8 février 2026

LIVE IS LIVE EST DE RETOUR : IRON MAIDEN PREMIER HEADLINER LE LUNDI 29 JUIN 2026 À ANVERS 

Anvers, le 29 septembre 2026 – L’attente est terminée : Live is Live revient en force ! Et quel retour. Iron Maiden est le premier nom confirmé pour l’édition 2026. Le lundi 29 juin, Bruce Dickinson et ses acolytes enflammeront la Middenvijver à Anvers avec un concert exceptionnel à ne pas manquer.  Avec 50 ans d’histoire musicale, 17 albums et des millions de fans à travers le monde, Iron Maiden est l’un des plus grands groupes live de tous les temps. Leur spectaculaire Run For Your Lives World Tour a déjà conquis les stades d’Europe, et en 2026, cette production monumentale fera enfin escale à Anvers.  Pour cette soirée exceptionnelle, le groupe propose un set unique couvrant leurs neuf premiers albums studio, du premier opus éponyme Iron Maiden jusqu’à Fear of the Dark. Et tout cela dans un concert complet de plus de deux heures, où Maiden ne laisse rien de côté et distille une énergie pure à chaque instant.  Un concert d’Iron Maiden n’est pas un simple spectacle : c’est une expérience totale. Du feu, de la lumière et de l’émotion, un aimant qui rassemble plusieurs générations de fans. Ce sera une célébration inoubliable du passé, du présent et de l’avenir, une soirée où Anvers pourra vivre de près la puissance d’un des plus grands groupes de tous les temps.  Préparez-vous à des riffs enflammés, des morceaux inattendus, des feux d’artifice spectaculaires, un show lumineux à couper le souffle et, bien sûr, Eddie, la mascotte iconique qui élève chaque performance à des sommets mythiques. Plus de deux heures de feu, de riffs et de légende ! Up the Irons !   À PROPOS DE LIVE IS LIVE  Live is Live est le festival urbain unique d’Anvers qui transforme le parc de la Middenvijver en un lieu intime et magique pour les amateurs de concerts.Ici, vous vivez l’intensité d’un festival, combinée à l’ambiance d’un concert. Nous plaçons les fans au centre et offrons une expérience inoubliable où musique et découvertes culinaires se rencontrent.  À quelques pas ou en vélo du centre-ville, nous proposons une série de journées de concerts soigneusement sélectionnées. Chaque journée a sa propre ambiance unique avec un headliner qui joue un concert complet, accompagné d’une programmation comprenant de grands noms, des artistes phares et de nouvelles découvertes. Que vous soyez fan inconditionnel ou simplement désireux de profiter d’artistes iconiques dans un cadre confortable, Live is Live rassemble tout le monde pour un début d’été mémorable.  À noter dans votre agenda : lundi 29 juin 2026, Middenvijver Park, Anvers.   Informations pratiques :  D’autres noms seront annoncés prochainement. 

