30 ans après, Richard « Gonzague » Ruben kiffe son retour à Forest.

Le 24 mars 1995, Richard Ruben remplissait Forest National, devenant le premier humoriste belge à fouler cette scène mythique bruxelloise. Depuis, l’enfant du pays (il est souvent assimilé à son personnage de Gonzague, l’archétype du BCBG des beaux quartiers d’Uccle) n’était plus revenu dans cette salle, lui préférant le Cirque Royal. Mais un tel anniversaire demandait un acte fort pour marquer les esprits. Richard Ruben a donc décidé de remettre le couvert dans son plus beau restaurant étoilé, le Forest National qui a vu tant d’artistes y mettre le feu. Le pari était osé car le stand-up n’est pas monnaie courante à cet endroit, mais Richard Ruben possède tellement d’atouts en poche qu’il pouvait se permettre de « faire tapis » avec un public fidèle qui le suit depuis désormais 35 saisons. En tournée depuis quelques temps déjà avec son spectacle « En Chanté », l’imitateur humoriste a donc décidé de s’offrir une parenthèse qui aurait pu se matérialiser par un panaché de ses sketches les plus marquants et ses parodies les plus mordantes, mais l’homme aime surfer sur l’actualité et verser quelques gouttes d’acide sur les personnages qui n’œuvrent pas vraiment pour le bien de l’humanité. C’est donc un spectacle inédit à 60% qui fut présenté ce 27 mars 2025 aux spectateurs avertis qui ne voulaient pas manquer cette représentation unique. La trame de ce show, Richard Ruben l’a mise en place avec son comparse habituel, Sam Touzani. Et oui, pour les connaisseurs, voici un duo qui prouve que la collaboration, et même l’amitié, sont bel et bien possibles entre deux peuples que tout oppose dans certaines régions du globe car si Richard Ruben incarne à merveille ce Gonzague qui semble lui aller comme une seconde peau, le personnage est bien plus complexe qu’il n’y parait. C’est d’ailleurs la base de l’une de ses réflexions scéniques. On ne peut plus se moquer que de sa communauté, sinon on s’expose à la vindicte populaire voire même à des poursuites judiciaires, mais quand l’on est le fruit d’un panaché aussi riche que le sieur Ruben, on a de quoi voir venir puisqu’il a un pied dans une vingtaine de communautés au moins. « Sur scène, je raconte l’histoire de ma grand-mère égyptienne, de mes arrière-grands-parents qui sont d’Alep. On est très loin de Gonzague. Je suis né à Cavell, je suis un vrai Belge mais mes racines viennent de partout ailleurs. Ma mère, en 1939, est née au Salvador d’une famille qui a fui l’Alsace pour ne pas être déportée. Quand ils sont revenus, toute la famille de mon grand-père était déportée. Ils ont eu tellement peur qu’ils sont allés… en 1947, en Suisse. J’ai de la famille à Milan, aux Etats-Unis, en Egypte… Mon côté juif, je le tiens par mon père séfarade et ma mère ashkénaze. Mon lien avec le judaïsme est plus de tradition que de croyance. Je suis agnostique » Cette histoire, Richard la raconte, en partie, sur scène, mais il n’hésite évidemment pas à égratigner les dirigeants mégalomanes qui mettent le monde en péril (inutile de vous faire une photo) et revient sur certaines pratiques « déshumanisantes » comme les anniversaires préprogrammés version FB. Richard Ruben humoriste et sociologue, c’est l’une des faces de la pièce, mais son don pour la chanson et l’imitation ne pouvait être occulté pour l’occasion. Tous les plus grands y passent, chanteurs et chanteuses, et même des fils cachés de… sorte de mix entre deux personnalités connues. A chacun ses préférences, mais nous avons été bluffés par les « grandes voix », celles de Maurane, Pavarotti ou encore Slimane, que Richard Ruben maîtrise à merveille. Sans oublier The Muscles of Bruxelles, JCVD, que Richard peut pasticher comme s’il était son jumeau. Et pour les plus jeunes, Zaho de Sagazan ou encore Pierre Garnier sont venus garnir cette galerie des stars depuis peu. Côté pratique, un humoriste, même imitateur à ses heures, seul sur l’immense scène de Forest, qu’est-ce que cela donne ? Du très bon, mais comme on vous le disait, l’artiste ne partait pas les mains vides. Il a tout d’abord invité un autre ket de Bruxelles bien connu et apprécié de tous pour chauffer la salle, le scratcheur fou, Daddy K. Et puis Richard Ruben ne monte désormais plus sur scène sans le multi instrumentistes Thom Dewatt, qui s’occupe de la partie musicale du spectacle (celui-ci, mais aussi « En Chanté »). Cela peut paraître anecdotique, mais il est une pièce essentielle du puzzle dont le point d’orgue est sans doute cette « compilation » de 49 extraits du grand Brel en 1m20 sec (NDLR : j’en ai relevé environ la moitié, mais je ne suis pas un spécialiste). Et puis le jeu de lumières était au niveau de l’événement, comme vous pouvez le voir sur les clichés. Nous n’étions pas sur un concert de Mylène Farmer ou Coldplay, mais certains chanteurs adulés des ados pourraient rougir en voyant la mise en scène de ce one shoot. Et oui, c’est loupé pour cette occasion unique, mais Richard Ruben continue de se produire avec ses spectacles « En Chanté » et « 80 min avec Richard Ruben » (dont une date, le 23 avril, au Fridge Comedy Club). Retrouvez les clichez du spectacle sur la page FB – ReMarck Photos.
CABARET VERT : l’intégralité de la programmation musicale dévoilée.

