pas nécessairement ses vacances dans cette bourgade champêtre, voici quelques indications. Adresse: Rue de Longuesault 1/2, 7500 Tournai (Ere) En venant de Bruxelles: prendre E429 direction Tournai. Ensuite E42 direction Lille. Sortie 34 vers Tournai. En venant de Mons: Prendre E42 direction Tournai – Lille. Sortie 32 Tournai – Vaulx.  En venant de Lille: Prendre A27 direction Tournai. Sortie Tournai. Sur place, deux parkings gratuits, l’un juste en face du site, l’autre à peine plus loin, mais qui seront évidemment accessible en fonction des conditions climatiques du moment (le premier est en effet en pente et tous les deux sont dans des champs). Cela ne devrait toutefois pas vous refroidir, même ne cas de pluie soutenue, car des solutions de délestage existent comme le covoiturage, les navettes depuis Tournai ou encore la mobilité douce (NDR : le vélo pour les non érudits). En pratique cela donne : Des navettes de bus gratuites sont prévues depuis le parking de l’Esplanade de l’Europe à Tournai. Voici les horaires: Jeudi => 1ère navette à 19h et dernier départ du site à 00h30 Vendredi => 1ere navette à 17h et dernier départ du site à 2h30 Samedi => 1ere navette à 14h30 et dernier départ du site à 2h30 Dimanche => 1ere navette à 13h30 et dernier départ du site à 2h30 Pour éviter les désagréments, prévoyez 20 à 30 min d’attente avant d’embarquer dans un bus (au retour comme à l’aller). 𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲́𝗲 👀 Ne vous précipitez pas à l’arrêt de bus puisque les 3 bus mobilisés assureront dans tous les cas le retour à Tournai. Les parkings vélos pour ceux qui habitent plus près (ne sont toutefois pas gardés donc prévoyez votre antivol). Il y aura d’ailleurs sur le site, lors d’une des journées, une animation mobilité douce en collaboration avec Pro-vélo. Le où, vous l’avez, parlons désormais du quand. Du jeudi 25 juillet au dimanche 28 juillet inclus. Cela vous laisse encore quelques jours pour vous décider, mais les organisateurs nous informent que l’affiche plait visiblement de telle sorte que les préventes s’écoulent bon train. Ne tardez donc pas à réserver votre pass si l’un de vos artistes préférés y est programmé d’autant que l’équipe du festival pense au confort du public en tentant de limiter au plus les inconvénients qui pourraient être liés à une météo humide (on croise les doigts pour que les nuages ne soient pas de la partie, mais en Belgique, la pluie ne s’absente jamais très longtemps). Ainsi, sur le site en lui-même, le chapiteau permettra de s’amuser à l’abri quoi qu’il arrive. Il sera monté la semaine d’avant et donc normalement bien sec pour l’événement. Et comme l’année dernière il y aura au minimum un chemin en plancher qui permettra d’accéder à tous les endroits stratégiques pour les PMR (espace PRM, toilettes, bar, foodtrucks). Le deuxième espace restera lui, comme les années précédentes, à l’air libre, et donc soumis aux aléas climatiques, mais quelques gouttes n’arrêtent pas des festivaliers motivés, même si dans l’absolu, un bon 25 degrés sans averse serait le bienvenu. Petite différence toutefois à noter, l’espace scénique s’étend un peu histoire de permettre aux artistes de s’exprimer avec encore un peu plus d’aisance. Le décor étant planté, il ne manque plus que les personnages. Vous ne manquerez pas de jouer un rôle prépondérant évidemment, pas de festival sans public, mais on vous a réservé un casting de luxe pourambiancer votre été. Si le jeudi est assez light (il y en a qui travaillent encore vendredi…) avec Zenith et L et S Baert, on sort l’artillerie lourde dès le lendemain avec notamment Gustave Brass Band, le local de l’étape, Youssef Swatt’s, qui participe actuellement à l’émission Netflix « la nouvelle Ecole », Ykons dont les tubes tournent en continu sur les ondes nationales (et en France), Mister Cover (la bande à Dieu devrait retrouver facilement le chemin de ce festival auquel ils sont souvent conviés) et l’inimitable Mosimann qui nous réserve toujours des shows impressionnants. Nul doute qu’il y aura de l’ambiance à Ere vendredi soir. Et ce n’est encore là qu’un aperçu du week-end puisque le festivaliers présents samedi pourront notamment voir et entendre Doowy, Alice On the Roof, Black M, Louane, Santa, Henri PFR… Des sons actuels avec des artistes qui cartonnent en cette année 2024, et oui, la programmation de l’événement a eu l’oreille fine sur ce coup là. Pour le dimanche, Doria D reste dans la même veine que ces prédécesseurs de la veille, mais on pourra aussi sentir un léger glissement vers l’univers plus rock de At Night, Matmatah (les plus anciens doivent se souvenir de Lambé an dro) ou encore Kyo. Sans oublier Deluxe, ce sextet originaire de Aix-en-Provence qui va illuminer la prairie avec son funk électro pop jazzy. Une set list bien gratinée que viendra conclure, comme l’an dernier d’ailleurs, Monkey face, alias Kid Noize (qui vient de sortir un single étonnant, en feat avec Pepe, sur des notes ensoleillées puisqu’il s’intitule « Chaleur »). Pour plus de renseignements et réserver vos accès, rendez-vous sur le site officiel du festival, www.lesgensdere.be 

