11 février 2026

UN FESTIVAL TOUJOURS PLUS ATTENDU !

En 2023 le festival RTL2 Essonne en Scène a tenu toutes ses promesses en affichant deux soirées complètes réunissant 20 000 spectateurs au Domaine départemental de Chamarande (au sud de Paris) L’association entre le Département de l’Essonne et RTL2 a permis à cet événement d‘entrer dans une nouvelle dimension. Il s’installe désormais dans l’agenda de rentrée et sur la scène musicale francilienne et nationale. Après cette édition exceptionnelle, le Festival RTL2 ESSONNE EN SCÈNE continuera à briller en 2024 sur le dernier week-end avant la rentrée. L’occasion et le plaisir de profiter des derniers beaux jours sur les pelouses du Domaine départemental de Chamarande. APRÈS LES TÊTES D’AFFICHE, LES JEUNES TALENTS VIENNENT COMPLÉTER L’AFFICHE DU FESTIVAL ! Entre chanson, pop et rock, le meilleur de la scène francophone est représenté durant le Festival RTL2 Essonne en Scène ! Rares sont les festivals qui peuvent offrir au public la possibilité de chanter, danser, rire et flâner entre amis dans un parc aussi prestigieux que somptueux ! Après avoir révélé en février dernier une affiche riche en têtes de proue francophones, le festival annonce aujourd’hui 4 nouveaux talents qui auront l’opportunité d’ouvrir chacune des deux soirées. Depuis sa création le Festival RTL2 Essonne en Scène s’engage à mettre en lumière les talents de demain et souligne ainsi sa volonté de contribuer au développement des artistes émergents. Tous les ans le festival explore les scènes essonniennes et propose également cette année une sélection d’artistes issus du Chantiers des Francofolies qui signe la programmation du festival. Une nouvelle occasion de cultiver l’esprit généreux du festival, la curiosité des festivaliers et d’avoir plaisir à découvrir en avant première celles et ceux qui seront les têtes d’affiche de demain. ILS VIENNENT REJOINDRE LA PROGRAMMATION DU FESTIVAL RTL2 ESSONNE EN SCÈNE : NOCHKA – BELLE VEDHERE – VERTIGES – BLANCHE ESTHER

Bain de jouvence et soleil à gogo avec UB40.

Créée officiellement le 30 novembre 1977, la formation britannique UB40 s’est rapidement fait remarquer grâce, notamment, à son habilité à trouver un nouveau souffle à des tubes qui commençaient à prendre un peu la poussière, et ce en leur conférant une touche reggae-pop à la sauce british saupoudrée de ska, une musique très en vogue fin des seventies de l’autre côté de la Manche. Un concept particulier, certes, mais qui ne dénote aucunement avec ce groupe qui n’a jamais rien fait comme les autres. Prenons tout d’abord ce nom, UB40. Il provient en fait du formulaire d’inscription qu’il fallait remplir chez nos voisins anglais pour solliciter sa carte de chômage (Unemployement Benefit for M40).  La légende raconte qu’une connaissance leur suggéra ce nom car les 8 membres étaient inscrits au chômage quand ils décidèrent de fonder le groupe. Le premier financement du groupe n’est pas non plus commun puisque les musiciens ont acheté leurs premiers instruments avec l’argent reçu par Ali Campbell en tant que dédommagement après une bagarre dans un bar. Ils ont répété durant 6 mois dans une cave avant de se produire en public dans un pub de Birmingham le 9 février 1979. Une prestation qui a dû en ravir plus d’un puisque UB40 s’est retrouvé parachuté en première partie des concerts des Pretenders, rien que cela ! Leur notoriété ne tarde pas à franchir les frontières, mais c’est en 1983 que la bande de Birmingham marque véritablement les esprits avec l’album « Labour of Love », leur sixième opus déjà, constitué essentiellement de reprises comme ce « Red red wine » écrit par Neil Diamond en 1968. Dès ce moment, les hits vont s’enchaîner à une cadence effrénée. Qui, parmi les trentenaires ou plus ne connait pas « Kingston Town », (I can’t help) Falling in love with you », « Homely Girl », « Higher Ground », « Cherry Oh baby » ou encore cette ode au skaa que représente « Rat in mi kitchen » ? Avec plus de 100 millions de disques vendus, UB 40 est l’un des groupes les plus prolifiques de la deuxième moitié du XXe siècle. Et pourtant, malgré ce succès planétaire, Alistair Campbell, le chanteur emblématique, quitte le groupe en 2008 pour entamer une carrière solo qui, avouons-le, n’atteindra jamais le niveau de reconnaissance qu’il espérait. « Ali » emmène avec lui Mickey Virtue, son ex-beau-frère. Terence Wilson dit Astro, autre membre fondateur, prendra aussi la tangente en 2013. Mais UB 40 perdure depuis lors, sortant de nouveaux albums et perpétuant les tournées à travers le monde avec plusieurs membres originels (Jimmy Brown, Robin Campbell, le frère d’Ali, Earl Falconer et Norman Hassan) et des nouveaux venus, tandis qu’Alistair « Ali » Campbell a décidé de reprendre la route des salles de concerts lui aussi, mais de son côté. Ce n’est donc pas une surdose de Rhum ou une insolation qui vous faire voir double, il y a bien deux concepts UB40 qui se produisent actuellement, l’un porté par les musiciens (ce groupe se produira en décembre à Anvers) et l’autre par Ali Campbell, le chanteur original (jusque 2008). C’est cette version avec Alistair qui a enflammé l’Ancienne Belgique ce 01 avril. Alors oui, le chanteur n’affiche plus cet air perpétuel d’adolescent juvénile qu’il affichait lors de son duo mythique sur « I Got You Babe » avec la chanteuse des Pretenders, Chrissie Hynde, mais réentendre toutes ces musiques qui ont bercé les ondes radios (et oui, on parlait ainsi à l’époque) en live, quel plaisir. La salle est d’ailleurs remplie à ras bord, de trentenaires, quadras et quinquas, mais qui retrouvent l’espace d’une soirée leur prime jeunesse. En quelques minutes, on se retrouve transporté au bord d’un océan bleu turquoise, le soleil nous caresse la peau, les jambes se balancent frénétiquement en cadence… la Jamaïque n’est plus si loin. Et ce ne sont pas ces sonorités de trompettes et autres saxophones qui vont nous rappeler à cette dure réalité climatique, car oui, en Belgique, il pleut beaucoup en ce moment. Qu’à cela ne tienne, au moins l’espace d’une soirée, nous avons pu nous échapper, temporellement, géographiquement, mentalement…auditivement. Retrouvez les clichés du concert sur la page Facebook – ReMarck Photos.

Le Feel Good festival : plus de 20 000 festivaliers attendus sur la plaine !

Après avoir enchanté plus de 20 000 festivaliers lors de sa 8e édition du 29 juin au 2 juillet 2023, le Feel Good Festival remonte sa scène et souhaite réitérer ce succès à Aywaille du 27 au 30 juin 2024. Si à ce jour, le line-up n’est pas encore dévoilé à 100 %, Aywaille vibrera de nouveau au son d’artistes belges et de renommée internationale avec notamment Doria D, Mentissa, Loïc Nottet, Quentin Mosimann, Rori, Patrick Fiori, Christophe Willem, Yannick Noah… et bien d’autres encore. L’édition 2023 a marqué une étape importante dans l’histoire du festival avec son changement d’image et d’implantation, qui a non seulement amélioré l’accueil des festivaliers, mais a également boosté la capacité de parking et le rapprochement avec les commerces locaux. « Nous continuons sur cette voie en 2024, en renforçant notre engagement envers l’ancrage local, qui nous est si cher. Le Feel Good a toujours eu pour ambition de mettre en lumière des artistes tant locaux qu’internationaux et de privilégier, autant que possible, des collaborations et des partenariats avec des entreprises locales, liégeoises et belges », expliquent les organisateurs, mettant en avant l’importance de la symbiose entre le festival, la région et ses acteurs économiques. Concrètement, le Feel Good se déroulera du 27 au 30 juin 2024 à Aywaille, dans le prolongement du parc communal et du complexe sportif à proximité de la piscine (rue de la Heid). Ce nouveau lieu validé positivement l’an passé par les festivaliers offre un cadre idyllique au cœur de la vallée, permettant d’une manière générale la réduction des nuisances sonores sur la commune. Une programmation diversifiée Avec plus d’une vingtaine de concerts prévus, le festival mettra à l’honneur des têtes d’affiche reconnues et des talents émergents. « Notre objectif est de créer des moments inoubliables, grâce à une sélection d’artistes exceptionnels », affirment les organisateurs. Plus de 500 bénévoles seront présents pour veiller au bon déroulement de l’événement, garantissant ainsi une expérience optimale pour les festivaliers et les VIP. L’une des innovations de cette nouvelle édition : la journée consacrée aux covers. Le Feel Good Festival se veut intergénérationnel. Il renoue à la fois avec des succès axés sur les années 90 tout en invitant des DJ’s à enflammer la scène. « Cette année, le festival débutera avec cette journée spéciale covers, preuve de notre volonté de mêler nostalgie et modernité, entre chansons françaises, DJ’s et sons des années 90’. De plus, sur 26 groupes présents, 21 sont issus de la Communauté Wallonie Bruxelles », précisent les organisateurs. Par ailleurs, les récents travaux d’aménagement dans le centre d’Aywaille n’ont en rien entamé l’enthousiasme des organisateurs du Feel Good Festival. Bien au contraire, la gestion efficace de ces travaux reflète une ambition partagée de revitaliser et dynamiser la ville, une vision qui s’aligne parfaitement avec les aspirations du festival. « Ces développements sont le signe d’une ville en mouvement, qui cherche à se renouveler et à offrir le meilleur à ses habitants comme à ses visiteurs », soulignent les organisateurs. Cette synergie entre le festival et les initiatives urbaines d’Aywaille renforce l’idée d’une communauté soudée, travaillant de concert pour enrichir l’expérience culturelle et sociale de la région. Outre l’aspect musical et l’ancrage local, le festival se distingue par son engagement écologique, notamment à travers l’utilisation de gobelets recyclables et le partenariat avec des entreprises locales. « Cette année, nous franchissons une étape supplémentaire en collaborant avec Volvo Nordicar pour fournir des véhicules 100 % électriques, illustrant notre engagement pour un avenir plus vert » partagent les organisateurs, soulignant ainsi l’importance de la responsabilité environnementale. Des artistes francophones de renom attendus sur la scène du Feel Good festival Pour cette nouvelle édition, les organisateurs du Feel Good ont concocté un line-up haut en couleur invitant tant des artistes à la renommée internationale que des artistes locaux à fouler la scène. Par ailleurs, à l’aube de son dixième anniversaire, le Feel Good Festival organisera un concours de recherche de jeunes talents en collaboration avec la Communauté française Wallonie Bruxelles. Jeudi 27 juin 2024 Vendredi 28 juin 2024 Samedi 29 juin 2024 Dimanche 30 juin 2024 « Chaque année, nous nous efforçons d’innover dans cette folle aventure qu’est le Feel Good Festival. Depuis sa création, notre passion ne fait que grandir, portée par le soutien sans faille de nos partenaires et bénévoles », confient les organisateurs. Leur témoignage met en lumière le travail acharné et l’esprit d’équipe qui font aussi le succès du festival. Comme le soulignent si bien les organisateurs, le Feel Good Festival c’est d’abord une grande famille, une merveilleuse aventure humaine qui repose aussi sur les milliers de fidèles festivaliers. Le Feel Good Festival en quelques chiffres En 2023, le Feel Good festival c’était : Infos pratiques pour l’édition en devenir Date : Du 27 au 30 juin 2024. Lieu : Rue de la Heid à Aywaille, dans le prolongement du parc communal et du complexe sportif (à proximité de la piscine). Les tarifs Plaine : Pass 4 jours : 138 € Un tarif est également réservé aux enfants (6 à 12 ans) : Pour de plus amples informations : www.feelgood-festival.be. À propos du Feel Good Festival C’est en août 2014 qu’un petit groupe d’amis se lance dans l’aventure d’un festival de musique à Aywaille. Avec la création de l’ASBL « Kin porte le projet » et un an de travail, c’est en 2015 que la première édition du YES2DAYLAND festival prend vie. Comme son nom l’indique, le Yes2DayLand se veut un festival pour tous, basé sur une programmation d’artistes et de groupes d’hier (Yesterday) à aujourd’hui (Today). Ce festival, avant tout fédérateur, familial et festif, rassemble les très jeunes, jeunes et moins jeunes le temps d’un week-end. Le premier artiste à fouler la scène fut Hugo avec sa célèbre nacelle. À cette époque, le vendredi est destiné aux artistes de composition, le samedi aux groupes de cover et le dimanche aux Dj’s lors des célèbres Holi colors. Au fil du temps, le public ne cesse de participer de plus en plus nombreux au « Yes2dayland » avec des artistes de renom tels Shym, Slimane, Boulevard des airs, Léa Pacci, Kid Noize, Henry Pfr ou encore Mosimann. Les organisateurs

Shaka Ponk quitte la scène belge par la grande porte.