Du bleu, du vert, du rose… Le tableau est complet, les couleurs débordent : la programmation 2025 du Cabaret Vert est désormais pleine et entière. Une quarantaine de nouveaux noms rejoignent la fête, ajoutant autant de sons, d’histoires et d’émotions à la fresque musicale qui se dessinera du 14 au 17 août dans les Ardennes. Tous nouveaux, hyper chauds. Fidèle à l’esprit du festival, la suite du programme 2025 prévoit son lot d’artistes brûlants attendus le long de la Meuse. Remodelée cet été, la scène Razorback hurlera à la lune avec les shakers rockeurs Fat Dog, aussi remuants que sauvages, et les fulgurances post-punk des néerlandais Tramhaus. Côté dancehall, on affiche complet, propulsé par le boss Sean Paul et le prodige transalpin Kybba. Côté dancefloor, deux figures parmi les plus en vue de la scène électronique actuelle seront de la party à Charleville : le phénomène norvégien Alan Walker, couronné par ses tubes interstellaires (Faded, Alone…), et le surdoué français de la hard techno Trym. Girls first ! Dans la playlist de l’été ardennais, on trouve aussi une armada d’indie girls bien décidées à dézinguer les citadelles du rock. Dans le sillage de la it-girl Suki Waterhouse, déjà annoncée cet hiver, s’invitent désormais l’adrénaline gouailleuse de Panic Shack, le glam show de CMAT, la sève juvénile californienne de The Linda Lindas, la colère jubilatoire (et contagieuse) des Lambrini Girls, et bien sûr, le rrriot punk de la Brésilienne Karen Dió, étoile montante planétaire du genre. Français, fais ce qu’il te plaît Retour de ce côté de l’océan, avec des personnalités frenchies hors normes qui viendront également assaisonner cette édition 2025. On prend de plein fouet la déflagration Eloi, une Francilienne qui boxe quelque part entre synthpop et électro-punk. On se laisse émouvoir par le performer mercurien Lucky Love. Et l’on suit les yeux fermés Adèle Castillon, dont les déambulations électroniques crèvent l’écran… et le cœur des festivaliers. Rap en orbite sur le Greenfloor Têtes chercheuses, talents explosifs : le Greenfloor offrira un panorama des rookies rap, grand cru 2025. Citons la trap façon queen pour Le Juiice ou cosmopolite pour Dina Ayada, la new jazz du phéno JRK19, TH avec sa E-TRAP rocailleuse, le caméléon Ajna, l’ovni Jyeuhair, l’uppercut mumble rap de La Mano 1.9 ou encore l’univers sous haute influence rastafari de Jeune Lion. Et pour coopter cette nouvelle génération ? Le patriarche du rap hexagonal, Oxmo Puccino, dont la venue sur le Greenfloor sera forcément incontournable le dimanche, sous vos applaudissements. L’affiche 2025 au grand complet Ces nouveaux appelés viennent grossir les rangs d’une édition 2025 qui s’annonce spectaculaire, avec 80 artistes dont Booba, MC Solaar, Will Smith, DJ Snake, Jamie xx, The Last Dinner Party, Zaho de Sagazan, Bigflo & Oli, Julien Doré, Idles, Vampire Weekend, Queens of the Stone Age, Landmvrks, Leprous, SDM, Theodora, Sammy Virji, VTSS, Genezio, Ven1, Horsegiirl, Kneecap, Wet Leg. Audacieux, indépendant et durable depuis 2005 À Charleville-Mézières, les watts font aussi vibrer les bulles. Comme chaque année, le festival célébrera la bande dessinée avec séances de dédicaces, rencontres et remise de la 3ᵉ édition du Prix BD Cabaret Vert. Les passionnés du genre se mêleront aux amateurs de cinéma et de débat dans l’espace L’IDeal, pour une expérience toujours plus libre, curieuse et collective. Enfin, le festival promet de garder son cap éternel : prendre soin du monde autant que de son public. Cette année encore, il proposera aux festivaliers de mieux se déplacer, de consommer local et de produire moins de déchets… Cabaret 2025 : le compte y est — et il est sacrément bon. Rendez-vous du 14 au 17 août 2025 dans les Ardennes.
Chimène Badi nous emmène dans un voyage musical teinté de blues, de soul et de gospel.

Ce 01 mars, le Cirque Royal accueillait l’une des plus belles voix de la scène française, Chimène Badi. Propulsée sur de devant de la scène il y a (déjà) 23 ans grâce à l’émission télévisée Popstars (M6). Pour être précis, elle ne doit pas vraiment sa reconnaissance à l’émission même, puisqu’elle n’avait pas été retenue pour la formation du groupe, qui était alors le but recherché de l’émission (où l’on a également vu se révéler un certain M.Pokora), mais bien au flair de l’un des membres du jury, Valery Zeitoun, qui repère en elle une future artiste solo. Cela dit, le succès est bel et bien au rendez-vous dès son premier single, l’inoubliable « Entre nous ». Relativement discrète dans ce monde où strass et paillettes font de plus en plus bon ménage, Chimène va s’imposer sur la durée, démontrant à chaque sortie que sa voix peut se frayer un chemin dans presque tous les répertoires. Il faut dire qu’elle a de suite été à bonne école puisqu’elle a été invitée à effectuer la tournée des zénith avec le taulier himself, Johnny, qui lui apprendra l’une des clés du succès, le respect du public. Lors de sa dernière tournée, Chimène Badi avait repris le répertoire d’une autre artiste intemporelle, aussi emblématique que Johnny Hallyday, Edith Piaf. Cette fois, ce n’est un homme ou une femme que Chimène veut mettre en exergue mais plus un courant musical. « Gospel & Soul : La voix et l’âme », le nom est révélateur, le vivier de programmation sans fond et la surprise finalement très belle car outre ses performances vocales, attendues, il est vrai, Chimène Badi va nous livrer des éléments de son histoire, son vécu, sa relation au public, entamant un dialogue improbable avec l’assistance. Flash-back sur la soirée… Quelques notes flottent dans le Cirque royal avant que six choristes entament la mélodie d’Amazing Grace, l’un des airs les plus populaires de ces deux derniers siècles (le texte date de la fin du 18e et la chanson a été reprise plus de 7000 fois par notamment Aretha Franklin , Andrea Bocelli, Whitney Houston, Aerosmith, U2, Johnny Cash…). Chimène arrive presque sur la pointe des pieds pour se joindre à eux. Elle enchaîne avec une artiste francophone à laquelle peu de chanteuses actuelles osent se frotter, Nicole Croisille, pour un « Parlez-moi de lui » poignant. Vient alors un grand écart que seule Chimène Badi peut envisager avec le roi de la pop, Michaël Jackson et son « Man in the mirror ». Déjà venue au Cirque Royal lors de précédentes tournées, la chanteuse va nous offrir une petite parenthèse afin de remercier ce public qui lui reste fidèle depuis près de 24 ans. « Ces moments sont comme des parenthèses enchantées » lance-t-elle, faisant référence à ces concerts qui peuvent être source de stress parfois mais qui découlent toujours sur des moments magiques de partage. Puis vient le moment d’aborder l’un des moments les plus marquants pour l’artiste, sa rencontre avec Billy Paul pour l’enregistrement de leur duo sur « Ain’t No Mountain High Enough ». Billy est depuis lors passé dans l’autre monde, mais l’un des choristes, Julien, va endosser le rôle du chanteur anglophone pour cet hommage. Au fait, le choeur est composé de six membres, quatre dames et deux hommes, tous issus de Sankofa Unit, la chorale urbaine créée en 2006 par David Smite et Joby Smith (présente au Cirque Royal) et qui s’est désormais imposée comme le support incontournable des voix soul, RNB et gospel. Ce nom vous parle! Vous faites alors partie des téléspectateurs qui suivent The Voice France, Sankofa Unit accompagnant régulièrement des candidats du célèbre