Cabaret Vert (du 15 au 18 août): nouvel aménagement du site autour de la Meuse.

En dévoilant son affiche en décembre dernier, le CABARET VERT, avait donné le ton : cette année, ce sera du vert, du jaune, du bleu !  Afin de faire honneur à toutes ces nuances, le site a été entièrement redéployé cette année.  En effet, nous souhaitions construire un nouveau récit autour de la Meuse et de la nature et remettre au centre du festival ce qui fait sa spécificité : un cadre exceptionnel au bord de l’eau et au milieu des arbres.   Et afin d’immerger les festivaliers dans une ambiance bucolique et très verte dès leur arrivée sur site, l’aménagement a été entièrement repensé autour de la Meuse, grand fleuve européen devenu emblématique depuis que le Greenfloor a pris place sur sa rive.  Invité permanent du festival, le fleuve en devient ainsi l’élément central, avec un site, un camping et des scènes réaménagées autour de son lit. De quoi donner au Cabaret Vert un air de station balnéaire ardennaise. LES NOUVEAUTÉS  > 2 entrées du festival :   1 L’entrée principale des festivaliers se fait désormais par la rue Voltaire (l’accès ne sera plus possible par le Place St Julien). 2 L’entrée réservée aux usagers du Camping 1 quant à elle se situera rue de Warcq. > La scène Zanzibar sera positionnée sur la Plaine de la Macérienne lui donnant toute la majesté qu’elle mérite et offrant ainsi un meilleur confort pour le public. > La scène Illuminations prendra sa place quant à elle sur le Stade Bayard. > 2 espaces de restauration aménagés avec tables et assises vous accueilleront en bords de Meuse et sur le stade.   > Des navettes gratuites seront proposées depuis la Gare et le Parc des Expositions à destination du Camping 1. Pour les habitués, résumons en disant que désormais l’entrée se fera donc exclusivement par le prolongement de la scène Greenfloor, excepté pour les campeurs du site 1, les exposants et la presse; quant aux deux plus grandes scènes, moins thématiques, dénommées Zanzibar et Illuminations, on permute leurs emplacements afin d’offrir un espace plus grand encore pour les concerts les plus attendus. Musique, BD, Ciné, Talks et Art de vivre… Toute la palette du Cabaret Vert vous donne rendez-vous du 15 au 18 août pour sa 18ème édition ! Cette année vos meilleures vacances se passent dans les Ardennes ! Et à Charleville-Mézières en particulier. Pour tous renseignements et commande de tickets, rendez-vous sur le site officiel Cabaretvert.com

Du 12 au 14 juillet, la Place des Trois Fers vibrera de toutes parts.