Julien Doré, pas si imposteur que cela…

Imposteur, c’est évidemment le nom de son album studio sorti en novembre 2024 constitué exclusivement de reprises à la sauce Julien Doré. Il comprend notamment « Toutes les femmes de ta vie » et « les démons de minuit » mais aussi « Pourvu qu’elles soient douces » de Mylène Farmer, « Mourir sur scène » de Dalida et ce « Ah les crocodiles » qui est devenu un incontournable sur scène. Au menu, de nombreuses mélodies connues, mais adaptées au concept de l’artiste, c’est-à-dire au tempo ralenti de manière à pouvoir s’accompagner idéalement d’un piano voix simple, sobre mais efficace. Rien que la manière de retravailler ces morceaux, pour la plupart inscrits dans la mémoire auditive du public dans leur version initiale, démontre l’esprit créatif d’un artiste multi-facettes (auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur et acteur français) qui adore le challenge. Souvenez-vous de ses débuts face au PAF (paysage audio-visuel), en 2007, dans une émission TV alors en vogue : Nouvelle Star. Il arrive devant le jury avec son ukulélé déclarant n’avoir appris qu’une chanson en anglais. Les règles étaient pourtant explicites, un morceau en français, un en anglais, sans accompagnement. C’est la porte sans avoir pu sortir une seule note. L’histoire ne retiendra que le repêchage lors duquel Julien scotche ces mêmes jurés avec « A la faveur de l’automne » de Tété et surtout son parcours aux primes où il impose son style dès sa première apparition avec « Like a virgin » de Madonna. Il faut dire que le jeune homme (il avait alors 24 ans) n’était pas un novice en terme de reprises « adaptées » puisqu’il s’y essayait déjà avec le groupe «The Jean D’Ormesson Disco Suicide ». Depuis, Julien Doré s’est forgé une histoire et un palmarès (il a reçu de nombreux prix artistiques), a fait fleurir sa discographie (il sort un nouvel album tous les trois ans en moyenne) et le nombre de ses fans, leur proposant également des talents de producteur (il s’implique dans la réalisation de ses clips) et d’acteur (son rôle le plus connu est celui de l’inspecteur Panda, un policier un peu particulier qui semble lui correspondre à merveille). Au Cabaret Vert, c’est bien en tant que chanteur que l’incontournable Julien Doré a foulé la scène de l’espace Zanzibar devant une assistance folle. Plus moyen de trouver dix centimètres carrés de libre sur l’esplanade, Julien fait bel et bien recette. Il faut avouer que ses shows sont toujours attractifs. Son énergie est communicative et le public connait la plupart de ses titres donc le concert se transforme souvent en une espèce de karaoké géant où toutes les tranches d’âges s’y retrouvent. Celui-ci n’a pas dérogé à la règle. Julien, toujours aussi souriant, a ravi l’assistance (et certainement plus encore les dames lorsqu’il a fait tomber la veste) avec ses titres iconiques, ses reprises assurées et les personnages désormais emblématiques comme ce panda arrivant en scooter ou ces crocodiles qui pourraient devenir le cauchemar des parents à force d’entendre les enfants les fredonner sans cesse. Artiste au grand cœur, Julien a même permis à un festivalier de retrouver des cheveux l’espace d’une photo ! Et oui, dans l’assistance, un chauve, disons-le, tenait fièrement un panneau avec l’inscription « Julien donne moi tes cheveux !!! Help me ». Message reçu 5 sur 5 par l’artiste qui l’a fait monter sur les planches pour une scène surréaliste, Julien a fait glisser une partie de sa longue chevelure ondulée sur le crâne du spectateur, qui aura du coup des clichés à montrer à ses amis. En conclusion, Julien Doré est une star, un de ces artistes qui sait rebondir sans rester enfermé dans une case ou un format comme on dit. Imposteur, titre d’un album, certes, mais pas qualificatif pour son interprète. Julien Doré ne fait d’ailleurs pas les choses à moitié puisque c’est bien à l’ING Arena de Bruxelles qu’il se produira le 11 avril 2026. La salle a beau être très grande (15 000 places), pas sûr que tous les amateurs puissent trouver un ticket, donc pensez à vous y prendre suffisamment tôt. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.  

Oxmo Puccino fait toujours danser les mots.

Depuis 2019 et la sortie de son septième album « La Nuit du réveil », Oxmo Puccino s’était éloigné du micro et de la musique, ayant même dû annuler la tournée qui était prévue en 2020 à cause de la pandémie qui a marqué cette période. Mais en sortant une mixtape dénommée Lafiya Sessions, le 31 janvier 2025, le poète d’origine malienne mais désormais naturalisé français (NDL : son jeune frère Mamoutou Diarra, né à Paris, a défendu les couleurs de l’équipe nationale tricolore de basketball, décrochant une médaille de bronze à l’Euro 2005) signe un retour attendu et apprécié. Il faut dire que l’artiste est une référence, mais que l’homme est aussi apprécié pour sa personnalité, son calme et ses qualités humaines. Il incarne la force tranquille, une peu à l’image de Teddy Riner, même si son point fort ne réside pas dans sa manière de combattre sur un tatami, à l’instar du célèbre judoka, mais bien dans sa verve, sa diction et son art d’aligner les mots. A ce niveau, on le comparerait donc plus à Grand Corps Malade. Abdouaye Diarra, de son vrai nom, possède de nombreux surnoms : OX, Jon Smoke, Black Desperado, Black Popeye, Black Jacques Brel, Jacques Brel du hip-hop, dont les deux derniers sont peut-être les plus étonnants, mais aussi les plus représentatifs de l’influence d’Oxmo Puccino dans l’univers urbain contemporain. Tout de blanc vêtu, le gentil colosse (1m89) se présente sur la scène du Greenfloor assisté d’un batteur et d’un dj. Il pourrait paraître étonnant de ne pas « aligner » cette valeur sûre à un autre moment et plutôt sur l’espace Zanzibar, soit la scène principale du Cabaret Vert, mais ce choix est représentatif du caractère conciliant et bienveillant du rappeur, acteur et auteur promu Officier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2019. Beaucoup d’artistes font « bonne figure » devant les caméras ou face à une assemblée massive, un peu contraints et forcés, mais tournent rapidement les talons une fois que les lumières s’éteignent. Avec Oxmo Puccino, rien de tel. L’homme a su garder une attitude humble et disponible, étant l’un des rares à s’être prêté au jeu des interviews pendant une bonne partie de la journée.   Inutile de vous préciser que sur les planches, le cinquantenaire (il vient même de passer le cap des 51 ans) assure toujours. Il fait valser les mots avec une assurance qui n’a d’égale que la poésie qui l’accompagne par moments. Après un (trop) long break, Oxmo Puccino revient gonflé à bloc, prêt à mordre à pleines dents dans cette tournée qui nous promet de beaux moments, d’autant qu’il passera par nos contrées dès ce 09 octobre 2025, dans le cadre du festival des Libertés (Bruxelles), mais qu’il y reviendra le 13 février, à Seraing cette fois, dans la salle de l’OM. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Alan Walker : l’homme au masque… de tissu.

