Pour un été ensoleillé, destination Cali…

Ne rêvez pas trop, on ne vous emmène pas en Colombie ! Cali est bien la troisième ville la plus peuplée de ce pays sud-américain, capitale du département de Valle del Cauca, mais c’est aussi le nom de scène de Bruno Caliciuri, un auteur-compositeur-interprète et écrivain français né le 28 juin 1968 à Perpignan. Et oui pardi, Perpignan c’est dans le sud. Ce sud, Cali l’apprécie et le défend bec et ongles, lui qui n’a jamais occulté ses origines méditerranéennes (son grand père était Italien, le reste de sa famille Espagnol, et plus précisément Catalan). Mais Cali a toujours trouvé du plaisir à venir se produire en Belgique, ce pays dont il possède des faux papiers (c’est lui qui le dit). D’ordinaire, les artistes qui se produisent en festival viennent pour défendre un nouvel album, que celui-ci vienne de paraître ou qu’il soit en passe de sortir dans les bacs (si l’on peut encore utiliser cette expression). Avec Cali, ce n’est pas nécessairement le cas. Contrairement à Pascal Obispo qui a annoncé son intention de mettre un terme aux représentations scéniques, tout en voulant perdurer dans son œuvre créative, Cali prend véritablement vie sur les planches, même s’il n’a aucun support à promouvoir. La rencontre avec le public, c’est ça son kif. Un concert de Cali, cela se vit, cela se danse, cela se chante, cela se transpire. C’est le cas de beaucoup de prestations, heureusement, mais ici, l’artiste donne véritablement de sa personne, se blessant d’ailleurs à plusieurs reprises au cours de ses prestations (et notamment aux Solidarités quand le festival se déroulait encore à la Citadelle). Ce dimanche, en arrivant dans les backstages, Cali paraissait fatigué et un peu malade. « En Belgique, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours envie de faire la fête » commentera-t-il en arrivant. « J’aurais peut-être dû lever un peu le pied hier… » renchérira-t-il sourire au coin des lèvres. La plupart des chanteurs/chanteuses auraient opté, dans ces circonstances, pour un repos réparateur à l’hôtel jusqu’à quelques minutes du show. Mais Cali n’est pas fait de ce bois-là. Monsieur Cali tient à saluer toutes les personnes présentes (organisateurs, bénévoles, journalistes, photographes, service de sécurité et techniciens) et à accueillir personnellement ses invités. C’est en effet une sorte de carte blanche qui était proposée à l’artiste par les organisateurs de Les Gens d’Ere. Finalement, Bruno aura envoyé quatre cartons d’invitation et comme l’homme est très apprécié, ses hôtes n’ont pas refusé. On retrouvera ainsi sur les planches, à ses côtés, Antoine Delie, Noé Preszow et la charmante Charles (nous n’avons pas l’identité du 4e convive). Durant tout l’après-midi, Cali a donc enchainé les conversations, interviews et séances photos tout en gardant sa bonne humeur légendaire. Mais allait-il pouvoir assurer en soirée alors qu’une pluie battante s’invitait sur le site du festival ? En quelques secondes à peine, nous sommes rassurés. Cali est énergique, souriant et motivé. Et comme son show se déroule sous le chapiteau, l’ondée passagère laisse place au rayonnant Cali. Ceux qui ont déjà participé à l’un de ses concerts savent que l’homme n’hésite jamais à descendre dans la foule, ou plutôt sur la foule, porté à bout de bras par une assistance qui reprend en chœur les refrains de ses plus grands succès, mais aussi un titre de U2 qui s’immisce intelligemment dans le set, tel un mashup radiophonique. Avec Cali, la folie est à porté de doigts. Nous ne sommes plus à Ere, où il pleut, nous sommes à Caliland, sous un soleil bienveillant. Cali grimace, joue de la guitare, saute, embrasse (objectifs et invités) et danse même un slow avec une fan avant de faire monter le public sur scène. Cali n’a pas sorti de nouvel album studio cette année (le dernier album est une compile, 20 ans d’amour parfait, sorti en 2024), mais il a marqué les esprits de ceux qui l’ont (re)vu en concert. Il n’a certes pas la voix ni l’aura de Johnny, mais il en a le sens du spectacle et de l’humilité. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Les Gens d’Ere, un festival humain.