Vu les conditions climatiques de ces dernières semaines, et les annulations d’événements en cascades, on aurait tendance à oublier que nous sommes en été, et plus précisément dans la période des festivals musicaux tant attendus par beaucoup d’entre vous, du moins dans le sud du pays car au nord, le Grasspop a su tenir son rang entre les gouttes, malgré quelques désagréments pour les campeurs, et Werchter est en pleine ébullition actuellement. Mais pour le week-end de la fête nationale de nos voisins hexagonaux, nous effectuerons un léger déplacement vers le sud, histoire de poser pour 3 jours notre sac photo à Bertrix, en province du Luxembourg, pour le plus grand événement musical de la région, le désormais incontournable Baudet’stival. Pour l’occasion, la place du village, celle des Trois Fers, sera comme de coutume fermée à la circulation car c’est bien là, au cœur de l’entité bertrigeoise, que vont se succéder, du 12 au 14 juillet, de nombreux artistes connus ou émergents, francophones mais aussi anglophones, en solo ou en groupe, plutôt urbain, rock ou pop … vous l’aurez compris, il y en aura pour tous, car c’est l’un des atouts de ce festival qui malgré l’importance du public drainé a su garder un esprit familial. Un autre point important, l’événement se déroulant dans le centre-ville, tout est bétonné. Les habitués de festivals comprendront rapidement pourquoi j’évoque ce point de détail. Pour les aspects pratiques, on reprend quasi les mêmes ingrédients que les années précédentes à savoir un paiement des boissons et nourriture via un système de bracelet électronique rechargeable à l’aide de votre gsm ou des bornes (principe du cashless), la présence de plusieurs foodtrucks et commerces locaux pour vous sustenter ainsi que des parkings de délestage autour du site à partir desquels sont organisés (pour certains seulement) des parcours de navettes. Pour tous ces aspects pratiques, visitez le site www.baudetstival.be, tout y est détaillé. Côté artistes, on garde aussi le même principe que ces dernières éditions, à savoir deux scènes, la principale sur la place même, l’autre, intitulée « Nous construisons demain », à quelques mètres à peine. Les deux scènes étant très proches donc, le principe de l’alternance est de mise afin que les sons ne se mélangent pas, ce qui vous permet aussi, parfois (pas si le site est full malheureusement) de pouvoir apprécier tous les shows sans en manquer une seule miette. C’est bien beau tout cela, mais qui va venir fouler les planches de ces scènes ? Pour plus de lisibilité, nous dénommerons ici la scène principale la scène 1. Par extension, l’autre sera la scène 2. Programme du vendredi 12 (ouverture des portes à 16h00) Scène 2 : 17h00 Øde (Tremplin) 18h00 Emy Sakura (Tremplin) 19h10 Steffi Pacson (Tremplin) 20h40 Lumière 22h15 Minor Minor 00h15 Black Orchid Tribe Scène 1 : 17h30 Suasion 18h30 Fugu Mango 19h40 Ykons 21h15 Typh Barrow 22h45 Christophe Willem 01h00 Calumny Vous aurez remarqué que l’on évoque pour les trois premiers artistes de la scène « découverte » une mention Tremplin. Le principe est le même que ces dernières sessions, le vainqueur aura la chance de pouvoir se produire en ouverture de la scène principale dimanche. Voici (encore) l’une des caractéristiques de cette organisation conviviale, le festival n’a pas la mémoire courte avec ses artistes, et ceux-ci le lui rendent bien. Il n’est pas rare, en effet, de voir que l’un ou l’autre artiste proposé une saison revienne (rapidement) à l’affiche. Ce sera notamment le cas de Suasion, Ykons et Black Orchid Tribe, trois groupes qui avaient enchanté le public lors de leurs prestations. On salue aussi l’arrivée dans le line-up de l’une des plus belles voix de notre pays, Typh Barrow, qui réservera finalement l’exclusivité de sa prestation sur notre territoire au Baudet (elle était initialement prévue à l’Inc’Rock mais la météo en a décidé autrement). Autre artiste très attendu car aussi victime des conditions climatiques de ces dernières semaines (il devait, lui, se produire au FeelGood), l’inimitable Christophe Willem. Et pour ceux qui peuvent se libérer dans la soirée, Fugu Mango est un pur moment de détente musical, direction les tropiques. (PS : on croise les doigts pour que le groupe propose sa reprise de « Golden Brown », c’est excellent). Programme du samedi 13 (ouverture des portes à 13h30) Scène 2 : 14h30 Léa Pochet (Tremplin) 15h30 ODC (Tremplin) 17h00 The Rackers (Tremplin) 18h30 Maya Nashoba 20h10 Florent Brack 21h50 Matho et Xal 00h20 A!den Scène 1 : 15h00 Oney 16h00 Julien et Axel (Star’Ac) 17h30 – 47 Ter 19h10 Koba La D 20h50 Alonzo 22h50 Rag’n’Bone Man 01h00 Dj Pops Pour cette deuxième journée, on se tourne plus vers l’urbain et la soul, du moins au niveau de la scène principale où nous sommes particulièrement impatient d’assister au concert de Rag’n’Bone Man, l’interprète de l’une des plus belles chansons de ces dernières années (Human). Impressionnant par son physique (nombreux tatouages sur le visage, notamment sous les yeux) mais surtout par sa voix (baryton), Rory Charles Graham, de son vrai nom, est le coup de maître de la programmation 2024. Mais d’autres artistes de cette journée sont très attendus comme les rappeurs Koba La D et Alonzo. Pour notre part, nous sommes toujours heureux de voir les 47 Ter qui ne manquent jamais d’énergie (positive) et curieux de voir Maya Nashoba sur scène car son clip « L’appel du loup » est très prometteur. Programme du dimanche 14 (ouverture des portes à 12h30) Scène 2 : 14h00 Zoé Josephine 15h20 Gabriel Seize 16h40 Marion ft Nationale 3 18h10 Fily Leela 20h30 The Flints 23h00 Nice Idée Scène 1 : 14h40 Gagnant Tremplin (voir plus haut) 16h00 Doria D 17h20 Colt 19h00 Claudio Capéo 21h30 Bigflo et Oli 23h45 Daddy K Pour ce dernier jour de festival, on mélange un peu tous les genres, surtout sur la scène « Construisons demain ». Pour ceux qui n’envisagent pas de rester absolument collés aux premiers rangs de l’espace principal (on sait que Bigflo et Oli sont attendus), nous vous encourageons à aller jeter une oreille du côté de cet espace « bis » qui pourrait vous réserver

