Pas évident de tenir le tempo après trois jours déjà bien remplis en émotions, surtout après le carton plein du samedi. Et pourtant, le dimanche ne va nullement décevoir les nombreux quadras présents, car il faut bien l’avouer, si les plus jeunes ont bien fait la fête jeudi et samedi, le vendredi, et encore plus ce dernier jour du Feelgood, dimanche, étaient dédiés à la génération précédente.

C’est en effet l’un des attraits de ce « jeune » festival comme le mentionnent les organisateurs dans leur débriefing. «L’édition2023  marque les esprits tant par  le changement de date (de début septembre à fin juin), de lieu, le nouveau logo que par le line-up haut en couleur qui se voulait varié et intergénérationnel…Un bilan plus que positif! »

«Depuis le lancement du Feel Good festival, nous n’avions jamais connu un tel engouement. Cette  nouvelle édition a su séduire les festivaliers. Nous ne pouvons  que nous en réjouir. Le bilan est extrêmement positif et nous donne envie de nous surpasser l’année prochaine. Bien entendu, le festival repose sur le travail de toute une équipe qui s’est impliquée jour après jour pour faire de ce dernier un véritable succès. Nous souhaitons remercier toutes les personnes (bénévoles, partenaires, sponsors…), qui de près ou de loin, nous ont permis de faire du festival ce  qu’il  est aujourd’hui. Sans  eux, cela n’aurait pas eu la même saveur ni le même bilan»

Les bénévoles sont indispensables.

« Plus de 500 bénévoles ont été nécessaires au bon déroulement du festival afin d’assurer tant l’accueil des festivaliers et des artistes que les  bars,  les VIP,  la sécurité,  les animations….Le FeelGood  festival est aussi ancré  dans une démarche  écologique et locale notamment en utilisant des gobelets recyclables, en nouant des partenariats avec des entreprises locales…. En matière de santé et de sécurité, si quelques petites blessures superficielles ont été soignées par les services de secours présents sur le site, aucun départ en ambulance n’est à déplorer ni aucun recours au service des forces de l’ordre ».

Sur ces bonnes paroles, revenons à notre journée de clôture, qui débute avec « Demain peut-être » et « Six No More », deux groupes de covers qui lancent les hostilités avant que les détonants pirates de « Barbar ô Rhum » ne se jettent à l’abordage des planches.

Décors de circonstance, costumes, accessoires et mise en scène, ce groupe toulousain de Rock’n’rum (mélange de pirate métal et de Celtic punk) qui était attendu depuis 3 ans, mais qui avait dû postposer sa venue à cause de la pandémie, a bien mis le feu aux poudres.

Barbar ô Rhum, tout un spectacle …

Juste le temps d’adapter quelques réglages que les moussaillons de la plaine accostent cette fois dans un karaoké géant aux allures d’énorme piste de danse digne des discothèques qui fleurissaient au bord de chaque route digne de ce nom dans les eighties.

Et oui, vous l’avez compris, nul besoin d’une DeLorean conduite par Marty McFly ou doc Emmet Brown pour voyager dans le temps, à Aywaille on compte sur un public d’enfer qui reprend tous les titres emblématiques de la troupe Totalement 80 comme si ces ritournelles passaient encore quotidiennement sur les ondes. Au point même de tirer une petite larme au coin de l’œil de Bibie, visiblement très touchée par l’accueil et l’engouement des Liégeois.

Et vous, seriez-vous capables de reconnaître les artistes, leur(s) titre(s) et de les reprendre sans avoir de prompteur à portée de la main ? On va faire le test. Chiche ! Quelques paroles d’un de ces morceaux, un ou deux clichés actuels du chanteur /de la chanteuse, et à vous voir si le reste suit… En tous cas, du côté du FeelGood, c’était terrible. Des fins de soirées pareilles, on en redemande.

Morceau 1.