Ce 28 juillet sur le coup de 03 heures du matin, le village d’Ere a retrouvé une quiétude qu’il avait abandonnée temporairement depuis jeudi. Cette commune rurale de la périphérie tournaisienne, habituellement très calme (elle compte 544 habitants), sort en effet de sa sérénité habituelle tous les ans à pareille époque pour accueillir de nombreux festivaliers en quête de musique, mais aussi d’amusement. Pour cette édition 2025, la neuvième au compteur en mode festival mais l’événement existe depuis bien plus longtemps, ils étaient encore plus de 30 000 sur le site (chiffre cumulé sur les 4 jours). On peut parler d’une réussite, d’autant qu’aucun trouble majeur n’est à relever. Il y eut bien une file assez imposante à la sortie des parkings, provocant parfois une attente de plusieurs minutes, mais c’est logique quand plusieurs milliers de personnes décident de reprendre la route au même moment… Le point positif, c’est que l’organisation met à disposition de nombreuses places à quelques mètres à peine de l’entrée du site. Ces organisateurs ont d’ailleurs ravi la plupart des familles en proposant un espace dédié aux bambins encore plus développé, en multipliant l’offre de toilettes (et oui, cela peut avoir une certaine importance) et en plaçant une troisième scène, beaucoup plus cosy, réservée à des activités musicales pour les plus jeunes. Pour ce qui est de l’affiche de cette édition, elle n’a absolument pas déçu non plus. Ni par la qualité des prestations proposées, ni par l’investissement humain de la plupart des chanteurs/chanteuses et musiciens présents. Les festivaliers auront eu droit au « repêchage » d’Ykons, qui avait dû faire face à des soucis techniques en 2024, à un set d’une artiste mondialement connue désormais résidente à Ibiza (Mel C, ex Spice Girl), à la folie des Poulycroc et de Julien Granel, à l’énergie débordante de Cali, venu accompagné, mais aussi au dernier concert sur notre territoire de Pascal Obispo, l’artiste ayant confirmé prendre une retraite partielle (il continuera à sortir des albums, mais désire prendre du recul avec les tournées). Nous allons évidemment aborder toutes ces prestations très bientôt, avec des images, vous vous en doutez, mais aussi quelques anecdotes car Les Gens d’Ere est un festival hors du commun pour le public, mais aussi pour toutes les personnes transitant par les backstages. C’est en effet l’un des derniers endroits où chanteu(r/se)s, musiciens, bénévoles, ingénieurs, agents et même représentants de labels peuvent échanger librement. Cette dimension humaine, on la retrouve aussi au niveau des bénévoles, sans qui cet événement ne pourrait avoir cette qualité et cette longévité. Des organisateurs au présentateur, Bruno, en passant par le service de sécurité et chaque bénévole, quel que soit son poste, chacun participe activement à la réussite de ce festival qui s’est forgé une belle place dans le calendrier estival. On se retrouve donc très vite, dans d’autres d’articles, pour la présentation des concerts. Retrouvez les clichés (validés) du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Cali, passeur d’âmes et d’émotions brûlantes à l’Ancienne Belgique Bruxelles, 12 avril 2025.