Ce 14 mars 2024 restera sans doute gravé dans la mémoire des (chanceux) spectateurs qui ont pu assister au dernier show en salle dans notre petit pays de ce groupe forgé pour la scène : Shaka Ponk. Point de surprise à l’horizon au niveau du concept vu que la tournée s’appelle The Last Fucked up Tour et que Frah (François Charon, chanteur emblématique et initiateur du projet) a de suite coupé court aux rumeurs à l’annonce de cette tournée et de ce nom singulier, en expliquant qu’il s’agissait bien d’une tournée d’adieu. Mais en proposant un tel show, le groupe ne peut que générer une dualité de sentiments. D’un côté la joie de pouvoir assister à un spectacle total, construit pour et autour du public, et de l’autre, la déception de voir, au fil des dates, l’ombre d’un des meilleurs groupes de rock alternatif s’éloigner inexorablement. Et oui, Forest national a eu, on peut désormais le dire, l’immense honneur de recevoir pour leur dernier concert spécifique en Belgique, ces monstres de scène. Mais rassurez-vous, il reste encore quelques dates chez nos voisins d’Outre-Quiévrin et surtout Sam, Frah et leurs musiciens devraient encore nous proposer leurs frasques et envolées gestuelles tout autant que lyriques lors de deux festivals en Belgique, et plus précisément à Ronquières et Namur (Solidarités). J’utilise toutefois le conditionnel car entre SHK PNK et Ronquières, c’est un peu une histoire de rendez-vous manqués. Le Covid et les conditions climatiques de la dernière saison ont en effet postposé par deux fois déjà la rencontre tant attendue entre les festivaliers de ce site et les inclassables disciples de Goz, ce singe en images de synthèse qui symbolise le visuel du groupe. Qu’à cela ne tienne, ce jeudi 14 mars, c’est au cœur d’un Forest National rempli à ras bord que Shaka Ponk a une nouvelle fois ravi ses fans, venus de Belgique, évidemment, mais aussi du nord de la France car quand on assiste à l’un de leurs concerts, on attrape vite le virus et on en veut plus…encore et encore. Il n’est donc pas rare de croiser dans les allées des salles de spectacles, des afficionados qui multiplient les déplacements pour se remplir les méninges de souvenirs tant qu’il en est encore possible. Mais qu’est-ce qui peut expliquer un tel engouement ? La générosité du groupe, l’ambiance, la mise en scène, la participation active du public, le répertoire des artistes… la liste est longue et non exhaustive car, en fait, on ne parle pas vraiment d’un concert mais plutôt d’un show interactif. Et oui, comme l’explique Frah en début de soirée, à occasion exceptionnelle, concert et mise en scène exceptionnels. Rien que l’entrée dans la salle est soignée. C’est en effet par une porte menant aux gradins, dans le dos du public, que trois des membres du groupe s’imprègnent de l’ambiance, arpentant les allées en serrant les mains et adressant quelques sourires complices à des spectateurs ravis de les voir d’aussi près. Les trois compères s’installent ensuite sur une petite scène annexe implantée en plein centre de « la fosse », cet espace compris entre les gradins et la scène habituelle, qui peut tantôt accueillir des sièges, tantôt être dépourvue de mobilier, comme c’est le cas ici, afin de permettre à plus de public d’assister au show, mais aussi pour faciliter les éventuels mouvements de foule comme il va y en avoir très vite lors de ce concert. Nous reviendrons sur cet aspect particulier un peu plus tard, car nous profitons tout d’abord de l’ambiance « semi-feutrée » de cette entame de spectacle en dolby stéréo. L’expression est imagée à souhait pour vous expliquer que si une partie du groupe débute sur cette B-stage, d’autres membres apparaissent, eux, sur la stage one. Pour ceux qui, comme nous, ont trouvé place entre les deux scènes, il y a donc le choix de regarder d’un côté ou de l’autre. Un morceau calme (I’m picky en guitare-voix), un autre un peu moins (Gung Ho), et ainsi de suite (Run Run Run et le cover de The House of Rising Sun version The Animals) jusqu’au retour à « la normale » à savoir la réunion de tous les membres du groupe sur la scène principale. Mais comme vous vous en doutez, il n’y a jamais vraiment de situation « normale » lors d’un concert de Shaka Ponk. Il ne faut en effet pas plus de deux minutes pour que nous nous retrouvions à tanguer comme si nous traversions les 40e rugissants sur un voilier en plein milieu d’une tempête. Point de bourrasque ou de typhon à l’horizon, mais ces mouvements de foule que nous redoutions (pour une question de logistique exclusivement), contrairement à beaucoup qui viennent justement pour ce genre d’ambiance. C’est là où il faut en effet être attentif lors de l’achat de vos tickets. La fosse, c’est génial, vous êtes au cœur de l’événement, mais tout le monde n’est pas prêt à une telle expérience. Point de méchanceté dans le public, rassurez-vous, mais quand vous êtes embarqués dans des vagues puissantes, il faut savoir tenir le coup. Et quand vous devez protéger votre appareil en plus, c’est assez sportif (rire). D’autant qu’aux poussées et pogos improvisés viennent s’ajouter les déplacements de Frah, porté à bout de bras par l’assistance, et cette danse constituée de grandes farandoles devenue si symbolique lors des grands rassemblements du groupe. Vue de l’extérieure, cette scène pourrait ressembler à une immense centrifugeuse où les spectateurs s’agitent avec une certaine forme d’organisation, comme des gouttelettes dans votre machine à lessiver. On vous l’avait dit, le public ici participe pleinement au spectacle, et c’est aussi ça qui explique l’énorme succès de SHK PNK lors de chaque sortie scénique. Il n’y a qu’à demander à ces deux demoiselles invitées par Frah sur l’un des podiums si elles n’ont pas « kiffé » ce moment privilégié, ou ce spectateur tout aussi acrobate que notre chanteur qui s’est retrouvé porté par la foule, lui aussi, tellement proche de l’artiste qu’il pouvait s’appuyer sur son micro. De l’énergie à gogo, des rythmes saccadés, des

Le rap français, mais aussi international, débarque au Cabaret Vert

Avant de révéler, mi-mars, l’intégralité de son affiche 2024, Le Cabaret Vert vient de lever le voile sur sa programmation hip-hop. Entre colosses planétaires, icônes francophones et sensations du moment, le festival décroche cette année encore la certification PPP : “Pure Prog Peura”. Pour le bonheur des puristes du genre, mais aussi de tous les festivaliers. Get on the Mic!  Depuis sa naissance en 2005, le Cabaret Vert a placé Charleville-Mézières sur la carte du hip-hop français et international. On se souvient de Travis Scott en 2018, programmé juste avant de devenir la superstar qu’il est aujourd’hui, ou encore d’Asap Rocky et Tyler The Creator. En plus d’un sens du timing aiguisé, l’ambition du festival est bien de rassembler au-delà des chapelles et des générations avec une programmation aux avant-postes. Le Cabaret Vert s’est toujours targué de vouloir promouvoir tous les arts et celui de la rue en fait partie. La musique dite « urbaine » a donc toujours trouvé, logiquement, un créneau assez large dans la programmation et ce n’est pas en cette saison 2024 où les réseaux sociaux sont inondés de nouvelles productions d’artistes hip-hop très en verve que cela va changer. Jusqu’au bout l’art de rue Une promesse qui sera de nouveau tenue cet été, avec un véritable défilé de gros calibres du genre sur la grande scène. En tête de file ? Ninho – le rappeur qui remplit deux Stade de France en 10 heures chrono – et 21 Savage en exclu sur le territoire français. Basé à Atlanta, le rappeur anglais a enfin décroché un visa pour retourner en Europe, on n’aurait raté ça pour rien au monde !  Dans une veine plus festive, plus familiale aussi, Macklemore devrait mettre tout le monde d’accord : un show généreux taillé pour les grandes scènes, tout comme la cultissime Fonky Family qui vient fouler les terres ardennaises en amont de son 30ème anniversaire. Seulement quatre dates en France dont une dans les Ardennes, ça se fête !  Marseille toujours, l’empereur SCH fera son grand retour après une tournée en forme de triomphe romain. Parmi les autres valeurs sûres qui électriseront, à coup sûr,  les foules et la fosse : la sensuelle bad bitch Shay, au sommet de son art, le swag viral de Joey Valence & Brae en provenance de Pennsylvanie, le cador franco algérien TIF dont la réputation n’est plus à faire, ou encore Meryl la queen du kreyol rap, prête à en découdre…  Les inclassables du rap jeu  À l’affiche également de ces quatre jours orgiaques, des ovnis inclassables aux voix singulières, comme l’Américain Teezo Touchdown, ou encore Yamê et sa bécane, porté par une hype incroyable : adoubé par Timbaland, rien que ça. Révélation masculine aux Victoires de la musique, les bonnes fées du rap lui prédisent une trajectoire à la Stromae. Pas moins.   Mode reset activé : l’édition 2024 intronise aussi des rappeurs français qui réécrivent les codes du genre : le surfeur d’argent La Fève ou le mystérieux Luther, figures de proue d’un hip-hop plus introspectif au flow détaché.  Nouvelle vague au bord de l’eau Vous en voulez encore ? Ne bougez pas. Ou plutôt si, prenez la direction du Greenfloor, pour prendre en pleine face un instantané du rap français (et européen) qui monte en 2024. Sprinters kickeurs, coureurs de fond, outsiders du verbe, nouveaux kings du stream : tous se croiseront sur cette scène défricheuse emblématique. Reliée par un pont au reste du festival, elle sera encore magnifiée en août prochain et mettra notamment en lumière une scène rap new wave bouillonnante. C’est simple, on ne sait plus où tendre l’oreille ! Bu$hi le visionnaire intrépide, Cristale l’étoile surdouée de Brixton aux freestyles atomiques, Houdi le fascinant extraterrestre masqué, le flow tranchant du discret Hugo TSR, l’écorché vif Yuston XIII, la fougueuse Kay The Prodigy, Lesram l’artificier des mots aux punchlines imagées, le versatile Rounhaa, l’orfèvre météorite Yvnnis, sans oublier la plume affûtée de Zinée. Un plateau hip-hop surpuissant qui accoste sur des rivages caribéens avec Maureen et vibre pour l’afro rap ultra dansant de Merveille. Un line-up aussi pointu qu’électrisant. Portés par une fanbase impressionnante, ces artistes agiles, frais, exigeants et fascinants cochent toutes les cases pour s’imposer comme de très grands de demain. Ne ratez pas l’occasion de les découvrir du 15 au 18 août au Cabaret Vert.   En résumé, à ce stade de découverte de l’affiche, le Cabaret Vert, c’est déjà ceci… Inutile de vous expliquer pourquoi il ne faudra pas tarder à réserver votre sésame pour accéder à ce festival qui est désormais l’une des références de l’été. Pour retrouver la billetterie, c’est ici

Le Trixxo Theater vibre pour les sonorités italiennes d’Umberto.

