EXPO Kinshasa – (N)Tonga

11fc87a1-12ca-aad5-b2ad-0b9913968f85.jpg
LIVING TRACES | EXPO
Kinshasa (N)tóngá : entre futur et poussière
45241c56-9afb-4883-e3f5-130923c9308f.jpeg
© Gosette Lubondo
Kinshasa (N)tóngáesquisse une image singulière de la capitale congolaise, de son développement et de sa structure urbaine. L’héritage du colonialisme et son impact sur l’architecture de la troisième plus grande ville du continent africain sont des thèmes abordés par les œuvres des artistes présentés. (N)tóngá signifie « aiguille » ou « chantier » en Lingala et fait donc référence au parcours anarchique qui caractérise l’évolution de Kinshasa jusqu’à aujourd’hui.

Réalisée par Estelle Lecaille et Aude Tournaye (Twenty Nine Studio) en collaboration avec KANAL-Centre Pompidou, l’exposition s’articule autour d’une scénographie conçue par Traumnovelle qui, de par les matériaux utilisés, rappelle une esthétique de ville en devenir. Kinshasa (N)tóngá : entre futur et poussière ouvre ses portes le 23 septembre au K1 – pavillon faisant face au KANAL-Centre Pompidou de l’autre côté du canal. Ce lieu temporaire accueillera une programmation en amont de l’ouverture du futur KANAL-Centre Pompidou.

Au fil de l’histoire, Kinshasa s’est construite par couches successives, les premières traces d’habitation humaine le long du fleuve datant environ de l’an 500. La ville moderne s’est développée à partir de 1881 avec l’arrivée des colons belges et à partir de plusieurs plans ambitieux pour la ville à l’image du régime colonial. Profondément ségrégée, la ville s’articulait autour de larges avenues, de voies ferrées et de parcs abritant des bâtiments administratifs. Malgré la rigidité du plan de la ville, le développement rapide au fil des ans n’a pas été réglementé. Aujourd’hui une métropole de 17 millions d’habitants et une plaque tournante du commerce mondial, Kinshasa s’est développée de manière organique et se caractérise à ce jour encore par des auto-constructions vernaculaires et une architecture informelle.

À travers leurs œuvres, les artistes présents dans l’exposition réfléchissent à l’histoire et à l’architecture spécifiques de Kinshasa. Divers médias (photographie, film, archives, installations et performances) mettent en lumière les méthodes de travail et processus de production qui permettent aux kinois d’aller à l’encontre d’une vision imposée de la ville et de son identité. Le terme (N)tóngá désigne ainsi le pouvoir d’occuper l’espace au-delà des dogmes de l’architecture moderne.

Comprenant à la fois des œuvres originales et des documents issus d’archives, Kinshasa (N)tóngá offre un regard intime sur la capitale congolaise, son patrimoine et ses perspectives d’avenir. Des photos d’archives retracent les coutumes et rappellent les racines de Kinshasa depuis la fin du 19ème siècle et ce jusqu’aux années 1970. Les utopies modernistes et le passé colonial sont documentés dans le travail de Magloire Mpaka Banona et questionnés dans des œuvres telles que la performance Leopoldville Mourning de Prisca Tankwey ainsi que dans le film The Tower : A Concrete Utopia de Sammy Baloji et Filip de Boeck. En dialogue avec ce dynamisme artistique kinois, l’exposition présente les archives de l’architecte italien Eugène Palumbo et de son associé congolais Fernand Tala N’Gai qui ont œuvré pendant la période du recours à l’authenticité sous Mobutu Sese Seko, le président de la République Démocratique du Congo de 1965 à 1997. Comprenant un grand nombre de projets officiels et privés, les réalisations de Palumbo sont restées en phase avec les courants de l’architecture moderne, tout en cherchant à incarner les préceptes d’une culture dite « authentique » .

Artistes exposés : Bianca Baldi, Sammy Baloji, Filip de Boeck, Dirk Dumon et Mweze Dieudonné Ngangura, Azgard Itambo, Godelive Kasangati, Kongo Astronauts, Gosette Lubondo, Magloire Mpaka Banona, Mega Mingiedi, Pume Bylex, Isaac Sahani, Tankila Studio, Prisca Tankwey.

Kinshasa (N)tóngá : entre futur et poussière a été montrée à Kinshasa en mars dernier en partenariat avec l’Académie des Beaux-Arts de la capitale congolaise. L’exposition fait partie de « Living Traces », un projet initié par KANAL-Centre Pompidou et ses partenaires qui relie Bruxelles et Kinshasa.

INFORMATIONS PRATIQUES

Kinshasa (N)tóngá : entre futur et poussière
23.09 > 20.11.2022
K1, Avenue du Port 1, 1000 Bruxelles

Visite de presse : 21.09 14h

kanal.brussels

7a481e2e-5c30-5c1c-8e05-61f5e418ba17.png
PRESSE KANAL – CENTRE POMPIDOU | BE CULTURE
General Manage r: Séverine Provost
Project Coordinator : Mathilde Roux
mathilde | +32 487 27 16 80
info | +32 2 644 61 91
Twitter
Facebook
Website
Instagram

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire.