Teddy est loin de perdre le contrôle.

Le jeudi 15 août, pour son jour inaugural de l’édition 2024, le Cabaret Vert a reçu un artiste qui ne laisse personne indifférent tant son look, sa jovialité mais encore plus sa voix, sont remarquables. Cet artiste se nomme Teddy Swims. Ce nom parle déjà à beaucoup d’entre vous, mais peut-être pas à tous. Jaten Collin Dimsdale, également connu sous le pseudonyme de Teddy Swims, est un auteur-compositeur-interprète américain qui s’est construit une communauté de followers dès 2019 en postant régulièrement des reprises sur la chaîne YouTube. Mais c’est avec un titre personnel, « Lose Control », qu’il va se faire connaître du grand public. Musique aux airs rétro et refrain percutant laissant toute la place à sa tessiture vocale sont les ingrédients principaux de ce tube qui le propulse sur le devant des scènes. Là, on découvre un personnage particulier, affichant de nombreux tatouages sur tout le corps, visage compris, qui font immédiatement penser à un autre artiste à la voix puissante, Rag’n Bone Man. Autre point commun entre ces deux géants de la chanson (l’un étant Anglais, l’autre Américain), leur accessibilité. Vis-à-vis du public, mais aussi des médias. L’un et l’autre ne se prennent en effet pas la tête sur des détails liés à leur look, ils sont humains et c’est une qualité qui se perd malheureusement. Sur internet, vous trouverez de nombreuses vidéos où Teddy Swims rejoint un chanteur de rue (cliquez ici ou ici) ou un jeune dans un pub qui veut reprendre l’une de ses chansons et qui improvise un duo (cliquez ici et ici). On ne dit pas qu’il n’y a pas une part de mise en scène dans ces morceaux choisis, car de nombreux artistes peuvent aussi jouer sur cette corde pour s’attirer les faveurs des fans, mais il suffit de voir le chanteur arriver sur les planches pour comprendre qu’il a tout de même une part « nature » qui reste préservée. Short en jeans dont la doublure des poches dépasse, chaussettes noires (sans chaussures), tee-shirt sans manche au logo du festival, lunettes de soleil et casquette visée sur le crâne. Nous sommes loin du costume trois pièces utilisé pour la finale de The Voice retransmise sur NBC. Dès son arrivée, l’artiste montre ses capacités vocales, mais ne s’interdit aucunement quelques pitreries en tirant la langue, effectuant l’une ou l’autre grimace ou en jouant avec ses musiciens. Tout ceci sans solliciter aucune validation des clichés. Cela signifie qu’il n’impose aucun contrôle de son image, ce qui devient de plus en plus rare. Avec d’autres, nous aurions effectué une sélection en jetant à la corbeille toutes les photos montrant un semblant de mimique ou grimace, mais ici, c’est tellement représentatif du personnage que nous ne pouvions nous résoudre à l’aseptiser ainsi. Bref, si vous avez l’occasion un jour de pouvoir assister à l’un de ses concerts, n’hésitez pas. D’autant que l’artiste maîtrise de nombreux registres : R&B, soul, country et pop. Non Teddy, tu as beau chanter que tu perds le contrôle, on ne te croit pas sur ce coup là. Tes titres « The Door » et « Devil in a dress » sont des bombes, mais musicales, et ce domaine, tu le maîtrise drôlement bien. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Hervé défie la mode, les clichés … et les conditions climatiques.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Hervé (tout simplement, pas Hervé Vilard ni Renard) est un artiste hors du commun. Il semble défier les codes mais aussi les temps. Celui qui court telle la trotteuse de votre montre, mais aussi celui qui dépend des conditions climatiques. Et oui, la langue française est tellement riche qu’elle offre de nombreuses possibilités avec ses doubles voire même triples sens, dont le chanteur se sert d’ailleurs particulièrement bien. Petit flash-back de quelques années, Hervé Le Sourd, avouez que cela commence déjà fort au niveau image avec un tel nom de famille pour un chanteur, rêve de devenir footballeur pro. Il entame toutefois, en parallèle à ses entraînements sportifs, l’apprentissage du