L’Amour reste le thème privilégié de Frédéric François.

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« Pour son 39ème album studio, Frédéric François, accompagné de 4 orchestrateurs de génie dont l’emblématique Didier Chapelle, vous présente un album haut en couleurs et en sonorités : 11 titres inédits qui vous feront voyager au rythme sensuel du slow, énergique de la pop et entraînant du reggaeton. Comme à son habitude, Frédéric François s’est entouré de paroliers de talent. En plus de Frédéric Zeitoun avec qui il a l’habitude de travailler et qui a notamment écrit tous les textes de son dernier album « La liberté d’aimer », il a fait appel à l’excellent Lionel Florence (parolier de « On s’attache » de Christophe Maé, « Chanter » et « Ma liberté de penser » de Florent Pagny, « Lucie » et « Fan »  de Pascal Obispo… ). Avec « On a tous besoin d’aimer » Frédéric François nous rappelle que l’amour est le fil conducteur de nos vies tout en maintenant une élégance intemporelle qui lui est propre. Il vous emmènera à travers le temps en évoquant les différentes étapes de la Vie. L’album sera accompagné d’un livret contenant les paroles des chansons ainsi que de nouvelles photos de l’artiste. Une très belle édition vinyle collector sera aussi disponible pour les fêtes de fin d’année. Une tournée de plus de 30 représentations passera dans les pays francophones sans oublier l’Olympia ».

Frédéric François repart en tournée à l’occasion de la sortie de son 39e album studio.

La partie promotionnelle de ce nouvel opus (et oui, vous avez bien lu, c’est déjà le 39e de l’artiste, rien qu’en version studio…) est alléchante. Mais vous nous connaissez maintenant, nous aimons vérifier par nous-mêmes. Nous avions donc à cœur de pouvoir enfin assister à une représentation de l’un de nos plus grands porte-drapeaux musicaux. Car, oui, on parle certes beaucoup d’Angèle, de Damso, de Stromae et de Pierre de Maere ces temps-ci, mais avec 85 disques d’or à son palmarès, une carrière scénique de plus d’un demi-siècle, et plusieurs dizaines de millions de disques vendus (on s’approche d’un chiffre probablement compris entre 35 et 40), Frédéric François est actuellement le 2e plus grand vendeur belge de musique de tous les temps, derrière l’inusable Adamo, mais devant le phénomène Brel et tous les « jeunes » cités juste avant.

Costume noir, sobre.

Né le 3 juin 1950 à Lercara Friddi en Sicile, Francesco Barracato (de son vrai nom) débarque en Belgique, et plus précisément à Tilleur, à l’âge d’un an. Pour la petite histoire, son père est mineur (ce qui a entraîné la migration de la famille dans nos contrées), Francesco fait partie d’une famille nombreuse (il a 7 frères et sœurs) et son nom de scène fait référence aux prénoms de Chopin. On terminera ce petit aparté avec deux informations qui n’étonneront nullement ses fans, qui connaissent évidemment tout de sa carrière, mais qui pourront en intéresser d’autres, c’est en 1969 que Francesco choisit ce nom de scène et signe son premier contrat officiel, et il n’est pas rare que des personnes l’accostent en rue pour lui demander s’il est… Al Pacino, ce qui l’amuse encore bien.

Un petit air d’Al Pacino selon certaines personnes…

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre chanteur de charme, car oui, il porte cette étiquette, lui qui est pourtant fidèle à Monique depuis plus de 50 ans. Mais l’amour est son fonds de commerce, ou plutôt son leitmotiv musical. Et cette tournée, entamée en fanfare à Paris, dans son Olympia, salle mythique qu’il arpente régulièrement depuis 1984, ne va pas déroger à cette règle. Frédéric François aime sa famille, le public, la vie, son métier… et il apprécie partager cet amour avec ses fans.

C’est d’un pas décidé et assuré que l’artiste de 73 ans s’avance sur scène.

Ce dimanche, nous faisions donc partie des privilégiés à pouvoir assister à la première représentation belge de son nouveau spectacle, au Cirque Royal (Bruxelles). Les premières chansons furent l’objet de notre reportage photographique. Nous n’avions donc pas trop la tête à dicter des notes. Le temps de ranger les appareils et d’aller prendre place un peu plus loin, histoire de pouvoir juger de la température et de l’atmosphère à différents endroits de la salle que « Fredo » entame l’un de ses titres les plus emblématiques, « Mon cœur te dit je t’aime ». Les écrans de gsm s’illuminent comme des lucioles dans l’assistance et le public n’hésite pas à reprendre en chœur cet hymne à l’amour version 1984. Pour peu, on se croirait parachuté en plein concert de Patrick Bruel, la foule prend le pas sur l’artiste.

Fredo tient la forme.