Photos & Textes : Marie Paluszkiewicz Ce samedi, l’Ancienne Belgique s’est métamorphosée en unlieu hors du temps, un sanctuaire de mots et de mélodies portées par un Cali plusintime, plus vivant que jamais. Pour célébrer les 20 ans d’ « Amour Parfait », l’artisten’a pas seulement revisité ses classiques. Il a offert, dans cette salle pleine à craquer,une communion brute, pleine de feu, de tendresse et de vulnérabilité. Un artiste debout sur ses souvenirsDès les premières notes, le ton est donné : ce ne sera pas un simple concert, mais unetraversée. Cali est fidèle à lui-même, corps tendu vers le public, cœur en bandoulière.Il chante comme on respire trop fort, comme on aime sans calculer. Tout est là, à fleurde peau. Dans ses yeux, dans sa voix, dans ses silences. Une pluie d’invités, un feu d’artifice de talentsMais ce qui fait la magie de cette soirée, c’est qu’il ne vient pas seul. À ses côtés, uneconstellation d’invités : Jéronimo, Noé Preszow, Saule, Alex Burger, John Rech,Frank Lammers… Des voix différentes, des univers qui se croisent et s’embrassent,comme si Cali devenait un passeur. Un passeur d’âmes. Un de ceux qui tend la mainentre générations, entre styles, entre histoires. Tous viennent prêter leurs mots, leursguitares, leur présence. Et ça fonctionne à merveille. Adamo et Lubiana : deux instants d’éternitéMoment tendresse avec l’arrivée de Salvatore Adamo. Figure mythique, accueillicomme une légende vivante. Quand il entame son duo avec Cali, l’émotion déborde.Des générations réunies. Un moment que personne n’avait vu venir, et que tout lemonde emportera longtemps. Instant aérien lorsque Lubiana entre en scène. Sa kora en main, la voix cristalline,presque irréelle, elle entame « Avec le temps » – un hommage bouleversant à Léo Ferré.Cali reste en retrait, les yeux brillants. Et la salle, elle, ne respire plus. Une magie à deux et voix et dix doigts Un autre moment fort de cette soirée, c’est sans doute cette complicité avec SteveNieve, le pianiste légendaire. À deux, ils revisitent les morceaux avec une élégancepresque cinématographique. Le piano sublime l’urgence des textes. Tout était vrai. Même le silence aprèsCali, comme un enfant, s’est lové dans ce tourbillon d’émotions, oscillant entre rires,larmes et regards tendres. Cet écorché au cœur géant, a réussi à nous emmener bien au-delà de la simpleperformance. Il a fait de cette soirée un lieu de mémoire, de fragilité, de lumière, oùchaque note résonnait avec une vérité nue. C’était plus qu’un concert. C’était un moment rare, vrai, doux et brûlant.Merci pour ça, Cali. Merci de nous rappeler que la musique, quand elle est sincère, çapeut encore tout renverser.
Baudet’stival et Les Gens d’Ere, pourquoi choisir ?

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment (voir notre interview du directeur adjoint du Cabaret vert), la période des fêtes de fin d’année est souvent propice aux annonces, bonnes ou mauvaises, liées aux festivals de l’été. Voici peu, les festivals Scène-Sur-Sambre, Feelgood et Essonnes-en-scène ont annoncé leur retrait définitif du calendrier suite à des problèmes de trésorerie (ou de sponsoring, mais au final, cela ne change rien à la donne). Et nous n’avons vu aucun signal sortir du côté d’Incourt où la suppression en dernière minute de deux des trois jours de l’édition 2024 semblait sonner le glas pour ce sympathique festival qui ouvrait généralement la saison par chez nous. Mais le ciel n’est pas resté sombre si longtemps puisque depuis lors, des annonces d’artistes fleurissent ci et là concernant leur participation à des événements estivaux. Aujourd’hui, nous allons nous attarder sur deux festivals qui ont de nombreux points communs, mais pas que… histoire que vous puissiez commencer à affiner votre calendrier des vacances. Débutons par les similitudes, les deux événements du jour sont des festivals à taille humaine où il fait bon se promener en famille. Ils ont en effet, de par leur situation géographique et l’emplacement de leur structure, une jauge de public