Le samedi 16 août 2025, Charleville-Mézières a vibré au rythme des basses électro de l’un des DJs les plus en vue de la scène musicale actuelle : Alan Walker. En avant-clôture d’une journée riche en émotions au festival du Cabaret Vert (la prestation finale du jour étant laissée à Trym), le prodige britannico-norvégien a régalé les festivaliers avec un show à couper le souffle dans un cadre idyllique, sous les étoiles. Alan Walker, connu pour son style musical qui fusionne la musique électronique avec des éléments de pop et de deep house, a su captiver l’audience dès les premières notes. Sa musique, souvent marquée par des mélodies éthérées et des drops puissants, crée une atmosphère unique, où chaque morceau invite à la danse. Les spectateurs, à la fois jeunes et moins jeunes, se sont laissés emporter par ses beats entraînants, prouvant que sa musique transcende les générations. Dans un set qui n’a duré qu’une heure (line-up serré oblige), Alan a alterné des titres emblématiques tels que « Faded« , « Alone » et « Darkside« , tout en intégrant des remix de morceaux populaires et des compositions inédites. Chaque transition était minutieusement orchestrée, révélant sa maîtrise technique et son sens inné du rythme. Le DJ a également pris le temps d’interagir avec le public, le poussant à chanter ensemble sur certains refrains, renforçant ainsi cette connexion palpable qui caractérise ses performances. Au fil du concert, il a aussi introduit des éléments visuels impressionnants, avec des jeux de lumières synchronisés à la musique, créant un spectacle sensoriel inoubliable. La scène illuminée par des lasers multicolores contrastait avec la nuit noire, transformant le festival en une véritable expérience immersive. L’une des caractéristiques les plus intrigantes d’Alan Walker reste toutefois son choix de porter un masque sur scène. Ce choix, à la fois esthétique et symbolique, soulève de nombreuses interrogations et fascine son public. D’un point de vue stylistique, le masque, souvent accompagné d’un sweat à capuche, contribue à créer une image mystérieuse et identifiable. Cela permet également à l’artiste de se distancier de sa propre identité, mettant l’accent sur la musique plutôt que sur la personnalité. Ce phénomène s’apparente à une forme d’anonymat artistique, qui donne une portée universelle à ses œuvres. Dans un monde où l’apparence peut parfois prendre le pas sur le talent, Alan Walker choisit de susciter la curiosité et l’intérêt à travers sa musique, laissant les spectateurs interpréter son art sans préjugés. Ce n’est pas rappeler le parallèle avec un DJ belge qui a défrayé les chroniques dernièrement, si ce n’est qu’ici, le masque n’est pas complet et que l’artiste est tout de même reconnaissable donc difficile de glisser une doublure à sa place. Même s’il n’est pas le Dj le plus renommé passé par le festival cette année (difficile de se confronter à Snake), Alan Walker a montré qu’il en avait sous le pied et qu’il peut ambiancer un festival multi-genres comme le Cabaret Vert. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

The Last Dinner Party à Forest National le 27 février 2026.

