Si le grand Bruxelles peut se targuer de disposer de nombreuses salles de spectacles (outre les divers centres culturels, on recense Forest National, le Whalll, le Cirque Royal, le Botanique…), l’offre est généralement plus restreinte en Wallonie.

Une dégaine de tueur à gages.

Pour Namur, par exemple, seuls le Delta et le théâtre Royal semblent avoir vocation à accueillir des concerts d’une certaine ampleur, le Namur Concert Hall s’étant spécialisé en musiques « calmes » (classique, jazz…). Les puristes avanceront que la Nef ne doit pas être écartée ainsi, et ils ont raison, mais avouez que le cadre ne se prête pas à n’importe quelles dérives musicales non plus… Et je parle bien de concerts d’une ampleur certaine car les espaces plus exigus comme le Belvédère se démènent aussi pour promouvoir la culture, mais avec la limite de leurs moyens … financiers, logistiques et leur superficie limitée.

Vithia, membre fondateur et chanteur du groupe.

Une ville semble toutefois vouloir renverser un peu la vapeur en développant son offre de sièges (belle expression, surtout quand l’on se rend compte que les plupart des concerts proposés dans certaines de ces salles se font sans assise). Cette ville, c’est le grand Liège. J’utilise volontairement cette locution car j’y inclus Seraing et sa toute nouvelle salle OM qui depuis le dernier trimestre 2023 offre une saine concurrence à l’indémodable Forum qui a vu les plus grandes stars de la chanson française fouler sa scène, mais qui n’est pas aménagée pour recevoir tous les types de mouvements musicaux.

Les guitares ne sont pas en reste avec Rise of the Northstar.

Les deux salles font d’ailleurs cause commune avec une troisième, plus cosy, mais qui plaît visibles aux artistes si l’on s’en réfère au calendrier qui attend les aficionados du Reflektor puisque c’est bien de cette salle qu’il s’agit.

A Charleville-Mézières, le groupe a joué devant 26000 personnes.

De l’extérieur, l’entrée ne paye pas de mine. On dirait un café comme il y en a tant dans l’hypercentre liégeois, surtout dans le carré, célèbre quartier festif de la cité ardente qui se trouve à un jet de pierre (ou de bière) du Reflektor. Mais derrière la porte du fond se terre une salle dont les murs se gorgent de bonne musique depuis un certain temps déjà.

Et en 2024, le niveau ne va certainement pas piquer du nez puisque les artistes émergents que sont Rori, Colt et Mentissa sont venus récemment s’ajouter aux noms de Bandit Bandit et autres Zaoui (ex Thérapie Taxi) qui figuraient déjà sur le planning de la nouvelle saison. Etonnant vu que tous ceux cités ci-dessus se produisent généralement devant des assistances bien plus fournies que celle qui pourrait pénétrer, physiquement, dans l’antre du Reflektor.

La culture japonaise est ultra représentée, mais la musique est elle très « hard ».

Mais alors, que dire de la venue de Rise of the Northstar ? Lorsque nous avons vu le show du groupe de métal parisien, en août, il se produisait sur la scène principale du Cabaret Vert à Charleville Mézières devant 26000 personnes. Autant dire que si vous êtes fan du groupe, de l’univers manga, du métal hurlant ou simplement curieux de venir découvrir ce band, il ne faudra pas tarder à réserver vos places car celles-ci sont limitées.

Un nom en rapport avec Ken le Survivant… et oui, les mangas sont à l’honneur.

Le 21 mars, soit le lendemain de l’arrivée officielle du printemps, c’est un ouragan qui va déferler sur Liège avec cette drôle de troupe qui aime faire le show. Un chanteur masqué qui ne tient pas en place, visiblement féru de mangas et d’arts martiaux (vu ses postures marquées), des musiciens qui sont tout autant dans le trip, certains masqués aussi, d’autres non, mais alors munis d’un serre tête ou d’une casquette, et un décor de circonstance. Voilà ce qui vous attend. Du moins si on arrive à caser tout ce petit monde sur l’espace scénique de la Place Xavier Neujean. Ce qui est sûr c’est qu’il n’y aura pas besoin d’augmenter le chauffage pour réchauffer vos oreilles.

Du show attendu au Reflektor.

Si vous ne voulez pas devoir courir en Suisse, au Luxembourg ou encore en Angleterre pour (re)découvrir les excentricités rythmiques de Vithia et de ses acolytes (Eva-B, Air One, Yoru et Phantom 2), foncez, c’est au Reflektor que ça se passera. En attendant, pour ceux qui ne connaissent pas encore, on vous conseille Rise et Showdown, deux morceaux issus du troisième album du groupe, intitulé lui aussi Showdown. Des rifs frénétiques de guitares électriques, des phrasés de hip hop à la Beastie Boys, et quelques poussées vocales vont donneront une idée de la déferlante attendue.

ReMarck (84)

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