Black Mirrors a fêté sa dernière de l’année au Reflektor, mais 2024 s’annonce déjà sous les meilleurs cieux.

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Groupe de rock alternatif belge, et plus précisément Bruxellois (voire même Brainois), formé en 2013, Black Mirrors avait un calendrier bien rempli pour cette fin d’année avec notamment des concerts en Allemagne, un pays qui ne fait pas dans la dentelle lorsqu’on aborde le thème de Noël. Mais le groupe a dû renoncer à ces dernières prestations pour préserver la santé de sa chanteuse, et de la génération future…

Un heureux événement tout proche…

Décrit comme un vrai groupe de scène, se bonifiant au contact du public, Black Mirrors se repose sur le chant de Marcella Di Troia, actuellement en forme(s) puisqu’elle attend un heureux événement. Une bonne nouvelle, mais qui entraîne un report des projets live du band, qui a toutefois déjà annoncé qu’il ne va pas hiberner pour la cause, des projets étant près à ressortir du placard. On pourrait donc s’attendre à la sortie d’un nouvel album, le 3e opus studio (2018 : Look into the Black Mirror (Napalm Records) – 2022 : Tomorrow Will Be Without Us) et des dates sont déjà au planning de 2024 (à partir du 10 mai, à Affligem, mais aussi en Allemagne en juillet). Et oui, c’est l’un des traits de caractère de ce groupe un peu particulier, c’est qu’il s’adapte à toutes les situations ou presque.

De l’émotion pour cette dernière de 2023.

Au départ, Marcella voulait mettre sur pied un girls band, mais la pétillante chanteuse n’a pas trouvé guitariste à son oreille, optant finalement pour un homme donc, avant que ses deux musiciennes ne quittent le navire, laissant la places à d’autres mâles.

Marcella n’a pas ménagé ses efforts.

Le départ de Loïc Videtta entre les deux premiers albums ne semble pas non plus avoir affecté négativement les parties en cause, Loïc s’épanouissant à la tête de sa nouvelle tribu, Black Orchid Tribe, alors que ses anciens équipiers, multiplient les performances live (Gino Caponi: Basse / Lau Seys: batterie / Pierre Guillaume et Pierre Lateur : guitares).

Marcella et ses Black Mirrors sont toujours heureux sur scène.

Une adaptabilité qui se marque encore plus lorsqu’on aborde la musique et son interprétation. En effet, les compositions sont telles qu’elles peuvent aussi bien être interprétées avec l’énergie rock habituelle qu’en acoustique avec une guitare sèche.

Loin du girls band pensé à l’origine, même si Marcella reste la chef de file naturelle.

Ce deuxième album, défendu sur scène depuis une année maintenant est décrit par ses membres comme étant énergique, sombre et brut mais qui recèle toutefois de nombreux niveaux de lecture, comme ce titre évocateur Tommorrow will be without us (demain se passera sans nous) et sa transposition scripturale qui entendent attirer l’attention du public sur l’importance de vivre sa vie et de profiter de l’existence car demain nous, en tant qu’individu, ne serons plus là, mais en restant attentif à notre impact sur la planète car nous, humains, sommes, à moyen terme, en danger d’extinction, comme la plupart des espèces vivant sur cette planète. La pochette se basant d’ailleurs sur un cliché d’un photographe belge mettant en exergue les activités des morgues au Mexique.

Future maman.

Prochain objectif scénique ? Etre choisis en première partie de Queens of the Stone Age ou Idles. Au fait, le premier des deux groupes sera justement la tête d’affiche du jeudi 15 août au Cabaret Vert, à quelques encablures à peine de nos frontières (Charleville-Mézières).

A 2024 pour du rock, et encore du rock…

Mais revenons deux minutes sur ce dernier show de 2023, qui s’est déroulé au Reflektor, au centre de Liège. L’assistance a pu profiter ce soir là de deux prestations de haut vol puisque la première partie était assurée par Giac Taylor, le projet « solo » de Romano Nervoso qui enfile là sa tenue de batteur sauvage.

Des morceaux incarnés.

Une mise-en-bouche très rock qui collait bien avec l’univers des Black Mirrors et de ses fans. Et quid de la salle ? Sobre, sans chichi au niveau de la déco, mais avec une acoustique très valable. L’idéal pour ce type de performance. Car Marcella et sa bande vont évidemment se donner corps et âme, au point que la chanteuse doit parfois reprendre son souffle quelques instants entre deux morceaux. Ce ne doit pas être évident de balader ainsi en permanence un pensionnaire dans son ventre.

Un de plus sur scène…

Elle assure toutefois, comme d’habitude, sur scène. Autre petite singularité, l’émotion présente dans les yeux de l’artiste lorsqu’elle explique les raisons de cette pause qui va devoir être imposée au groupe. Du moins scéniquement car, comme décrit ci-dessus, le groupe n’entend pas se reposer jusque mai, tout un travail de création, généralement réalisé en amont d’un album, germe dans les têtes.

Black Mirrors vous donne d’ores et déjà RDV en 2024.

Profitez donc de ces quelques clichés (que vous pouvez aussi retrouver sur la page Facebook – ReMarck Photos) pour tenir jusque mai 2024, date (jusqu’ici) annoncée du retour de Black Mirrors sur scène.

ReMarck (110)

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