Si les régions liégeoise et carolo sont le fief d’une communauté italienne non négligeable, elles ne sont pas les seules dans notre pays. Les charbonnages limbourgeois, désormais fermés, mais qui tournaient à plein régime dans les années 60-70 entre Genk et Beringen ont aussi vu de nombreuses familles migrer de la botte vers notre plat pays. Il est donc logique de voir l’une des références musicales de la culture italienne choisir la capitale de cette province, Hasselt, et sa salle de spectacle, le Trixxo Theater, pour un concert événement. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas cette salle, sa capacité est de 2000 personnes, réparties en deux niveaux de places assises, toutes faisant front à la scène. On voit donc bien de partout sans risquer de se froisser un muscle de la nuque. Autre particularité non négligeable, elle fait partie d’un complexe facilement accessible via le ring intérieur de la ville et qui dispose de plusieurs parkings (2500 emplacements) payants (8 euros). Mais revenons à l’artiste du jour, car on ne parle pas ici d’une étoile filante du monde la nuit ou d’un produit artificiel qui a généré quelques likes ou téléchargements sur des plateformes numériques, mais bien d’une référence mondiale qui traverse les époques avec une classe indéniable. Auteur – compositeur – interprète – musicien – producteur né le 4 mars 1952 à Torino (fils d’un agent de police originaire de Vico Del Gargano, une commune d’où proviennent notamment quelques familles établies désormais à Marchin en province de Liège), Umberto Tozzi, puisque c’est bien de lui qu’il s’agit, a su naviguer dans les eaux tourmentées du show business sans jamais faire de vagues, mais en gardant un cap défini depuis 1976, année de son premier titre solo. Et oui, avec plus de 45 ans de carrière en tant que chanteur solo (car il a même commencé plus tôt encore dans des groupes), plus de 80 millions de disques vendus, plusieurs récompenses dans des festivals musicaux (dont San Remo – 1984) et des titres phares qui ont été adaptés dans d’autres langues (en français par Sheila et Dalida, en anglais par Laura Branigan…), Umberto Tozzi est bien l’un des artistes italiens les plus représentatifs de ces dernières décennies, au même titre que Laura Pausini, Eros Ramazzotti ou encore Zucchero. Cette année, pas de nouvelles compositions (sans compter les compilations, l’artiste a tout de même sorti 23 albums, versions studio et live confondus), mais un Gloria Forever Tour qui nous permet de retrouver sur scène cet homme simple mais au talent énorme. Lors de cette tournée, l’artiste reprend les 21 morceaux qui ont été choisis pour figurer sur l’album anniversaire, dans l’ordre de celui-ci, de Notte Rosa à … Gloria en passant par les titres emblématiques que sont Tu, Gli altri siamo noi, Gente di mare et Io Camminero (issu du 1er album, Donna Amante Mia) mais aussi d’autres moins connus du grand public comme Equivocando, Gli innamorati ou encore la ballade très enivrante Dimentica, dimentica. Les plus attentifs auront sans doute remarqué que j’ai omis de citer un titre très connu. Nous y venons de suite. C’est en 1977, qu’Umberto Tozzi sort « È nell’aria…ti amo », l’album presque entièrement coécrit avec Giancarlo Bigazzi, qui contient « Ti Amo« , l’une des chansons les plus célèbres de l’artiste, qui reste en tête des hit-parades pendant plus de sept mois, pulvérisant tous les records de vente et remportant l’édition du Festivalbar de cette année-là. Ce slow qui a permis à beaucoup de couples de se former est toujours une référence en la matière, tant par son orchestration et le timbre de son interprète que par le message en lui-même. Et c’est assez tôt dans sa prestation (3e morceau) qu’Umberto choisit de placer cette pépite du répertoire italien, non sans glisser une petite introduction dans sa langue natale, sollicitant du public qu’il sorte son briquet ou son équivalent actuel dans les concerts, la lumière du GSM. Message reçu 5 sur 5 par l’assistance qui n’en demandait pas plus. La salle s’illumine de petites lucioles tandis que 2000 choristes accompagnent celui qui, malgré son passage dans le clan des plus de septante ans, garde son jeu de guitare et sa voix remarquable. Le public entièrement dans la poche, Umberto Tozzi va livrer sa version moderne des titres qui ont jalonné jusqu’ici sa magnifique carrière, n’oubliant pas quelques gestes d’amitié vers ses musiciens ou une petite attention pour quelques spectateurs qui ont pu récupérer un de ses médiators (plectres). Nul doute que les personnes présentes ont passé une excellente soirée car Umberto Tozzi reste un artiste de scène, capable de faire vibrer l’assistance, sans chichi ni tour de magie, juste par sa présence, son charisme et son impressionnant répertoire. Retrouvez les clichés du concert sur la page FB – ReMarck Photos. Texte traduit en anglais (via internet) The Trixxo’s Theater vibrates with the Italian sounds of Umberto. If the Liège and Carolo regions are the stronghold of a significant Italian community, they are not the only ones in our country. The Limburg coal mines, now closed, but which were operating at full capacity in the 60s and 70s between Genk and Beringen, also saw many families migrate from the boot to our flat country. It is therefore logical to see one of the musical references of Italian culture choose the capital of this province, Hasselt, and its performance hall, the Trixxo Theater, for an event concert. For those of you who don’t know this room, its capacity is 2000 people, divided into two levels of seating, all facing the stage. You can therefore see clearly from everywhere without risking straining a neck muscle. Another significant feature is that it is part of a complex easily accessible via the city’s inner ring road and which has several paid parking lots (2,500 spaces) (8 euros). But let’s return to the artist of the day, because we are not talking here about a shooting star of the world at night or an artificial product which generated a few likes

Les Francos version luxembourgeoise dévoilent un programme très alléchant.

