11 février 2026

Solann et Lovelace, deux artistes qui déploient leurs ailes à l’aide de leur plume.

Namuroise d’origine, désormais exilée à Bruxelles, Marie Goffinet, alias Lovelace, s’est vu offrir une belle plateforme de lancement avec le titre « Petite gueule » interprété dès la saison dernière avec Saule, ce doux géant poète qui est depuis longtemps une référence de la scène francophone belge. Sans Baptiste (prénom originel de Saule), on ne sait toutefois pas si le personnage Lovelace aurait vu le jour, du moins dans cette configuration d’artiste positive, pleine d’énergie, capable d’exprimer ses ressentis sur scène via le canal du chant mais aussi de la danse. La jeune demoiselle était en effet assez réservée dans son écriture, mais à l’occasion d’un atelier organisé par Saule, le déclic va s’opérer, encouragé par son nouveau mentor. Lovelace trace depuis sa route, sur un chemin bien plus électro, avec notamment « Hey Bitch », ou tendance urbaine avec « Tournesol », avant de revenir à de la pop plus sobre dans « Corps ». En fait, difficile de catégoriser l’artiste par son style musical. Par contre, sur scène, c’est dynamique, jovial, dansant et frais. La Belgique la connaissait déjà en solo vu son passage aux Francofolies de Spa en juillet 2024, le Luxembourg pourrait bien devenir un nouveau territoire conquis vu la qualité de la prestation effectuée à Esch. Solann est, elle, plus calme sur scène, mais avec des titres comme « Rome » ou « Crash », elle capte l’attention. Ses propos sont forts, mais d’actualité. Son œuvre parle de la féminité, de son rapport au corps, de féminisme… Son stylo est aiguisé tel le plus tranchant des couteaux de cuisine. Et pourtant, Solann ne se destinait, initialement, pas à la chanson. Elle voulait fouler les planches des théâtres en tant que comédienne. « Je suis allée jusqu’au troisième tour du concours du Centre National d’Art Dramatique mais je n’ai pas été prise… Dieu merci », explique Solann au Parisien. « Devenir chanteuse, se produire à l’Olympia et avoir des millions de streams sur ses titres, n’était donc pas initialement prévu ». Débarque alors cette pandémie qui a chamboulé beaucoup de destins. Solann, comme de nombreux adolescents de son âge poste sur les réseaux sociaux. L’histoire aurait pu s’arrêter là, encore une fois, mais l’une de ses vidéos propose un duo avec une autre révélation de ces dernières saisons, Zaho de Sagazan. La toile s’enflamme. Depuis, Solann a sorti un EP, un album, et multiplie les apparitions sur scène mais aussi à la TV (notamment à Taratata), chopant au passage la Victoire de la musique de la Révélation féminine 2025. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

L’Amiral reste seul capitaine du paquebot aux 30 millions d’albums.

A 80 ans, Michel Polnareff fait toujours recette. Certes, sa santé n’est plus optimale (il a dû annuler plusieurs concerts ces dernières années, dont trois récemment), et il doit désormais être épaulé dans ses déplacements. Mais une fois assis derrière son piano, ses lunettes de soleil vissées sur le nez, il retrouve ses marques et semble jouir d’une cure de jouvence temporaire, comme une parenthèse enchantée dans cette très longue carrière qui a marqué, et marque encore, plusieurs générations d’amateurs de musique. Il est désormais l’un des derniers monstres sacrés, oserait-on dire un dinosaure selon l’expression consacrée, de la chanson française des sixties/seventies à se produire encore sur les planches. Exit Johnny, Claude François, Dalida, Daniel Balavoine, Charles Aznavour et la plupart des Michel évoqués dans la chanson de Bénabar (j’espère que vous avez la référence). Dans ces circonstances, Polnareff fait figure de résistant avec Julien Clerc et quelques autres… Chapeau de cow-boy sur le crâne, veste imitation serpent, lunettes à grosse monture blanche et chevelure blond/gris abondante, l’homme est un point moins excentrique qu’à ses débuts (on ne va pas revenir sur l’épisode des affiches de Polnarévolution), mais on ne pourrait pas passer à côté sans le reconnaître. Il faut dire qu’en près de 60 années de scène (il a débuté en 1966), il a eu l’occasion de forger son image, son style et sa discographie. « Love Me, Please Love Me« , « La Poupée qui fait non« , « On ira tous au paradis », « Goodbye Marylou », « L’amour avec toi », « Qui a tué Grand’maman », « Lettre à France », « Radio », « Toi et moi », « Holidays », « Tout, tout pour ma chérie » … autant de titres qui font désormais partie de la mémoire collective. Et cela se remarque dans l’assistance. Ceux qui s’imaginent que le public de l’Amiral a vieilli avec lui sont loin du compte. De nombreux bambins sont présents avec des accessoires qui ne laissent planer aucun doute sur l’artiste qu’ils viennent voir en concert, la perruque blonde bouclée et les lunettes de soleil à bord blanc, soit le look adopté par maître Michel depuis 1971. Et oui, Michel Polnareff est intemporel. Il vient d’ailleurs de sortir un nouvel album fin avril, « Un temps pour elles ». Nous sommes bien loin pourtant de cette époque où il effectuait ses débuts en première partie des Beach Boys ou de Dalida. Désormais, et depuis bien longtemps à vrai dire, c’est bien lui qui tient le haut de l’affiche. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Wallace importe SLN et sa prose aux Francofolies de Esch.

