Non, nous n’avons pas écorché le nom de famille d’un célèbre animateur du PAF français prénommé Cyril. Nous allons vous présenter ici un artiste de scène émergent tout droit venu du Québec, même si le Maroc coule un peu dans ses veines, de par ses origines.
Les festivals de l’été réservent souvent de (très) bonnes surprises à ses participants. C’est en effet l’occasion de pouvoir assister à plusieurs concerts pour un prix qui est, certes, généralement en hausse ces dernières saisons, mais qui n’atteint jamais le cumul des places que l’on aurait dû acheter pour chaque spectacle pris séparément.

Et puis il y a cet aspect découverte car les affiches sont très souvent composées de quelques stars attendues et d’artistes moins connus qui demandent un cachet moindre à l’organisateur mais qui peuvent gagner en visibilité voire en crédibilité si leur performance scénique est appréciée du grand public.

Adam El Mouna est à ranger dans cette seconde catégorie. Il est en effet un anonyme, ou presque, pour les festivaliers européens. Ses armes, il les aiguise en fait de l’autre côté de l’océan atlantique, dans la région du Québec, qui nous a, vous en conviendrez, déjà envoyé quelques-unes des plus belles voix de la francophonie.
La légende, ou plutôt dirons-nous la rumeur à ce stade, raconte que le premier réel pas vers la musique d’Adam El Mouna serait une imitation plus vraie que nature de Bruno Mars réalisée lors d’un spectacle de fin d’année en 6e primaire. Mais c’est pourtant vers le théâtre qu’il se dirige lors de ses études académiques.

Entre planches et scène, son cœur balance, mais il franchit le pas vers le chant en participant à La Voix édition 2023, l’équivalent québécois de The Voice. Son timbre, sa sincérité désarmante et son charisme naturel charment non seulement le jury, mais aussi le public qui le propulse en finale.
Le chemin qui semblait tracé en tant que comédien bifurque alors vers un destin de chanteur. Mais Adam doute toutefois encore. Il lui manque une reconnaissance du milieu musical professionnel pour matérialiser cette nouvelle voie.

Cette reconnaissance, il va l’obtenir en 2025 grâce à son succès au Festival international de la chanson de Granby. Le plus de cette expérience, c’est qu’il remporte par la même occasion une bourse lui permettant de désormais vivre de son art. Ce petit pécule représente la mise de départ d’un album qui devrait sortir en octobre 2026.

Et oui, vous avez bien lu, à l’heure actuelle, Adam n’a pas encore sorti d’opus. Vous trouverez en effet sur la plus célèbre plateforme de streaming seulement deux titres, « Ballerine » et « Mona Lisa ».
En fait, si l’on lit entre les lignes, l’album est prêt. Les chansons sont là. Mais Adam se tâte encore concernant la présentation de celles-ci. Serait-il un chouia perfectionniste ?
Ce qu’on peut dire, c’est qu’il est un vrai showman lorsqu’il prend le micro en main. Tout d’abord, son style « en jette ». Tout de blanc et noir vêtu, il n’hésite pas à bouger de long en large sur toute la surface de la scène. Et puis son jeu prend le dessus. Ses morceaux, Adam les vit. Il les incarne. Et il les commente. Tantôt avec l’accent caractéristique de sa région, tantôt avec un français presque parisien.

« J’écoutais énormément de Gims, de Stromae et de Christophe Maé étant jeune (NDLR : Adam n’a quand même que 23 ans) donc j’ai appris à parler à la française », commente-t-il en interview. « Mes compatriotes me disent même que je passerais mieux en France que chez eux (rires). J’ai d’ailleurs d’abord essayé d’écrire en anglais mais j’ai vite switché pour le français car c’est avec cette langue que j’arrive le mieux à faire passer mes émotions ».

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Adam La Mouna a été repéré par des professionnels à Granby, et s’est vu proposer une escapade au Maroc (son pays d’origine) et en europe pour promouvoir son futur album. Sans oublier que cette date au Luxembourg l’a fait côtoyer deux de ses idoles qui jouaient le même jour sur la scène Bat Stage, à quelques centaines de mètres à peine de son espace de show, Gims et Christophe Maé.
L’histoire ne dit pas s’il a pu les rencontrer, voire même échanger avec eux, car nous n’avons pas eu accès aux backstages, mais nous pouvons par contre vous assurer qu’Adam La Mouna a touché le public présent lors de son set.

Avec un tel engagement, on pourrait bien (ré)entendre parler de lui très bientôt, même s’il a rapidement pris un vol retour vers le Canada où il devait enchaîner avec une autre édition des Francos, celle de Montréal.
Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

