En France, Il y a La Rochelle, en Belgique, Spa, et chez nos voisins luxembourgeois, les Francofolies se sont établies à Esch-Sur-Alzette. Après ses deux grandes soeurs, c’est au tour de la cadette de dévoiler sa programmation complète pour sa 4ème édition qui se tiendra du 6 au 9 juin 2024. Du rap au métal en passant par l’électro et la pop, il y en aura pour tous les goûts ! Ninho, David Guetta, Shaka Ponk, Zaho de Sagazan, Lost Frequencies et bien d’autres artistes se produiront sur les différentes scènes du festival. Préparez-vous à un week-end de folie ! Rendez-vous sur www.francofolies.lu pour retrouver la programmation et la billetterie. EDITO – Loic Clairet, Directeur des Francofolies Esch/Alzette Un festival en pleine expansion, qui respecte notre public et nos valeurs Créer un festival de toute pièce est une aventure extraordinaire, mais semée d’embuches, d’obstacles, et de défis à relever. Lorsqu’on a lancé la première édition pendant la crise sanitaire en 2020, on a réuni toutes les énergies et toutes les expertises disponibles pour proposer au public un show extraordinaire destiné à…500 personnes. Et c’était une expérience incroyable pour les quelques chanceux qui ont pu vivre la musique d’une manière à la fois extrêmement intimiste et aussi vibrante qu’on puisse l’espérer devant une grande scène d’un festival. Aujourd’hui, alors que nous nous préparons à ouvrir notre quatrième édition, notre exigence est restée la même : une expérience unique, pensée pour le public avant tout, où chacun trouve sa place et peut vivre les choses en profondeur, mais avec une ambition et des propositions artistiques dignes des plus grands. Car c’est un fait, notre festival grandit. En 2022, 15 000 personnes ont franchi l’arche d’entrée des Francofolies Esch/Alzette au Parc du Gaalgebierg. Ils étaient 25 000 en 2023, et nous en attendons près de 40 000 cette année. A l’affiche, nous proposons plus de 40 artistes d’univers variés, tous francophones ou francophiles, qui performeront au Parc sur 3 scènes, et dans deux salles partenaires du festival, la Kulturfabrik et l’Escher Théâtre. Pour autant, hors de question de reculer sur le plan de nos engagements. La durabilité sociale, économique et environnementale de notre projet reste un objectif central qui guide nos choix et nos actions : cette année encore, nous allons renforcer notre approche écologique avec une vaisselle 100% réutilisable, une green team, des économies d’énergie et une communication raisonnée en matière d’impacts. Jeudi 6 juin : une déferlante de métal à la Kultufabrik Pour ouvrir les festivités/hostilités, les Francofolies Esch/Alzette braquent les projecteurs sur le métal francophone. Loin des clichés et des idées reçues, Deluge, Lysistrata et Igorrr s’imposeront en dignes représentants de cette scène riche et diverse et exploreront des styles du thrash au black métal en passant par le death métal et la musique traditionnelle des Balkans. Placée sous le signe de la puissance, de la mélodie et de l’énergie, cette soirée sera l’occasion pour les fans de la première heure ou pour les néophytes curieux, de découvrir la nouvelle génération de métalleux français et de prendre la mesure de la vitalité de cette scène. Vendredi 7 juin : un plateau rap hors du commun et unique dans le Grand Est. Il a fait exploser les records en remplissant deux stades de France en quelques heures, et prévoit moins de 10 dates en festival en 2024… le super poids lourd du rap Ninho sera le maitre des lieux au Parc du Gaalgebierg le vendredi 07. Il sera accompagné des fers de lance et des étoiles montantes du rap francophone : Tiakola avec son flow nonchalant et ses textes incisifs, mais aussi Luidji, La Fève, Luther, J9ueve, Baby Volcano et les Luxembourgeois Maale gars et Culture the Kid. Pierre Pauly, Programmateur des Francofolies Esch/Alzette : « Après les records de vente de Ninho, les dernières victoires de la musique ont remis un coup de projecteur sur le rap français. Qu’on se le dise, ce n’est plus un style musical de niche qui n’intéresse que les fans de musique urbaine. Le rap se positionne désormais sur le devant de la scène, et c’est une tendance de fond. Lors du lancement de Spotify en 2008, les artistes les plus écoutés en France étaient des artistes pop rock anglo-saxons, mais depuis bientôt 10 ans, les artistes français hip-hop dominent chaque année les classements français et s’exportent même au-delà des frontières hexagonales. C’est donc plus que naturellement et avec une réelle fierté que les Francofolies Esch/Alzette ont souhaité proposer à leur public un plateau digne de cet engouement international. » Samedi 8 juin : on saute, on danse, on crie, on rêve, on vibre ! La programmation du samedi s’étoffe avec des nouvelles annonces. La première aura fait l’effet d’une bombe, puisqu’à peine quelques jours après l’ouverture de la billetterie, Damien Saez était annoncé complet, dans un format intimiste en solo à l’Escher Théâtre.  Le public du Gaalgebierg pourra également découvrir ou redécouvrir Eloi, la jeune parisienne electro-clash et féministe punk qui s’inscrit avec talent dans ce que l’on appelle désormais « l’hyperpop ». Them Lights, a.k.a Sacha Hanlet, avec ses influences electronica pulsée au R’n’B soul en passant par la dark pop, ainsi que Nosi, et ses Dj sets chargés en émotions, complèteront la programmation du Parc avec leur touche luxembourgeoise pour notre plus grand plaisir.  Ils rejoindront Lost Frequencies, Meute, Zaho de Sagazan (qui portera dans ses bagages ses 4 victoires de la musique récemment acquises), Ascendant Vierge, Apashe with brass Orchestra, Ko Ko Mo, Bagarre, Black Lilys et un show à ne pas manquer pour la tournée d’adieu épique du groupe de rock français Shaka Ponk. Dimanche 9 juin : une journée de clôture exceptionnelle ! Lui aussi aura récemment joué les recordmans : David Guetta, tête d’affiche de cette quatrième édition, est entré dans l’histoire du stream ! Il devient le quatrième artiste le plus écouté sur la plateforme Spotify, aux côtés de Taylor Swift ou The Weeknd. Une première pour une star française ! Autant dire que sa venue au Luxembourg, dans la petite ville d’Esch sur Alzette,

Mika, Kyo, Hoshi, Santa, Etienne Daho … une pluie d’artistes francophones est annoncée sur Chamarande.

Depuis sa première édition en 2019, Essonne en Scène n’en finit pas de séduire. Mais son succès ne lui monte pas à la tête et le festival prend le temps de se développer et de cultiver ce qui fait  son  originalité  dans  le  monde  foisonnant  des  événements  musicaux qui illuminent nos étés. Il faut dire, son positionnement dans le calendrier, sa programmation intergénérationnelle, sa convivialité et son environnement bucolique lui confèrent une identité tellement singulière. RTL2  Essonne  en  Scène  a  déjà  affiché  deux  soirées  complètes  pour sa  première  édition  « nouvelle mouture » (sous le parrainage de RTL2 et le support de l’équipe de programmation des Francofolies de La Rochelle) en 2023,  signe  de  la  popularité  grandissante  de  cet  événement  francilien.  Positionné  sur  le  dernier  week-end  avant  la rentrée (NDLR, ce qui ne sera pas le cas pour les étudiants suivant un cursus en Belgique, qui devraient, eux reprendre le chemin des bancs scolaires un peu plus tôt),  après  le  rush  des  grands  festivals,  on  est  sur  une  ambiance  d’été en pente douce avec le plaisir de profiter des derniers beaux jours sur les pelouses de Chamarande. En cette année olympique, le festival renouvelle ce format gagnant avec une jauge public maîtrisée et limitée à 10.000 spectateurs pour garantir la meilleure expérience possible. Depuis  l’année  dernière,  il  faut  donc ajouter  la  venue  de  RTL2  au  sein  des  organisateurs  pour  compléter  la  photo  de  famille.  Pour  la  première  fois  en  France,  une  radio  investit  son  image  et  tout  son  réseau,  pour  faire  résonner  le « son pop-rock » dans un tel événement. Une réussite ! Désormais baptisé RLT2 Essonne en Scène, le festival entre dans une nouvelle dimension et nous donne  rendez-vous  avec  le  meilleur  de  la  scène  francophone  dans  le  cadre  merveilleux  du  Domaine  départemental  de Chamarande. 2024 ne dérogera pas à la règle, le meilleur de la scène pop rock francophone se donnera RDV à Chamarande. Entre  chanson,  pop  et  rock,  la  scène francophone y est représentée dans toutes ses dimensions, pour tous les goûts, surtout  les  meilleurs, pendant  les  deux jours du festival. Vendredi 30 août, Hoshi vient confirmer sa  percée  fulgurante.  Elle  est  précédée  sur  scène  par  les  rockeurs  brestois, Matmatah au sommet de   leur forme. Tournée anniversaire pour Kyo, le quatuor continue  de  fêter  les  20  ans  de  l’album  qui l’a propulsé, Le Chemin en 2003. Et à découvrir absolument, la chanteuse Clara Ysé, l’une des révélations du moment. Samedi  31  août :  la  soirée  promet  un  feu  d’artifice grâce à Mika  dont  la  réputation  de  showman  n’est  plus  à  faire.  Avant  lui,  RTL2  Essonne  en  Scène  reçoit  justement  l’un  des  plus  grands  noms  de  la  pop  française, en la personne d’Étienne Daho. Pour   précéder   un   tel   artiste,   on   peut   compter sur le cran et le talent de Santa, la chanteuse du groupe Hyphen Hyphen. Ces  affiches  prestigieuses  ne  seraient pas   complètes   sans   la   présence,   en   ouverture  de  soirées,  des  jeunes  talents  essonniens  ou  nationaux.  Sélectionnés  à  l’issue d’audition, toujours soutenus par un public  nombreux,  ces  groupes  ou  artistes  solos  sont  autant  de  découvertes,  sur  le  même registre musical que le restant de la programmation.  Qui  sait ?  Dans  quelques  années, leurs noms figureront peut-être en tête  d’affiche  des  prochaines  éditions  de RTL2 Essonne en Scène. LE DOMAINE DÉPARTEMENTALDE CHAMARANDE UN JARDIN D’EDEN MUSICAL ! Les familles essonniennes connaissent bien le Domaine départemental de Chamarande, un lieu de promenade bucolique, chargé d’histoire et parcouru de sculptures d’art contemporain originales.  Paris  est  tout proche  mais déjà  loin  pour  le  visiteur  qui  franchit  les grilles du parc labellisé « jardin remarquable ». Sur  une  centaine  d’hectares,  les  tilleuls,  cyprès  chauves,  platanes,  hêtres, plantes endémiques et essences rares forment un environnement bucolique entourant un jardin à la française du XVIIIe siècle, un autre à l’anglaise du XIXe siècle, une orangerie… au bord d’un étang surnommé « le lac des amoureux ». Le tout forme un écrin pour le superbe château construit en 1654, restauré dans les années 1970, qui abrite aujourd’hui les Archives  départementales  de  l’Essonne  ainsi  que  des expositions  d’art contemporain. Un  décor  exceptionnel  pour un  festival  de  musiques  actuelles  !  Sur  un  tel  site,  une  attention  particulière  est  portée  aux  enjeux  environnementaux.  Le  public  est  respectueux  des  lieux,  les  mobilités  douces sont encouragées et les food trucks prônent le circuit court. Festival  des  copains  et  des  familles,  où  la  contemplation  prend le pas sur la consommation, RTL2 Essonne en Scène est naturellement sensibilisé aux urgences de l’époque. Côté pratique, retrouvez toutes les informations sur le site du festival mais sachez déjà que le pass deux jours est à 89 euros. Pour une journée, le tarif plein est à 49 euros mais il est possible d’obtenir des places moins chères encore si vous effectuez un achat groupé (au moins 10 places d’un coup) ou pour les personnes PSH, étudiants, enfants… Et pour vous mettre un peu l’eau à la bouche, ou la note musicale à l’oreille ici, voici une petite présentation fournie par l’organisation concernant les artistes annoncés. HOSHI À 26 ans, Hoshi, jeune autrice-compositrice-interprète, a déjà 2 albums certifiés (double) platine et plus de 200 concerts au compteur ! Il y a sept ans, je jouais dans la rue pour tester mes chansons, rappelait Hoshi récemment sur ses réseaux sociaux, tandis que la tournée de son nouvel album, Cœur Parapluie, remplissait les plus grandes salles du pays. Depuis son tube Ta marinière en 2018, elle incarne les questionnements et les espoirs de sa génération. KYO 20 ans après avoir dévoilé le titre Le Chemin et l’album du même nom, KYO célèbre sur scène cet anniversaire. Une réédition collector accompagne le quatuor pop-rock en tournée où il reprend les tubes ayant jalonné sa carrière, pour le bonheur des fans de longue date, et pour celui d’une nouvelle génération qui les découvre. Attendez-vous à de nombreuses surprises et à vivre une grande fête… pour une dernière danse ? MATMATAH Réunis en 1995, leur double album Miscellanées Bissextiles a reçu un accueil élogieux et ses concerts sont à guichets fermés. RTL2 Essonne en Scène est une étape incontournable sur la route qui mènera le groupe à