Wallace Cleaver, de son vrai nom Léo Gond, est un rappeur français originaire de Saint-Laurent-Nouan, dans le Loir-et-Cher, né le 31 mars 1998. Il est aujourd’hui installé à Paris, une ville qu’il rejoint pour ses études à la Sorbonne, en droit, et pour se lancer pleinement dans la musique. A 13 ans, Wallace Cleaver commence à écrire ses premiers textes. Il en parle par exemple dans « Plus rien n’est grave » (2024), un titre qui s’apparente presqu’à un poème. « Maintenant qu’y a plus l’chant des oiseaux, j’reste des heures à penser sur le bancNos cœurs tapent sur l’battement du piano, pourquoi j’vois les débris dans le vent ?Pourquoi j’souris même quand je mens ? Ça explose, y a la guerre à la radioY a la mer, y a l’amour, y a le manque, y a la Terre, y a l’retour, y a le cardioÀ treize ans, j’rappais d’jà dans le champ, bientôt, j’marcherai cagoulé dans le centrePapi a du plomb dans le crâne, moi, j’ai des pavés dans le ventreJ’aimerais le voir depuis qu’il est parti, Léo p’tit veut savoir quand il rentreJ’aimerais lui dire comme il m’a appris, surtout à quel point il me manque » Son pseudonyme est le nom d’un personnage de la série télévisée Leave It to Beaver. S’il se montre discret dans les réseaux sociaux, il n’en demeure pas moins un artiste assez prolifique avec 3 albums et 4 EP’s et 5 années de présence artistique. On est loin de l’agressivité désormais régulièrement déversée dans le rap dit « moderne », avec des morceaux construits comme ce « SLN vie » qui fait écho à son enfance et les souvenirs qui y sont liés. J’retrouve un peu d’moi dans tous les yeux des passantsColère, y a l’amour, le doute et y a l’ennuiLe rap, ça rapporte bien l’argentMais ça rapporte un peu mieux les ennuisLes trous dans l’cœur, les mêmes peurs et la même vie,Et j’voulais qu’mes rêves d’enfant prennent vieJ’me souviens I’HLM, la maison, l’café crèmeLes doux sons d’KTM, c’tait la belle vieY a l’salon, puis y a le balaiEt maman s’casse le dos pour mille deuxLe ciel m’a dit qu’dans ses yeux il pleutÇa ressemble donc à ça l’paradis bleuMoi, j’veux l’Aston Martin et la FJ’ai déjà l’parking et l’adresseDe là où j’suis, j’vois tes jouesDeux fois par jour, qui s’assèchent Les yeux avouent toujours toutes les plus belles choses qu’on ne dit pasLes choses qu’on ne vit pas, les choses qu’on n’oublie pasLes yeux avouent toujours toutes les plus belles choses qu’on ne dit pasLes choses qu’on ne vit pas C’est la même vie, les mêmes nuitsLe ciel gris, SLN vieC’est la même vie, les ennuisJ’dis merci, SLN vie Entre IAM et Youssef Swatts, Wallace Cleaver représente une bulle d’air légère dans l’urbain qui évite le vitriole à bon escient, sans pour autant se détourner des sujets de société et en glissant quand même quelques « fils de p*** » ci et là. Extrait de la Hyène « On peut vivre et mourir dans la même secondeLes yeux vers le monde, est-c’que j’rêve quand la haine retombe ?J’arrive dans leur jeu comme PL-2 bombeDerrière la porte, j’attends l’avenir avec un bête de pompeJ’suis dans un rêve de réussite même si au loin j’entends qu’la louve grogneÀ ton avis, si chacun doit vivre pour son bif, pourquoi l’homme est un loup pour l’homme ?Y avait une armée dans mon cœur, dix ans qu’on s’bat, bientôt, on sera à court d’hommes » Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

S’il ne fallait en retenir qu’une… ce serait Yoa

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment, nous étions, les 6, 7 et 8 juin, à Esch-sur-Alzette pour les Francofolies version luxembourgeoises. L’affiche était belle, le lieu bucolique et l’accueil sympa. Mais le point d’attrait principal d’un festival du genre, c’est de pouvoir allier artistes de renom et découvertes prometteuses. Nous pouvons vous dire qu’artistiquement, cette édition était d’un niveau de très haut vol. Le public était d’ailleurs ravi, malgré le passage par moments de nuages chargés de pluie. Chacun, fonction du genre de musique préféré, se fera son idée sur la prestation qu’il/qu’elle a préféré, mais de notre côté, il n’y a pas débat, une artiste nous a véritablement bluffé par la richesse de sa performance. Et pourtant, cette artiste n’était pas sur la scène principale. Elle est même venue sans musicien sur les planches. Mais avec ses copines danseuses, elle a capté l’assistance, par la profondeur de ses paroles, la précision de ses chorégraphies, la justesse de son humour… Cette perle se nomme Yoa. Ce n’est pas vraiment une inconnue pour nos voisins français puisque lors de la 40e cérémonie des Victoires de la musique, cette année donc, elle a remporté la Victoire de la révélation scène. Yoa, de son vrai nom Yoanna Bolzli, est une chanteuse, comédienne et metteuse en scène franco-suisse, née le 24 décembre 1998 à Paris d’un père suisse jurassien et d’une mère camerounaise. Très tôt, le cinéma et la musique occupent une place importante dans sa vie, notamment grâce aux cours de piano qu’elle suit dès l’âge de 7 ans. Mais avec la pandémie, et le confinement qui en a découlé, Yoa s’écarte des planches. Privée de cours, et surtout des revenus qui auraient pu découler de son activité de comédienne. Elle se tourne alors vers la musique, jusque-là considérée comme un hobby accessoire. C’est le 31 janvier 2025 que sort le premier album de Yoa, « La Favorite« , mais elle avait tout de même mis un pied à l’étrier un peu plus tôt, sortant 3 EP avant ce support un peu plus fourni. Ses textes sont fouillés, construits tel un récit épique, parfois humoristiques, souvent sarcastiques comme « Contre-cœur » ou « Chanson triste », mais elle peut aussi jongler avec les sonorités électro comme dans « Princesse Chaos » ou celles plus reggae de « Matcha Queen ». La matière brute est donc là, avec le répertoire, mais Yoa propose en plus un vrai show complet incluant des tableaux ou ses danseuses et elle montrent leurs aptitudes artistiques. Cela s’écoute, se regarde, s’apprécie car c’est très bien écrit et la chorégraphie est à la hauteur de la plume. Voici un extrait de Contre-cœur « Depuis qu’on est plus amiesJe sens comme un vide dans mon cœurQue tu as laissé par erreurJuste avant de prendre la fuiteDepuis qu’on est plus des sœursJe l’avouerais à contre cœurLa vie me fait presque un peu peurEt j’imagine toujours le pireDepuis qu’on est plus amiesJe crois que c’est plus fort que moiMais tous les jours je pense à toiSans même m’en rendre compte parfoisDepuis qu’on est plus des sœursLa peine me prend à contre cœurQuand je me perds pendant des heuresA chercher des photos de toi » Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

La bonne pêche des Francos d’Esch.

