Pour ouvrir son édition 2026, le festival des Solidarités a choisi une jeune artiste qui vient de lancer son projet assez récemment, mais qui ne manque pas de bases solides. Alma Laloy (23 ans) a en effet été bercée dans la musique depuis sa plus tendre enfance, son papa, Didier, étant un accordéoniste assez réputé.

Actif dans le milieu du jazz et des musiques du monde, mais aussi dans l’accompagnement d’artistes comme Marka, Didier Laloy comptabilise plus de trente ans de carrière sur scène et s’est même invité à l’Eurovision (accompagnement d’Urban Trad, avec une deuxième place à la clé). Quand sa fille lui a demandé de l’épauler dans son projet artistique, il ne pouvait que dire oui. D’autant qu’il ne s’agit pas d’une lubie passagère, Alma étant elle-même musicienne (piano notamment).

Alma et Didier, voilà deux Laloy sur les planches. Et même trois puisque Nils, le frère d’Alma, vient de rejoindre lui aussi le projet avec sa guitare.

Ajoutez-y William Van Den Bosche à la batterie et Gaspar Baré au violon et voici un quintet près à éveiller les premiers festivaliers.

C’est donc sur le coup de 16h que les premières notes s’envolèrent dans le ciel namurois, non sans avoir égayé les oreilles d’un public déjà bien fourni. On est loin de l’affluence qui sera celle du samedi soir (30 000 personnes) mais pour un vendredi 16h00, ce n’est pas mal du tout.

Si vous cherchez les titres du répertoire d’Alma Laloy, il ne vous sera pas si aisé de les trouver sur les plateformes les plus connues. Et pourtant, sur les planches, Alma et ses comparses, qu’ils soient issus de sa famille ou de ses amis les plus proches, assurent. Les compositions (essentiellement en anglais) sont abouties, et on est face à une musique vivante, structurée, qui évolue au fil du morceau.

« Love », « Ghost », « Falling Angel » ou encore « Miou » sont quelques-uns de ses morceaux postés sur soundcloud. Vous y retrouverez un univers proche de celui proposé par Lana Del Rey, Billie Eilish ou même London Grammar.

On est loin des boucles répétitives saturées d’auto-tune… et c’est vraiment très bien ainsi. Oui, nous avouons que nous apprécions nettement une voix, une vraie, non trafiquée électroniquement, même si nous « kiffons » la new-wave d’une certaine époque. Ici, les styles les plus approchés dans les compositions d’Alma Laloy sont le folk et la pop, mais teintés de touches jazzy et tribales.

Commencer un festival de cette manière, on achète ! Etonnamment, le vendredi sera le jour le moins fréquenté (environ 17 000 personnes), sans doute dû au fait que l’on est en semaine, que certains travaillent encore, mais aussi que la pluie va venir applaudir les artistes sur certaines prestations.

Pour Alma Laloy, son papa, son frère et ses amis, pas de prise de tête avec les conditions météo, c’est sous le chapiteau dénommé « l’Escale » qu’ils entament leur traversée musicale. Un trip familial et amical qui adhère complètement aux valeurs des Solidarités, un festival qui ne se limite pas qu’à la musique, mais qui s’ouvre aux arts en général et aux débats de société.

Cette fois, il n’y en a aucun…de débat, Alma Laloy est une vraie belle artiste qui devrait percer prochainement, tant son talent semble évident.

En décembre, vous pourrez la retrouver à Tellin et Fleurus (pour plusieurs dates), sinon le 03 février, c’est au W:Hall (Woluwé-Saint-Pierre) que la troupe proposera son univers.

Retrouvez les clichés du festival, au fil des parutions, sur la page FB – ReMarck Photos.

