Grâce au succès fulgurant du single « Nothing Matters » et de son premier album, The Last Dinner Party a connu un début de carrière des plus passionnants. Le groupe londonien est fin prêt pour la suite avec un nouveau disque, ‘From The Pyre’ prévu pour le 17 octobre et sa plus grande tournée à ce jour. En Belgique, les cinq dames présenteront leur deuxième album le vendredi 27 février 2026 sur la scène de Forest National. De la fac aux plus grandes scènes mondiales… Entre les bancs de la fac et les scènes obscures de Londres, c’est dans un univers à la fois rock et studieux qu’Abigail Morris, Lizzie Mayland, Emily Roberts, Georgia Davies et Aurora Nishevci commencent à se côtoyer fin 2010. Entre glam rock, pop baroque et new wave, elles composent des morceaux structurés au service de paroles sans tabou. Une recette qui fonctionne ! Avant même la sortie de leur premier single, les cinq filles assuraient déjà les premières parties de Nick Cave, Florence + The Machine ou encore des Rolling Stones. Sorti en février 2024, leur premier album ‘Prelude to Ecstasy’ s’installe directement au sommet des charts britanniques et leur permet de décrocher deux Brit Awards. Enregistré à Londres début 2025 avec le producteur Markus Dravs (Wolf Alice, Florence + The Machine, Björk), ‘From The Pyre’ est le travail d’un groupe qui, loin de céder à la pression, gagne en maturité, soudé par des mois de tournée. Conçu comme une collection de contes, le nouvel album du quintet londonien nous embarque dans un lieu allégorique appelé ‘The Pyre’. Après un concert à guichets fermés au Cirque Royal en 2024 et un set remarqué au Pukkelpop cet été, The Last Dinner Party nous invite à (re)plonger dans son univers féérique le 27 février à Forest National. Le quinquet féminin était donc au Pukkelpop cet été, mais ce n’était pas leur seule date estivale. Loin de là. Elles ont émerveillé le Lollapalooza, Garorock, les Eurockéennes, Beauregard, le Pinkpop et évidemment le Cabaret Vert, évènement auquel nous participions afin de pouvoir vous ramener quelques clichés. Décor sobre constitué de quelques colonnes style antique, composition en ligne, menée par une chanteuse charismatique habillée sobrement de clair, allusion aux péplos des femmes grecques. Et pour rester dans le bassin méditerranéen, Aurora interprète Gjuha, un morceau en albanais présent sur le premier diamant du groupe.  Jusque-là, la cadence était contenue mais Abigail débute alors une transe libérative où son corps semble s’abandonner aux sons qui s’échappent des instruments de ses compagnes de jeu. Ne vous attendez pas à des grandes envolées lyriques (même si Abigail montre de belles aptitudes dans ce domaine) ou à des riffs dévastateurs, ce n’est pas du métal, mais une sorte de pop intemporelle dont les Britanniques ont décidément la recette. Cela, c’est la version officielle, car en réalité, il y a bien un morceau qui sort du lot, un bijou non poli, brut, plus puissant et resplendissant : My Lady of Mercy. Que vous soyez plutôt british pop, rock voire limite métal lyrique, vous pourriez donc vous trouver quelques affinités avec la musique de The Last Dinner Party. Pour goûter aux sons de ces cinq anglaises, l’offre de concerts est assez extraordinaire (plus de 40 d’ici fin 2026) mais une seule date à retenir pour la Belgique, le 27 février 2026 (à Forest National). Billetterie accessible via le site de la salle ou ticketmaster.be Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.   

Le rêve américain de Dina.