Pour tous ceux qui ont des notions de géographie, non, Esch-Sur-Alzette ne possède pas d’accès à la mer et encore moins de port où des chalutiers pourraient venir déposer leur butin du jour, mais la ville organise depuis peu l’édition luxembourgeoise du célèbre concept des Francofolies qui, s’il a été initié en France métropolitaine, à La Rochelle, se décline désormais en de nombreuses versions à travers le monde (Belgique, Bulgarie, Canada, Nouvelle-Calédonie, Tahiti et La Réunion). Si le Luxembourg a tardé à rejoindre le mouvement, on peut dire que nos voisins ont vite trouvé leur rythme de croisière, proposant de nombreuses activités, toujours dans le respect de l’écologie, mais attirant surtout dans leurs filets de nombreux poissons, qu’ils soient connus… ou en passe de le devenir. Cette année, pas de méga star mondiale du format David Guetta pour soulever les foules (en 2024, lors de la venue du DJ / producteur qui enchaine les hits, le festival avait battu son record d’affluence avec 40 000 spectateurs) mais quelques belles pointures (Julien Doré, Michel Polnareff, Soprano, BigFlo et Oli…) et surtout de belles découvertes, car c’est aussi là que réside l’attrait de ce genre d’événements, vous vous déplacez pour un artiste en particulier, mais par hasard peut-être, ou sur conseils d’amis, vous assistez au show d’autres chanteurs / chanteuses dont certains vont certainement vous toucher. Des découvertes, nous en avons faites également, et nous vous en parlerons, évidemment, mais elles feront l’objet de reportages spécifiques. Abordons d’abord, ici, les généralités, sous forme de bilan. En 3 jours (6, 7 et 8 juin), les Francofolies d’Esch/Alzette ont accueilli 36 artistes / bands dont 34 sur le site du parc du Gaalgebierg et 33 000 festivaliers. « Le public était une fois de plus au rendez-vous, fidèle et nombreux, et surtout encore plus familial que les années précédentes » s’enorgueillit l’organisation. « On est venu en tribu, entre amis ou collègues, mais aussi avec ses enfants. C’est devenu un vrai rendez-vous intergénérationnel, un moment de transmission joyeux et complice autour de la musique. Le vendredi soir en particulier, les langues se croisaient, les accents se répondaient: un melting-pot vivant à l’image du Luxembourg, que les Francofolies veulent incarner pleinement » « Côté fréquentation, la diversité du public parle d’elle-même. 50% des spectateurs étaient luxembourgeois, 27% français, 20% belges, et 3% venaient d’autres pays européens, notamment d’Allemagne, d’Espagne ou du Royaume-Uni. Une réalité que l’on retrouve aussi dans les choix artistiques. Esch n’est pas un festival franco-francophone, c’est un carrefour musical ouvert, curieux et en résonance avec la diversité culturelle de la Grande Région ». Ces chiffres font écho à la présence des spectateurs, mais sur scène, on retrouvait également des représentants des trois plus grands pays cités précédemment, la Belgique envoyant comme « porte-drapeau » Hamza, Puggy, Rori, Lovelace et l’on pourrait même y ajouter Maehila vu que la jeune demoiselle a aussi des origines belges. Mais concrètement, les Francos à Esch, ça se passe comment ? Côté météo, nous n’avons pas été épargnés par la pluie, présente un peu tous les jours, et nous arrosant d’ailleurs copieusement durant la prestation de Soprano, mais nous connaissons cela dans notre plat pays, ce n’est donc pas un dépaysement, d’autant que les sourires et la bonne humeur des nombreux bénévoles réchauffe vite l’atmosphère. Nous tenons d’ailleurs à souligner l’implication de toutes ces personnes sans qui un tel événement ne saurait tenir la route. Nos remerciements iront à tous ces « grands rêveurs » (nom donné symboliquement aux bénévoles), avec un petite pensée supplémentaire pour le staff qui entourait la salle de presse évidemment. Revenons à nos moutons avec le site proprement dit. La quasi-totalité (deux soirées événements sont organisées extra-muros, à l’Escher Theater et à Kulturfabrik) des concerts se déroulent au parc du Gaalgebierg, en périphérie de la localité d’Esch-Sur-Alzette. Le parc est beau, arboré et fleuri à souhait, mais aussi vallonné. Il n’est pas sans rappeler le site de la Citadelle à Namur où se déroulaient jusqu’il y a peu les Solidarités. Ici, trois scènes se fondent dans le paysage, la main stage (grande scène), la scène du Jardin et celle de La Clairière. Un tel écrin de verdure possède les défauts de ses qualités et inversement… comprenez qu’il vous faudra prendre des chaussures adaptées, et peut-être un antihistaminique si vos allergies sont en rapport avec certains végétaux, mais que la vue est superbe et qu’elle colle à merveille aux idées écologiques promues par le festival. « Sur le plan environnemental, les Francofolies poursuivent leur engagement. La vaisselle et les gobelets réutilisables sont désormais la norme, le tri des déchets est facilité, et le public joue de plus en plus spontanément le jeu. Cette mobilisation collective est essentielle: elle permet de rendre le festival plus durable, sans sacrifier ni la qualité ni le plaisir. » Sur place, food-trucks et buvettes (construites avec des matériaux de récupération) sont présents en nombre, mais à des prix auxquels les Belges ne sont pas toujours habitués. Et oui, au Luxembourg les salaires sont plus élevés que par chez nous, mais les dépenses sont proportionnelles. Ainsi, un gobelet de bière vous coûtera 8 euros, sans la consigne (c’est du 500 ml, mais quand même), un hamburger 12 euros voire plus (et n’oubliez pas de charger le bracelet en tenant compte de la location de la vaisselle aussi). Autre spécificité du festival, il n’y a pas de parkings propres à l’événement et très peu de places disponibles à proximité. Une grande partie des places en ville est en effet « réservée » aux riverains les jours ouvrables (semaine + samedi) de 8 à 18h, l’emplacement étant toutefois accessible quand même, mais de manière payante, et avec un maximum de deux heures (voir selon zone). J’en vois qui soufflent déjà. Mais l’une des solutions est de profiter des transports en communs. Vous trouvez un emplacement en dehors de la ville, dans un parking de délestage, puis à vous la liberté en bus ou en train car l’offre est adaptée (le site n’est pas loin de la gare des bus où convergent toutes les lignes et

La Bande Dessinée se la joue encore star au Cabaret Vert .

