Hugo Brebion est un enfant des années 2000, un des premiers de cette année où l’on annonçait un grand bug informatique. Un des premiers de ce nouveau millénaire où l’humanité doit faire face à tant de défis idéologiques, sociologiques, écologiques, économiques…

Pas facile de se faire une place dans cet univers dans de telles conditions, surtout lorsqu’on ne rentre pas vraiment dans le moule de son époque. Mais ces différences, ce perpétuel combat contre les faux semblants véhiculés par les publicités et réseaux sociaux qui s’instaurent en maîtres de la pensée unique avec leurs « influenceurs » dont l’utilité réelle semble vraiment utopique, forgent le caractère.

Son nom de scène, Sam Sauvage, Hugo explique l’avoir choisi car ses amis l’ont surnommé Sam vu qu’il était le seul de la bande à ne pas boire d’alcool en soirée, et que Sauvage fait référence à sa coupe de cheveux un peu hirsute.

S’il avait été Belge, on aurait eu Bob Sauvage, voire Bob Crow puisque son style vestimentaire que l’on définit comme celui d’un dandy serait plutôt copié, selon une de ses interviews, sur celui des croque-morts, dont le plus célèbre doit être Jonas Crow, le « héros » de la série BD « Undertaker ».

Nantis de ces quelques informations, vous devriez avoir plus facile à cerner cet artiste qui a connu une ascension pour le moins fulgurante durant l’année 2026.
Tout a (bien) commencé en janvier avec la sortie de son album, le premier vrai opus version adulte, les deux précédents ayant été présentés sous forme d’EP. Cet album s’intitule « Mesdames, Messieurs ! ».
Il a été apprécié du public, mais aussi de ses pairs puisqu’il a décroché, du coup, la victoire de la musique de la révélation masculine de l’année. Un prix qui lui a valu une reconnaissance, mais aussi des critiques, certains ne se reconnaissant probablement pas dans ses compositions.

Soit, le garçon est suffisamment intelligent pour ne pas avoir alimenté la polémique, répondant plutôt sur scène, par des prestations remarquées et remarquables. Comme on en a l’habitude, il cultive les antagonismes : il est jeune (26 ans) mais on le compare souvent à Brel ou à Becaud pour son jeu scénique, ses paroles sont parfois lourdes et pesantes, mais les mélodies sont toujours (ou presque) entraînantes, il a un visage de poupon qui tranche avec son timbre assez grave…
On adore ou on déteste, mais Sam Sauvage ne laisse jamais indifférent. Nous avons opté pour le clan des fans car nous trouvons son énergie revigorante, son écriture juste et censée, ses airs rafraîchissants et l’homme attachant.

Récemment interrogé sur les artistes qu’il écoutait le plus souvent, Sam Sauvage a répondu TeddyBear. Pas de chance, les deux hommes étaient bien invités sur ces Solidarités, mais pas le même jour. Le Boulonnais (et désormais Parisien d’adoption) a égayé les festivaliers du vendredi alors que le Bruxello-Montois a rameuté les foules en ouverture le samedi.
On reviendra dans une prochaine parution sur la prestation de Jules Scinta (alias TeddyBear) mais on peut vous dire que les deux hommes ont fait mouche avec leurs titres et leur bonne humeur.
Nous n’en doutions pas vraiment, d’autant que Sam Sauvage a eu l’occasion de répéter son show à moult reprises cette année. Selon Info Concert, Sam Sauvage est en effet le troisième artiste le plus programmé en festival en France en 2026, derrière Luiza et Feu! Chatterton, et devant Miki et Gims.

Ce n’est pas tout à fait le même classement en Belgique, mais cela vous donne une idée de l’engouement qui entoure désormais les prestations de Hugo Brebion, un artiste qui a une sacrée endurance puisque ce sont près de 100 concerts qui figurent à son palmarès pour cette année civile.
Malgré un agenda bien rempli, Sam Sauvage était sautillant et impliqué comme à son habitude, et on en a la preuve avec les quelques clichés que nous pouvons vous présenter.
Retrouvez les photos du festival, au fil des parutions, sur la page FB – ReMarck Photos.

