télécrochet lors de prestations en live. Six choristes donc, mais également un pianiste, Cyril Barbessol (également directeur musical de la tournée) et un batteur, Jeff Ludovicus, pour entourer Chimène Badi qui semble s’amuser comme aux premières heures de sa carrière sur cette scène. Et le comble pour nous, c’est qu’elle le maîtrise son sujet. Nous avons là l’une des plus belles voix françaises, et c’est encore plus restreint dans ce domaine musical précis où Chimène tire véritablement les marrons du feu. Sa set-list, Chimène l’a pensée, construite même, avec des morceaux qui lui parlent, qui ont une histoire. Ce chemin, elle l’a vraiment entamé dans sa chambre d’adolescente déjà, et c’est d’ailleurs de cette époque que date la chanson suivante, « Le Ballet » de Céline Dion. Sa voix chaude et ensoleillée, chargée d’émotions rend chaque morceau vivant, planant, enivrant. Pour ne pas gâcher votre plaisir, et la découverte du spectacle, le récit chronologique s’arrêtera ici, à vous de découvrir la suite ou tout du moins son habillage du moment car on ne va, par contre, pas se priver de vous mettre l’eau à la bouche. Le spectacle est en effet vraiment bien balancé et l’artiste très touchante. Elle qui, jeune, détonnait par ses connaissances et sa maîtrise de répertoires pas nécessairement dédiés aux adolescentes, semble avoir gardé encore maintenant, à contrario, son âme d’enfant, comme si elle remontait le temps, tel Benjamin Button. Comme vous l’aurez noté, toutes les chansons présentées précédemment étaient des reprises, des covers comme on dit maintenant. Mais le répertoire propre de l’artiste n’est pas oublié. Ne vous inquiétez pas, « Entre nous » sera bien au rendez-vous. Il ne pouvait en être autrement. Vous aurez également « Le Sud », version Chimène Badi, et même peut-être un passage a cappella de « Le Jour d’après », Chimène ayant ravi un spectateur qui voulait absolument entendre ce morceau en improvisant un couplet. Mais il y a surtout trois titres récents, poignants, plein de sens, qui rappellent que Chimène est bien une chanteuse actuelle et non une interprète de reprises. Le premier fut écrit, voici peu, par Antoine Délie, un talent belge que Chimène avait coaché à The Voice Belgique. Ils sont toujours restés en contact et cette fois, c’est une chanson forte, « Au nom de qui », qui vient sceller leur collaboration, le titre figurant sur le nouvel album de Chimène. Le deuxième est une véritable mise en lumière de la relation qui lie Chimène
Tina Turner … ou presque.

Il existe de nombreux covers d’artistes connus, décédés ou non. Et la reine du Rock and roll, Tina Turner, n’échappe évidemment pas à cette mode ce qui est un peu normal vu qu’elle est l’artiste rock à avoir vendu le plus de disques (200 millions) et le plus de places de concerts pour une artiste solo. Ce samedi 15 février, lendemain de Saint-Valentin, c’est la formation « This is Tina », portée par Maureen Alberg, qui présentait son show en l’honneur de l’ex mamy du rock, au Trixxo Hasselt. Maureen, ex-finaliste du programme Starstruck sur VTM, n’est pas venue seule sur scène puisqu’elle est accompagnée de deux autres chanteuses et de six musiciens. Composition du band : Maureen Alberg (chant) – Myrthe Robijns & Anouk van Grunsven (chœurs) – Mike Schellekens et Dirk Michielse (guitares) – Arjan Kok (basse) – Wim van Deuren (claviers) – Tim Peters (batterie & percussions) – Mathieu Dierckx (saxophone). Ajoutez à cette mise en scène copieuse une similitude physique étonnante avec l’artiste originale et vous voilà (re)plongés dans l’univers d’Anna Mae Bullock (le vrai nom de Tina), la chanteuse qui a aussi marqué les esprits pour son apparition dans le film Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985) en tant que tante Entity et surtout interprète de la bande originale. Avec Proud Mary (1970), The Best (1989), We don’t need another hero (1985), What’s love got to do with it (1984), Goldeneye (1995), Private dancer (1984) et son duo improbable mais tellement réussi avec Eros Ramazzotti, Cosas de la Vida (Can’t Stop Thinking of You), il y a de quoi faire niveau répertoire, d’autant que la grande Tina a aussi œuvré dans les dessins animés, soutenant les B.O. de Frère de Ours et Le Roi Lion 2. Maureen, aussi connue sous le pseudonyme de Mo’reen, n’est pas une jeune première dans le métier, dès 1993 elle fut en effet la voix féminine du groupe « The Radios » qui connut un succès non négligeable notamment avec le titre « She goes Nana » mais aussi ses reprises de titres ancrés des années 80 et 90. Après, elle accompagnera des artistes renommés comme Johnny Logan ou les Gibson Brothers. On peut donc dire que madame a, à 54 ans, de la bouteille. Et cela se ressent directement sur scène. Telle la tigresse qu’elle incarne, Maureen va s’accaparer le public, jouant de ses traits physiques proches de ceux de la star, jusqu’à porter des tenues de scène identiques à celles de la reine Turner, mais aussi, et surtout, de son énergie et de ses impressionnantes capacités vocales. Alors, certes, il manque un peu de graves et cette voix si particulièrement usée par la vie dans les moments posés, mais lorsque la musique s’emballe et que le rock enfile sa plus belle robe, Maureen sort de sa tanière et devient la louve que pouvait représenter l’ex épouse d’Ike Turner. En résumé, c’est du cover, oui, mais du bon, de haut niveau, travaillé jusque dans les moindres détails. Un spectacle à voir assurément pour les nostalgiques de la reine du rock and roll. Retrouvez les photos du concert sur la page FB – ReMarck Photos.
Un petit air de 1981 …

Comme nous vous l’avons décrit récemment dans l’article qui lui est consacré (retrouvez le ici), le groupe Toto fait actuellement salles combles en Europe. Le public est ravi, d’autant qu’il peut profiter non pas d’un seul, mais bien de deux concerts de qualité puisque la première partie du band californien est assurée par un autre artiste dont les titres résonnent toujours dans nos têtes autant que dans les juke-box vintages qui étaient encore très en vogue dans les eighties. Cet artiste est Christopher Cross. Ce nom ne parle peut-être pas de prime abord à tous, surtout aux plus jeunes, le chanteur musicien ayant connu ses plus belles heures de gloire entre 1979 et 1982. Mais sachez qu’en 1981, il fut le premier à récolter 5 Grammy Award, dont 4 des plus représentatifs à savoir celui de l’enregistrement de l’année, celui de la chanson de l’année (tous deux pour Sailing), celui de l’album de l’année et celui du meilleur nouvel artiste. Le Grammy Award de l’album de l’année lui attribue d’ailleurs un point commun avec Toto, qui obtiendra cette même récompense en 1983 pour Toto IV. Mais revenons à notre tournée. Christopher Cross est accompagné sur scène de son instrument fétiche, la guitare, évidemment, mais pour l’occasion il a mis les petits plats dans les grands en emmenant avec lui un pianiste, un saxophoniste, un bassiste, un batteur et trois choristes. Au menu, l’ensemble des balades qui ont été les plus marquantes dans son répertoire et notamment All Right – Never be the same – Sailing – Arthur’s theme mais aussi Ride Like The Wind, son tout premier single, classé 2e aux Etats-Unis lors de sa sortie, derrière l’excellent Call Me de Blondie. Retrouvez ici (et sur la page FB – ReMarck Photos) quelques clichés de la prestation de Christopher Cross, considéré comme l’un des meilleurs guitaristes de soft rock.