Ana Tijoux enfin de retour avec « Vida »

Figure emblématique du rap latino, la MC activiste franco-chilienne annonce son nouvel album et une date dans son pays de naissance, la France. Ana Tijoux a décidé de nommer son cinquième album studio « Vida », la vie en espagnol. La rappeuse franco-chilienne explique que l’idée lui est venue d’un ami clown qui s’évertue à faire rire les gens dans les camps de réfugiés « Il a dit que la meilleure vengeance contre la mort est la vie elle-même.«  Or, au moment de commencer à travailler sur cet album, la mort était assez présente dans l’esprit de Tijoux « Plusieurs personnes proches de moi étaient décédées et je voulais leur rendre hommage », relate l’artiste. « L’idée était de célébrer leur existence, mais pas de manière superficielle, car il n’y a rien de plus profond que la vie. Je crois qu’après tout, être en vie en vaut la peine – l’existence humaine avec ses inévitables tunnels et contradictions, danses et désaccords. Je pense qu’il est important de ne pas perdre de vue ses émotions – de préserver les sentiments comme l’épine dorsale qui nous permet de traverser la vie avec intégrité ». Vida se présente donc comme une collection exubérante de 15 titres parsemée de collaborations avec des invités comme la chanteuse portoricaine iLe, Talib Kweli et Plug 1 (Kelvin Mercer) de De La Soul. De la joie imprudente du morceau d’ouverture plein d’entrain « Millonaria » et du morceau bilingue très coloré hip-hop de « Tú Sae » à l’urgence déformée de « Niñx » et à la sophistication sans effort de « Bailando Sola Aquí » – imprégné de motifs Afrobeats cool – la session trouve la chanteuse revigorée par l’ouverture émotionnelle de son propre processus créatif. « Il y a un enfant intérieur qui vit en chacun de nous », réfléchit-elle lorsqu’on l’interroge sur l’énergie juvénile du disque. « Je pense souvent aux films d’animation de Hayao Miyazaki – la beauté de la contemplation qui est si souvent mise de côté dès que nous devenons des adultes ennuyeux. J’ai peut-être l’air d’un hippie, mais nous devrions faire le contraire et ne jamais perdre de vue les émotions. Nous devrions renouer avec nos liens familiaux, la pleine lune, le temps qui passe. » Et pourtant, la réalisation de Vida comportait son lot de doutes et de complications. Les fans fervents de Tijoux se souviendront que le précédent album de la rappeuse – le primé Vengo – date tout de même de 2014, une autre époque en termes d’évolution de la musique pop. « La vérité, c’est que j’ai commencé à faire de la musique à 18 ans et je n’ai jamais arrêté », admet-elle. « Après la sortie de Vengo, nous nous sommes lancés dans une longue tournée. J’ai eu le privilège de visiter de nombreux endroits différents et de partager les nouvelles chansons avec les fans. Dans ce métier, tout semble extrêmement important. Chaque opportunité est présentée comme quelque chose à ne pas manquer. Mais j’étais aussi redevenue mère, j’allaitais mon enfant pendant ma tournée et j’ai fini par m’épuiser – à la fois physiquement et émotionnellement – ​​sans même me rendre compte de ce qui se passait « . Ecrire dans un paysage musical qui évolue à un rythme toujours plus rapide est éreintant. « Bien sûr, l’ego et l’ambition font aussi obstacle », sourit-elle. « Vous voulez créer un chef-d’œuvre qui entrera dans l’histoire. Je n’ai pas bien géré le stress. C’était comme une cocotte minute et je pensais que je ne savais plus composer des chansons. » Finalement, le nouvel album a émergé à son propre rythme, naturel. « Je ne veux pas agir comme un jeune de 20 ans,  » reprend-elle. « Je suis contente de mon âge. Mes passions sont désormais très différentes des choses qui m’attiraient en tant que jeune femme. On pourrait dire que je bouge à un BPM différent. Je voulais faire un disque dance friendly, mais sans m’appuyer sur des formules éprouvées ». Tracer son propre chemin est une sorte de tradition pour Ana Tijoux. Née à Lille, en France, de parents chiliens qui ont fui la dictature sanglante des années 70, Ana a déménagé au Chili au début des années 90 et est devenue une star sud-américaine avec le groupe pionnier de hip-hop Makiza. Débute ensuite une carrière solo, ancrée sur le magnifique hymne « 1977 » – la chanson titre de son deuxième album désormais classique de 2010 – qui a fait d’elle une rappeuse latina emblématique aux tendances avant-gardistes ayant des compétences lyriques vertigineuses et un flow addictif et texturé. Lorsqu’Alicia Keys s’est produite à la Movistar Arena du Chili l’année dernière, elle a invité Ana sur scène pour une interprétation majestueuse de « 1977 ». 14 ans plus tard, Vida pourrait bien être l’album le plus convaincant et le plus magnifiquement arrangé de sa carrière. « Vida est aussi un appel à chaque créateur. là-bas », dit-elle. « Chanteurs, écrivains, sculpteurs et interprètes, danseurs et peintres – nous tous. Notre force réside dans la cohésion. La seule façon de continuer à avancer, de préserver notre sensibilité et de regarder la peur dans les yeux est de nous appuyer sur notre identité collective ». Découverte à l’international en 2009 avec son single, 1977 (19 millions de vues) et plébiscité par Thom York, Ana Tijoux s’est fait la porte-parole, au Chili comme dans toute l’Amérique du Sud, des combats contre la discrimination à l’égard des femmes, le système économique néolibéral et l’autoritarisme sous toutes ses formes. En 2014, le magazine Rolling Stone l’a élue « meilleure rappeuse de langue espagnole » pour sa « diction précise et son infaillible sens du rythme », elle a été nominée plusieurs fois aux Grammy Awards et remporte un Latin Grammy en 2014. Sa musique résonne dans le jeu vidéo Fifa 11, la série américaine Breaking Bad ou, plus récemment, la série féministe chilienne La Meute. En 2023, le hip hop a 50 ans, le coup d’État d’Augusto Pinochet qui instaura une dictature militaire au Chili, aussi. C’est dans cette histoire faite d’engagements, de luttes, de joies et d’espérances que s’inscrit, de

D’avril à septembre, les notes vont swinger un peu partout.