La seule Belge invitée cette année dans le line-up du Cabaret Vert est un phénomène qui vit actuellement une expérience très particulière puisque Dina Ayada, jeune anversoise d’origine marocaine, est désormais expatriée aux States où elle fréquente des artistes aussi remarquables que Kanye West. Petit flash-back sur ce qui pourrait s’apparenter à un conte de fées moderne. Dina Ayada a toujours été attirée par la musique, et le hip-hop en particulier, pour ses sons évidemment, mais aussi toute la culture qui l’entoure. Elle regarde énormément de clips, dont ceux d’un certain Kanye West qu’elle apprécie vraiment. Alors qu’elle vient de s’inscrire en droits à l’université d’Anvers, Dina reçoit plusieurs retours positifs de vidéos postées sur Tiktok. Des retours de quidams, mais aussi de professionnels du milieu artistique. Ne se démontant pas, la jeune fille, alors âgée de 19 ans, noue des contacts et fonce vers Los Angeles où elle doit passer un mois afin de rencontrer quelques personnes influentes. Le mois se passe et Dina reste aux States. En fait, l’histoire prend une tournure inattendue, Dina Ayada étant très bien accueillie dans ce monde du showbiz qui peut pourtant se montrer très cruel. Finalement, elle revient au bercail au bout de 60 jours, mais multiplie alors les allers-retours au dessus de l’océan jusqu’au jour où elle prend une décision lourde de sens: elle décide d’arrêter ses études pour se consacrer pleinement à la musique…aux Etats-Unis. Dans ses interviews, la jeune femme qui soufflera ses 22 bougies le 30 décembre, explique qu’il ne s’agissait pas vraiment d’un choix risqué mais d’une volonté de montrer que si l’on se donne les moyens de d’atteindre son objectif, à force de volonté et de travail, c’est possible. Dina Ayada est désormais bien ancrée dans le paysage musical américain. Mieux qu’en Europe d’ailleurs. Mais elle réalise une percée dans ses terres d’origine (elle est née en Belgique, contrairement à sa famille qui vient de Nador, comme celle de Hamza) dès 2024 avec des prestations à Dour et aux Ardentes. Celle qui se définit comme naturellement timide et réservée dans la vie quotidienne se transforme en véritable tigresse lorsqu’on la lâche sur un scène, micro en main. Pourtant, c’est bien une jeune fille au visage de princesse qui se présente sur la scène Greenfloor au Cabaret Vert, un sourire désarmant aux lèvres. « Je veux que le public soit joyeux et prenne du plaisir à mon concert » commente-t-elle succinctement lors de ses prises de parole dans la presse. On peut vous dire que son concert fut apprécié car Dina Ayada s’érige désormais en une vraie rappeuse qui dompte les planches et l’assistance à coups de séquences bien emballées dans un flow soutenu. Assurément une artiste à suivre. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

THE CURE DE RETOUR À ROCK EN SEINE EN 2026 !

Sept ans après leur premier show historique à Rock en Seine pour l’édition 2019, les anglais de The Cure annoncent leur retour sur la grande scène du Domaine national de Saint- Cloud. Dimanche 30 août 2026, ils clôtureront en beauté la dernière journée de festival, fidèles à leur réputation de livrer des performances amples et généreuses, où l’intensité ne faiblit jamais. En activité depuis quatre décennies, ces titans du rock anglais ont sorti fin 2024 leur quatorzième album studio, le sublime et puissant Songs of a Lost World, et la rumeur enfle sur une nouvelle sortie en 2026. Robert Smith, chanteur à la voix toujours juvénile et leader divinement ténébreux, sera accompagné sur scène de son fidèle bassiste Simon Gallup, le batteur Jason Cooper, le claviériste Roger O’Donnell et le guitariste Reeves Gabrels. À peine l’édition 2025 de Rock en Seine refermée, l’aventure continue déjà avec la promesse de retrouver un groupe de légende pour un show monumental. Le reste de la programmation sera annoncée prochainement, rendez-vous du 26 au 30 août 2026pour une nouvelle édition inoubliable ! Mais attention, les préventes sont déjà accessibles et avec un groupe aussi mythique que The Cure, la billetterie pourrait se voir prise d’assaut rapidement.

Le Cabaret Vert s’est offert le must du rock US.