piano et se passionne pour l’informatique, deux activités qui vont prendre finalement le pas sur le sport de haut niveau. Hervé n’en demeurera pas moins un supporter du FC Lorient, le club phare de la région natale de ses parents, mais il fait une croix sur ses aspirations de jouer en ligue 1 pour se consacrer à la musique. Après un passage dans le groupe Postaal (si le nom est à consonance néerlandophone, c’est bien avec un anglais qu’il composait le duo), il franchit la marche le menant au mode solo. Encore une singularité pour lui qui s’imaginait briller dans un sport collectif. Comme Hervé ne fait rien vraiment comme les autres, c’est juste à l’aube de la pandémie du Covid qu’il prend son envol. Manque de bol pourrait-on dire, mais l’artiste a de la ressource et ne baisse pas les bras. Il s’enregistre dans son appartement en mode confinement pour un clip maison de la chanson « Si bien du mal ». Et c’est top. Hervé y apparait décontracté, style je croque la vie comme elle vient. Heureusement que le garçon dispose d’une bonne dose d’humour, de résilience et d’auto dérision car ses mésaventures sont, disons, régulières. Pour exemple, c’est lui qui a eu cette surprise de découvrir que son album CD avait été livré avec les chansons de Luis Fonsi, l’interprète de Despacito. Certains auraient déprimé, d’autres se seraient énervés sur les personnes en charge de la fabrication des albums. Il l’a peut-être fait, nous n’avons aucune information là-dessus, mais il a surtout tourné une petite vidéo dans sa voiture, en mode selfie, pour expliquer la situation à ses fans. Tout ceci pour en arriver à sa performance au Cabaret Vert. Que pourrait-il lui arriver dans un festival d’une telle ampleur, dans le nord de la France, au troisième jour de l’événement ? C’est là qu’entre en scène une invitée que peu d’organisateurs apprécient, la pluie. Et je ne vous parle pas d’une petite douche de fines gouttelettes, non, mais plutôt de la bonne drache nationale belge et ce sans discontinuer de longues heures durant. De telles conditions ont évidemment un impact sur les festivaliers, directement exposés à l’humidité, mais aussi à la boue qui remplace progressivement la bonne terre ferme et l’herbe qui couvraient les plaines du site, mais les déplacements des artistes sont aussi, la plupart du temps, limités, ceux-ci préférant rester sous le couvert du toit, évitant du coup de s’aventurer sur les avancées qui, elles, sortent du champ de protection de l’infrastructure. Je vous le donne en mille, Hervé n’est pas de cette trempe-là. Si le public se mouille, lui aussi ! Mais un sol humide devient… glissant, comme l’a appris le chanteur, qui a toutefois évité la chute au prix d’un beau rééquilibrage de dernière minute. L’histoire ne se termine pas là, car dans son entrain, Hervé perd une pièce de son micro. On lui en apporte un deuxième, puis un troisième car la technique semble elle aussi prendre l’eau. Il faut dire que nous sommes à ce moment confrontés à des conditions climatiques particulièrement peu propices au déroulement d’un show en plein air. Mais comme d’habitude, Hervé trouve une parade pour occuper le public, se saisissant d’une raclette et débutant le nettoyage des extrémités les plus exposées de la scène. L’image deviendra virale (on voit rarement l’artiste se charger d’une telle tâche en plein milieu du spectacle) et le public s’en amuse, improvisant une holà à chaque coup de raclette. Et oui, Hervé est un artiste d’un autre temps, celui où l’on n’avait pas besoin d’un staff de douze gardes du corps pour remplir la scène ni d’un assistant pour chaque tâche. Même sans ces « évolutions », Hervé est un artiste, un vrai mec de scène, proche de son public, capable de nouer un lien avec lui et de s’adapter à beaucoup de situations. Chapeau l’artiste. Bonne nouvelle pour les Belges, Hervé nous rendra visite le 27 octobre prochain. Cela se passera à l’Orangerie (Botanique) (places disponibles sur le site de la salle). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Le rap belge n’est pas mort!