2024 s’éveille à peine qu’il est déjà grand temps pour les amateurs de festivals de commencer à cocher les dates importantes dans leur calendrier car il se pourrait que cette année, encore plus que les précédentes, certains soient confrontés à des choix manichéens. Il n’est en effet pas rare de voir plusieurs festivals se « partager » un week-end, mais l’agencement du nouveau calendrier scolaire en Belgique, qui « limite » depuis peu la période de vacances d’été de début juillet à fin août (alors que précédemment il n’était pas rare de voir des étudiants libérés de leurs obligations dès le 20 juin et ne reprendre le chemin des amphithéâtres qu’à la mi-septembre), et, surtout, l’organisation des Jeux Olympiques à Paris (et quelques autres sites un peu partout en France) chamboule encore un peu plus un agenda qui pouvait déjà générer quelques prises de têtes chez certains. Quel est le rapport entre les JO et des festivals demanderont certains d’entre vous? Et bien la sécurité. De nombreux services publics (pompiers, police, services travaux des collectivités….) vont être à pied d’œuvre durant toute la période des jeux (du 26 juillet au 11 août). Sans oublier que les jeux paralympiques suivront rapidement (du 28 août au 08 septembre). Voilà quelques week-ends durant lesquels de nombreux élus de l’Hexagone ne pourront donc accepter d’événements majeurs sur leur territoire, et cela sans tenir compte des heures de récupération qui devront aussi être allouées dans la foulée. Les organisations sur terrain privé ne nécessitant pas de personnel des services publics (ils sont rares car la gestion du flux de public incombe en partie à la police) pourraient contourner ce problème avec des services de sécurité privés… mais ils sont tous (ou presque) occupés par ces JO et tout ce qui tourne autour. Ces paramètres évoqués juste ci-dessus expliquent pourquoi quelques week-ends, et deux particulier, ceux des 13-14 et 20-21 juillet, vont voir exploser le nombre de festivals organisés à ce moment. Hormis pour ceux d’entre-vous qui manient habilement le don d’ubiquité, l’heure des choix va donc sonner. Afin de ne pas vous retrouver le bec dans l’eau, ou pour le moins assez démuni face à une billetterie qui afficherait déjà complet, nous vous avons concocté un petit agenda avec les renseignements qui sont déjà disponibles, et ce concernant les festivals que nous connaissons. Il ne s’agit donc pas d’une bible ou d’un annuaire complet reprenant toutes les organisations musicales « estivales », mais juste de quelques pistes pour organiser votre agenda en fonction des événements que nous avons présélectionnés (vous verrez, certains très connus ne figurent pas dans cette liste). Pourquoi attendre juillet pour s’amuser ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question puisque certains organisateurs ont pris le pari d’entamer cette saison des festivals dès avril. Chez nous, les Nuits Botaniques sont devenues incontournables au fil des années (ce sera la 31e édition en 2024). Il est donc tout naturel de débuter cette présentation par ce festival un peu particulier puisqu’il s’étale du 24 avril au 05 mai. Bonne nouvelle pour ceux qui ne pourraient se déplacer, cet événement sera couvert par l’un des artisans de ce site, Fabian Braeckman. Vous pourrez donc retrouver des reportages sur ce festival sur notre webzine. Mais comme c’est quand même toujours mieux de vivre l’expérience en live, nous vous invitons à vous rendre sur le site du Botanique pour prendre connaissance de la programmation complète (et réserver vos places). Plusieurs lieux, une programmation assez hétéroclite, des artistes à découvrir … Pour ceux qui se rendraient en France fin avril, on aura aussi Le Printemps de Bourges (du 23 au 28)  avec des artistes d’un certains calibre – 24 : Mika / Kyo / Martin Solveig /  Santa / Zaho de Sagazan – 25 : Hoshi / Shaka Ponk / Matmatah / Oliva Ruiz – 26 : Silly Boy Blue / Luidji – Bon Entendeur / PLK … – 27 : Bekar / Niska …  – 28 : M.Pokora / NEJ) – Accès, 49 euros par jour (sauf le dimanche, 45) mais le 25 et le 27 sont déjà complets et les passes Week-ends sont aussi écoulés. Le temps de vous remettre de ces premières émotions musicales, on fait le pont jusqu’au 17 mai, jour initial de l’Inc’Rock festival (du 17 au 19 mai). Aucune info n’a encore filtré et c’est le mystère donc concernant l’affiche de cette nouvelle édition de l’événement qui se déroule à Incourt. Le week-end suivant, c’est à Anthisnes en province de Liège, que nous irons probablement déclencher quelques rafales à l’occasion des Anthisnoises, un festival de musiques celtiques très accueillant. La date est connue (du 24 au 26 mai) mais là aussi, le voile n’est pas tombé concernant les groupes qui se produiront. De mai, on passe à juin, avec les Francofolies d’Esch-Sur-Alzette au Luxembourg du 06 au 09. L’affiche complète n’est pas encore disponible, mais les amateurs de rap/hip-hop apprécieront le line-up du vendredi (Ninho, Tiakola, Luidji…), le samedi, on aura du très prisé avec Lost Frequencies, Zaho De Sagazan, Apashe et Shaka Ponk notamment. Quant au dimanche, il ne sera pas en reste avec David Guetta, l’Impératrice, Olivia Ruiz, Mentissa, Santa et Julien Granel. Le pass 3 jours est à 130 euros, les tickets journaliers à 56 ou 64 euros selon le jour. Pour le dernier week-end du mois, un choix cette fois géographique et musical s’impose puisque d’un côté nous aurons le rock consistant du Hellfest, et de l’autre la bande de Contact qui sera aux commandes du Feelgood à Aywaille, et tout ceci du 27 au 30 juin. Hellfest (Clisson en France) : un line-up de folie pour les amateurs du genre avec Megadeth, Metallica, Queens of the Stone age, Mass Hysteria, Lofofora … mais aussi  Foo Fighters, The Prodigy, The Dropkick Murphys, Bodycount ft Ice-T et Shaka Ponk qui pour sa tournée finale s’est concocté un beau calendrier. Petit bémol, tous les pass 4 jours ont été écoulés depuis un certain temps et il est quasi impossible de pouvoir encore trouver un ticket, même pour une seule

Le Reflektor, place to be in 2024.