restreinte (un peu plus de 20 000 pour l’un, plus près des 30 000 pour l’autre). Un élément à prendre en compte dans le contexte actuel où certains méga festivals amortissent leurs coûts grâce aux économies d’échelles mais que ce soit à Bertrix ou à Ere, on ne compte pas changer son fusil d’épaule, cette ambiance « cosy » familiale convient très bien aux organisateurs et à leurs publics. Chacun dispose de deux scènes, mais les approches de ces deux espaces sont sensiblement différentes. A Bertrix, on distingue clairement une scène principale où se produisent les têtes d’affiche et une B-stage destinée aux découvertes et artistes locaux. A Ere, c’est moins marqué car certaines des plus belles prestations ont lieu dans le chapitô, qui pourrait être assimilée à une scène bis par sa capacité limitée (on pense notamment aux shows de Santa et Doria D qui avaient enflammé les planches). Côté prix des pass, on reste dans la même tranche puisque il vous en coûtera 110 euros pour trois jours à Bertrix (la 1ère vague des tickets à 100 euros étant sold-out) et 100 euros à Ere pour le même type d’accès (là aussi, les early tickets à 91 euros ont été victimes de leur succès, 1000 places ayant trouvé acquéreur en 24 minutes !). Nous sommes loin des sommes astronomiques sollicitées sur certains sites prisés. L’approche du ticketing pour les jeunes est par contre différente. A Bertrix, les enfants de moins de 5 ans ne paient pas, ceux entre 5 et 9 ans ont un pass à 50 euros et au-delà, rien de prévu donc probablement le prix d’un pass adulte (j’avoue que nous n’avions jamais porté attention à cette spécificité). A Ere, les kids (2021-2014) paient 21 euros, les ados (2013-2007) 41 euros. Vous pesez le pour et le contre de chacun ? Au fait, ce n’est pas vraiment nécessaire car les deux festivals sont distants de plus de 200 kms par la route, soit plus de deux heure quinze minutes pour aller de l’un à l’autre… D’autant que ce n’est pas vraiment utile d’effectuer ce trajet, le Baudet’stival se déroulant du 11 au 13 juillet, alors que le Les Gens d’Ere occupera lui le week-end du 25 au 27 juillet. A vous de voir selon vos disponibilités, votre moyen de transport et vos goûts musicaux car à l’heure actuelle, seul le groupe belge Puggy est commun aux deux affiche, même si l’on miserait bien une petite pièce sur le passage de monsieur Dieu à Ere, que ce soit avec Mister Cover ou Oh mon Dieu ! l’artiste étant un habitué des lieux. Choisir c’est renoncer consacre une citation bien connue, c’est pourquoi nous irons (du moins nous l’espérons) sur ces deux événements dont nous vous compilons quelques informations pratiques. Baudet’stival : Du 11 au 13 juillet 2025 Localisation : Place des 3 Fers à Bertrix (c’est du dur donc pas de soucis avec les chaussures et vêtements en cas de pluie…) – Province du Luxembourg. Parking : pas vraiment prévu à l’entrée du site, mais c’est une petite ville disposant de quelques parkings publics et des navettes sont mises en place pour vous y (re)conduire. 12e édition – l’édition 2024 a drainé 20 000 personnes. Vendredi : Puggy – Mister Cover … Samedi : Kendji – Eddy de Pretto … Dimanche : Vitaa… Site : https://www.baudetstival.be/fr/ mais il n’est pas encore mis à jour version 2025. Pour le ticketing : https://www.ticketmaster.be/artist/baudet-stival-billets/958152?language=fr-be Les Gens d’Ere : Du 25 au 27 juillet 2025 Localisation : village d’Ere (Wallonie Picarde), à 10 minutes environ en voiture de Tournai – Province du Hainaut. Parking : deux grands parkings (et un camping) juste à côté du site mais leur accessibilité dépend des conditions climatiques (ce sont des champs dont l’un est en pente) – prévoir des vêtements et chaussures adaptées en cas de pluie/boue. 9e édition – l’édition 2024 a drainé 30 000 personnes. Vendredi : Mélanie C (ex Spice Girls) en version DJ … Samedi : Hoshi – Puggy … Dimanche : Pascal Obispo – Cali – Amir … Site : https://www.lesgensdere.be/ Comme vous le voyez, il y a déjà du beau monde sur les affiches, alors pourquoi choisir ?