Présente depuis la création du festival, la bande dessinée s’impose comme un pilier incontournable du Cabaret Vert 2025. Avec 70 auteurs présents, une librairie flambant neuve, et une programmation riche en clins d’œil musicaux et engagements citoyens, les cases et les bulles prennent vie sur quatre jours de festival. Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne rien manquer. Septante (Soixante-dix pour nos voisins hexagonaux), c’est le nombre d’auteurs et autrices de BD présents au Cabaret Vert cette année. C’est aussi la surface, en mètres carrés, de la librairie, entièrement rénovée pour l’occasion. Nombreuses sont les raisons de découvrir la programmation bande-dessinée 2025 : 50 ans d’une série mythique, sélection spéciale musique, jeux, expositions, tables rondes… Avec autant d’auteurs et d’événements, voici comment s’y retrouver : que vous soyez un aficionado de la bulle ou un bédéphile en herbe, vous trouverez ici un guide pratique et thématique pour profiter au mieux de la multitude d’expériences que la bande dessinée a à offrir au Cabaret Vert. Jeudi 14 août 2025 – Les têtes d’affiche à ne pas manquerUne fois arrivé sur site, direction la librairie du festival. C’est là que vous attend le tout nouvel espace BD – plus beau, plus visuel que jamais. Pas de temps à perdre pour découvrir les 70 auteurs invités, français et internationaux. Parmi eux, de véritables stars comme Philippe Buchet, dessinateur ardennais connu et reconnu pour la série Sillage. Venez vous familiariser avec les lieux, échanger avec les artistes, et pourquoi pas craquer pour quelques BD. Trop lourd ? Pas d’inquiétude, le BD-sitting garde vos albums bien au chaud jusqu’à minuit. Votre budget est limité ? Là encore, des BD d’occasion sont disponibles à petits prix, pour que vous n’ayez pas à choisir entre pétillant et bulles. À y être, passez saluer une autre star de ce festival : Goldorak, qui fait l’objet d’une exposition – accompagné de Capitaine Flam – pour ses 50 ans. L’occasion pour toutes les générations de se (re)plonger dans ces histoires cultes, rencontrer les auteurs et admirer le détail des planches en grand format. Vendredi 15 août 2025 – Des BD qui sonnent et résonnentVendredi soir, le rendez-vous est pris devant la scène Zanzibar pour le concert de Sean Paul. Mais si on vous disait que vous pouviez aussi apercevoir Gainsbourg et Bowie ? Eh oui, la musique cette année, ça se passe aussi sur les planches dessinées. Passez voir Lolita Roger, autrice des touchants 5 bis rue de Gainsbourg et Chetron d’amour. Faites aussi un tour chez les éditions Petit à Petit, qui rendent hommage à des artistes légendaires – d’Amy Winehouse à Nina Simone en passant par Indochine ou David Bowie. Le live non plus n’est pas réservé qu’aux musiciens. La preuve : l’artiste Teddy Bellino, au trait de Bic d’une précision chirurgicale, dessinera sa nouvelle œuvre en direct. Vous retrouverez sur son stand des portraits de vos artistes préférés – y compris certains noms de la programmation du Cabaret Vert… Vendredi, c’est aussi le jour pour s’essayer à un atelier de création de pochette de vinyle à base de collages et de peinture, animé par April Tacchini, une artiste qui ne rentre pas dans les cases. Et puis, si la cause sociale et environnementale vous fait autant vibrer que la voix de Zaho de Sagazan, venez assister à des tables rondes d’artistes engagés. En perspective, des échanges passionnants entre Alix Garin, qui signe le poignant Impénétrable, David Prudhomme, qui parle de liberté artistique dans Rebetissa, et Zainab Fasiki, dessinatrice du puissant Iranienne. Samedi 16 août 2025 – Mondes magiques et remise de prixAlors que The Linda Lindas s’échauffent en coulisses, impossible de passer à côté d’une programmation jeunesse que Laurent Quesada – “Head of BD” au Cabaret Vert – décrit comme “la meilleure de l’histoire du festival”. Orcs & Gobelins, Les Légendaires, Marsupilami, mais aussi Brûme ou Les Carnets de Cerise : vous trouverez à coup sûr le prochain coup de cœur de votre enfant. Puis direction les librairies partenaires, qui organisent tout au long de la journée des séances de dédicaces hors les murs. Profitez-en pour faire un tour par l’exposition sur Le Grimoire d’Elfie, qui renferme des objets de ce monde féérique. À 19h, retour sur la librairie du festival pour le moment tant attendu de la remise des Prix Jeunesse, Tout Public et Connaissance, suivi d’une table ronde. Et pour vous mettre en jambes avant le concert d’Alan Walker, pourquoi ne pas vous essayer à quelques jeux ? Les bénévoles de l’association Saint-Laurent Jeux vous accueillent sur le jardin de L’Estaminet avec des jeux inspirés de BD et des animations courtes pour les plus pressés. Dimanche 17 août 2025 – L’héroïsme à l’honneurPas question de traîner pour votre dernier jour au Cabaret Vert. Pour commencer, ne manquez pas l’exposition célébrant les 100 ans de Ginette Kolinka, survivante d’Auschwitz, au Musée Guerre et Paix. À 10h est organisée une visite commentée, en présence des auteurs de la BD Adieu Birkenau : une survivante d’Auschwitz raconte. Gratuite pour les festivaliers, elle sera suivie d’une séance de dédicaces avec Jean-David Morvan et Cesc. L’après-midi, cap sur l’espace librairie pour admirer les planches grand format de Superman The World aux éditions Urban Comics, dans lequel Clark Kent évolue en plein Paris. Découvrez à cette occasion le duo Sylvain Runberg et Marcial Toledano autour d’une table ronde. Lundi 18 août 2025 – À l’année prochaine ! C’est déjà l’heure de plier bagage. Votre sac un peu alourdi par vos nouveaux albums, mais le cœur léger de savoir que la magie du Cabaret Vert ne s’arrêtera pas aux portes du festival. Avant de partir, vous prolongez le plaisir en passant voir l’exposition Teddy Bellino à la Médiathèque Voyelles. Dans la navette de retour, vous fredonnez Coco Câline de Julien Doré et ouvrez L’île aux Orcs d’Alberto Ponticelli,dessinateur italien découvert sur le festival. La fatigue vous rattrape et, dans un demi-sommeil, des images vous parviennent : des univers qui se rencontrent, du stylo Bic, du feutre, de l’aquarelle… C’est la magie

La pluie ouvre de nouveaux horizons aux Nuits Botanique.

