11 février 2026

Cali, passeur d’âmes et d’émotions brûlantes à l’Ancienne Belgique Bruxelles, 12 avril 2025.

Photos & Textes : Marie Paluszkiewicz Ce samedi, l’Ancienne Belgique s’est métamorphosée en unlieu hors du temps, un sanctuaire de mots et de mélodies portées par un Cali plusintime, plus vivant que jamais. Pour célébrer les 20 ans d’ « Amour Parfait », l’artisten’a pas seulement revisité ses classiques. Il a offert, dans cette salle pleine à craquer,une communion brute, pleine de feu, de tendresse et de vulnérabilité. Un artiste debout sur ses souvenirsDès les premières notes, le ton est donné : ce ne sera pas un simple concert, mais unetraversée. Cali est fidèle à lui-même, corps tendu vers le public, cœur en bandoulière.Il chante comme on respire trop fort, comme on aime sans calculer. Tout est là, à fleurde peau. Dans ses yeux, dans sa voix, dans ses silences. Une pluie d’invités, un feu d’artifice de talentsMais ce qui fait la magie de cette soirée, c’est qu’il ne vient pas seul. À ses côtés, uneconstellation d’invités : Jéronimo, Noé Preszow, Saule, Alex Burger, John Rech,Frank Lammers… Des voix différentes, des univers qui se croisent et s’embrassent,comme si Cali devenait un passeur. Un passeur d’âmes. Un de ceux qui tend la mainentre générations, entre styles, entre histoires. Tous viennent prêter leurs mots, leursguitares, leur présence. Et ça fonctionne à merveille. Adamo et Lubiana : deux instants d’éternitéMoment tendresse avec l’arrivée de Salvatore Adamo. Figure mythique, accueillicomme une légende vivante. Quand il entame son duo avec Cali, l’émotion déborde.Des générations réunies. Un moment que personne n’avait vu venir, et que tout lemonde emportera longtemps. Instant aérien lorsque Lubiana entre en scène. Sa kora en main, la voix cristalline,presque irréelle, elle entame « Avec le temps » – un hommage bouleversant à Léo Ferré.Cali reste en retrait, les yeux brillants. Et la salle, elle, ne respire plus. Une magie à deux et voix et dix doigts Un autre moment fort de cette soirée, c’est sans doute cette complicité avec SteveNieve, le pianiste légendaire. À deux, ils revisitent les morceaux avec une élégancepresque cinématographique. Le piano sublime l’urgence des textes. Tout était vrai. Même le silence aprèsCali, comme un enfant, s’est lové dans ce tourbillon d’émotions, oscillant entre rires,larmes et regards tendres. Cet écorché au cœur géant, a réussi à nous emmener bien au-delà de la simpleperformance. Il a fait de cette soirée un lieu de mémoire, de fragilité, de lumière, oùchaque note résonnait avec une vérité nue. C’était plus qu’un concert. C’était un moment rare, vrai, doux et brûlant.Merci pour ça, Cali. Merci de nous rappeler que la musique, quand elle est sincère, çapeut encore tout renverser.

Un vendredi à Bertrix…

Après deux ans sous cloche sanitaire, crise du Covid oblige, Bertrix a retrouvé des couleurs, et surtout du son, en cet an 2022. De quoi permettre aux Baudets de se trémousser aux rythmes de quasi tous les genres musicaux. Car c’est l’une des caractéristiques de ce festival familial, il est hétéroclite. Nous vous avons déjà proposé, précédemment, quelques clichés du passage de Calogero, Florent Brack, Charles, Delta ou encore Maeva, qui se sont tous produits le jour de l’ouverture de cet événement, il nous restait dans le tiroirs les prestations de 3 artistes, l’occasion est donc toute trouvée de vous en faire profiter d’autant que chacun représente un univers, Neon Rust étant un jeune groupe rock proposant des compositions en anglais, Saskia étant plus catégorisée pop française quant à Mosimann, il est clairement, du moins lors de ses shows, orienté vers l’électro. Saskia, doux mélange métissé de cultures complémentaires. Suite à la défection d’un groupe devant se produire sur la scène annexe dans le cadre du contest « Tremplin » (Hillary Step), c’est la Bruxelloise Saskia qui a ouvert le bal du Baudet’stival. Sur l’immense scène principale trônant Place des 3 fers, la jeune demoiselle aux origines algériennes ne s’est pas démontée. Au contraire, elle a livré une performance calibrée juste comme il le faut, à savoir un début assez calme avant une montée progressive en rythme et en ambiance. Car si son nom ne résonne pas encore comme celui de Stromae, il pourrait être cité régulièrement sur les ondes radios dans les prochains mois. Avec des titres comme « Dans ma tête » ou « C’est la règle« , elle aborde des thèmes d’actualités qui font mouche et dont la mélodie traîne irrémédiablement dans l’esprit. Pour l’occasion, Saskia avait invité Jeronimo, à la rejoindre sur les planches. De la pop française au rock anglais, il n’y a que quelques pas à poser au Baudet’stival… Créé en juillet 2020, Neon Rust fête ses 2 ans au Baudet. Quatre amis qui, dans un garage, décident de monter un groupe rock, l’histoire est un éternel recommencement semble-t-il, car cette histoire, on l’a déjà entendue à de nombreuses reprises. Mais ici, les jeunes proviennent de Florenville, sont autodidactes, et n’ont pas froids aux yeux. Deux mois après la création du groupe, il se produisait en effet déjà sur scène. Désormais, cela fait 2 ans, et c’est toujours la fête au royaume de la débrouille comme le démontre leur message sur les réseaux sociaux, posté juste avant leur déplacement chez les Baudets. « Quelqu’un serait-il en mesure de nous loger dans le coin de Bertrix ou Marche-En-Famenne après notre concert de demain? Même un jardin où planter nos tentes ça fait l’affaire, on est gentils et on fait pas le bordel Merci à tous «  L’histoire ne dit pas où les membres du groupe ont finalement dormi mais ils se produiront ce 23 septembre au Marbeland festival. 3 guitares/basses et une batterie, ce sont les ingrédients nécessaires à une bonne prestation rock aux accents britishs. Avec ces deux artistes/groupes, nous venons de faire un grand écart musical. Et bien le suivant va carrément vous faire plonger dans l’abîme puisqu’on se dirige cette fois vers l’électro … Le retour aux origines pour Mosimann On l’a connu chanteur à la Star’Ac (il y a déjà 14 ans) compositeur et pianiste pour Grand Corps Malade, producteur, batteur (personne n’a oublié son show d’avant Covid avec son instrument monté sur une structure mobile inclinable), et coach pour The Voice Belgique (souvenez-vous de l’épisode des lacets…), mais c’est comme DJ que le Franco-Suisse s’éclate sur scène. En fait, tout (ou presque) ce qu’il approche se transforme en or. Et, cerise sur le gâteau, le garçon est extrêmement sympathique et abordable. A Bertrix, comme lors de tous ses passages en Belgique d’ailleurs, il a encore mis le feu, au figuré bien sûr. Quelle ambiance! De quoi faire passer la pilule à ceux qui n’ont pu obtenir un sésame pour Tomorrowland.