Tout l’monde
Répète en chœur que les hommes préfèrent les blondes
Qu’ils fondent
Pour une décolorée en moins d’une seconde

Alors, c’était facile ? Vous aurez évidemment reconnu Lio qui outre ce « les Brunes comptent pas pour des prunes » (1986), nous a remis en tête son célèbre « Banana split » (1980).

Morceau 2.

Cinq heures du mat’ j’ai des frissons
Je claque des dents et je monte le son
Seul sur le lit dans mes draps bleus froissés
C’est l’insomnie, sommeil cassé
Je perds la tête et mes cigarettes sont toutes fumées
Dans le cendrier
C’est plein d’Kleenex et d’bouteilles vides
J’suis tout seul, tout seul, tout seul

Yes ! « Chacun fait (c’qui lui plaît)  » avec Chagrin d’amour (1981), représenté par Valli.

Morceau 3.

Humidity is rising (uh rising), barometer’s getting low (how low girl?)
According to all sources (what sources now?), the street’s the place to go (we better hurry up)
‘Cause tonight for the first time (first time)
Just about half-past ten (half past ten)
For the first time in history
It’s gonna start raining men (start raining men)

Plus difficile, je vous l’accorde, surtout en anglais. Mais les plus subtils auront reconnu « It’s raining men » (1983) des Weather Girls, qui ont également fait bouger les « people » sur « I’m so excited » (1982), un morceau aux paroles assez explicites…

Morceau 4.

Mais aimez-moi
À genoux
J’en suis fou
Mais de vous à moi je vous avoue que je peux vivre sans vous
Aimez-moi
À genoux
J’en suis fou
Et si ça vous fait peur
Dites-vous que sans moi vous n’êtes rien du tout

Là, je suis sûr que vous l’avez tous en tête ce « Confidence pour confidence » (1981) de Jean Schulteis car il est intemporel, inaltérable, inclassable…

Morceau 5.

Juste une mise au point
Sur les plus belles images de ma vie
Sur les clichés trop pâles d’une love story
Sur l’état d’âme d’une femme sans alibi
Qui rêve toutes ses nuits

Celle-là, c’était cadeau, le titre est dans l’extrait. « Juste une mise au point »  (1983) de Jakie Quartz.

Morceau 6.

Met you by surprise
I didn’t realize
That my life would change for ever
Saw you standing there
I didn’t know I’d care
There was something special in the air

Les grands romantiques et les fans de Sophie Marceau n’ont pas pu passer à côté du slow de l’été 1981, « Reality » de Richard Sanderson car c’était, et oui, la B.O. du film la Boum (le 1 car pour le 2 c’était Cook Da Books avec « Your Eyes »).

Morceau 7.

Mais quand il rentre saoul et qu’il devient méchant
Énervant
Et qu’il m’accuse de tous les torts encore et encore
Je ne suis pas d’accord

C’est un voyou, un filou
Mais voyez-vous malgré tout  …

Ah, j’ai omis, volontairement, de vous mettre le titre ou le refrain. Mais certains auront retrouvé la patte de Pauline Ester dans « Oui, je l’adore » un titre sorti en toute fin des années 80.

Morceau 8.

Je suis un être à la recherche
Non pas de la vérité
Mais simplement d’une aventure
Qui sorte un peu de la banalité

Quatre notes de clavier électronique suffisent à identifier ce morceau culte qui s’apparentait au mouvement new-wave  avec un titre éponyme du nom du groupe, Partenaire Particulier (1985).

Morceau 9.

She is D, delirious
She is I, incredible
She is S, superficial
She is C, complicated
She is O, oh, oh, oh

Déjà sorti en 1979, ce titre a véritablement fait un carton en boîte de nuit début des 80’s. C’était évidemment D.I.S.C.O. du groupe Ottawan, un duo issu, comme son nom l’indique (ou pas)… de France.

Morceau 10.

Qu’est-ce qui bouge le cul des andalouses ?

Une seule phrase, la première de ce morceau, et la plupart d’entre vous sont déjà en train de mimer cette chorégraphie remarquable du groupe Léopold Nord et vous, représenté ici par Alec Mansion dans ce célébrissime « C’est l’Amour » (1985).

