Concert de Taïro à l’Eden de Charleroi …’Nous ir(i)ons tous au paradis’ et nous ne le savions pas encore !
Amateurs de reggae, vous devriez ne pas avoir loupé l’évènement dans le monde du reggae / Dance Hall … Mais oui !…. Taïro, figure emblématique du reggae français, fête 25 ans de musique et d’engagement avec une tournée exceptionnelle à travers la France et qui passait pour une date unique au Centre Culturel de l’Eden à Charleroi … Nous y étions et n’en sommes pas revenus indemnes … regonflés de positive attitude et reboostés énergiquement parlant pour toute l’année ! On vous raconte … Après une introduction musicale du band, tout était mis en place pour accueillir Taïro qui entame le concert avec ‘QUE DES BONNES VIBES’ issu de son second Lp ‘Street tape VOL 2’ , histoire d’annoncer la couleur et le menu de la soirée … Public, te voilà prévenu ! Dès les premières mesures, la salle se transforme en caisse de résonance pour la voix chaude et limpide de Taïro. En tant que figure incontournable du reggae français, il apparaît, sourire en coin et son entrée déclenche aussitôt une clameur qui ne retombera quasi jamais pendant toute la durée du concert. Le public, déjà acquis à sa cause, chante, lève les bras, ponctue chaque mouvement comme un seul homme (les bras en l’air…à gauche…à droite), créant cette atmosphère complice où l’artiste et le public semblent respirer et vivre au même tempo. Sur scène, la musique est une machine bien huilée, mais jamais mécanique (…comme parfois reproché au reggae par les non-initiés). Le groupe impressionne par sa cohésion et sa musicalité : une section rythmique solide qui fait vibrer le sol (et fait sursauter les pacemakers !), une guitare électrique qui livre les contre-temps (mais pas que…), 2 claviers qui colorent chaque morceau de nappes chaudes, sans oublier les sonorités de cuivres et toute la chaleur rauque du saxophone, qui viennent dynamiser les refrains avec une énergie supplémentaire. Les arrangements oscillent entre du ‘Roots reggae’, des passages de dub, des touches de ragga/dance hall et jusqu’à des accents de ska, mais toujours avec ce groove entraînant qui donne irrésistiblement envie de se bouger le…popotin ! Taïro, lui, navigue avec une aisance déconcertante au milieu de ce mur de son (soulignons l’excellent travail de la régie et de l’ingé-son dans le fond de la salle). Son flow est posé et charismatique, il articule chaque mot, alterne entre mélodies accrocheuses et parties plus rappées, tout en gardant un contact constant avec la salle (pour preuve…jusqu’à intervenir et faire stopper le groupe , pour 2 protagonistes féminines qui se ‘crêpaient le chignon’, en leur proposant de capter « tout le love » qui émane de cette soirée au lieu de se castagner ! Taïro … ‘The Peace maker’). Il interpelle les premiers rangs, fait chanter les balcons, invite à lever les briquets ou allumer les smartphones et parvient à fédérer un public très varié, du/de la fan de la première heure au curieux venu découvrir sur scène ce qu’il n’entendait peut-être que sur disque (… mais dans la salle ce spécimen-là, me semblait minoritaire !) Le spectacle visuel n’est jamais en reste. Le jeu de lumières traduit chaque titre par une identité visuelle et parfois des effets stroboscopiques (si jamais ?… sujet aux crises d’épilepsie – fermez les yeux !) épousant les ambiances sans jamais les écraser. Des teintes vert-jaune-rouge très « Roots » assumées sur les hymnes reggae, des flashes blancs et des balayages rapides pour les passages plus dancehall : tout est millimétré, mais reste suffisamment fluide pour conserver la chaleur du live. Par instants, les faisceaux découpent la fumée (des fumigènes, hein !) en halos qui enveloppent Taïro et ses 2 choristes ainsi que ses musiciens, donnant au concert une dimension presque … cinématographique. Au fil du set, l’enthousiasme du public ne faiblit pas. Les grands titres sont repris en chœur : ‘Sois toi-même’ , ‘Reggae français’ , ‘Mama’ (superbe hommage à la Terre ‘…La pierre, le feu, la lave’ ) , ‘Elle veut’ , ‘Imposteur’, ‘Vas-y danse!’ , ‘Soleil rose’ , ‘Une seule vie’ , ‘Je ne t’aime plus’ , ‘Comme les étoiles’ … Taïro nous a également gratifié de son nouvel opus intitulé ‘Blessings’ comprenant le titre éponyme , ‘Vas-y danse!’ et ‘Dread’ , sortis en 2025 … avec un accueil plus qu’enthousiaste… »as usual avec Taïro » ! Les refrains se transforment en mantras collectifs et chaque fin de morceau provoque une trombe d’applaudissements nourris. La communion est telle que lorsque les dernières notes retombent, la salle refuse de lâcher l’artiste, réclamant un rappel quasi obligé. Taïro revient alors offrir quelques chansons supplémentaires, comme pour prolonger une parenthèse de chaleur et de bonne vibration que personne ne semble prêt à réfréner. Déjà là , on garde en tête l’image d’un chanteur au sommet de son art scénique, porté par un groupe d’une grande musicalité et servi par une scénographie lumineuse particulièrement soignée. Plus qu’un simple concert, ce passage de Taïro aura ressemblé à une grande cérémonie du souvenir pour ses 25 ans de carrière, fédératrice, généreuse et tellement vivante. Dès lors, un rappel bien fourni est venu clôturer ce concert de presque 2 heures, devant un public qui en redemande « encore et encore » … démarrant comme il se doit avec ‘ BONNE WEED’ en duo avec Bijo (qui assurait la première partie de la soirée) mêlant reggae et rap pour créer un style hybride qui a donné une parfaite symbiose avec le band et ces 2 artistes talentueux… Enchainant la version reggae de « RESISTE », l’hymne popularisé par France Gall / écrit par Michel Berger, pour tous ceux qui ont envie de mettre un ‘sacré coup de pied dans la fourmilière’ ! Chanté par les 700 personnes présentes … frissons garantis ! Et clôturant cette séance de bien-être avec ce petit grain de folie, l’inévitable ‘AINSI SOIT-IL’ , a permis de confirmer que Taïro a une « fan base » bien établie dans notre petit Royaume de Belgique … où ce soir, sans aucune contestation … Taïro était ‘le Roi’ ! Et ce depuis 25 ans et pour longtemps encore … Pour ceux qui auraient loupé
Taïro en Belgique pour sa tournée ’25 TOUR’
« 25 ans de reggae engagé », une tournée anniversaire passera ( Date unique) : le VENDREDI 28.11.2025 à 20.00 h à l’Eden – Centre Culturel de Charleroi Taïro, figure emblématique du reggae français, fête 25 ans de musique et d’engagement avec une tournée exceptionnelle à travers la France et la Belgique. Avec des millions de streams, des concerts à guichets fermés et une fan base fidèle, il a su imposer son style unique mêlant reggae, dancehall et influences urbaines. Né au croisement de cultures et d’influences multiples, Taïro est un conteur urbain dont la voix résonne comme un écho aux âmes en quête de réalité. Créatif en mouvement, son univers oscille entre douceur et engagement, entre espoir et mélancolie, entre combat et sérénité. A travers ses mélodies envoûtantes et ses paroles vibrantes, Taïro ne se contente pas de chanter: il raconte, il console, il fédère, depuis 25 ans, et pour longtemps encore … De ses débuts avec One Shot (Taxi 2) à ses albums phares (Ainsi soit-il, Chœurs et âme, Reggae Français) et ses célèbres Street Tape, Taïro a marqué plusieurs générations avec ses textes sincères et engagés. En 2025, il célèbre ce quart de siècle sur scène avec une scénographie inédite, des invités surprises et un show mêlant classiques ( ‘Je ne t’aime plus’, ‘Bonne weed’, ‘Je m’en fous’ : un hymne à la résilience face à ses rêves et des nouveautés ( « Blessings » )…Donc, ça va bouger à l’Eden ! SUPPORT ACT : BIJO Originaire du Val-d’Oise, Bijo mêle reggae et rap pour créer un style hybride, entre chaleur des riddims et