Tout le monde se lève pour Cali au Whalll…

Cette nouvelle tournée est pour Cali l’occasion de revisiter son premier album à succès, avec des tubes comme « C’est quand le bonheur » et « Elle m’a dit ». Il nous propose une nouvelle interprétation de L’Amour parfait, entouré d’amis rencontrés en chemin. Un souffle de fraîcheur, vingt ans plus tard. Juste le temps de plonger à nouveau dans la fosse – mais cette fois avec des potes chanteurs. Parce que, après tout, à quoi servent les amis ? Après l’album, retour sur scène ! Et pour partager ces moments, nul autre que Steve Nieve (complice de légendes comme Elvis Costello, Sting, Bowie, Jagger…) pour l’accompagner. Ensemble, ils rallient la scène, la route, le public, et l’amour. Vingt ans d’amour, en somme. Parfait. Attention images diaporama faites défilez les images Ce soir, 13 novembre 2024, c’est l’auditorium du centre culturel de Woluwé-Saint-Pierre, le Whalll, qui accueille Cali et Steve Nieve. Quelques détails intriguent : on est un « 13 », et même sans superstition, certains y auront sûrement pensé (même si ce n’est pas un vendredi). Et puis, un auditorium avec des sièges… pour un concert de Cali ? Nous aurait-on changé notre Bruno ? En entrant dans la salle, un piano et un pied de micro nous accueillent. La soirée s’annonce étrange ! À 20h30, la dernière sonnerie retentit, telle une invitation théâtrale pour rappeler aux retardataires de s’installer. Soudain, les lumières s’éteignent, une partie du public se retourne, attirée par une voix et des premières notes qui s’élèvent… du balcon ! C’est Cali, surplombant la salle, qui entame Roberta en nous transperçant du regard. Les fans, ravis de le voir enfin, découvrent un Cali qui s’approche des spectateurs de l’orchestre, laissant derrière lui l’empreinte de son parfum, et un accordéoniste aux lunettes fumées qui le suit. Dès ce moment, je savais que cette soirée serait inoubliable. L’accordéoniste prend place au piano, et soudain, Cali m’adresse un regard à travers l’objectif : bonheur de photographe, pensais-je ! Mais non – c’était une invitation à le rejoindre sur scène pour immortaliser l’instant face à ce public debout, prêt à ne plus s’asseoir jusqu’à la dernière note, du jamais-vu au Whalll ! Après ce moment de grâce et la photo prise par l’artiste lui-même, le spectacle de Cali peut reprendre. Pour ceux qui ne connaissent pas cet artiste, sachez que Cali vit à fond, quitte à se blesser, comme aux Solidarités de Namur. Pour les fans, on se posait bien la question : tentera-t-il encore l’escalade au milieu du public ? La réponse est oui ! Le voilà, interprétant un morceau de U2 en haut des gradins. Tout au long de la soirée, un regard complice se noue entre les fans et moi, alors que nous profitons de la virtuosité de deux immenses artistes réunis sur une scène bruxelloise. Cet accordéoniste et pianiste, qui accompagne Cali pour cette tournée, revient tout juste d’une tournée avec Elvis Costello ; il envoie du lourd, et c’est un régal pour les oreilles ! Parmi les moments mémorables, on retiendra les hommages à Bernard Lavilliers, Mick Jagger, et pour les disparus : Johnny avec un baiser vers le ciel, Arno et ses « moules-frites », Gainsbourg et La Javanaise, ainsi qu’un hommage tout en émotion à Jane Birkin, larme à l’œil. Les nouveaux titres de l’album 20 ans d’amour parfait, fraîchement sorti, s’intègrent parfaitement. Fidèle à lui-même, Cali nous y parle d’amour, de tendresse, avec toujours cette touche d’humour – à découvrir sans tarder. Son regard et les baisers envoyés au public témoignent de l’affection qu’il porte à son public belge, qui le lui rend bien. Le rappel, intense et généreux, se clôt avec des fans invités sur scène, après un hommage poignant à Brian Stevens, prisonnier condamné à 226 ans d’enfermement en Alaska, et à cette jeune fille courageuse face à la répression religieuse. L’apothéose de la soirée fut une réunion intime autour du piano de Steve Nieve, qui nous offrit un morceau inédit, composé pour cette soirée unique. Après ce moment de grâce, Steve regagne les coulisses, suivi par Cali, sous les notes d’un air de Tom Waits. Bruno quitte la scène en remerciant le personnel du Whalll, son équipe, et les fans belges présents ce soir. Toujours aussi disponible, il prend le temps de rencontrer ceux qui le souhaitent pour des autographes et des selfies. Merci, Bruno, pour ta générosité et ton accessibilité – un véritable exemple pour les artistes.
Les Francofolies de Spa 2023 un moment en famille à ne pas manquer

Vous cherchez un endroit ou l’on respire le bon air frais, dans un ville de rêve, en famille ou avec madame ou monsieur (y a pleins de spa pour se relaxer !) on y mange bien, les food-trucks sont variés, on y boit bien et pas que du spa, et il y a un casting musical de fou aux quatre coins du site. N’attendez pas pour prendre vos pass si il en reste ou vos tickets pour applaudir vos préférés. Et peut-être qu’on se croisera… artistes Cliquez sur l’artiste pour en savoir plus SHARE Cliquez ci-dessous :
Cali, l’hydre à trois tête (Partie 3).

« C’est plutôt ça la victoire, avoir Souchon qui te contacte pour te réconforter. Il y a des gens comme cela qui sortent du commun. Ici j’en ai fait une chanson ».