Morceau 11.

Quand t’es venu dans la rue

Inconnu, tu savais pas où t’allais, mais tu

Savais qu’il y avait dans la maison

Du premier une fille qu’étais vraiment

Typi-que tous les voisins appelaient: ….

Alors, le nom de cette fille si étrange vous est revenu ? « Thai na na »  (1986) de Kazero est à classer dans ces chansons qui trottent souvent dans un coin de notre mémoire, mais dont il n’est pas évident de se souvenir du patronyme de l’artiste.

Morceau 12.

Les rues de Moscou s’effacent dans le noir

Le vent vagabond balaie les trottoirs

Les murs des maisons se voûtent sous la pluie

Il n’y a plus personne aux stations de taxis

Le temps se termine le temps est trop court

Il est arrivé déjà le dernier jour

Dans les rues de Moscou s’éteint le dernier soir

L’histoire s’arrête au détour d’une gare

Celle-là, c’est le bonus des champions. Pas la plus connue sans doute, mais hyper entraînante. Et son interprête est un véritable orfèvre en matière de maniement des instruments à cordes. Lui, c’est Ivanov pour « Les nuits sans soleil » (1989), et en prime, il nous a livré une prestation trois étoiles sur Highway to hell d’ACDC.

Morceau 13.

Ouh, ouh, ouh, ils sont partis pour gagner

Ouh, ouh, ouh, mais ils ne sont jamais rentrés

Les rugissants du Pacifique, des remous des torrents d’Afrique

Ont brisé le rêve magique, ouh, ils sont tombés

Ouh, ouh, ouh, vers quel océan secret

Ouh, ouh, ouh, le vent les a emportés?

Ils ont retrouvé la lumière, ouh, la liberté

Gold, ou un plutôt un membre du groupe…

Ils avaient de l’Or entre les mains et dans la voix… oui, d’accord, le jeu de mots était facile pour Gold et ce « Capitaine abandonné » de 1986 mais qui aurait pu tenir le micro pendant un fameux bout de temps vu le nombre de hits que le groupe a sorti dans cette décennie.

Morceau 14.

Tout simplement fermé pour cause de sentiments différents

Reviendrai p’t’être dans un jour un mois un an

Dans son cœur dans sa tête

Si encore il m’attend

Tout simplement … Bibie

Les plus attentifs auront fait le lien avec l’article et la présence de Bibie car c’est bien elle qui interprète ce « Tout simplement (tout doucement) » de 1985.

Morceau 15.

Y a pas de saison pour que vive la musique au fond

Pas de saison pour que vive le son

En marchant tu donnes une cadence à tes pas

Tu sens la musique au bout de tes doigts

Immanquable. Un titre incontournable des soirées entre amis et des karaokés partout dans le monde ce « Nuit de folie » de Début de Soirée.

Morceau 16.

T’avais les cheveux blonds

Un crocodile sur ton blouson

On s’est connu comme çà

Au soleil, au même endroit

T’avais des yeux d’enfant

Des yeux couleur de l’océan

Moi pour faire le malin

Je chantais en italien

Ce duo a défrayé les chroniques en 1988, c’est évidemment David et Jonathan qui posaient en chanson la question à laquelle beaucoup d’ados auraient voulu entendre un oui réconfortant. « Est-ce que tu viens pour les vacances ».

Faites le compte de vos points car je ne vais pas pousser le vice jusqu’à vous proposer de découvrir les titres des deux derniers artistes de ce collectif, l’un étant trop facile puisque le nom du titre « Cuba » est répété sans cesse par le Gibson Brothers présent, et les Gipsy Kings ont, eux, livré un medley de leur répertoire.

Vous l’aurez compris, c’était soir de fête ce dimanche à Aywaille, comme tous les autres soirs de festival d’ailleurs. Rendez-vous donc l’an prochain pour de nouvelles aventures musicales aqualiennes.

PS : Retrouvez les clichés du festival sur la page Facebook ReMarck Photos.

ReMarck (59)

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