On y est, Jennifer Ayache et ses comparses de Superbus sont en chemin. Leur tour bus a débuté sa longue transhumance 2026 ce 05 mars à Esch-Sur-Alzette (Luxembourg). Nous vous encourageons d’ailleurs à lire notre article consacré à ce concert (ici).

Dès le lendemain, soit le vendredi 06 mars, c’est à Bruxelles que Superbus débarquait. Autre pays (Belgique) mais où le groupe a ses points de repère puisqu’il a passé de nombreux moments aux studios ICP.

Autre pays, autre ambiance ? Pas vraiment car s’il est vrai que la Belgique est généralement reconnue comme accueillante et bienveillante avec les artistes, le concert d’ouverture de la saison 2026 au Luxembourg n’a pas déçu, le public étant déjà « au taquet ».

A Bruxelles, et plus particulièrement au Cirque Royal, qui accueillait pour la première fois Superbus, l’ambiance n’est pas descendue d’un cran, évidemment, même si l’ergonomie de la salle était un peu différente, une section assise étant cette-fois proposée, ce qui n’était pas le cas dans l’espace club cosy de la Rockhal.

Qu’à cela ne tienne, Superbus, c’est de la pop, du rock, et de la bonne humeur, trois ingrédients dont les Belges sont friands. Dès les premières notes, le public s’emballe et ne lèvera jamais le pied, ou plutôt ne baissera jamais les bras.

Et oui, ce n’est pas toujours évidemment de se glisser dans la foule pour prendre quelques clichés quand des aficionados hyper motivées, se présentant elles-mêmes comme de véritables groupies, accompagnent chaque note de grands mouvements amples et cadencés.

Challenge toutefois relevé puisque nous vous ramenons quelques photos de ce concert. L’arrangement scénique est similaire à celui de la veille, Jennifer a cette fois opté pour un choc de couleurs digne du plus grand tube de Jeanne Mas (En Rouge et Noir), et la set-list est presqu’entièrement identique.

Mais connaissez-vous l’histoire de ce groupe fondé officiellement en 1999 ?

A ce moment, Jennifer Ayache, fille de l’humoriste Chantal Lauby, connue notamment pour sa participation à toutes les frasques des Nuls avec Alain Chabat et Dominique Farrugia, revient de quelques mois passés aux States. C’est d’ailleurs sa maman qui lui présente Michel Giovannetti, un guitariste qui va devenir l’un des piliers du futur groupe.

Au départ, l’ensemble aurait dû s’appeler Twiggy, du nom d’une célèbre mannequin anglaise, mais le terme était déjà utilisé donc Jennifer doit chercher un autre patronyme. Un peu par hasard, elle ouvre un dictionnaire de latin à la page de Tarquin le Superbe, dit Lucius Tarquinius Superbus, le dernier roi de Rome. La description qui en est faite amuse la jeune autrice –chanteuse qui opte pour ce nouveau nom de scène pour son groupe qui n’a pas encore la composition actuelle même si François Even rejoint lui-aussi rapidement le projet.

Le groupe va connaître une ascension progressive grâce aux albums Aéromusical (2001) et Pop’n’gum (2004) mais c’est véritablement le troisième opus de la formation, Wow (2006) qui le fait passer dans une autre dimension avec notamment les singles Butterfly et Lola.

Jennifer Ayache vit alors presqu’exclusivement Superbus, enchaînant tournées, écriture des nouveaux morceaux et sessions d’enregistrement. Ce rythme effréné se pose un peu fin 2017, au terme de la tournée de Sixtape, qui va finalement être le dernier album complet studio avant la parution de OK KO en avril 2025.

Jennifer expliquera avoir ressenti le besoin de se mettre un peu à l’écart de cette vie à laquelle elle assistait presqu’en spectatrice autant elle ne profitait pas des moments présents. La période de pandémie Covid va lui permettre d’envisager les choses différemment.

Finalement, Superbus mettra 4 ans à peaufiner son dernier-né, un album qui est présenté comme un retour aux sources avec des thématiques d’actualité (le chao, les guerres qui gangrènent le monde, la violence, ….). Des paroles dénonciatrices donc, mais enroulées dans un papier musical très pop joyeux comme ce « Baby boom » entraînant mais qui traite en fait des ces générations qui sont touchées par tous les conflits actuels et leurs cohortes de décès ou ce morceau d’entrée, OK KO, sorte d’ode à la résilience dont il faut faire preuve dans le contexte géopolitique mondial actuel.

Superbus est de retour aux affaires, et c’est un beau retour.

Nous en oublierions presque de vous parler des artistes d’ouverture pour ce concert au Cirque Royal, OK Panda, un autre quintet, plus récent puisque créé en 2020, et belge cette fois.

Aurélien Genot (basse), Vincent De Puydt (guitare lead), Alexis André (synthé et guitare), Sander Villers (batterie) et Till De Saeger (chant et guitare rythmique) ne sont pas des novices sur scène, ils ont déjà joué à de nombreuses reprises ensemble, notamment au festival des Solidarités en 2024 (un festival où l’on retrouvera Superbus cette année) mais leur énergie semblait décuplée lors de ce passage au Cirque.


Plus aguerris, peut-être, emballés par le fait d’ouvrir le bal pour Superbus, certainement, et ravis de proposer leurs compos (ils viennent de sortir un nouvel EP « I’am Human(s) » en 2025), Ok Panda a proposé un set qui fut très apprécié par le public.

Exit Bruxelles, mais il vous reste de nombreuses opportunités de voir Superbus sur scène en 2026 (vous trouverez la liste complète des dates sur la page officielle du groupe) et notamment:

Jeudi 16 Avril 2026 – Festival Le Printemps de Bourges
Samedi 06 Juin 2026 – Festival Rockalissimo, Saint-Aubin
Samedi 25 Juillet 2026 – Festival Les Gens d’Ere, Tournai (BE)
Vendredi 4 Septembre 2026 – Les Musicales du Parc des Oiseaux, Villars Les Dombes (01)
Dimanche 6 Septembre 2026 – Les Solidarités, Namur (BE).
Retrouvez les clichés validés du concert sur la page FB – ReMarck Photos.






