Cali, l’hydre à trois têtes (Partie 2)

Après avoir quitté momentanément Cali, qui a déjà livré quelques anecdotes croustillantes dans la Partie 1 de sa « table ronde », nous retrouvons cet artiste multifacettes là où nous l’avions laissé, lors de son adolescence… En quoi cette fameuse année de vos 15 (ou 16) ans a-t-elle été si marquante pour votre carrière, et votre vie ? J’ai horreur du mot carrière. Car pour faire « carrière », on doit faire attention aux choses, or si l’on fait attention continuellement, on est moins sincère. Et si on et moins sincère, on est moins chanteur. Et si je ne suis plus chanteur, je ne fais plus rien. Cela dit, cette période des 15 -16 ans est celle des premières. C’est là que l’on découvre beaucoup de choses. Prenez l’exemple du tour de manège. Il n’y en a vraiment qu’un. Je l’ai encore remarqué avec ma petite fille, Micha. La première fois que je l’ai mise sur un manège, elle regardait avec des yeux si pétillants que cela en était touchant. La deuxième fois, elle a souri, mais la magie de cette découverte avait disparu. Tout ceci pour en arriver au simple fait qu’à 16 ans, j’ai fait l’amour pour la première fois. J’étais fier évidemment. C’était l’après-midi, j’ai cassé une vitre pour entrer puis j’ai fait comme j’ai pu, elle aussi, et ensuite j’ai été trouvé mes copains qui ne l’avaient pas encore fait. J’étais passé du côté des hommes. Pendant 20 secondes j’ai frimé. Puis j’ai immédiatement détesté être un homme. C’était un moment fort. L’autre raison, c’est que ma grande sœur Gina lisait énormément. Moi pas. J’en étais complexé. Alors je suis rentré dans la bibliothèque de papa et j’ai pris 3 livres La Métamorphose de Kafka. J’ai rien compris mais je suis arrivé au bout. Le Pantalon d’Alain Scoff. C’était magnifique. Et puis Women de Bukowski avec qui j’avais l’impression de marcher sur un fil qui m’a amené de l’âge d’ado à l’âge adulte. C’est un peu comme un grand frère qui m’aurait ouvert la voie de la littérature. Cela a donc été une période décisive. Je souhaite à tous les gosses de lire Bukowski car il y a dans cette œuvre une insolente liberté. Côté musique, ce moment fut aussi fondateur. J’étais dans un village, qui est d’ailleurs toujours mon village, Vernet-les-Bains (Pyrénées-Orientales), nom que j’ai donné à l’un de mes albums. On allait espionner en cachette un groupe d’une génération au-dessus de nous qui répétait et semblait toujours s’amuser. On s’est dit, voilà, c’est ça qu’il faut faire pour être heureux. On a donc décidé de faire de la musique aussi, mais comment ? On a tiré au sort les « rôles ». On savait juste qu’il fallait un guitariste, un bassiste, un batteur, un chanteur… J’étais bassiste, sur une corde en fait car cela suffisait. Le batteur, il utilisait des branches d’arbres, le guitariste était meilleur que nous, il a appris un peu plus vite, et le chanteur, Fernand, celui qui me fait les pochettes de disques, poussait des cris. Sa veine jugulaire gonflait, prête à exploser, et on a eu peur donc je suis finalement passé chanteur. C’est en quelque sorte le début de ma carrière (rire). Mais le groupe s’appelait « Pénétration annale ». Vous imaginez bien que la carrière fut courte…mais légendaire. Notre lycée s’appelait Charles Renouvier et notre tube s’appelait « J’encule Charles Renouvier ». Excusez-moi pour ces propos, mais c’est la vérité. Evidemment, on s’est fait virer. Une année après, j’ai pu réintégrer cette école et on me disait, t’aurais dû être là avant, il y a un groupe qui a fait cela… Ils ne m’ont pas reconnu et me racontaient une légende. Cela colle vraiment à la formule de John Ford qui dit « Quand la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende ». Il faut savoir, et c’est une étude sérieuse menée par des docteurs, que la musique écoutée par les enfants entre 8 et 12 ans forme des émotions qui nous suivront toute le vie. Et moi, à cette période, grâce à mon grand frère et des amis un peu plus âgés, j’ai découvert les Clash. C’est la musique de ma vie. J’ai d’ailleurs un poster