Ino Casablanca naît en Espagne de parents marocains et passe son enfance à Vilafranca, en banlieue de Barcelone.
La musique, il l’approche très jeune puisque qu’il prend des cours de violon dès ses 4 ans avant d’étudier au conservatoire. On aurait donc pu s’attendre à le retrouver dans un secteur dit « classique » mais il n’apprécie pas vraiment cette période de sa vie et se tourne, dès son arrivée en France, vers une autre branche, un autre style, celui du rap.

Loin d’être un cancre, Adam décroche une licence en chimie des matériaux à l’Université de Toulouse. En musique, il se cherche longtemps, puis opte finalement pour ce nom de scène évocateur, Ino Casablanca, en 2022, lors de la sortie de son premier EP estampillé rap, intitulé Demna.

A partir de ce moment, tout s’accélère, même s’il faut attendre 2025 pour qu’il signe dans un label et entame une première tournée qui devait comprendre 11 dates. Finalement, elle sera étendue à 20 vu le succès rencontré. Les deux concerts à La Cigale sont sold-out en 10 minutes. Son nom retentit désormais en dehors de l’Hexagone avec des prestations en Suisse et en Belgique.

Esperanzah a eu le nez fin en allant chercher ce diamant déjà bien poli. Ses influences espagnoles, marocaines et françaises se ressentent dans une musique agréable qui n’hésite pas non plus à intégrer des éléments des titres orientaux qui ont bercé son enfance comme dans ce « Bissap du 20e » qui fait également la part belle à une section de cuivres.

A Floreffe, Ino Casablanca est apparu fatigué, expliquant avoir un sérieux mal de gorge et s’excusant à plusieurs reprises de ne pas pouvoir insuffler l’énergie qu’il fournit habituellement. Mais la magie a tout de même opéré. Il faut dire que l’assistance lui était presqu’entièrement dévouée. Beaucoup de fans connaissaient les paroles de ses titres, entraînant une communion rarement rencontrée lors de ce genre de prestation.

Ino Casablanca n’était certes pas à 100%, vocalement et physiquement, mais il s’est donné cœur et âme et le public l’a ressenti. Merci pour cet investissement. Nul ne doute que ce jeune artiste (il est né en 2000 et ne vient en fait d’éclore pour le grand public qu’il n’y a que quelques mois à peine) va connaître une ascension remarquée dans un avenir proche.

En l’espace de quelques semaines, il a déjà réussi à rallier le Botanique, Dour et Esperanzah. Pas mal, n’est-ce pas ?

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