Le célèbre complexe (4 salles tout de même) artistique bruxellois appelé simplement Le Botanique, en référence à son emplacement géographique au cœur de la capitale, proposait la 32e édition de son festival Les Nuits du 15 au 25 mai dernier. Après avoir fait un crochet par l’endroit le 20, pour la venue exceptionnelle d’Azealia Banks, Soo Joo, Miss Madeline et Swank Mami (vous pouvez retrouver notre article en cliquant ICI), nous devions couvrir l’entièreté du dernier week-end pour vous rapporter clichés et impressions. Dans ce cas de figure, et vu l’agencement du line-up, avec des chevauchements prévus dans les concerts, un reporter, du moins c’est mon cas, effectue quelques recherches préalables afin d’évaluer au mieux quel serait le planning le plus approprié pour manquer le moins possible car si l’adage dit que « choisir c’est renoncer », nous ne disposons pas du don d’ubiquité, ce qui limite de fait notre capacité à pouvoir tout voir et entendre. Nous avions, donc, établi une première feuille de route pour le samedi. Autant vous le dire de suite, cette feuille a pris l’eau comme un partie de l’infrastructure extérieure, car oui, la pluie s’est invitée sur notre pays, entraînant un chamboulement assez prononcé à de nombreux échelons. On pourrait presque parler d’effet papillon ou plus symboliquement d’effet domino. Ceux qui étaient sur place pourront vous le dire, nous avons rapidement remarqué qu’un souci empêchait les artistes de la scène extérieure, prophétiquement appelée « Fountain Stage », de se produire, l’une des consoles ayant, semble-t-il, subi une attaque aquatique durant la performance de Kaicrewsade (que nous avons malheureusement manqué, arrivant juste pour le dernier morceau). Une telle tuile ne peut que se répercuter sur la programmation car il était alors trop tard pour rapatrier le matériel et procéder aux balances de ces artistes censés se produire sur la scène extérieure en leur offrant une challenge bis à l’intérieur. Ce sera pourtant le cas pour Lella Fadda, mais au prix d’une attente assez longue pour la chanteuse puisqu’elle se produira vers 23h00 alors qu’initialement elle devait chanter à 14h45. On ne peut que saluer la résilience de l’artiste et le travail acharné des équipes techniques pour lui permettre d’offrir son set dans les meilleures conditions. Pour d’autres, pas autant de chance puisque Jewel Usain et Yukimi ont tout simplement vu leur show annulé. Le doute planera ensuite sur la possibilité de pouvoir réutiliser la scène extérieure et son matériel dédié. Doute enfin levé aux environs de 20h00 lorsque Krisy reçoit le feu vert des techniciens. Pour nous, il est malheureusement trop tard car votre serviteur n’a pas résisté aux changements climatiques liés à l’arrivée de ces ondées prononcées et surtout à la baisse brutale des températures qui les a accompagnées. Fin de festival écourtée donc, histoire de préserver le peu de santé qui nous permet encore de rentrer au domicile. Malgré ce choix de la raison, nous ne pourrons réitérer l’expérience le dimanche, devant jeter l’éponge avant le premier round. Qu’à cela ne tienne, nous avons tout de même pu voir, partiellement, les prestations de six artistes. Nous allons vous montrer quelques clichés et décrire très brièvement notre ressenti de cinq d’entre eux, ceux qui ont retenu positivement notre attention. Mais, tout d’abord, une question doit vous chatouiller les méninges. Quid du public qui se déplaçait pour les artistes devant se produire l’après-midi sur le plateau externe ? Et bien c’est là, encore plus que les autres jours, que le concept de ticket unique permettant à tout un chacun, avec son sésame, d’accéder à l’ensemble des concerts du jour, a montré toute son utilité. Certes, ils n’auront pu assister aux prestations de Jewel Usain et Yukimi, mais ils auront, en contrepartie, pu (re)découvrir Roza, Ruthee, Nsangu, Bina. et Miso Extra, les pépites qui vont vous être présentées ici. Roza est une jeune artiste (25 ans) qui utilise la chanson comme un moyen d’expression multi facettes. Ses paroles sont empreintes de sens, abordant des sujets de société, ses ressentis, ses peurs face aux dérives actuelles, mais sa voix douce parfois très haut perché et l’accompagnement musical qui est proposé (avec de nombreuses cordes, mais aussi une batterie) nous emmènent dans un monde parallèle, où le public semble bercé par un flot de nuages apaisants. « Coule Amour », « Rivière », « Si Petite » sont autant de titres tirés de son premier album, mais pour profiter pleinement de la tessiture vocale si particulière de Roza, nous vous conseillons d’abord « Entre-deux » et cet appel à profiter de chaque aspect de l’existence qui réside dans « Rappelle moi la Beauté ». Pour son passage au Bota, aucune autre salle que l’Orangerie n’aurait pu convenir car Roza n’est pas venue seule. Un violoncelle, une contrebasse, une batterie et un clavier, cela prend de la place sur scène. D’autant que Roza ne vient pas simplement se poster devant son micro. Non, l’artiste joue également d’instruments, danse et propose même des tableaux singuliers en ombres et lumières, profitant d’un voile translucide. Opération séduction réussie pour celle qui, il y a peu encore, pédalait à travers l’Hexagone pour aller à la rencontre d’un public improbable et surtout improvisé. Présentée comme une étoile montante du R&B français, Ruthee sait déjà comment électriser un public. Une voix chaude, des rythmes emballés, des textes qui parlent à une grande partie de l’assistance comme dans « Le mal de toi »… Française, certes, mais pas que ! Ruthee se présente comme étant 100% de la Côte d’Ivoire et ce soleil se ressent en effet dans ses morceaux. Voici une belle éclaircie dans cette journée grisâtre et pluvieuse à souhait. Le public ne s’y trompe pas et rentre directement dans l’univers de Ruthee dont le titre « Idiu su suma » (Apaise ton cœur en dioula) fait mouche. C’est en chœur que l’assistance reprend le refrain. Là aussi, pari gagné. Nsangu n’est pas réellement une découverte car nous l’avions déjà vue, et appréciée, aux Solidarités lors de l’été 2024. Originaire de Liège, elle s’est établie à Bruxelles pour son travail (RTBF) mais surtout pour pouvoir suivre le Cours Florent en soirée. Le théâtre

Le Bota à la sauce US, c’est un délice ! 