de Joe Strummer qui me suit en tournée. Il semble regarder plus haut que nous, plus haut que l’horizon. Il nous montre le chemin. C’est mon héros. Mais vous avez aussi un lien particulier avec Bono. Oui, très belle rencontre. J’ai évidemment été mordu par la musique de U2, mais ce qui me touche le plus c’est lui c’est la fidélité. Je repense à cette histoire où un batteur met une petite affichette dans un lycée « Cherche guitariste, chanteur… », que le groupe répète dans une cuisine et que 40 ans plus tard, ce groupe arpente les plus grandes scènes du monde. J’ai adoré aussi que Bono ose dire à une fille de sa classe, Ali, est-ce que tu veux sortir avec moi, sachant qu’aujourd’hui ils ont 4 enfants et sont toujours ensemble. C’est tout à fait différent des groupes « fake » de maintenant. Pour avoir un peu côtoyé U2, je peux dire qu’ils ont vraiment l’air d’être heureux ensemble. Ce sont des amis pour la vie, quoi qu’il arrive. Ton nouveau projet est un peu spécial, ne fut-ce que par son nom. Oui, « Ne faites jamais confiance à un cow-boy ». J’aime cette idée, qui a d’ailleurs été soufflée par Bono. J’apprécie cette rencontre en duel où l’un est toujours plus honnête que l’autre, même si fondamentalement ils peuvent être malhonnêtes tous les deux. Le moins honnête dirons-nous tire avant. Ce n’est pas bien, mais on s’en fout, l’autre est mort. Ce spectacle, c’est un banc, de face, et un réverbère. Moi, je suis un clochard. Et pendant l’accès à la salle des spectateurs, je dors. Cela peut durer 45 minutes. Quand tout le monde est installé, je me réveille et je dis aux gens « avant j’étais chanteur ; ça vous dit quelque chose? J’avais du succès, ça marchait bien, je vous jure ». Je vois que les spectateurs sont interpellés, je débute alors
Cali, l’hydre à trois têtes (Partie 1)

« les gens ne se rencontrent pas, ils se reconnaissent. Un regard suffit parfois, une poignée de mains, une accolade et on sait que l’on a toute la vie à parcourir ensemble après ». A l’occasion de son passage aux Solidarités, Cali se confie.
Ether l’agence qui fait swinger et rire Namur, mais pas que…

Ether Agency est une agence de management, de booking, de production et d’organisation de concert. En soi, rien de neuf, mais vu que cette petite structure est en train de se développer et qu’elle vient de réussir à rebondir de manière efficiente suite à l’annulation de deux festivals auxquels certains de ses artistes devaient participer, nous trouvions que l’occasion était belle, de faire un peu connaissance avec l’une de ses représentantes, Samuelle Toussaint, qui a été hyper réactive ces derniers jours pour mettre sur pieds, en quelques heures, l’Or du Rock, l’événement qui s’est déroulé au Belvédère ce 25 juin Alors, Sam, puisque c’est ainsi que tout le monde vous surnomme dans le milieu, pouvez-vous nous présenter l’agence et votre rôle ? « L’agence a été créée en 2019 par Vincent Charlier, qui est d’ailleurs toujours le responsable de l’Asbl. C’est suite à la venue du groupe américain Ugly Kid Joe au Belvédère que l’idée de monter sa propre structure a germé. Il avait déjà son agence de booking, Born to be burned et n’a donc pas tardé à mettre en pratique son projet mais le Covid est passé par là ! De mon côté, la naissance d’un enfant m’empêchait de m’occuper encore du management de Virgin Prozak, ce pourquoi Vincent avait accepté de reprendre ce rôle également. Depuis lors, j’ai repris un peu ce rôle de manager, et j’ai donc intégré officiellement Ether Agency ». Un rôle de manager presque naturel pour vous, votre lien avec Virgin étant fusionnel. « Oui, le chanteur du groupe, Simon Rosenfeld est mon compagnon. On peut dire que Virgin Prozak a été un peu notre premier bébé puisque je m’occupe aussi de l’aspect graphique des visuels et des compositions (paroles) avec Simon ». Mais revenons à Ether Agency, qui commence à prendre de l’ampleur dans cette période post-covid. « Oui, en mai nous avons eu Aberdeen plays Nirvana et début juin Dog Eat Dog et Lofofora, tous au Delta. Et prochainement, nous