Queens of the Stone Age devait être la tête d’affiche de l’édition 2024 du festival du Grand-Est, mais les Californiens ont dû annuler une partie de leur tournée suite à des soucis de santé de leur chanteur. La déception était grande, mais, finalement, temporaire, le mythique groupe qui soufflera sur 30 bougies l’an prochain (bien que le premier titre ne date que de 1998) assurant son engagement le 16 août 2025. Si sa barbe a disparu, Josh Homme est bien là au rendez-vous, visiblement en forme. Chemise rouge à carreaux noirs, type bucheron, à moitié ouverte, jeans serré, le seul membre fondateur encore présent de Queens of the Stone Age, entame le show avec les riffs répétitifs de « No One Knows », l’un des titres du groupe les plus appréciés à travers le monde. Il est en effet loin ce temps où Josh et ses potes de l’époque, Alfredo Hernández, Nick Oliveri et Dave Catching, devaient mettre en place des concerts « pirates » dans le désert, comptant sur la seule alimentation de générateurs d’appoint. Depuis de nombreuses années, le groupe affiche complet lors de ses tours du monde, réservant ses prestations à des salles de renom ou aux plus grands festivals, mais à un rythme effréné. En quelques jours, Queens of The Stone Age a ainsi enchainé 10 prestations en Allemagne, Pays-Bas, France, Irlande, Angleterre et Belgique puisqu’ils étaient au Pukkelpop le lendemain de leur show à Charleville-Mézières. On comprend d’autant mieux pourquoi Josh Homme préférait préserver sa santé à un moment où elle était un peu plus précaire. Qu’à cela ne tienne, Queens of the Stone Age n’a pas levé le pied pour la cause. Josh et ses acolytes du moment, Troy Van Leeuwen, Dean Fertita, Michael Shuman et Jon Theodore, ont en effet offert aux festivaliers un concert plein d’entrain et de ces enchaînements lourds et répétitifs qui entrent inexorablement en tête. Présenté ainsi, cela pourrait paraître rébarbatif, mais ce n’est nullement le cas. Au contraire, même les non adeptes de rock ne mettent pas longtemps à sentir leur corps bouger sur le rythme de ces sons envoûtants. Ce n’est pas pour rien que Queens of The Stone Age reste l’un des groupes les plus prisés des amateurs de concerts. Ecouter un album du groupe, c’est bien. Mais vivre un de ses concerts, c’est une autre dimension. Josh Homme nous offre même, parfois, un petit trait d’humour, comme en fin de ce premier morceau ou il se présente, en français, comme suit « Bonjour, je suis Will Smith… » faisant référence à son compatriote rappeur qui allait se produire le lendemain sur cette même scène. Point de rap, mais du rock, proche par moments du métal le plus doux. Un genre qui fait, semble-t-il, encore recette, de nombreuses dates de cette tournée, y compris celle du 27 octobre 2025 à Anvers, au Queen Elisabeth Hall affichent en effet complet. A vrai dire, mis à part quelques sièges pour une représentation à Las Vegas ou l’un des deux concerts au Mexique, tout est sold-out jusque juin 2026, soit le moment où le groupe se joindra à une autre grosse machine américaine, System Of A Down, pour une tournée européenne où la Belgique ne semble pas au menu. Il y aura, par contre, deux dates au stade de France, le 02 et 04 juillet. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Karen Dió, de l’énergie punk issue du Brésil.

Les festivals donnent l’occasion de voir des artistes confirmés, ceux que l’on nomme généralement les têtes d’affiche, mais aussi de découvrir des artistes émergents ou connus dans une certaine région du monde sans nécessairement avoir pu percer sur l’entièreté du globe. Karen Dió est à classer dans cette deuxième catégorie. La chanteuse brésilienne n’est en effet ni une débutante ni une artiste boudée par le public, mais simplement une chanteuse qui se produit très rarement en Europe. Karen a débuté dans la musique très tôt, dès ses 13 ans, mais c’est surtout avec le groupe « Violet Soda » qu’elle se fait connaître sur le continent sud-américain. A l’arrêt du band (2021), Karen Dió se lance en solo avec un style plus punk encore. Sa musique est décrite, en fait, comme du punk rock, avec une énergie débordante et une attitude rebelle. Pourtant en voyant ce petit bout de femme, très mignon, se présenter sur les planches, on ne s’attend pas nécessairement à l’explosion qui va suivre. C’est assurément l’une des très belles découvertes du festival, l’une de ces pépites que seul le programmateur du Cabaret Vert est capable de dénicher. A vrai dire, Karen Dió nous fait étrangement penser à Delilah Bon, une autre chanteuse engagée qui est capable de faire le show à chaque sortie publique. Certes, la Brésilienne n’a pas le look apprêté du sosie d’Harley Quinn, mais les deux femmes ont en commun les thèmes abordés dans leurs compositions, à savoir la défense des droits des femmes et de la communauté queer, et ce débordement d’énergie qui sied si bien aux amateurs de punk. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Le malheur des uns… le bonheur de Revnoir.