Toto fait (encore) recette.

Depuis quelques jours, les membres du groupe rock iconique TOTO ont débarqué en Europe dans le cadre de leur nouvelle tournée « Dogz of Oz ». Parmi les premières dates figuraient une apparition à Bruxelles (Forest National) et à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette (Luxembourg) juste avant de descendre vers l’Hexagone. Suivront la Suisse, l’Allemagne, le Danemark, la Norvège, la Suède et la Finlande, avant de prendre la direction d’un autre continent, l’Océanien qui précèdera un retour sur leur terre natale américaine où la Floride sera évidemment le premier état visité. Point commun à toutes ces dates ? Le sold-out. S’il n’a plus sorti d’album depuis 2018 (Old is New), le groupe n’en demeure pas moins une référence du rock des 80’s et 90’s, fort de 15 plaquettes studios. Et on ne parle pas ici de petites productions locales, les ventes cumulées de ces albums dépassant désormais les 50 MILLIONS de pièces. TOTO, un groupe de vieux ? S’il est vrai que le groupe fêtera prochainement ses cinquante ans d’existence (il a été créé en 1976), et que ses titres les plus emblématiques sont extraits de l’album Toto IV sorti en 1982, le band de Los Angeles est loin de tomber aux oubliettes. Il connaît même une seconde jeunesse grâce aux réseaux sociaux. Dans le monde du streaming, le répertoire du groupe est écouté plus de TROIS MILLIONS de fois par jour sur Spotify uniquement, par un public qui rajeunit de mois en mois. En juillet, 52 % des écoutes en continu provenaient de personnes âgées de 34 ans ou moins. Avec des titres phares comme Africa, pourtant très décrié lors de sa sortie, même par plusieurs membres du groupe, pour ses paroles parfois un peu tirées par les cheveux, mais qui s’est malgré tout imposé comme l’une des chansons les plus appréciées de cette époque, l’entraînant Hold The Line ou l’inusable Rosanna (considéré par certains comme le morceau le plus abouti du groupe), on ne peut que valider le répertoire de ce groupe devenu l’une des références mondiales du rock, même si les influences et courants musicaux rencontrés au fil des albums sont multiples (jazz, jazz-fusion, rock progressif…). Restait à savoir si les « vieux briscards » que sont Steve Lukather (67 ans) et Joseph Williams (64 ans), seuls piliers du groupe encore en activité (et encore, Joseph Williams n’avait tourné que 4 ans avec TOTO avant 2010), allaient tenir le gouvernail avec assez de punch pour ravir les fans des premières heures. Alors certes, les puristes diront que ce n’est plus exactement TOTO, les frères Porcaro étant décédés et certains autres membres représentatifs comme Simon Philips n’étant pas de la partie, mais sur scène, on n’y voit que du feu, ou plutôt de la fumée. L’énergie est là, et quand les musiciens s’emballent dans des impros appuyées ou des solos majestueux, c’est toute l’âme du rock qui ressurgit et s’empare de la salle. Steve Lukather semble même rajeunir à vue d’œil de prestation en prestation. Sa tignasse grise rappelle bien qu’il a un peu plus d’expérience que d’autres, mais il affiche un tel sourire et une telle joie de se produire sur les planches qu’on le confondrait pour peu avec un jeune premier ravi d’être devant un public pour la première fois. Sa discrète atèle de soutien au genou, présente en Belgique, avait même disparu pour le show luxembourgeois. Cette cure de jeunesse lui réussit semble-t-il assez bien. Steve est donc bien là, au sommet de son art, manoeuvrant ses guitares comme de vraies œuvres dignes de prouesses sonores, mais il faut dire qu’il est bien entouré. Chaque musicien/chanteur est une pointure dans sa discipline, et cela s’entend ! Car, avouons-le, si l’on vient au concert d’un groupe de rock, ce n’est pas pour écouter note par note les compositions des albums. Non, la musique doit vivre, prendre forme et s’embraser, ce que réussit à faire Toto avec certains morceaux qui durent finalement plus de sept minutes. Cela pourrait paraître long, mais pas ici, pas dans ces conditions, pas avec ce niveau de maîtrise… Rendons donc à César ce qui lui appartient et tirons notre chapeau à ces artistes qui font de la tournée 2025 de Toto une prestation de tous les instants. On retrouve donc au chant Joseph Williams, mais aussi Greg Phillinganes (clavier/chant), Shannon Forrest (batterie), John Pierce (basse), Warren Ham (cuivres/percussions/chant) et Dennis Atlas (clavier/chant). Pour votre information, sachez quand même que Steve Lukather a joué sur les albums d’artistes aussi renommés que Paul McCartney, Michael Jackson, Joe Cocker, Lionel Richie, Cher, Elton John, Eric Clapton, George Benson … et même Michel Berger. C’était le guitariste de référence, et le seul membre fondateur permanent, finalement, de TOTO. Greg Phillinganes a lui joué pour Stevie Wonder, The Jacksons, Paul McCartney, Eric Clapton et Michael Jackson, notamment sur l’album Thriller (au total, 4 albums et deux tournées avec le Roi de Pop). Shannon Forrest n’est pas en reste puisqu’il a notamment travaillé avec Kenny Rogers, Tom Walker, Sheryl Crow ou encore Taylor Swift. John Pierce, bassiste qui en impose par son style et ses postures, est un ancien membre du groupe Huey Lewis and the News, mais il a aussi collaboré avec Kim Wilde, Céline Dion et la légende himself, Mick Jagger. Warren Ham est peut-être le plus discret de tous, mais il n’en demeure pas moins une valeur sûre notamment pour son jeu au saxophone. Il est aussi le plus âgé des membres du band actuel (73 ans). Le petit dernier ferait presque tâche dans le tableau avec sa face de jeune poupon, d’autant que c’était, initialement, Steve Maggiora qui était annoncé (c’est lui qui figure sur les photos promo diffusées lors de l’annonce de la tournée début 2024). Mais ne vous fiez pas aux apparences, Dennis Atlas n’est pas là pour rester dans l’ombre de ses aînés. Le benjamin de la troupe s’offre un solo remarqué au clavier et surtout une performance vocale qui ne passe pas inaperçue. Il pourrait aisément rendre la pareille dans la plupart des formations de métal vu ses
Bryan Ferry et Amelia Barratt annoncent un nouvel album en collaboration : Loose Talk