Si le grand Bruxelles peut se targuer de disposer de nombreuses salles de spectacles (outre les divers centres culturels, on recense Forest National, le Whalll, le Cirque Royal, le Botanique…), l’offre est généralement plus restreinte en Wallonie. Pour Namur, par exemple, seuls le Delta et le théâtre Royal semblent avoir vocation à accueillir des concerts d’une certaine ampleur, le Namur Concert Hall s’étant spécialisé en musiques « calmes » (classique, jazz…). Les puristes avanceront que la Nef ne doit pas être écartée ainsi, et ils ont raison, mais avouez que le cadre ne se prête pas à n’importe quelles dérives musicales non plus… Et je parle bien de concerts d’une ampleur certaine car les espaces plus exigus comme le Belvédère se démènent aussi pour promouvoir la culture, mais avec la limite de leurs moyens … financiers, logistiques et leur superficie limitée. Une ville semble toutefois vouloir renverser un peu la vapeur en développant son offre de sièges (belle expression, surtout quand l’on se rend compte que les plupart des concerts proposés dans certaines de ces salles se font sans assise). Cette ville, c’est le grand Liège. J’utilise volontairement cette locution car j’y inclus Seraing et sa toute nouvelle salle OM qui depuis le dernier trimestre 2023 offre une saine concurrence à l’indémodable Forum qui a vu les plus grandes stars de la chanson française fouler sa scène, mais qui n’est pas aménagée pour recevoir tous les types de mouvements musicaux. Les deux salles font d’ailleurs cause commune avec une troisième, plus cosy, mais qui plaît visibles aux artistes si l’on s’en réfère au calendrier qui attend les aficionados du Reflektor puisque c’est bien de cette salle qu’il s’agit. De l’extérieur, l’entrée ne paye pas de mine. On dirait un café comme il y en a tant dans l’hypercentre liégeois, surtout dans le carré, célèbre quartier festif de la cité ardente qui se trouve à un jet de pierre (ou de bière) du Reflektor. Mais derrière la porte du fond se terre une salle dont les murs se gorgent de bonne musique depuis un certain temps déjà. Et en 2024, le niveau ne va certainement pas piquer du nez puisque les artistes émergents que sont Rori, Colt et Mentissa sont venus récemment s’ajouter aux noms de Bandit Bandit et autres Zaoui (ex Thérapie Taxi) qui figuraient déjà sur le planning de la nouvelle saison. Etonnant vu que tous ceux cités ci-dessus se produisent généralement devant des assistances bien plus fournies que celle qui pourrait pénétrer, physiquement, dans l’antre du Reflektor. Mais alors, que dire de la venue de Rise of the Northstar ? Lorsque nous avons vu le show du groupe de métal parisien, en août, il se produisait sur la scène principale du Cabaret Vert à Charleville Mézières devant 26000 personnes. Autant dire que si vous êtes fan du groupe, de l’univers manga, du métal hurlant ou simplement curieux de venir découvrir ce band, il ne faudra pas tarder à réserver vos places car celles-ci sont limitées. Le 21 mars, soit le lendemain de l’arrivée officielle du printemps, c’est un ouragan qui va déferler sur Liège avec cette drôle de troupe qui aime faire le show. Un chanteur masqué qui ne tient pas en place, visiblement féru de mangas et d’arts martiaux (vu ses postures marquées), des musiciens qui sont tout autant dans le trip, certains masqués aussi, d’autres non, mais alors munis d’un serre tête ou d’une casquette, et un décor de circonstance. Voilà ce qui vous attend. Du moins si on arrive à caser tout ce petit monde sur l’espace scénique de la Place Xavier Neujean. Ce qui est sûr c’est qu’il n’y aura pas besoin d’augmenter le chauffage pour réchauffer vos oreilles. Si vous ne voulez pas devoir courir en Suisse, au Luxembourg ou encore en Angleterre pour (re)découvrir les excentricités rythmiques de Vithia et de ses acolytes (Eva-B, Air One, Yoru et Phantom 2), foncez, c’est au Reflektor que ça se passera. En attendant, pour ceux qui ne connaissent pas encore, on vous conseille Rise et Showdown, deux morceaux issus du troisième album du groupe, intitulé lui aussi Showdown. Des rifs frénétiques de guitares électriques, des phrasés de hip hop à la Beastie Boys, et quelques poussées vocales vont donneront une idée de la déferlante attendue.

Black Mirrors a fêté sa dernière de l’année au Reflektor, mais 2024 s’annonce déjà sous les meilleurs cieux.

Groupe de rock alternatif belge, et plus précisément Bruxellois (voire même Brainois), formé en 2013, Black Mirrors avait un calendrier bien rempli pour cette fin d’année avec notamment des concerts en Allemagne, un pays qui ne fait pas dans la dentelle lorsqu’on aborde le thème de Noël. Mais le groupe a dû renoncer à ces dernières prestations pour préserver la santé de sa chanteuse, et de la génération future… Décrit comme un vrai groupe de scène, se bonifiant au contact du public, Black Mirrors se repose sur le chant de Marcella Di Troia, actuellement en forme(s) puisqu’elle attend un heureux événement. Une bonne nouvelle, mais qui entraîne un report des projets live du band, qui a toutefois déjà annoncé qu’il ne va pas hiberner pour la cause, des projets étant près à ressortir du placard. On pourrait donc s’attendre à la sortie d’un nouvel album, le 3e opus studio (2018 : Look into the Black Mirror (Napalm Records) – 2022 : Tomorrow Will Be Without Us) et des dates sont déjà au planning de 2024 (à partir du 10 mai, à Affligem, mais aussi en Allemagne en juillet). Et oui, c’est l’un des traits de caractère de ce groupe un peu particulier, c’est qu’il s’adapte à toutes les situations ou presque. Au départ, Marcella voulait mettre sur pied un girls band, mais la pétillante chanteuse n’a pas trouvé guitariste à son oreille, optant finalement pour un homme donc, avant que ses deux musiciennes ne quittent le navire, laissant la places à d’autres mâles. Le départ de Loïc Videtta entre les deux premiers albums ne semble pas non plus avoir affecté négativement les parties en cause, Loïc s’épanouissant à la tête de sa nouvelle tribu, Black Orchid Tribe, alors que ses anciens équipiers, multiplient les performances live (Gino Caponi: Basse / Lau Seys: batterie / Pierre Guillaume et Pierre Lateur : guitares). Une adaptabilité qui se marque encore plus lorsqu’on aborde la musique et son interprétation. En effet, les compositions sont telles qu’elles peuvent aussi bien être interprétées avec l’énergie rock habituelle qu’en acoustique avec une guitare sèche. Ce deuxième album, défendu sur scène depuis une année maintenant est décrit par ses membres comme étant énergique, sombre et brut mais qui recèle toutefois de nombreux niveaux de lecture, comme ce titre évocateur Tommorrow will be without us (demain se passera sans nous) et sa transposition scripturale qui entendent attirer l’attention du public sur l’importance de vivre sa vie et de profiter de l’existence car demain nous, en tant qu’individu, ne serons plus là, mais en restant attentif à notre impact sur la planète car nous, humains, sommes, à moyen terme, en danger d’extinction, comme la plupart des espèces vivant sur cette planète. La pochette se basant d’ailleurs sur un cliché d’un photographe belge mettant en exergue les activités des morgues au Mexique. Prochain objectif scénique ? Etre choisis en première partie de Queens of the Stone Age ou Idles. Au fait, le premier des deux groupes sera justement la tête d’affiche du jeudi 15 août au Cabaret Vert, à quelques encablures à peine de nos frontières (Charleville-Mézières). Mais revenons deux minutes sur ce dernier show de 2023, qui s’est déroulé au Reflektor, au centre de Liège. L’assistance a pu profiter ce soir là de deux prestations de haut vol puisque la première partie était assurée par Giac Taylor, le projet « solo » de Romano Nervoso qui enfile là sa tenue de batteur sauvage. Une mise-en-bouche très rock qui collait bien avec l’univers des Black Mirrors et de ses fans. Et quid de la salle ? Sobre, sans chichi au niveau de la déco, mais avec une acoustique très valable. L’idéal pour ce type de performance. Car Marcella et sa bande vont évidemment se donner corps et âme, au point que la chanteuse doit parfois reprendre son souffle quelques instants entre deux morceaux. Ce ne doit pas être évident de balader ainsi en permanence un pensionnaire dans son ventre. Elle assure toutefois, comme d’habitude, sur scène. Autre petite singularité, l’émotion présente dans les yeux de l’artiste lorsqu’elle explique les raisons de cette pause qui va devoir être imposée au groupe. Du moins scéniquement car, comme décrit ci-dessus, le groupe n’entend pas se reposer jusque mai, tout un travail de création, généralement réalisé en amont d’un album, germe dans les têtes. Profitez donc de ces quelques clichés (que vous pouvez aussi retrouver sur la page Facebook – ReMarck Photos) pour tenir jusque mai 2024, date (jusqu’ici) annoncée du retour de Black Mirrors sur scène.