Le Botanique est une institution. Par son emplacement central, sa programmation décalée (principalement axée sur la découverte de jeunes talents et d’artistes locaux), son histoire (des artistes désormais très prisés y ont forgé leurs premières armes), et désormais son festival qui fait le pont entre deux saisons et deux types de propositions.
En effet, son espace à ciel ouvert, dans le jardin, pourrait le placer comme précurseur chronologique de la saison d’été, mais en gardant deux salles intérieures également, l’organisation s’assure d’une part un suivi des programmations sans gros temps morts (n’oublions pas que modifier un plateau ne se fait pas d’un claquement de doigts) et d’autre part de la certitude de pouvoir garder une ligne de conduite même en cas de gros soucis dû aux conditions atmosphériques (ce qui peut toujours arriver, surtout en cette période, comme nous avons pu en avoir encore l’expérience l’an passé).
Pour tout renseignement pratique, mais surtout pour l’achat de tickets, c’est sur le site https://www.lesnuits.be que cela se passe, mais on va essayer de vous décortiquer quelques crevettes dès aujourd’hui.
Les dates tout d’abord: du 14 au 31 mai.
What! Qui peut prétendre à autant de congés? No stress, il n’y aura pas des concerts tous les jours, et certaines dates sont réservées à des thématiques car au Bota, on vise large, tant que c’est bon.
Vous remarquerez que la carte des lieux et le timing des programmations ne sont pas encore disponibles, mais la liste des artistes et leur jour de passage sont, eux, connus. Et comme votre carte d’accès journalière vous donne droit à tous les concerts de la date mentionnée, vous pouvez déjà bloquer vos jours favoris dans l’agenda et réserver vos entrées.
Jours de festival(s) : 14 – 16 – 17 -21 – 22 – 23 – 24 -27 -28 -29 -30 et 31 soit 12 jours de plaisir auditifs pour les plus assidus.
Pour les spécificités: le 14, soir d’ouverture, sera réservé à des prestations de Dj’s : Dengue Dengue Dengue, DJ Babatr, Florentino, Kampire et Safety Trance.

Les 16 et 17 seront regroupés sous l’appellation de Obsidian Dust. Exit la trance et la dance, destination le rock et ses aspects les plus dark avec des représentants venus des Etats-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique évidemment, mais aussi de Suisse, de Suède, du Mexique et même de Taïwan. Un événement à ne pas manquer pour les adeptes du style d’autant que même dans le ce concept précis on balayera assez large si on compare l’agressivité musicale et vocale de Satanic Witch (Belge) à l’univers plus épuré et planant de Lili Refrain (Italie)
Le 21 sera plutôt orienté Urban – Soul avec :
Ino Casablanca est un artiste à la trajectoire singulière, née de la rencontre de cultures multiples. D’origine marocaine, il voit le jour en Espagne avant de s’installer en France avec sa famille à l’âge de 12 ans, fuyant la crise économique de 2008. C’est dans l’Hexagone qu’il découvre le rap français, un genre musical qui devient rapidement sa passion et sa vocation.
Autodidacte, Ino se lance dans la production et la composition dès l’âge de 14 ans, tirant parti de la richesse de ses racines et de son parcours. Son univers musical se nourrit de ses expériences de vie, d’une diversité culturelle unique qui se reflète dans chaque morceau qu’il crée. En mêlant ses nombreuses influences, il parvient à créer un son hybride, difficile à définir, mais résolument frais et innovant.
Avec son EP TAMARA, il signe une œuvre marquante, un véritable condensé de son cheminement musical et de ses émotions. Cet EP, à la fois personnel et universel, est un mélange audacieux de styles et de sonorités, oscillant entre le rap, des approches acoustiques et des influences plus électroniques. Il s’impose comme un projet qui bouscule les codes du rap français, alors que ce dernier semble tourner en rond. Ino apporte une bouffée d’air frais avec une approche nouvelle, tant dans la forme que dans le fond, offrant une vision unique de la musique.
Quelques mois seulement après TAMARA, Ino Casablanca revient avec un deuxième EP : EXTASIA. Ni démonstratif ni artificiel, le franco-marocain construit une musique instinctive, nourrie de rythmiques venues d’ailleurs et de mélodies sans frontières, où résonnent aussi bien les échos caribéens, maghrébins que latins. Repéré parmi les 10 lauréats du Prix Joséphine 2025 et à l’affiche du Grünt Festival, il imprime déjà sa marque dans le paysage francophone, en charmant plus vite qu’il ne peut être défini.
Folie’s est un artiste parisien à l’univers sensuel et éclectique, où se croisent rap, soul et disco. Révélé en 2024 avec son premier EP Folie’s je t’aime et les titres « BAD! » et « Instinct Animal », il séduit par une proposition musicale audacieuse, à la fois moderne et profondément influencée par les classiques du groove. Sélectionné dans le programme RADAR de Spotify et remarqué jusqu’à New York avec une performance sur On The Radar, il impose une esthétique forte et une direction artistique maîtrisée de bout en bout. Producteur, auteur et entrepreneur, il façonne chaque aspect de son projet avec exigence et créativité. Une pop star en construction, déjà incontournable.