Bryan Ferry annonce la sortie d’un nouvel album, en collaboration avec l’écrivaine et peintre Amelia Barratt. Intitulé « Loose Talk », sa sortie est prévue pour le 28 mars 2025. Cet opus collaboratif se composé de la musique de Bryan Ferry et de textes déclamés par l’artiste de performance Amelia Barratt. Richement détaillé, évocateur et jouissif, « Orchestra » sort aujourd’hui. Il s’agit du premier morceau révélé de l’album Loose Talk. La vidéo qui l’accompagne a été tournée et réalisée par Bryan Ferry. Visionnez-la en suivant ce lien. « Loose Talk est une conversation entre deux artistes : un album collaboratif de musique de Bryan Ferry et de textes déclamés par mes soins. C’est une œuvre cinématographique, de la musique mise en images. » – Amelia Barratt. Loose Talk marque le début d’un nouveau virage créatif pour Bryan Ferry, brouillant les interfaces entre la musique, la poésie et l’art. Cinquante-trois ans après le premier album emblématique de Roxy Music, arrivé comme un coup de tonnerre, son dernier projet est tout aussi étonnamment inattendu. Les sons et les formes, ainsi que les paroles qui les accompagnent, n’ont rien en commun avec les opus précédents de Bryan Ferry. En même temps, l’ambiance créée par Loose Talk est ancrée dans l’œuvre cinquantenaire de Bryan. « L’ensemble de l’expérience de la création de Loose Talk présentait une trame de nouveauté intéressante. Il semble avoir ouvert un tout nouveau chapitre dans mon œuvre. Le travail d’Amelia est empreint d’une atmosphère très forte et j’étais très conscient de l’importance de ne pas créer des barrières à ses paroles. J’espère qu’ensemble, nous avons créé quelque chose qu’aucun de nous deux n’aurait pu créer séparément. » – Bryan Ferry C’est la première fois que Ferry crée une nouvelle musique sur les mots d’un autre auteur. L’album s’articule autour de onze textes, composés par Amelia Barratt comme autant de microfictions fascinantes, à la fois morcelées et autonomes. La collaboration de Bryan Ferry avec Amelia Barratt a été annoncée pour la première fois avec la sortie de « Star » en 2024, présentée comme la dernière composition de la collection de 81 titres récemment publiée, Retrospective: Selected Recordings 1973-2023. « Star » a été qualifié de « brillance étouffante » par Uncut Magazine, de « suite sinistre de Dance Away » par MOJO, d’« électronique croquante, givrée, en dessous de zéro » par CLASH Magazine et de « nouveau single trippant » par NME. Loose Talk sortira le 28 mars en version numérique, en CD, en vinyle noir, en vinyle vert et en vinyle transparent.
Le Fridge Comedy Club, « the place to »… rire.

Depuis le 27 novembre 2024, un nouvel endroit permettant aux adeptes du stand-up de trouver chaussure à leurs pieds vient de voir le jour au Boulevard du Midi, soit au centre de la capitale, à deux pas de la gare du même nom. Ce n’est pas le premier endroit du genre, certes, mais quelques spécificités font de cet antre de la gymnastique des zygomatiques une adresse, déjà, de référence. De l’extérieur, le bâtiment n’en jette pas (encore) vraiment. Installé au n°97 du Boulevard, seules les inscriptions discrètes sur les vitres à l’effet translucide permettent d’identifier le lieu. Il n’y a en effet aucune enseigne lumineuse, pancarte ou affiche vous laissant un indice sur la destination de l’endroit. Enfin, cela c’est la situation actuelle, car à terme, une belle enseigne noire et blanche devrait pouvoir remplir la largeur de la façade. La demande a été rentrée mais est actuellement en attente de l’accord de la ville de Bruxelles. La présence du portier pourrait même plutôt vous faire penser à une discothèque cosy d’autant que derrière la porte se trouve une énorme tenture noire opaque, mais passé ce filtre visuel (qui est sans doute utile également pour maintenir la température à flot durant cette période hivernale), vous voilà dans un bar branché disposé dans le prolongement du vestiaire. On ne va vous faire une visite guidée complète de l’endroit, histoire de vous laisser le découvrir lors de votre première visite, mais allons tout de même reprendre quelques aspects pratiques ou particularités qui caractérisent ce comedy club qui vient à peine de s’installer chez nous. Ce dernier point pourrait sembler anecdotique, voire même purement informel, s’il n’avait pas une importance primordiale dans le choix des artistes et la qualité de prestations proposées. Sur place, le maître des lieux est Laurent Boschloos, l’associé belge du boss, car on se doute bien que l’agenda de Kev Adams ne lui permet pas d’être présent physiquement en permanence, mais l’humoriste et acteur phare notamment de la série SODA dispose d’un beau carnet d’adresses et d’une reconnaissance qui attire les talents en devenir, mais aussi des références de la blague et du stand-up. Comme expliqué un peu plus haut, une semaine se découpe en deux concepts (trois si l’on inclut les jours de relâche). Le mercredi est ouvert à un artiste pour un show long. Le jeudi, vendredi et samedi, 5 artistes se suivent, sans temps mort, pour des sketchs rapides s’appuyant sur quelques punchlines sarcastiques ou décapantes. Parfois le line-up est annoncé, mais pas toujours. C’est la surprise du chef, et c’est voulu. Lors de notre visite, nous n’avons pas été déçus car tous les humoristes proposés nous ont déridés, même si nous avons évidemment plus accroché à certains styles qu’à d’autres. C’est la force de ce genre de format compact mais diversifié, vous trouverez toujours de quoi vous détendre les muscles faciaux et si vous êtes bon public, vos zygomatiques vont s’offrir une belle séance sportive. Nous vous livrons ici quelques clichés pris ce jeudi 23 janvier, jour où se produisaient Nicoz, Sylvain Fergot, Mathilde Abassi et Alice Lombard, avec comme MC (maître de cérémonie) l’énorme Edouard Deloignon. Enorme car il mesure 1m93 (c’est un ancien basketteur mais aussi animateur du club Med passé ensuite par le renommé Cours Florent à Paris) mais aussi, et surtout, parce qu’il met véritablement le feu aux planches en cette période. C’est rythmé, enjoué, léger, parfois provocateur, mais toujours drôle. C’est juste et le public ne s’y trompe pas, il enchaîne les salles et beaucoup sont déjà combles. Au fait, ce 06 mars 2025, Edouard Deloignon sera au Centre Culturel d’Auderghem (tickets ici). Mais d’ici là, et après, il y a le Fridge. Pour plus de renseignements : https://lefridgebruxelles.be/ PS: le Fridge Comedy Club organise aussi des événements ciblés, comme cette soirée du 14 février 2025 qui sera, vous vous en doutez, résolument orientée sur le thème de l’amour, Saint-Valentin oblige. Au programme, Thomas Angelvy, qui fait salles combles chez nos voisins d’outre-Quiévrain, et quelques surprises « glamour ». Et comme l’endroit n’est pas sectaire, il n’est pas nécessaire de venir accompagné. Les « solos » sont aussi les bienvenus. Retrouvez les clichés de la soirée sur la page FB – ReMarck Photos.