Journée particulièrement orientée vers l’urbain le vendredi (16 août) au Cabaret Vert, même si l’on conserve l’espace Razorback pour les « métalleux ». Au Greenfloor, on ne va pas changer les bonnes habitudes évidemment, mais les rappeurs s’invitent aujourd’hui aussi sur les deux scènes principales que sont Illuminations et Zanzibar. J’espère que vous y étiez si vous êtes un inconditionnel de ce genre, car c’est aussi la branche musicale où les photographes sont confrontés aux restrictions les plus contraignantes. Six concerts, et pas des moindres, ne nous étaient en effet pas ouverts au niveau du sacro-saint « frontstage » appelé aussi crash-barrière. Six prestations que vous n’aurez donc pas en clichés ni même en reportage car si un personnage qui vit de son image ne l’assume pas ou réserve ses faveurs à certains médias spécialisés, grand bien lui fasse. Cela nous permet, qui plus est, de nous concentrer sur d’autres prestations, parfois même beaucoup plus intéressantes. Il faut dire que les concerts sur lesquels nous nous sommes focalisés nous ont réservé parfois quelques surprises. Bonnes… ou étonnantes. Nous allons vous décortiquer, en images, ces quelques prestations du jour 2 dans un autre article mais ce qui nous a marqué, c’est la présence scénique de deux artistes belges qui n’ont pas froids aux yeux lorsqu’il est question de venir faire un petit clin d’œil en France. Ces artistes sont Youssef Swatt’s et Shay, deux références urbaines chez nous que nos voisins ont découvert grâce à leurs rôles respectifs (l’une comme membre du jury, l’autre comme élève) dans l’émission de Netflix, « La Nouvelle école ». Le premier à ouvrir les hostilités est le jeune Tournaisien. Invité de dernière minute, à l’instar de Kaaris, il était annoncé sur la scène Zanzibar avant de glisser dans la forêt, sur une Greenfloor un peu plus cosy, mais où le public a rapidement rempli l’espace. « Vous savez que ma situation actuelle me permet de participer à beaucoup de festivals en cette période, mais souvent en ouverture, dans l’après-midi, comme aujourd’hui. J’ai rarement vu autant de personnes pour un concert aussi tôt, merci » lance d’entrée de jeu Youssef, marqué par cet accueil mais qui ne se démonte pas pour la cause. Une veste à l’effigie d’une marque belge (Paradox Brussels) sur les épaules, le récent vainqueur de l’émission arrive en conquérant. « J’ai ramené la coupe à la maison » lance-t-il petit sourire en coin, comme un tacle aux footeux qui aiment rappeler que la France a éliminé par deux fois les Diables Rouges dans des compétitions majeures. On connait le phrasé et la plume de Youssef, qui se définit comme un rappeur « Old school », sorte de fils spirituel d’IAM dont il a d’ailleurs déjà assuré la première partie. Son morceau « Le rap est mort » était un vrai bijou d’écriture, l’Hexagone l’a désormais découvert encore plus percutant dans « Générique de fin ». Son contre-courant a fait mouche à la Tv, sa persévérance l’a érigé en star émergente mais comme il le dit lui-même, à quoi bon briller si le public t’a oublié l’été prochain ? Histoire de marquer les esprits, Youssef en rajoute donc une petite couche avec « Je sais pas faire de refrain » et ce dernier couplet « Ma famille et mes potes disent que je rappe trop à l’ancienne pour faire Nouvelle Ecole, mais j’irai leur montrer sur Netflix que le meilleur rappeur de France vient probablement de Belgique ». Quelques sifflets sortent de l’assistance, mais s’en suivent des salves d’applaudissements, Youssef Swatt’s a frappé fort, avec les mots, encore… Autre représentante du plat pays à être invitée à