Jewel Usain
Qu’est-ce qu’il reste à faire après avoir fini le mode difficile d’un jeu ? C’est la question à laquelle s’est confronté Jewel Usain après la sortie de son dernier projet, “Mode Difficile”, en 2021. Sa réponse s’illustre dans un premier véritable album de 17 titres, intitulé “Où les garçons grandissent”. Le jeune garçon Jewel Usain a grandi à Argenteuil en banlieue parisienne. Passionné de musique, il devient lui-même artiste, actif et présent sur la scène rap français dès le milieu des années 2010. Son dernier projet lui a permis de s’inscrire définitivement sur la carte. Il y évoquait la difficulté d’une vie salariée dont il cherchait à s’échapper. Une autre époque.
Comme si la manette avait été rangée au fond d’un tiroir, “Où les garçons grandissent” est une véritable mise à jour de la proposition artistique de Jewel Usain. Porté par des arrangements de qualité et une narration solide, cette œuvre cohérente suit la démarche sincère d’un artiste en pleine évolution qui nourrit l’ambition de s’installer sans rougir dans la pile de ces grands albums de cette nouvelle génération de rap français. C’est notamment entre les mains de Rémy Béseau, compositeur multi-talents présent sur la majorité de l’album, que la couleur musicale qu’il souhaitait s’est illustrée. Loin de s’en tenir au rap qu’il maîtrise parfaitement, Jewel Usain s’essaie avec brio sur des terrains qui nécessitent précision et sensibilité : où on le découvre aussi à l’aise sur des couleurs neo-soul et R&B que sur des véritables harmonies de gospel. À ses côtés, c’est naturellement que se croisent les voix de MC élégants comme Prince Waly, Tuerie ou le chanteur HEDGES.
“Où les garçons grandissent”, c’est l’album d’une confirmation : celle du talent de Jewel Usain. Il y fait autant briller sa rage et son esprit de revanche, que ses réflexions et ses émotions. Après avoir traversé le mode difficile, il s’installe dans un mode plus serein, et propose avec cet album une musique avec laquelle son public est voué non seulement à grandir aussi, mais surtout, à s’agrandir.

Juste Shani
Artiste indépendante et véritable girl boss, Juste Shani est une rappeuse avec la sensibilité d’une rêveuse et la mentalité d’une gagnante. Ses morceaux allient messages forts et bangers efficaces, toujours portés par une plume finement travaillée. Sur scène, son ardeur et son magnétisme captivent le public, la menant sur les plus grandes scènes : L’Olympia en première partie d’IAM, des festivals tels que Solidays, Lollapalooza, Les Ardentes ou encore en tournée au Chili et au Brésil ! Dans son dernier EP “Diamant Noir”, Juste Shani encourage chacun à faire de ses failles une force et à briller par sa propre identité. Le message engagé d’une artiste ancrée dans sa génération.
Angie
Fille de la soul et de l’égotrip, Angie est de cettegénération d’artistes où les bad bitches expriment leurs sentiments et où faireune confidence rime avec confiance en soi. Née en 2001, l’artiste au talentbrut, originaire de Bretagne, jongle entre R&B et rap et n’a pas perdu detemps.
Après avoir sorti son premier EP December 8th en2020, dix titres R&B mais pas que, la chanteuse explore des territoires nouveaux, comme le rap ou la pop. En ce sens, elle se rapproche des beatmakers Sutus (Chilla, Youv Dee, Vicky R. Bilal Hassani), 99 (Lala &ce. J9ueve, LaFève), et collabore notamment avec les artistes Lazuli et Lafleyne. Inspiréepar des artistes tels que SZA et Stefflon Don tout comme Makala à Ziak, Angiedéfie les lois de la sensualité à coups de punchlines et donne des concerts enflammés en France et en Belgique, notamment en première partie de Yseult, Le Juiice, Médine, BEN plg, Kalash Criminel et Tiakola.
Après avoir été nommée Coup de coeur du FGO-Barbara (2021),elle participe à l’album Des perles et des Cendres produit par LaPlace et animé par A2H et Vicelow en 2022-2023, et s’illustre aux iNOUïS du Printemps de Bourges cette année.
Bien décidée à faire sa place dans le cœur du public français, Angie revient dans le même temps avec un nouvel EP, L’Amoroso,qui laisse la part belle aux sentiments les plus sincères. C’est la voix du cœur et ses mélodies qui l’emportent sur nous. Nostalgique ou visionnaire,Angie appartient plus que jamais à l’époque, et son moment, c’est maintenant.
Mais aussi Mandyspie, LinLin et Jeune Morty.
Sur ces 4 premiers jours présentés, déjà 3 genres très différents et de quoi fournir du son intéressant aux oreilles les plus sélectives.
Pour le reste des présentations, rendez-vous un peu plus tard sur notre site, ou directement sur celui des Nuits car un peu plus tard dans la programmation, il y aura notamment un certaine Solann, certainement très attendue, surtout depuis la sortie de son titre Rome, assez provocateur, mais aussi Camille Yembé, elle aussi sur une pente très ascendante ces derniers mois. Et que dire de Yamê, le franco camerounais qui a fait de sa « bécane » l’un des titres les plus planants des ondes radiophoniques, si ce n’est qu’il sera aussi de la partie à Bruxelles, comme une certaine Iliona.






