Guylaine Tanguay : The Country Voice (au CC d’Auderghem ce 05/02/25)

« Guylaine Tanguay, figure emblématique de la musique country au Québec, s’apprête à envoûter le public belge avec son tout premier spectacle dans notre pays intitulé « The Country Voice ». Reconnue pour sa voix puissante et son charisme indéniable, Guylaine a su captiver les cœurs de milliers de fans à travers le Canada. À travers ses chansons empreintes d’authenticité et de passion, elle invite le public belge à plonger dans l’univers unique du country québécois, où tradition et modernité se rencontrent. Une soirée inoubliable en perspective, où la chaleur et la convivialité du Québec seront à l’honneur ». Native du Lac St-Jean, Guylaine grandit dans une famille où la musique occupe une place de choix. Elle fait d’ailleurs ses premiers pas sur scène dès l’âge de 7 ans en accompagnant un groupe composé de sa mère et son oncle. Au cours des années suivantes, elle se fait rapidement remarquer en remportant plusieurs concours en tant qu’interprète, si bien qu’on l’invite à participer à de nombreux festivals, téléthons et émissions de télévision locales. Dans la fin des années 80, elle accompagne un compatriote très connu chez nous puisqu’il s’agit de Roch Voisine, l’interprète de l’inoubliable « Hélène », dont assure les premières parties de plusieurs concerts. En 2003, sa carrière effectue toutefois un virage important alors qu’elle choisit de revenir à la musique qui l’a bercée, celle qui l’a toujours fait vibrer, la musique country. Un premier album country voit ainsi le jour en 2005, « Naturelle », sur lequel la chanson « Si je pouvais » remporte le Mérite Country de la chanson de l’année en 2006. Les projets se succèdent alors, avec une impressionnante réussite, propulsant l’artiste au rang de référence de ce genre musical, au Canada, évidemment, mais également aux States, berceau emblématique de la country. En avril 2017, elle effectue un retour en studio à Nashville en compagnie de son complice des dernières années Steve Mandile, pour offrir cette fois-ci un album entièrement francophone à ses fans. Intitulé « Mon livre vert », ce 12e album demeure au sommet des palmarès tout l‘été. Durant cette même année, elle remporte également le prix de l’Interprète féminine au Gala Country. Guylaine Tanguay alterne cette fois français et anglais, mais toujours avec un succès reconnu et une productivité hors du commun. Elle enchaîne en effet les prestations et les albums. Pour exemple, en 2022, pour célébrer ses 50 bougies, l’artiste ne sort pas un, ni deux, mais bien trois albums « à sa façon ». Le premier rend hommage à Ginette Reno, le deuxième à Céline Dion, deux chanteuses symboliques de cette région du monde, et le troisième étant plus un melting-pot de succès plébiscités par le public. Outre sa carrière de chanteuse, l’artiste a écrit une biographie, animé une émission TV, sorti une ligne de vêtements … Désormais nantie d’une vingtaine d’albums studios (auxquels on peut ajouter des participations sur 14 autres projets musicaux), elle se lance à la conquête de l’Europe, un continent moins rompu à son style musical privilégié, mais pour amadouer son nouveau public, la chanteuse canadienne intégrera quelques références de la chanson française … à la sauce country. Le cadre étant placé, il vous manque l’endroit et la date ! Et bien ce sera ce 05 février 2025 au Centre Culturel d’Auderghem. Pour plus de renseignements sur l’artiste : https://www.guylainetanguay.ca/ Pour la billetterie : https://shop.utick.net/?module=ACTIVITYSERIEDETAILS&pos=CCAUDERGHEM&s=7CD692E2-1F0F-4BAB-D3AF-D72F6D16FCBF PS : il se pourrait que dans les prochaines heures, un concours apparaisse sur nos pages afin de gagner 2 accès à ce concert… Soyez attentifs.
Ronquières retrouve-t-il une dimension familiale ?

Dans notre petit tour des festivals de l’été 2025, nous poserons aujourd’hui nos valises à Ronquières, un village proche de Braine-le-Comte qui résonne surtout dans l’esprit des bateliers et des amateurs d’ouvrages remarquables puisque c’est là que trône le fabuleux plan incliné, constitué de deux bacs, retenus par des câbles, roulant sur des rails et portant les bateaux, le tout étant placé là pour combler une dénivellation de 68 mètres sur le canal Bruxelles-Charleroi. Mais depuis quelques années, il est également le siège d’un festival qui a su se faire une belle place au calendrier grâce à une programmation assez éclectique et souvent de qualité. L’ombre de 2023 a certes un peu terni l’image générale de cette festivité car les galères se sont accumulées sur le site suite à des conditions climatiques dantesques (terrain boueux à souhait, parkings difficilement accessibles et embouteillages à la sortie, dernière journée amputée d’une scène et de quelques artistes) et un afflux plus important encore que d’habitude (la configuration était passée de 65000 à 80000 personnes) mais on peut dire que les organisateurs n’ont vraiment pas été épargnés par les affres de dame météo et il n’est pas toujours évident d’aménager un tel site et ses abords vu la configuration de l’environnement. On a d’ailleurs vu l’an passé encore, dans d’autres festivals qui demandent pourtant des droits d’accès beaucoup plus salés, que quand la pluie tombe sans discontinuer pendant un certain temps, il est très difficile de ne pas avoir les pieds, ou les matelas en l’occurrence, dans ou sur l’eau. Si l’on fait fi de certains aléas donc (qui se retrouvent également à Werchter ou dans d’autres méga festivals), Ronquières reste un événement incontournable du Hainaut. Deux ou trois scènes (nous avons eu les deux versions dernièrement), un prix d’entrée raisonnable (le pass 3 jours est actuellement à 149 euros, le ticket journalier à 64 euros), la possibilité de camper juste à côté (l’accès est à 25 euros pour la période du festival, avec l’opportunité d’opter pour un tipi en option payante), des foodtrucks à profusion et une affiche intéressante, ce qui reste tout de même le plus important pour les mélomanes et fanas de prestations scéniques. Au niveau calendrier, on reste sur le premier week-end d’août (1,2 et 3), un créneau devenu habituel. Pour le line-up, nous ne sommes qu’en début janvier, et donc loin d’avoir déjà le planning complet, mais la liste déjà publiée par l’organisation est impressionnante, même si elle ne plaît pas à tous vu les critiques de certains sur les réseaux sociaux. Le point le plus souvent mis en avant concerne un manque de groupes à orientation musicale franchement rock. Nous ne rentrerons pas dans ce débat car d’une part on ne peut pas plaire à tous, et de l’autre nous n’avons pas toutes les cartes en mains (prix des artistes, choix du programmateur, accords pris précédemment, demandes du public concerté, …). Sans compter que personnellement, nous pensons qu’il est préférable de profiter de ceux qui seront là plutôt que de se lamenter sur ceux que l’on aurait voulu voir, surtout au regard du niveau des noms cités jusqu’ici, jugez plutôt. Vendredi 01 aout : Bon