Depuis quelques jours, le Botanique accueille son festival estival annuel, les Nuits Botaniques (32e édition – du 15 au 25 mai 2025). Initialement, deux jours de « relâche » étaient prévus. Mais, alors que le line-up de 9 soirées était déjà bouclé, une occasion immanquable s’est présentée, celle de recevoir une artiste hors du commun, l’inimitable Azealia Banks, interprète de l’un des titres les plus fascinants de ces quinze dernières années, 212. Comme le staff du Botanique ne fait jamais les choses à moitié, il était hors de question de laisser passer cette opportunité, mais également de proposer un concert unique au public. Du coup, ce 20 mai, c’est une vraie soirée de gala avec quatre artistes féminines au tempérament bien trempé qui fut proposée aux heureux détenteurs d’un ticket pour ce soir supplémentaire. La première à se présenter sur les planches de la scène extérieure mise en place depuis quelques jours pour le festival est un visage bien connu des magazines de mode. En effet, Soo Joo Park est un mannequin sud-coréenne et américaine (née à Séoul le 26 mars 1986) qui, en 2015, et devenue le visage de L’Oréal. Outre les nombreuses covers des journaux plus connus les uns que les autres, on lui doit également des apparitions dans les séries Sense8 ou The Trainer. L’image est donc un aspect omniprésent dans la carrière de l’artiste coréenne, désormais établie aux States, trop à son goût d’ailleurs, nécessitant du coup une bulle d’oxygène qu’elle trouve dans l’art musical. Depuis des années, elle compose et écrit discrètement. Au sortir de la pandémie du Covid, elle franchit enfin le pas et se produit sur scène. Une expérience qui, vraisemblablement lui a plu puisqu’elle persévère désormais dans cette voie. Moins à l’aise en début de prestation que lors de ses défilés sur les estrades des grands couturiers, la désormais chanteuse, une fois débarrassée de ses soucis d’écouteurs, fait toutefois une très belle impression en posant sa voix gracieuse sur les beats électroniques de son acolyte de Dj.  Juste le temps de permuter les discobars que voici Miss Madeline, une chanteuse au parcours chaotique née à Hoboken (New-Jersey) en 1997 et vivant désormais à New-York. Dès ses 13 ans, la jeune fille s’intéresse à la deuxième facette de la musique, l’écriture, sortant déjà du lot en 2016. Mais sa première discipline fut la danse. Un art strict puisqu’il tournait autour du classique (ballet). La chanson lui permettra, elle, de fuir cet aspect trop rigide. Nous en sommes d’ailleurs désormais très éloignés avec les chorégraphies plutôt suggestives de la demoiselle qui fait sensation dès son entrée en scène. Mini short blanc, tee-shirt rose pâle noué version bikini, (porte-)jarretelles noir et hautes bottes découpées, la tenue est osée, mais elle réchauffe de suite l’atmosphère. Son artiste préférée (en 2016) ? Amy Winehouse. De la chanteuse décédée, elle a copié cette provocation qui était aussi présente lors des premiers pas de Christina Aguilera ou Britney Spears, deux artistes à qui on la compare de temps en temps. Au fait, pour ceux qui voudraient être un peu trop insistants, en pensant que sa tenue en fait une victime consentante par définition, sachez que MM s’entraine régulièrement aux danses latines, mais aussi à la boxe. Si ses débuts se sont matérialisés avec de la Folk, son aventure germanique à Berlin la confronte à un style bien éloigné de la campagne US, la techno germanique. Un choc culturel utile puisque désormais, Miss Madeline mélange plusieurs styles, proposant une œuvre personnelle où la provocation joue un rôle non négligeable. C’est pop dance, festif, divertissant… seul bémol : ses effets sonores devraient être coupés lorsqu’elle s’adresse au public. La troisième guerrière à se présenter devant un public de plus en plus fervent est Swank Mami, également connue sous le nom d’Umal. Après son premier single, Venus Retrograde (2022), Swank Mami a créé des vagues de musique pop avec un son élégant. L’artiste somalienne de 27 ans originaire d’Oslo est l’une des pépites en vogue depuis peu. Si elle est la seule artiste du jour à ne pas venir des Etats-Unis, elle n’en demeure pas moins une référence internationale puisqu’elle est d’ores et déjà programmée au Great Escape Festival 2026 qui se déroulera en mai prochain à Brighton – UK. On sent de suite le métier et l’habitude des planches pour cette chanteuse qui sait soigner son entrée et aime interagir avec l’assistance. On soulignera l’équilibrage de la prestation avec une montée progressive dans les beats et l’ambiance. Elle osera même quelques pas de danse malgré des bottes qui n’ont pas l’air d’être si maniables. Côté son, on est entre le rap, la funk et la pop avec un grain assez agréable.   Mais celle que tous (ou presque) attendent c’est bien Azealia Amanda Banks, née le 31 mai 1991 dans le quartier de Harlem à New York. Rappeuse, chanteuse, parolière et compositrice, Azealia est une sorte d’artiste maudite qui manque d’une reconnaissance à la hauteur de son talent. Pourtant, son titre 212 a été reconnu comme l’une des meilleures chansons de 2011 et l’une des chansons ayant marqué la décennie par les magazines Rolling Stone et Billboard. Ses sons inspirés d’une variété de genres et de courants sont inclassables. On y répertorie de la pop, l’indie rock, la witch house, le seapunk, la hardtechno, le dubstep, la bachata, la musique industrielle, l’avant-garde…. Inspirée par Missy Elliott et Jay-Z, Azealia Banks est un petit bout de femme dynamique au flow percutant qui ne sait pas garder sa langue en poche. Il se murmure d’ailleurs que ses sorties médiatiques sur des sujets parfois controversés ou ses clashs publics avec d’autres artistes n’auraient nullement servi ses desseins. Pourtant l’histoire avait débuté comme un conte de fées vu que très tôt elle s’oriente vers la comédie musicale avant de voguer entre le théâtre et la musique, qu’elle choisit définitivement vers l’âge de 16 ans (même si elle reviendra devant la caméra bien plus tard), mais contrairement à ce tableau idyllique, le ciel s’était déjà noirci rapidement avec le

Plongez dans l’univers du Roi de la Pop avec Michael Jackson Legacy.

Michael Jackson, né le 29 août 1958 à Gary, est un auteur-compositeur-interprète, danseur-chorégraphe et acteur américain. Il est le septième enfant d’une fratrie de neuf. Il commence le métier très tôt et chante avec ses frères dès l’âge de six ans. Sa carrière professionnelle débute quand il a 11 ans. Il devient alors la vedette des Jackson Five, groupe formé par ses 4 frères aînés. Les albums Thriller et Bad sont d’énormes succès. Avec 66 millions d’exemplaires vendus, Thriller est d’ailleurs, à ce jour, l’album le plus vendu de l’histoire de la musique. Avec plus de 350 millions d’albums vendus Michael Jackson se classe même parmi les trois plus gros vendeurs d’albums de tous les temps, derrière les Beatles et Elvis Presley. À cela s’ajoute le succès phénoménal de ses clips, ambitieux et novateurs, réalisés comme des courts métrages. Thriller, Bad ou Smooth Criminal sont, encore aujourd’hui, des modèles du genre. Petit retour chronologique sur la carrière du King of the Pop. Le 1er décembre 1982, Michael Jackson sort Thriller, son deuxième album, en collaboration avec Quincy Jones. Il connait un succès immédiat : un million d’exemplaires vendus en un mois, dix millions la première année. L’album reste présent dans les hit-parades pendant deux ans et se maintient pendant un total de 37 semaines numéro 1 du classement Billboard ; c’est l’album le mieux vendu aux États-Unis en 1983 et 1984. Avec Thriller, Michael Jackson remporte huit récompenses aux American Music Awards et huit aux Grammy Awards, et, le 20 novembre 1984, il obtient son étoile sur l’Hollywood Walk of Fame. En 1987, Michael Jackson publie l’album Bad. La tournée Bad est la tournée la plus fréquentée et la plus rémunératrice de tous les temps en ayant rapporté plus de 125 millions de dollars. Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe avec Sony. L’album qui inaugure ce nouveau contrat, Dangerous, sort le 26 novembre 1991 et devient no 1 des classements en trois jours. En mai 1995, sort le premier extrait de l’album HIStory, Scream, un duo avec sa sœur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé. En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood on the Dance Floor. Avec plus de six millions d’exemplaires écoulés, c’est l’album de remixes le plus vendu de tous les temps. Avec un budget estimé à 30 millions de dollars, Invincible (2001) est l’album le plus cher de l’industrie musicale. En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres et visite les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui du « Premier artiste à avoir gagné plus de cent millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de cent millions de disques en dehors des États-Unis » ou encore « Meilleur artiste de tous les temps » Et oui, comme vous le voyez, Michael Jackson est une icône de la musique, du cinéma mais aussi de la dance. Le moonwalk, exécuté pour la première fois en public sur la NBC le 26 mai 1983 sur le titre Billie Jean, devient au fil du temps sa signature en matière de chorégraphie. Michael Jackson pratique également sur scène des pas de danse sophistiqués tels que le sidewalk, l’airwalk, le turnwalk et plus particulièrement le lean (ou anti-gravity lean), un mouvement consistant à se pencher en avant à 45° puis à relever sans chuter, par un effet de prestidigitation, grâce à des chaussures spéciales. Mais ne rêvez pas, il ne vous sera plus possible de le voir sur scène, l’intéressé est mort le 25 juin 2009 à Los Angeles. Il n’en reste pas moins un des artistes les plus représentatifs du monde du show-bizz. Avec plus de 240 récompenses, Michael Jackson est l’homme le plus récompensé de l’histoire, particulièrement dans le domaine musical. C’est donc logique qu’il soit aussi l’un des plus copiés. Mais il n’est pas aisé de pouvoir se confronter à l’image du maître. Cela demande de l’investissement, de l’entrainement, du travail acharné. Il y a beaucoup d’appelés, mais très peu d’élus. Christ’OF est toutefois devenu, au fil des années, l’un des meilleurs « imitateurs » de Michael Jackson. Gestuelle, mimiques faciales, pas de danse, tenues de scène… presque tout rappelle l’artiste original, jusque dans les détails (sparadraps au bout des doigts, les célèbres surchausettes blanches trônant au-dessus de mocassins noirs…). Sur scène, Christ’OF est investi, appliqué et pro, mais il n’oublie pas pour la cause de s’adresser régulièrement à un public qui est, on s’en doutait un peu, très réceptif. Il faut dire que le répertoire du modèle est large, et désormais ancré dans la mémoire collective. On parle ici évidemment des contemporains de Michael, mais aussi de la nouvelle génération, celle sortie des choux après le décès de l’artiste. La salle du Cirque Royal est en effet remplie de petites frimousses qui arborent des tee-shirts évoquant mister Jackson. Certains ont également sorti le chapeau ou ce gant aux multiples reflets qui ont nourri la légende. Et que dire de cette veste rouge aux coutures noires qui semble tout droit sortie du clip de Thriller ? Si vous aussi vous voulez retrouver, l’espace d’une soirée, cette féérie qui entourait les shows du King of Pop, réjouissez-vous, Christ’OF et son Michael Jackson Legacy remettront le couvert ce 20 juin en terres liégeoises. Une occasion unique de vous replonger dans tous ces hits indémodables dont trois notes suffisent à nous renvoyer dans les eighties/nineties. Prêts à vous jeter à l’eau ? Alors sachez que notre Michael Jackson bis est belge, qu’il parle notamment français, qu’il est entouré de six danseuses, trois choristes et six musiciens. Et oui, il ne fait pas les choses à moitié. Vous aurez même droit à un tour de magie, au moonwalk et à tous ces pas qui ont propulsé Michael Jackson au panthéon de la pop. Réservez vos tickets sur StageMagic :  https://stagemagic.be/fr/agenda/michael-jackson-legacy/78 Retrouvez les photos du show sur la page Facebook