Et pourtant, à 73 ans, Frédéric François semble encore tenir une forme olympique. Costume noir à paillettes, chaussures brillantes, dos bien droit, il habite la scène à la manière des Sardou, Aznavour et autres Lama. Sans en faire trop, il montre qu’il en a encore dans la voix et sous la semelle.

Sur scène, Francesco retrouve vite ses repères.

On change de style, d’ambiance et même d’univers avec le morceau suivant, « En enfance ». Seul avec son tabouret devant ses musiciens, le Sicilo-Belge montre sa facette nostalgique et hérite de sa première standing ovation de la soirée, une attention qui semble particulièrement l’émouvoir.

Malgré de nombreuses tournées réparties en plus de 50 ans de carrière, l’artiste est toujours touché par les marques d’affection de ses fans.

Un petit intermède musical plus tard, la veste prend encore plus de lumière, ou de paillettes du moins, avec une version dorée qui ne passe pas inaperçue. L’homme est un peu moins sobre dans ses accessoires, mais cela ne l’empêche pas de garder le cap, aucune chanson n’oublie le verbe aimer. Et quand il peut, Fredo glisse une petite attention à Monique. On a beau être un crooner, on n’en n’oublie pas sa chère et tendre pour la cause.

Il aime tout le monde (ou presque) … mais Monique en particulier.

Mais arrive à l’horizon le deuxième standard de la soirée, « Laisse-moi vivre ma vie », qui fut aussi son premier très gros hit puisqu’on replonge ici en 1972. Beaucoup d’entre vous n’étaient pas nés, et pourtant le public connaît les paroles et s’en donne évidemment à cœur joie avant de faire un fameux bond en avant dans le temps en revenant en 2023 et à ce nouvel opus au sein duquel figure « Dans ton regard », l’un des bijoux poli par la collaboration avec Lionel Florence. Un refrain envoûtant, des couplets qui narrent une belle romance, une orchestration prenante, ce morceau, taillé sur mesure pour le chanteur est digne de certaines comédies musicales.

Des classiques, évidemment, mais aussi de nouveaux morceaux très intéressants au programme.

Avec « chanteur d’amour », on revient aux classiques. Gestuelle précise, regards appuyés, petits pas de dégagement, l’artiste montre qu’il connaît tous les trucs, n’oubliant aucun coin de la salle (ce qui est le comble au cirque royal, en forme de cercle) dans ses attentions particulières.

Une valeur sûre.

On repasse par un petit pont musical et c’est le noir, sobre, qui revient au premier plan avec un medley des années 80. On débute avec « On s’embrasse, on oublie tout » puis « Qui de nous deux » avec à chaque fois une pensée pour ses paroliers avant de pousser encore un peu plus haut la tessiture pour « L’Amour fou », dédié à Daniel Lévi, décédé en 2022.

Loin des 10 commandements, mais on a pensé quand même à Daniel Lévi.

Arrive alors Frédéric le guitariste, qui n’oublie pas d’embrasser sa 6 cordes avant d’entamer une tarentelle (musique traditionnelle sicilienne) durant laquelle le public est invité à se lever et à accompagner en frappant des mains.

Entre nostalgie et exploitation du moment du moment présent, Frédéric François prône le positivisme.

Même certains musiciens se lâchent. L’un des claviéristes passe à la mandoline, l’autre à l’accordéon…  Et vu que le public est lancé, autant continuer dans les accords rythmés avec l’entraînant « Chicago ». Mélanie (accordéon, chant, clavier…), Ionni (guitare), David (basse), Jacky (batteur) et Bernard (clavier, chant) donnent ainsi la cadence à une assistance en feu.

On ne pouvait pas oublier dans le line-up « Et si on parlait d’amour », histoire de caser une nouvelle séance d’ovation debout, ovation qui va découler sur un rappel car oui, on n’a pas vu le temps passer, mais la trotteuse n’a pas suspendu sa course en rond.

Lorie chantait la positive attitude, Frédéric François défend l’amour.

Fredo revient pour une brève apparition avant de repartir aussitôt en coulisses. What ! Il ne peut pas nous laisser ainsi sur notre faim. Le public attend impatiemment le titre phare du répertoire de l’artiste. Les musiciens n’ayant pas quitté leur place, on peut espérer un nouveau come-back. Soudain, le batteur lance un son régulier et l’assistance lui répond en entonnant le refrain de « Je t’aime à l’Italienne ». Et oui, le voilà qui revient enfin pour clôturer ce show par celle que tous attendaient impatiemment…

Bientôt de retour, en Wallonie cette fois, en mars 2024…

Désormais, il vous faudra patienter jusque mars, mais la bonne nouvelle, c’est que vous aurez trois chances de pouvoir assister, comme nous, à ce spectacle musical haut en couleurs.

Rendez-vous le 10 à Charleroi, le 15 à Liège et le 17 à Mons (en mars 2024 donc).

Et si on parlait concerts…

Retrouvez les clichés du concert sur la page Facebook – ReMarck Photos.

ReMarck (99)

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