Les Francofolies de Spa 2024 : Nouvelles et Incontournables

À deux semaines de l’ouverture du festival, l’équipe des Francofolies de Spa fait le point sur cette édition et les dernières nouveautés qui attendent le public. Le Site 2024 Le Parc de 7 heures et la Place Royale restent les cœurs battants des concerts payants. Cette année, une attention particulière est portée à la sécurité et au confort du public. La disposition de la Scène Fontaine et de la scène Baloise a été revue pour offrir une meilleure expérience en termes d’accès, de circulation et d’espace de danse. Dans le centre-ville, l’axe de la rue Royale et ses voiries attenantes seront à nouveau piétonnisés pour créer un « périmètre festif » allant du rond-point de la gare à la Place Pierre le Grand. Cet espace accueillera l’offre gratuite du festival, avec des bars, des animations musicales et des activités proposées par l’horeca local. La Programmation Est Complète! Avec plus de 120 concerts, dont la moitié sont gratuits, l’édition 2024 des Francofolies de Spa met en avant le meilleur de la chanson française. Le clou de la programmation est l’arrivée de RORI, qui se produira le samedi 20 juillet à 16h45 sur la Scène Proximus. Elle viendra défendre son nouveau single « Loser », apportant une touche finale exceptionnelle à une offre déjà riche. Concours Franc’Off Le Franc’Off 2024 dévoile une sélection exceptionnelle de 8 finalistes, représentant divers genres musicaux tels que la pop, le slam, le reggae, et plus encore. Après des délibérations d’un jury de professionnels, présidé par Pierre Dumoulin et Guy Cabay, le lauréat sera programmé pour les Francofolies 2025 et bénéficiera de nombreuses aides à la création, production et diffusion. Programmation des finales Franc’Off : Nouveauté : « J’ai la Mémoire qui Chante » Inspiré des Francofolies de La Rochelle, ce nouveau rendez-vous permettra de découvrir les souvenirs musicaux de personnalités. Animé par Manu Yvens et mis en musique par Nathalie Darimont, Giovanni Rizzuto et Fabrice Merny, ces entretiens se dérouleront à la Villa des Fleurs. Invités : Mobilité Des zones de stationnement gratuites sont mises à disposition des festivaliers : Avenue Reine Astrid, Balmoral, Lac De Warfaaz et Route de la Sauvenière, accessibles 24h/24 du 18 au 21 juillet. Les navettes gratuites TEC desserviront ces zones de 16h00 à 03h30. Concours TEC+ : Utilisez les navettes, téléchargez l’application TEC+, activez votre code promo et participez à un tirage au sort pour gagner une soirée VIP pour deux aux Francofolies 2025. Système de Paiement Les festivaliers peuvent payer leurs consommations comme ils le souhaitent grâce au réseau de terminaux PayPerPot, acceptant cartes bancaires (Bancontact, Visa, Mastercard, Maestro, Vpay, etc.) et paiements en cash. Livestream Pickx & Directs VivaCité à Spa Proximus retransmettra des concerts en direct chaque soir du 18 au 21 juillet sur PICKX+ et sur live.francofolies.be. De plus, la RTBF couvrira le festival avec un dispositif de VivaCité pour célébrer les 30 ans du festival et les 20 ans de la chaîne. Accessibilité & PMR Les Francofolies de Spa travaillent à l’accessibilité du festival pour les personnes porteuses de handicap avec des podiums et espaces réservés, des programmes en braille et des équipes d’encadrement spécialisées. Six concerts seront interprétés en langue des signes : COLT et Christophe Maé (jeudi), Ykons et Zazie (vendredi), Hoshi et Louise Attaque (dimanche). Les Francofolies de Spa 2024 s’annoncent riches en nouveautés et en expériences musicales inoubliables, promettant une édition exceptionnelle pour tous les festivaliers.