Incourt perd l’Inc’Rock, mais gagne le Belgofest.

Les 4 et 5 juillet 2025, la première édition du BELGOFEST prendra place sur le site de la Carrière d’Opprebais à Incourt.Ce nouveau festival, initié après 20 années d’Inc’Rock, mettra à l’honneur une programmation exclusivement belge et s’inscrira dans une démarche conviviale, culturelle et accessible à tous. Une scène belge à l’honneur pour lancer l’été.Succédant à l’Inc’Rock, le BELGOFEST affirme une nouvelle identité résolument centrée sur la scène artistique belge.Organisé le premier week-end de juillet, il ambitionne de devenir un rendez-vous musical majeur en Brabant wallon, au croisement de la diversité musicale, de l’accessibilité  et de la Belgitude assumée.  La programmation du vendredi 4 juillet fera la part belle au rock, articulée autour de groupes de covers de qualité.En tête d’affiche : Helmut Lotti avec son projet « Heart Rock » reprenant les standards marquants du rock, accompagné de Mister Cover, Supervolt et The Belgians qui ne sont plus à présenter. Le samedi 5 juillet, l’accent sera mis sur des artistes phares de la scène pop francophone belge avec Axelle Red, Typh Barrow, Suarez, Kid Noize, Daddy K et DJ Didje, pour une journée festive mêlant concerts, humour, et ambiance typiquement belge. Une expérience à taille humaine Le festival met un point d’honneur à proposer une expérience complète, tant au niveau musical que gastronomique. Fidèle à l’esprit belge, le BELGOFEST offrira des mets locaux, une sélection de bières spéciales et une décoration surréaliste. L’événement se veut également à taille humaine, favorisant ainsi la convivialité.Appel aux partenaires L’équipe du BELGOFEST propose plusieurs formules de sponsoring et de visibilité pour les marques et entreprises désireuses de s’associer à un événement culturel émergent et ancré localement. Les partenaires bénéficieront de visibilité sur site, en ligne, et via des campagnes média nationales. À propos Le BELGOFEST est un festival de musique né en 2025 à Incourt (Brabant wallon), successeur de l’Inc’Rock Festival. Il propose une programmation 100% belge et vise à valoriser la scène artistique locale dans un cadre accessible et festif. Porté par une équipe expérimentée, le BELGOFEST entend devenir un rendez-vous incontournable du calendrier estival belge. Infos et tickets : www.belgofest.be

Les années n’ont aucune emprise sur Anastacia.

Ce 14 avril, l’AB aurait pu se parer de 50 étoiles, celles du drapeau US. Ce sont en effet deux artistes des Etats-Unis qui ont véritablement enflammé la salle de spectacle bruxelloise qui était, pour l’occasion, remplie à ras-bord. La première à se présenter sur scène est Casey McQuillen. Probablement pas la plus connue des chanteuse venues d’Outre-Atlantique, mais qui traîne déjà derrière elle un beau bagage. Elle a en effet débuté en faisant des apparitions dans le show American Idol saison 13. Et oui, faites le compte, il y a déjà quelques années. Depuis lors, Casey a écrit et chanté, aux States, mais aussi en Angleterre. Petite particularité à mentionner tout de même, Casey a réalisé une série de concerts anti-harcèlement dans plus de 200 collèges et lycées pour plus de 50 000 élèves à travers les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Irlande.  Le « You Matter » Tour, nom de cette campagne, a même été reconnu par la Fondation des Nations Unies et a été présenté dans The Kelly Clarkson Show. Cette année, grâce aux premières parties de Loreen, la double vainqueure de L’Eurovision, et d’Anastacia, Casey franchit un cap et s’attaque au continent européen tout entier en enchaînant 53 prestations entre février et mai. Voilà de quoi déposer une belle carte de visite avant son retour en solo sur notre territoire. Elle se produira en effet le 08 octobre au Kavka Oudaan à Anvers non comme support d’une autre artiste, mais bien comme star de la soirée. Originaire de Boston, Massachusetts, Casey a migré vers la capitale, New-York, là où le monde ne dort jamais, mais elle semble apprécier son trip européen, vu le sourire qu’elle affiche et qu’elle partage volontiers avec le public. Entre pop, folk et country, la musique de Casey est simple mais vraie car l’auteure-compositrice-interprète accorde beaucoup d’importance au sens des paroles de ses morceaux. La plupart de ses titres parlent d’ailleurs de sa situation personnelle, de son ressenti ou de problèmes qui touchent l’audience. Pour exemple, son tout premier titre, écrit alors qu’elle était adolescente, évoquait son grand-père, alors mourant, comme une sorte d’hommage. Casey extériorise en chansons son ressenti, ses peines, ses joies, ses réflexions comme dans le titre Skinny qui aborde le fait de devoir, en tant que femme, se confronter à l’idéal des mannequins minces repris dans les magazines. Mais tout le monde ne peut garder des formes filiformes… Tout le monde peut-être pas, mais l’artiste qui la suit, celle que toute l’assemblée attend, garde, elle, à plus de 50 ans (56), cette attitude sexy qui ressortait des clips sortis début des années 2000. Une voix reconnaissable entre mille, une attitude scénique remarquable (il faut dire qu’elle a un passé de danseuse, comme dans certains clips des Salt-n-Pepa), des chansons qui traversent le temps, mais surtout un moral d’acier et un tempérament de guerrière, Anastacia a en effet fait face à deux cancers du sein et la maladie de Crohn sans jeter les armes. Cette année, avec son NKT Tour, elle défend son 8e album studio « Our songs », mais soyons réalistes, ce sont les chansons de ses premiers albums qui font toujours recette auprès des fans. « I’m outta Love » (1999), « Not that kind » (2000), « Paid my dues » (2001), « Left outside alone » (2004) sont des titres emblématiques qui ont marqué une génération, tout en s’imposant auprès des suivantes. Depuis, l’artiste originaire de Chicago en a sorti bien d’autres, plus personnels. Sur scène, elle alterne ses mega hits et les morceaux plus confidentiels, mais toujours avec ce sens du show qui la caractérisait déjà voici un quart de siècle. Bref, pour les anciens, un beau moment de nostalgie en vue, et pour les autres, une artiste « old » génération à découvrir absolument. Pour son concert 2025 en Belgique, il est certes trop tard, mais après ses nombreuses dates en Grande-Bretagne, celle dont les lunettes ne passent généralement pas inaperçu viendra en Espagne, Italie, Pays-Bas et Allemagne pour plusieurs festivals avant de filer à l’anglaise vers l’Australie, l’un des pays où elle a reçu le meilleur accueil au cours de sa carrière (elle y a même gagné la troisième saison du Mask Singer local).