Les festivals essayent de boucler leur programmation relativement tôt dans la saison, question d’organisation bien sûr, mais également pour éventuellement attirer des spectateurs qui viendraient pour l’un ou l’autre artiste en particulier. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu. Au Cabaret Vert, on le sait même peut-être plus encore que dans d’autres événements, quelques grains de sable s’étant glissés dans la mécanique ces dernières saisons avec l’invitation impromptue de pluies abondantes endommageant certaines portions du site (2023 et 2024) ou l’annulation d’une tête d’affiche attendue comme Queens Of the Stone Age (2024) qui sera finalement de la partie cette saison. L’organisation a toujours rebondi, proposant les meilleures solutions possibles. Cette année, les conditions climatiques étaient clémentes à souhait, mais la réactivité de l’équipe a tout de même été testée, encore, avec la défection tardive notamment du groupe américain Upchuck, programmé le 15 août sur la scène Razorback. Trouver un groupe métal de qualité, en quelques heures, pour se produire un jour férié est évidemment un défi de taille, relevé haut la main par l’équipe programmation établie à Charleville-Mézières. L’heureux élu se nomme Revnoir. Un quatuor de metalcore français qui a été formé en septembre 2023. Un groupe très jeune donc, mais constitué de musiciens qui sont loin d’être novices. Trois membres étaient auparavant dans le groupe Merge, tandis que Robin Leneutre était, lui, guitariste pour le groupe Alaska. Leur musique mélange le rock, le métal et la dark electro, créant ainsi un son à la fois lourd et mélodique, peut-on lire dans certaines publications qui relèvent également que leur premier EP, « Revenant », sorti en mai 2024, a été très bien accueilli par le public, le groupe n’ayant pas connu de difficulté à remplir les salles de sa première tournée. Sur scène, Maxime Rodriguez-Medallo, Julien Ho-Tong, Kaz Nakazawa et Robin Leneutre font un job excellent. Le son est top, l’occupation des planches optimale et le groupe a « de la gueule ». Le public ne s’y trompe d’ailleurs pas, l’ambiance est aussi au rendez-vous. Nul doute que Revnoir a gagné des fans suite à cette prestation. Mission réussie pour Revnoir, mais aussi pour l’équipe du Cabaret Vert qui est allé (re)pêché là un groupe dont la courbe est résolument ascendante. Leur tournée se dessine d’ailleurs désormais à l’international avec des prestations prévues en Angleterre, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Hongrie, Autriche, République Tchèque et … Belgique, avec un passage ce 25 novembre 2025 au Trix (Anvers). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Sprints, du garage punk irlandais qui décoiffe.

C’est en 2019 que Colm O’Reilly, Karla Chubb, Jack Callan et Sam McCann concrétisent le projet de créer un groupe. Il faut dire que les trois premiers cités jouent déjà ensemble depuis leurs 10 ans, mais l’idée se concrétise avec un premier single, Pathethic. L’engrenage est lancé. Les singles vont s’enchaîner et un premier EP verra le jour en 2022 mais il faudra attendre 2024 pour découvrir leur premier album : Letter to Self qui reçoit l’éloge des critiques. La voie du succès semble ouverte d’autant que leur tournée connait un réel succès. Alors que tout semble enfin se mettre en place pour que Sprints se faufile parmi les formations en vogue, Colm O’Reilly annonce quitter le navire avec « un désir de se retirer de la performance publique » (sic). Après plusieurs essais, c’est Stephenson qui est retenu comme nouveau guitariste. Une modification finalement non pénalisante puisque Sprints multiplie les concerts en Europe, au Royaume-Unis mais aussi aux Etats-Unis et va sortir ce 26 septembre un deuxième album intitulé « All That Is Over ». Pas encore sorti donc, mais voici comment il est déjà présenté sur le site du band : « All That Is Over est un deuxième album remarquable qui pousse la dynamique du groupe dans un territoire plus riche, en trouvant un nouvel espace et une nouvelle nuance plus dure que jamais. Écrit dans les bus de tournées, dans les contrôles sonores et très en temps réel, c’est un album qui s’inscrit dans le contexte d’une litanie d’atrocités – la guerre à Gaza, les feux de forêt de Los Angeles, le décret de Trump qui s’attaque aux populations transgenres – qui voit SPRINTS y donner l’impression d’une société devenue folle ». Et qui dit nouvel opus, dit tournée promo. Sprints termine donc à peine son tour des salles et festivals qu’il reprendra la route quasi dans la continuité avec un rythme effréné. On dénombre en effet 43 dates d’ici fin 2026 dont une en Belgique, le 11 mars au Botanique. Si le punk bien trempé ne te rebute pas et qu’une belle perf sur scène te fait kiffer, ne cherche pas plus loin, voici un concert fait pour toi. Pour vous faire une idée de ce qui vous attend, voici quelques clichés ramenés du Cabaret Vert où Karla et ses boys ont montré que Dublin n’était pas qu’une destination de vacances remplie de pubs mais aussi le berceau de quelques groupes qui valent le détour. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.

