Le 29 août 2009, le groupe Deftones montait sur la scène du Cabaret Vert pour la première fois. Un groupe américain traînant avec lui une sacré notoriété qui enfilait ainsi maillot de première star internationale à se produire dans cet éco-festival qui avait déjà posé les bases de son essor actuel.
Pour être précis, on parlera de première star internationale de ce gabarit, car d’autres formations étrangères, comme Tricky (GB), Asteroids Galaxiy Tour (Dk) ou encore nos compatriotes de Ghinzu avaient étrenné cette même scène la veille (sans parler des Arno et Girls in Hawaii présents dès 2008, dEUs ayant dû annuler en dernière minute suite à une extinction de voix du chanteur…).

Mais Deftones a effectivement un lien particulier avec le festival implanté à Charleville-Mézières puisqu’avec trois apparitions (2009, 2013 et désormais 2026), il est le groupe étranger qui a joué le plus souvent au Cabaret Vert (record partagé avec Fontaine D.C.). Seul Shaka Ponk, avec ses 4 shows, a fait mieux, mais c’est Français ça, monsieur.
Entre son premier passage et ce concert pour l’anniversaire du CV (20e édition), de l’eau a coulé sous les ponts. Le festival a grandi, quant au groupe américain, il a sorti 5 nouveaux albums (ce qui porte son total à 10) et le bassiste Sergio Vega (lui-même remplaçant de Chi Cheng) a laissé sa place à Fred Sablan.

Ce qui perdure, par contre, c’est l’aura de Chino Moreno et l’attrait des fans pour une formation qui est désignée, avec Korn, comme la cofondatrice du style appelé Nu metal.

Autant vous dire de suite que nous ne sommes pas des spécialistes du genre et que si le nom nous parle évidemment, nous serions incapables de vous citer le moindre titre du répertoire de Deftones.
N’ayant pas été sélectionnés pour pouvoir accéder au frontstage (l’espace compris entre le public et la scène, où vous voyez certains photographes et membres du service de sécurité), c’est de la fosse que nous avons tenté de prendre quelques clichés, histoire de vous contenter, car ce n’est pas tous les jours qu’un tel groupe vient nous honorer de sa présence.

L’idée semblait bonne, mais nous l’avons vite regrettée. L’entrée de Chino sur scène a suffi à réveiller l’instinct primaire de certains. Cela saute, se bouscule, balance des bras … et nous, au milieu de cette foule qui ne nous semblait pourtant pas hostile du tout quelques secondes plus tôt, nous tentons de protéger nos appareils.

Et oui, être photographe de concert n’est pas toujours de tout repos. Il faut tenir compte des nombreuses heures consacrées au post traitement (tri, sélection, retouche, envoi pour validation et puis enfin publication), mais aussi de l’investissement financier (c’est que cela coûte ces petites bestioles, je parle des boîtiers et des objectifs qui vont avec, vous l’aurez compris) et de la dépense physique que cela peut entrainer de protéger le matériel.
Ce concert est un exemple type de ce troisième point. Cela nous a rappelé une performance de Mass Hysteria ou encore l’un des derniers concerts de Shaka Ponk. Le public y était aussi enthousiaste et énergique, et cela se déroulait aussi au Cabaret Vert (même si la scène Zanzibar était alors à un autre emplacement).

Soit, ce petit aparté terminé, revenons à Deftones. Difficile pour nous de se prononcer vu notre manque de repères concernant ce groupe et les avis contraires récoltés. Certains ont adoré, soulignant l’implication du chanteur et un répertoire incontournable, alors que d’autres reprochaient … l’inverse, à savoir un choix de chansons plus calmes permettant à Chino de ne pas trop fatiguer une voix qui pourrait être fragilisée par l’enchainement des prestations.

Voici pourquoi l’art est apprécié différemment par chacun et qu’il n’y a pas une seule vérité. On se limitera à vous dire que Deftones est un groupe qui a du métier et que cela envoie effectivement du lourd. Plus ou moins que d’habitude ? On n’en sait rien, mais le public présent le jeudi au Cabaret Vert est ressorti comblé de cette journée. Que ce soit grâce à Deftones, Turnstile, Rise of the Nortstar, Last Train, Bodycount, Ultra Vomit ou toute autre prestation n’a pas vraiment d’importance.
Retrouvez les clichés du festival, au fil des parutions, sur la page FB – ReMarck Photos.

