Roch Voisine nous revient avec Hélène 35.

Comme son nom le laisse présager, cette tournée célèbre (déjà) les trente-cinq années de la sortie du méga tube planétaire « Hélène », cette balade qui a permis à Roch Voisine, un beau canadien qui était destiné à devenir hockeyeur professionnel mais qu’une blessure en fin d’adolescence va finalement conduire sur scène, de se frayer une belle place au hit-parade. Avec Hélène, Roch Voisine devient en effet le premier Canadien à atteindre le sommet du Top 50 (qu’il maintiendra durant 9 semaines), juste avant la déferlante des amateurs de sirop d’érable que sont Bryan Adams, Céline Dion ou encore Garou. Restait à savoir si le brun ténébreux allait tenir le cap avec d’autres titres, car à cette époque, il n’était pas rare d’entendre un artiste cartonner avec une chanson estivale, puis disparaître tout aussi vite quelques mois plus tard. Avec Roch Voisine, rien de tel. Les morceaux et les albums vont se succéder. Selon l’artiste, ce sont près de 300 chansons qui figurent sur sa liste, dont 250 ont été publiées. Il n’est donc pas étonnant de le voir encore remplir les salles plus de trois décennies plus tard. Certes, le public a pris quelques rides, mais il est toujours composé principalement de dames, fans de la première heure (NDLR : certaines avaient ressorti le tee-shirt de la tournée originale) qui n’ont jamais tourné le dos à cet homme qui « reste bien de sa personne » (dixit certaines des plus acharnées). Petit gilet sans manches noir, tee-shirt noir, jeans…noir. Le chanteur reste sobre. En fait, il ne change presque pas. Vous vous doutez bien que le titre tant attendu sera servi en dessert. Mais avant cela, de nombreux airs vont égayer la soirée du public. Pour l’occasion, l’auteur-compositeur-interprète, acteur et animateur de télévision canadien d’origine brayonne n’est pas venu seul. Deux guitaristes (Jeff Smallwood et Jason Lang), un bassiste (Jean-Sébastien Baciu), deux choristes, une batteuse (Emmanuelle Caplette) et un claviériste (Gabriel Betrand-Gagnon) ont fait le voyage pour proposer un show du meilleur acabit. Après trente minutes énergiques, Roch s’assied sur l’avant-scène, guitare à la main, pour un solo repris en chœur par l’assistance. Et oui, c’est l’une des nombreuses balades du spectacle, l’un de ces airs romantiques qui caractérisent le chanteur. Pendant qu’il s’installe, la salle entonne un « Joyeux anniversaire » un peu tardif. Et oui, c’était le 26 mars. Qu’à cela ne tienne, l’artiste semble apprécier, lançant en boutade « Merci de me rappeler ». Jason Lang et Jeff Smallwood viennent rejoindre leur boss pour une adaptation rythmée de « Ton idole » ; puis c’est Gabriel Betrand-Gagnon qui vient lui aussi participer au rassemblement sur cette avancée, histoire d’accompagner musicalement, à l’accordéon, « La promesse », un morceau que Roch Voisine a adapté pour cette date en mentionnant qu’il l’attendra… à Liège. Exit B-G au profit de Jean-Sébastien Baciu et de sa basse pour l’un des autres grands standards de l’ex hockeyeur, « Tant pis ». Le forum se mue alors en karaoké géant. On se croirait presque à un concert de Patriiiiiiick (Bruel), l’assistance couvrant la voix du chanteur. Finalement, les trois dames du groupe (deux choristes et une batteuse) se joignent à la troupe pour une ultime chanson sur cette avant-scène avant que Roch ne livre une anecdote aux accents bien québécois. Il va en effet raconter quel fut le moment où il a eu « la plus grosse chienne ». Ne vous offusquez pas, il s’agit là d’une expression d’outre atlantique signifiant juste qu’on a un immense trac. Comme ce jour où il a dû chanter une chanson de la diva devant Céline Dion herself. Le morceau choisi, « Et je t’aime encore » (paroles de JJ Goldman quand même) permet à Roch Voisine de prouver qu’il a encore un bel organe, et je parle ici de sa voix évidemment mesdames. Après « L’homme du nord », tout le monde se lève. Et oui, ça y est, elles craquent. Les voilà obligées de danser tout en reprenant telle une chorale les refrains de tous les airs proposés. Certaines sont même capables de chanter les couplets sans accrocs. Si « N’oubliez pas les paroles » était réservé aux chansons de Roch, on aurait là de fameuses candidates. On va un peu lever le pied côté récit de notre côté, laissant les fans découvrir le spectacle, d’autant que pour les retardataires, Roch Voisine organise une séance de rattrapage à Charleroi (le 09 avril au Palais des Beaux-Arts) et à Lille (le 10 avril au Grand Palais). Au programme, tous les titres décrit ci-dessus, plus Kissing Rain, Oochigeas, Tout me ramène à toi, Jean Johny Jean, Avant de partir, Darling et bien d’autres dont l’incontournable Hélène évidemment.