Kyo aurait-il trouvé le Graal ?

Quelques groupes rock français traversent les époques sans marquer le pas. C’est le cas d’Indochine, qui revient toujours avec quelques nouveautés sous le sapin quand on croit que Nicolas Sirkis est prêt à jeter l’éponge, et Trust. Mais à y réfléchir de plus près, il n’en reste pas tant d’autres. Téléphone s’est scindé, Shaka Ponk a effectué sa tournée d’adieu et Noir Désir ne fait plus partie du paysage depuis 2010. Si l’on se dirige plus dans le versant « métal », on peut citer « Mass Hysteria » et « Lofofora » et quelques autres références du genre, mais dans le rock plus commercial, ou disons, plus apparenté pop, que reste-t-il ? Kyo évidemment. Certains ne le savent peut-être pas mais ce groupe existe depuis 1994, même s’il n’a connu la gloire qu’à partir de 2003 grâce au titre « Le chemin » et à l’album du même nom (NDLR : c’est à ce moment que Pierre Lavandon rejoint ponctuellement le band pour les sessions et tournées). Et pourtant, en 2006, le groupe appuie sur la touche pause afin que chacun puisse s’occuper de projets personnels. Ce qui ne devait être qu’un break temporaire s’éternisera toutefois jusque 2014, faisant craindre à certains fans une fin prématurée. Mais Benoît Poher, Nicolas Chassagne, Florian Dubos et son frère Fabien tiennent leur promesse en sortant l’album « Equilibre » qui marque la renaissance du groupe.   La machine est relancée, avec un musicien supplémentaire pour les sessions et lives, Nicolas Subréchicot. Le groupe ne va plus vraiment lâcher la bride à partir de ce moment-là, enchaînant les concerts, liés ou non à des sorties d’albums. Seule modification notable dans le line-up, Fabien Dubos laisse ses baguettes à Jocelyn Moze à partir de 2018. Avec des titres aussi percutants que « Contact », « Je cours », « le Graal » ou « Dernière danse », Kyo s’est forgé une meute d’adeptes qui attendent avec impatience chacune de ses sorties publiques. Ils étaient donc nombreux à arborer le logo « Kyo » devant la scène de la Place des Arts au festival des Solidarités, d’autant que le groupe a annoncé la sortie de son prochain album, dénommé « Ultraviolent » pour le 31 octobre 2025 et donc l’opportunité de jouer l’un ou l’autre nouveau morceau en public à Namur, comme le prometteur « K17 ». On ne vous cache pas que Kyo reste Kyo, mais le public l’apprécie ainsi. Toutefois la véritable révélation de la soirée fut Benoît Poher. Son timbre, immédiatement reconnaissable, n’a rien perdu de sa capacité à toucher. Mais c’est surtout son engagement scénique qui frappe : plus disponible, plus mobile, il alterne moments de retenue et envolées passionnelles avec une aisance qui donne l’impression d’un chanteur rajeuni. Là où l’on craignait une voix usée par les années, Poher a montré une maîtrise retrouvée — nuances justes, phrasés travaillés — et, surtout, une énergie communicative. Quand il interpelle la foule, le lien se noue instantanément ; quand il se fait plus intime, l’assistance retient son souffle. A l’instar d’Indiana Jones, Kyo semble avoir trouvé son Graal, celui qui assure la jeunesse éternelle. Côté concert, une seule date à l’agenda, ce 19 septembre à Charnay (France), mais avec l’arrivée toute proche de leur nouveau bébé, nul doute qu’une tournée sera rapidement mise sur pieds afin de le présenter à tous. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.