Enfant, Clara Luciani, Johnny Jane, Thomas Dutronc, Whispering Sons, Mosimann et Jean-Louis Aubert. Samedi 02 aout : Doowy, Etienne de Crécy, Helena, Joseph Kamel, Julien Doré, Kavinski, Miel de Montagne, Mustii, Nicolas Michaux, Sam Sauvage et Philippe Katerine. Dimanche 03 aout : Hollywood Pornstars, Jane Doe, Lucky Love, Pierre Garnier, Puggy, The Libertines et Zaho de Sagazan. Le line-up actuel balaye de l’électro (Mosimann, Etienne de Crécy, Kavinski) au rock tant attendu (Jean-Louis Aubert, The Libertines, Hollywood Pornstars …) en passant par la pop, la chanson française à texte, les étoiles montantes de la télé réalité (Helena, Pierre Garnier) et même le décalé (Philippe Katrine, Julien Doré … par moments, Doowy). Nous, on trouve cela très prometteur, et vous ? Ah oui, il est vrai qu’il manque tout de même un style musical très présent sur les festivals ces deux dernières saisons : l’urbain, caractérisé par le rap et le slam. Oubli volontaire ? On verra dans quelques mois, mais Ronquières n’a jamais eu pour prétention de concurrencer les Ardentes. Aurez-vous la chance de pouvoir profiter de nos reportages sur ce festival? Certains d’entre vous ont remarqué que ces dernières années, nous n’étions pas présents le long du Plan incliné, n’ayant pas été « sélectionnés » parmi les médias pouvant couvrir l’événement. Nous ne pouvons donc nous avancer sur ce point à l’heure actuelle, mais si tel est le cas, nous ferons de notre mieux, comme sur les autres festivals et concerts, pour vous rapporter des articles et images de qualité. Pour tout renseignement et la billetterie, rendez-vous sur le site https://ronquieresfestival.be/
Baudet’stival et Les Gens d’Ere, pourquoi choisir ?

Comme nous vous l’avons expliqué précédemment (voir notre interview du directeur adjoint du Cabaret vert), la période des fêtes de fin d’année est souvent propice aux annonces, bonnes ou mauvaises, liées aux festivals de l’été. Voici peu, les festivals Scène-Sur-Sambre, Feelgood et Essonnes-en-scène ont annoncé leur retrait définitif du calendrier suite à des problèmes de trésorerie (ou de sponsoring, mais au final, cela ne change rien à la donne). Et nous n’avons vu aucun signal sortir du côté d’Incourt où la suppression en dernière minute de deux des trois jours de l’édition 2024 semblait sonner le glas pour ce sympathique festival qui ouvrait généralement la saison par chez nous. Mais le ciel n’est pas resté sombre si longtemps puisque depuis lors, des annonces d’artistes fleurissent ci et là concernant leur participation à des événements estivaux. Aujourd’hui, nous allons nous attarder sur deux festivals qui ont de nombreux points communs, mais pas que… histoire que vous puissiez commencer à affiner votre calendrier des vacances. Débutons par les similitudes, les deux événements du jour sont des festivals à taille humaine où il fait bon se promener en famille. Ils ont en effet, de par leur situation géographique et l’emplacement de leur structure, une jauge de public restreinte (un peu plus de 20 000 pour l’un, plus près des 30 000 pour l’autre). Un élément à prendre en compte dans le contexte actuel où certains méga festivals amortissent leurs coûts grâce aux économies d’échelles mais que ce soit à Bertrix ou à Ere, on ne compte pas changer son fusil d’épaule, cette ambiance « cosy » familiale convient très bien aux organisateurs et à leurs publics. Chacun dispose de deux scènes, mais les approches de ces deux espaces sont sensiblement différentes. A Bertrix, on distingue clairement une scène principale où se produisent les têtes d’affiche et une B-stage destinée aux découvertes et artistes locaux. A Ere, c’est moins marqué car certaines des plus belles prestations ont lieu dans le chapitô, qui pourrait être assimilée à une scène bis par sa capacité limitée (on pense notamment aux shows de Santa et Doria D qui avaient enflammé les planches). Côté prix des pass, on reste dans la même tranche puisque il vous en coûtera 110 euros pour trois jours à Bertrix (la 1ère vague des tickets à 100 euros étant sold-out) et 100 euros à Ere pour le même type d’accès (là aussi, les early tickets à 91 euros ont été victimes de leur succès, 1000 places ayant trouvé acquéreur en 24 minutes !). Nous sommes loin des sommes astronomiques sollicitées sur certains sites prisés. L’approche du ticketing pour les jeunes est par contre différente. A Bertrix, les enfants de moins de 5 ans ne paient pas, ceux entre 5 et 9 ans ont un pass à 50 euros et au-delà, rien de prévu donc probablement le prix d’un pass adulte (j’avoue que nous n’avions jamais porté attention à cette spécificité). A Ere, les kids (2021-2014) paient 21 euros, les ados (2013-2007) 41 euros. Vous pesez le pour et le contre de chacun ? Au fait, ce n’est pas vraiment nécessaire car les deux festivals sont distants de plus de 200 kms par la route, soit plus de deux heure quinze minutes pour aller de l’un à l’autre… D’autant que ce n’est pas vraiment utile d’effectuer ce trajet, le Baudet’stival se déroulant du 11 au 13 juillet, alors que le Les Gens d’Ere occupera lui le week-end du 25 au 27 juillet. A vous de voir selon vos disponibilités, votre moyen de transport et vos goûts musicaux car à l’heure actuelle, seul le groupe belge Puggy est commun aux deux affiche, même si l’on miserait bien une petite pièce sur le passage de monsieur Dieu à Ere, que ce soit avec Mister Cover ou Oh mon Dieu ! l’artiste étant un habitué des lieux. Choisir c’est renoncer consacre une citation bien connue, c’est pourquoi nous irons (du moins nous l’espérons) sur ces deux événements dont nous vous compilons quelques informations pratiques. Baudet’stival : Du 11 au 13 juillet 2025 Localisation : Place des 3 Fers à Bertrix (c’est du dur donc pas de soucis avec les chaussures et vêtements en cas de pluie…) – Province du Luxembourg. Parking : pas vraiment prévu à l’entrée du site, mais c’est une petite ville disposant de quelques parkings publics et des navettes sont mises en place pour vous y (re)conduire. 12e édition – l’édition 2024 a drainé 20 000 personnes. Vendredi : Puggy – Mister Cover … Samedi : Kendji – Eddy de Pretto … Dimanche : Vitaa… Site : https://www.baudetstival.be/fr/ mais il n’est pas encore mis à jour version 2025. Pour le ticketing : https://www.ticketmaster.be/artist/baudet-stival-billets/958152?language=fr-be Les Gens d’Ere : Du 25 au 27 juillet 2025 Localisation : village d’Ere (Wallonie Picarde), à 10 minutes environ en voiture de Tournai – Province du Hainaut. Parking : deux grands parkings (et un camping) juste à côté du site mais leur accessibilité dépend des conditions climatiques (ce sont des champs dont l’un est en pente) – prévoir des vêtements et chaussures adaptées en cas de pluie/boue. 9e édition – l’édition 2024 a drainé 30 000 personnes. Vendredi : Mélanie C (ex Spice Girls) en version DJ … Samedi : Hoshi – Puggy … Dimanche : Pascal Obispo – Cali – Amir … Site : https://www.lesgensdere.be/ Comme vous le voyez, il y a déjà du beau monde sur les affiches, alors pourquoi choisir ?