Cas de force majeure: le Feel Good Festival reporté (à 2025).

En raison de conditions météorologiques extrêmes de ces dernières semaines, la 9e édition du Feel Good Festival, initialement prévue du 27 au 30 juin 2024 à Aywaille, est reportée à l’année prochaine. Cette décision, prise en concertation avec la commune, est motivée par des préoccupations majeures en matière de sécurité liées à la stabilité du terrain. Concrètement, les pluies abondantes ont rendu le terrain impraticable, empêchant l’installation des lourdes structures nécessaires au bon déroulement du festival telles que la scène, la terrasse VIP, l’espace PMR… La priorité étant donnée à la sécurité des festivaliers, des artistes et de tout le personnel impliqué dans l’organisation de l’événement, c’est avec regret que les organisateurs annoncent le report du festival dont l’affiche avait grandement conquis les cœurs. Un report pour mieux rebondir En raison de ces circonstances exceptionnelles, considérées comme un cas de force majeure, le Feel Good Festival n’est pas annulé, mais bien reporté à l’année prochaine. Les billets achetés pour cette édition restent valables pour la prochaine, qui marquera les dix ans du festival et ces derniers ne feront par conséquent pas l’objet de remboursement. « Nous sommes profondément attristés par cette situation. La météo est une variable indépendante de notre volonté et, malheureusement, les conditions ne permettent pas de garantir la sécurité de tous, car le terrain est totalement instable. Cependant, nous nous engageons dès à présent à faire de la prochaine édition un événement mémorable pour célébrer ensemble cette décennie de musique et de partage », déclarent les organisateurs du Feel Good Festival. « Nous tenons à remercier chaleureusement nos festivaliers pour leur compréhension et leur soutien en cette période difficile.Votre fidélité et votre enthousiasme sont depuis toujours notre plus grande source de motivation » Les organisateurs du Feel Good Festival expriment également leur gratitude envers les autorités communales pour leur soutien et leur collaboration continue. Ils remercient tous les partenaires et les bénévoles pour leur engagement et leur dévouement.

Les Francos de Esch, c’est maintenant…

Mi-juillet, La Rochelle sera encore ambiancée par les sons des artistes qui défendent la francophonie, c’est un des incontournables de la saison des festivals. Une semaine plus tard, c’est la citée thermale belge de Spa qui fera son show en déclinaison « Francofolies ». Mais celui qui ouvre le triptyque, c’est le petit dernier de la famille, le cousin luxembourgeois. Ce vendredi, le micro était confié aux artistes représentant la culture urbaine, Ninho en maître de cérémonie, mais il est trop tard pour vous… Bonne nouvelle toutefois, il vous reste deux jours de festival dont voici le programme. Et pour finir en beauté, l’affiche du dimanche (oui, pour nous, Belges, ce sont les élections, mais à 14h les bureaux de vote seront fermés, et si vous voulez être sûrs de ne rien louper, ces mêmes bureaux seront ouverts dès 8h00 et quelques minutes suffisent pour remplir votre devoir citoyen puisque chez nous, le vote est obligatoire). Comme vous le voyez, il y a encore moyen d’écouter du bon son. Pour le samedi, on vous conseille évidemment la révélation de l’année dernière en France, l’excellente Zaho de Sagazan, qui vit véritablement ses prestations sur scène, les incontournables Shaka Ponk dont la tournée d’adieu est un triomphe et l’étonnant Apashe qui mêle musique électronique et classique en promenant sur le podium un véritable orchestre. Mais un festival est aussi, et surtout, l’occasion de brasser les genres et de permettre à des artistes moins connus de rencontrer un public dont une partie sera peut-être conquise par leur vision de la musique, donc n’hésitez pas à aller à leur rencontre, ne fut-ce qu’écouter quelques chansons afin de balayer les à priori. Vous pourriez être agréablement surpris. Et pour le dimanche, on vous laisse carte blanche car quoi que vous choisissiez, ce sera fatalement bon, même si perso, je sais que je n’aurais pas voulu perdre une miette des performances de la scène des Clairières… Et pour vous repérer dans les lieux, on vous fournit même le plan. Voilà, vous avez toutes les cartes en mains. Sauf peut-être la principale, celle d’accès au site? Pas d’inquiétude, pour la billeterie, rdv sur le site du festival ou cliquez ici (billeterie). Bonne et mauvaise nouvelles de dernière minute. Il n’y a plus de billet pour dimanche, mais il en reste quelques-uns pour samedi…