aurons Cali (au Delta le 29/09/2022 et à la ferme du Biéreau à Ottignies-Louvain-La-Neuve le 01/10/2022), It It Anita au Belvédère (30/09/2022), l’ancien chanteur et bassiste de DEUS, Stef Kamil Carlens au Delta (03/09/2022), PE au centre culturel d’Auderghem (17/09/2022) et Freddy Tougaux à la Nef (Namur). Mais de nombreux autres projets sont en cours de concrétisation. Rien ne dit d’ailleurs qu’Ugly Kid Joe ne pourrait pas revenir en Belgique fin d’année… » Du positif donc, mais le mois de juin a aussi été marqué par deux, on peut même dire trois, grosses tuiles. « Effectivement. Tout n’a pas été rose. On nous a même reprochés d’être associés à trop d’annulations ces derniers temps, mais en fait, nous n’organisions qu’un seul de ces événements, les deux autres étaient juste des partenariats où nous avions des artistes qui devaient se produire et pour lesquels nous avons trouvé une solution pour qu’ils puissent quand même offrir un show au public. » L’Insane Metal Fest victime de la défection des groupes US. « Les 10, 11 et 12 juin devait se tenir ce gros festival rock sur La Louvière, mais trois groupes américains ont finalement annulé leur tournée en Europe et ne pouvaient donc venir. Cela a enclenché une vague d’annulations et il ne restait donc plus assez de participants pour maintenir un événement digne de ce nom, ce pourquoi il a été décidé d’annuler l’édition 2022, à contre-cœur évidemment. La raison officielle avancée par ces groupes est l’augmentation terrible du prix de l’essence en Europe, ce qui faisait exploser leurs coûts de déplacements, mais il semblerait que la guerre en Ukraine ait aussi une certaine influence car ils ne font pas la différence entre les régions. Pour certains américains, toute l’Europe est en guerre ou risque de l’être. » Ugly Kid Joe au Zik-Zak; Virgin Prozak, Snooz et Thomas Frank Hopper au Belvédère. Deux semaines après l’Insane, c’était le gros week-end rock de la Citadelle avec le Back In Namur le vendredi 24 juin, et le Verdur le samedi 25. Et là, le mardi 21, l’annonce de l’annulation de ces deux événements tombe comme un couperet. Un très sale coup au moral, je suppose. « Oh oui, pour Ether Agency, pour moi, pour Simon et son groupe et bien évidemment pour toutes les personnes concernées, mais je tiens à souligner qu’Ether Agency n’a rien à voir dans ces annulations. Nous avons effectivement cherché de suite des alternatives mais parce que certains de nos artistes, à savoir Ugly Kid Joe, qui devait se produire le vendredi, et Virgin Prozak qui était dans le line-up du samedi, avaient leurs shows prêts et étaient impatients de jouer. Nous savions qu’Annick Bodson, qui est la bookeuse de Thomas Frank Hopper mais qui s’occupe aussi de la programmation du Zik-Zak, voulait faire venir un jour UKJ dans cette salle. Elle a sauté sur l’occasion et cela nous arrangeait bien car les artistes étaient de toute manière en tournée en Europe. C’était donc du win/win. Les réservations ont été sold-out en quelques heures à peine. Et cela a été une réussite artistique et humaine, tout le monde étant aux anges, et ce grâce à la réactivité des équipes du Zik-Zak. Le seul bémol est peut-être cette assimilation qui a été faite, certaines personnes se présentant à la salle avec des billets du Back In Namur. Elles n’ont malheureusement pas pu entrer car il était bien expliqué que les événements étaient différents, les organisateurs n’étant pas les mêmes. Il fallait donc acheter un billet pour le Zik-Zak, et se faire rembourser du Back In Namur auprès des organisateurs de cet événement propre, qui n’était pas géré par Ether Agency ». « Cela réglait le soucis pour Ugly Kid Joe, mais je ne voulais pas voir la mine dépitée de mon compagnon plus longtemps (lol). Le pauvre avait déjà vu sa performance de l’Insane tomber à l’eau alors ce ne sont pas des conditions climatiques annoncées comme pluvieuses qui allaient sucrer tout son mois de juin. Marc du Belvédère nous a rapidement confirmé que la salle était libre le 25 puisque le Verdur aurait