force des mots. Avec Aurélien Combes, il co-compose chaque morceau pour une musique authentique et moderne. Sur scène, Bijo déploie une énergie brute et contagieuse et prépare son second EP « Love & Struggle », déjà adopté par le public. A découvrir , donc ! SUPPORT ACT : KLM KLM ( aka Isaac Essannarhi ) est un artiste complet, emblématique de la scène urbaine de Charleroi. Chanteur, rappeur et auteur-compositeur, il s’est imposé au fil des années comme une voix authentique, engagée et profondément humaine. Son parcours musical prend un tournant majeur avec son implication dans Babelsouk, un collectif créatif où se rencontrent reggae, hip-hop, dub, soul et sonorités urbaines. Porteur de textes puissants et conscients, KLM signe plusieurs titres forts et participe à l’album Charly Kingston, devenu une référence locale. AFTER @CK BAR : BLACK HILL CREW Formé en 2021 à Charleroi, le Black Hill Sound System est un collectif composé de 4 selectas passionnés par la culture dub et sound system. La majorité des membres du crew sont nés et ont grandi à Charleroi d’où le nom de «black hill» qui fait référence aux terrils qui caractérisent le paysage du pays noir. L’objectif du collectif est de construire leur propre sound-system D.I.Y afin de promouvoir la culture dub & reggae et son ‘conscious message’: Babylon shall fall! Le Black Hill vous fera skanker, aussi bien sur des sons roots provenant de l’âge d’or du reggae jamaïcain que sur des productions digitales récentes. En co-présentation avec CKN 𝐈𝐍𝐅𝐎𝐒 𝐏𝐑𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄𝐒 28.11.2025 – 20:00 – Eden – CC Charleroi – 27€ (prévente) – 32€ (tarif plein) Plus d’infos et billeterie : https://www.eden-charleroi.be/agenda/tairo Plus d’infos sur Taïro: https://tairo.fr/ Ecouter Taïro sur Spotify : https://open.spotify.com/album/6kSIa2FUkEhtzrtBQDVIZw
Clara, ce monstre d’amour

« Qui? » Il y a un peu plus de deux ans, quand je parlais à tout mon entourage de Clara Luciani, rares étaient ceux qui la connaissaient. Aujourd’hui, la réalité est toute autre. Mais elle, Clara, Clacla, elle n’a pas changé. Après de discrets débuts au sein du groupe La Femme, puis en duo avec Maxime Sokolinski pour Hologram et finalement comme choriste et musicienne sur la tournée Somnanbule de Raphaël, Clara a (enfin) pris sa vraie place sur scène: la première. Une première rencontre furtive « Bonjour, euh, euh, on peut prendre une photo svp? » Je crois que c’est ce que j’ai à peine réussi à lui balbutier la première fois que nous nous sommes rencontrées au Festival des Solidarités à Namur en août 2018. Son large sourire, sa bienveillance naturelle et son regard perçant étaient pourtant là pour vous mettre directement à l’aise. Je m’en apercevrai bientôt. Lors de ce premier concert, aux premières loges, à quelques centimètres d’elle, j’ai été captivée par sa prestation, sa prestance et son humilité. Sa veste jaune (je ne l’oublierai jamais) ne faisait que souligner sa lumière naturelle. Je suis tombée sous le charme. Une nana presque comme les autres Clara, c’est quelqu’un comme vous et moi. Oui. Mais avec ce petit supplément d’âme qui fait que non, elle ne peut définitivement pas passer inaperçue. Et ce qui est génial, c’est qu’elle arrive à vous faire sentir que vous non plus vous ne passez pas inaperçu. Clara a le souci d’autrui, elle est attentive, retient des dizaines de prénoms, qui lui a offert quoi, témoigne de la gratitude, du respect, savoure les présents qui lui sont faits alors que le cadeau, le vrai cadeau, c’est elle. Fan moi? Pfff J’ai toujours aimé la musique, elle fait partie de ma vie depuis aussi loin que je m’en souvienne. Mais la « fan attitude », ce n’était pas vraiment pour moi. Je n’ai jamais été à fond pour un ou une artiste. Mais ça, c’était avant Clara, une évidence, un besoin irrépressible de la soutenir, de la suivre, de