Le Cabaret Vert joue la carte de l’innovation.

En cette période où certains festivals commencent à annoncer les premiers noms de leur line-up 2025, des nouvelles moins réjouissantes fusent ci et là en provenance également du monde de la musique. La pandémie du Covid avait déjà marqué un fameux frein au développement de certains, mais là, les dépôts de bilans et annulations tombent en cascade. L’augmentation des coûts énergétiques, l’explosion du cachet sollicité par beaucoup d’artistes, le retrait de plus en plus marqué des pouvoirs communaux dû à l’austérité ambiante… les causes sont multiples, mais la conséquence est unanime, le calendrier des festivals va s’amincir fortement cet été. Sur quelques jours, nous venons en effet d’apprendre la mise en liquidation de l’ASBL en charge du festival Feelgood à Aywaille, l’annulation définitive de Scène-sur-Sambre, qui avait déjà dû mettre son édition 2024 entre parenthèses, et la fin du festival Essonne en scène car son plus gros support, le département, se doit de restreindre ses dépenses. Et dire que nous n’avons toujours reçu aucune nouvelle de certains autres événements ce qui ne laisse rien augurer de bon ! Heureusement, d’autres festivals comme les Ardentes, La Semo, Les Solidarités, Le Baudet’stival, Werchter Boutique et Rock Werchter, le Pinkpop, les Gens d’Ere … ont d’ores et déjà lancé les invitations pour l’été. Alors que les réveillons n’ont pas encore sonné leur glas, quelques noms ronflants sortent déjà du chapeau de certains organisateurs. Mais la plus grosse surprise vient sans doute de Charleville-Mézières où un certain Will Smith devrait venir clôturer une édition anniversaire (la première du festival date de 2005) que l’équipe du Cabaret Vert concocte avec soins depuis de nombreux mois. Nous avons voulu savoir comment cet événement annuel a, au fil des ans, pris une ampleur telle qu’il est désormais l’une des places fortes des Ardennes capable d’attirer des stars mondiales dans une région pourtant pas si connue hors de nos frontières. C’est le directeur adjoint du festival, Cédric Cheminaud, qui a accepté de répondre à nos questions, et ce malgré un planning assez chargé, car le Cabaret Vert n’est pas qu’un festival se déroulant sur 4 jours en août. C’est aussi toute une équipe oeuvrant au quotidien pour le site occupé à l’année et d’autres événements plus thématiques comme le club Razorback de ces 20 et 21 décembre. Cédric, 2024 a vu de nombreuses modifications apportées au site du festival, avec notamment une entrée pour le public versée de l’autre côté du lac et l’inversion des scènes Illumination et Zanzibar. Quels sont les retours et enseignements de ce nouvel agencement ? « Ce fut effectivement une année charnière car nous avions besoin d’un redéploiement des scènes mais en respectant au mieux l’environnement qui nous a été confié. Nous voulions en effet que ce lac prenne une place importante dans la circulation du public. Globalement, les retours, qu’ils soient du public ou des bénévoles, sont positifs donc je pense que nous avons relevé avec brio l’important défi que nous nous étions imposés. « Le dimanche fut le point d’orgue avec une affluence record de 32000 spectateurs. Il n’y a eu aucun souci majeur mais nous avons remarqué que certains points pouvaient encore être améliorés, notamment concernant les déplacements entre les scènes. Il faut dire que les éléments météorologiques ne nous ont pas aidés, le samedi ayant fait face à d’importantes averses qui ont endommagé une partie du site. Nous avons tenté d’agir au mieux pour le confort du public mais ce n’était pas encore assez. Nous ne pouvons toutefois plus faire abstraction de la pluie et de la boue en espérant que l’on passe entre les gouttes car ces dernières années nous ont montré que les fortes pluies devaient désormais faire partie intégrante de la réflexion. » Vous avez pourtant toujours mis en œuvre des moyens pour préserver au mieux le site et le public comme en 2023 où vous aviez fait venir de nombreux camions citernes pour pomper l’eau excédentaire avant de placer des bâches en matière biodégradable, et en 2024 des camions ont également tenté de pomper le surplus ou de le couvrir de sciure mais le mal était déjà fait. « Si nous pouvions tout protéger comme en 2023, ce serait simple. Coûteux, certes, mais possible, toutefois, nous devons aussi tenir compte de nombreux paramètres liés aux spécificités de ce site naturel. Il ne nous est pas permis de tout bétonner ou de mettre de la terre ou du sable où l’on veut. Nous allons donc devoir : Concernant les scènes, Zanzibar au centre de la plaine principale est désormais acté ? « Oui, je trouve que la main stage a désormais trouvé sa place. Elle paraît même plus imposante là, trônant sans aucun édifice autour. Par contre, nous ne savions pas trop comment utiliser cette deuxième scène « mixte » qui n’arrivait pas à faire l’unanimité. Nous allons donc fusionner les scènes Razorback et Illuminations afin de créer un espace rock plus conforme au niveau des groupes et des performances proposés. Razorback était bien, et très appréciée des quadras et quinquagénaires notamment, mais elle était trop vite saturée au niveau du public. Il n’y aura donc plus que 4 espaces dont trois thématiques (urbain/rap – dance/reggae/dub – rock/metal) avec un Razorback XXL qui permettra aux métalleux de rencontrer plus d’adhérents encore ». L’entrée côté ville restera de mise aussi ? « C’est clair. A cet endroit, le public est beaucoup plus proche de la gare. Cet emplacement a sans doute contribué à l’essor récent de la mobilité douce avec une montée en puissance de l’utilisation des bus et trains. C’est une franche réussite qui nous encourage à persévérer dans cette voie avec l’aide des pouvoirs publics. Nous sommes dans une région semi-rurale où la voiture est presqu’obligatoire pour se déplacer en temps normaux. Mais avec les offres fournies en termes de services et de prix, beaucoup optent désormais pour laisser leur quatre roues au domicile, ce qui est un peu le but recherché ». Comment un festival comme le Cabaret Vert peut-il proposer chaque année une affiche aussi fournie en quantité et en qualité alors que de nombreux autres