lui renvoyer la force qu’elle me donne, de lui faire le bien qu’elle me procure. Oui ses chansons m’ont tellement transpercées que je me suis sentie redevable. Qui aurais-je été si je n’avais pas communiqué à cette artiste toute mon admiration? N’est-ce pas là la raison même d’exister des artistes? N’est-ce pas cela qui donne sens à leur art, à leur mise à nu, à leur vie? La reconnaissance et l’amour du public … Des claclas surprises en vue Depuis ce 26 août 2018, j’ai vu Clara 22 autres fois en concert, en Belgique mais aussi en France. La crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois a mis un frein à cette aventure. Les prochaines dates de concerts sont prévues en avril 2021 et je croise très fort les doigts pour que l’on puisse découvrir et soutenir son second album en live. Clara travaille actuellement sur son second opus en studio en Paris avec Sage, son éternel complice. Sur Instagram, nous avons aussi pu apercevoir Séverin, un des ses amis musiciens, en studio avec elle. De belles surprises sont en préparation, c’est à ne pas en douter. Son dernier duo avec Julien Doré, L’île au lendemain, sur l’album Aimée en est un doux présage, de même que Summer Wine qu’elle a repris cet été avec Alex Kapranos, le chanteur et guitariste du groupe Franz Ferdinand. Clara ne nous déçoit jamais, elle est pleine de surprises. Un album photos remplis de multiples rencontres et de souvenirs délicats Spontanément, si vous me demandiez quels sont mes moments forts avec Clara, je vous citerai ces derniers sans hésiter … Les coeurs blancs que nous avons levés sur monstre d’amour lors de son premier Olympia, son émotion palpable, tout notre amour qu’elle s’est pris en pleine face et qui l’a laissée sans voix. Notre accolade avec elle à la sortie de ce premier Olympia, sa reconnaissance infinie et notre bonheur à tous. Son geste spontané de m’offrir un de ses badges parce que je venais de lui offrir un petit présent, certains cadeaux ont juste une saveur différente. Son « passe un joyeux noël! » qu’elle m’a lancé lorsque je m’éloignais d’elle après son concert du Botanique en décembre 2019. Le câlin qu’elle m’a fait à l’Eden de Charleroi, spontané et authentique. Les frissons ressentis lors de son concert à l’Ancienne Belgique en mars 2019 et la ferveur de ce public conquis. Et puis ces quelques fois où je l’ai sentie plus fragile sur scène mais présente malgré tout pour son public avant tout, ces fois où j’ai senti qu’il fallait être encore plus présente pour elle, lui envoyer encore un peu plus d’amour que d’habitude pour la porter, pour qu’elle se transcende. Ce showcase Chloé à Paris où elle nous a repéré dans un coin (rien ne lui échappe) et nous a fait un signe de la main pour que l’on se rapproche parce qu’elle allait bientôt devoir partir. Je pourrais continuer à vous en parler pendant des heures mais ce qu’il faut retenir c’est que Clara, c’est un monstre d’amour et aussi d’humour. Elle reçoit en retour tout l’amour qu’elle sème, avec les intérêts. C’est une belle personne autant qu’une sublime artiste. Entière, vraie, humaine, avec des failles et une sincérité qui, je le crois, touche les personnes elles-mêmes écorchées et entières. Je ne peux dissocier la femme de l’artiste et ne serais pas aussi soutenante si elle n’était pas la personne qu’elle est. Une aventure humaine incroyable Grâce à Clara, j’ai aussi fait la connaissance de beaucoup de personnes qui sont devenues des amis et des amies. Certaines relations sont devenues aussi intenses que mon admiration envers Clara et se sont éteintes ou sont actuellement en sommeil, je ne sais pas. Le temps le dira. Mais tout cela était vrai, était beau et l’est encore. La vie n’est certes pas un long fleuve tranquille, quand on s’aime, on se blesse parfois. Ce n’est pas pour cela que l’amour disparaît. On peut prendre ses distances, comme