Charleville-Mézières ce vendredi, Shay. Et cette fois, c’est bel et bien sur la scène Zanzibar, l’énorme espace scénique qui trône désormais dans la prairie du festival. Le public est aussi là en masse. Il faut dire que les shows de l’artiste sont visuellement marquants. Et ce sera encore le cas ce vendredi. Une structure imposante impliquant des échafaudages, une moto, des écrans géants… tout est réuni pour attirer l’attention. Et pourtant, c’est bien sur la chanteuse que tous les regards vont se focaliser. Toute de noir (dé)vêtue, Shay soigne son entrée sur scène. Quatre danseuses muées en portes drapeaux lui faisant une haie d’honneur. Et bam, c’est parti, la princesse est dans la place. « Pendant la prochaine heure (50 minutes en réalité), vous m’appartenez » lance Shay, bien décidée à se mettre ce public dans la poche (accessoire dont elle ne dispose toutefois pas sur cette tenue). En fait, le public lui est déjà tout dévoué, mais qu’à cela ne tienne, Shay veut y mettre les formes. Son show est tonitruant, bien ficelé et … aguichant. La chanteuse sait jouer de ses charmes et veut s’ériger en femme fatale mais pas n’importe laquelle, non, celle qui dirige les débats, qui décide, qui oriente les décisions. Avec ses danseuses, elle fait corps, au propre comme au figuré. La chorégraphie est provocante à souhait, ce qui ne semble pas déranger les plus jeunes. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, je vous invite à regarder les clips de « Sans Cœur » (avec Niska) et « Santa Fe », deux ambiances, deux styles mais qui peuvent aider à cerner l’univers actuel de l’artiste. Plutôt Youssef ou Shay ? Rien ne vous oblige à choisir, ils ont tous deux marqué les esprits et prouvé que le rap se porte bien de ce côté de la frontière aussi. Retrouvez les clichés du festival (ceux autorisés exclusivement) sur la page FB – ReMarck Photos.
Escapade verte au Cabaret

Tic toc… l’heure approche à grands pas. Ce jeudi, ce sera en effet l’ouverture de l’édition 2024 du Cabaret Vert, le festival musical de Charleville-Mézières mais aussi un événement incontournable des Ardennes pour la palette d’activités proposées (110 concerts, 70 auteurs de BD, des représentations cinématographiques …) et surtout son engagement dans l’écologie moderne. Alors que l’écologie peine à trouver sa place dans un climat politique tendu, le Cabaret Vert réaffirme sa vocation : semer des graines dans l’esprit des festivaliers. Pour Camille Muller, qui rejoint l’équipe cette année en tant que responsable développement durable, c’est un cadre idéal pour mobiliser de nouveaux publics sur ces sujets. La décarbonation au Cabaret Vert en 2024, c’est d’abord du concret avec un focus sur la mobilité, qui représente plus de 50% de l’empreinte globale. Mobilité : voyager ensemble, le nouveau cool !Objectif prioritaire ? Limiter au maximum l’utilisation de la voiture individuelle dans un territoire à dimension rurale. Pour Camille Muller, « le défi est là : créer un déclic pour faire évoluer les pratiques ». Comment ? En proposant un large éventail d’alternatives durables et collectives. Déjà, le réaménagement du site a permis de caler l’entrée public rue Voltaire, à 8 minutes à pied de la gare SNCF : de quoi faire préférer le train à nombre de festivaliers. Pas d’embouteillage, pas de voiture à garer, Cabaret Vert à pied c’est le pied ! Côté trains, dès la fermeture du site, deux lignes omnibus de nuit ramènent les festivaliers en direction de Reims et Givet. À Cabaret Vert, le car c’est le nouveau cool ! 5 lignes desservent une vingtaine de villes et villages alentours, avec pose des bracelets dès la sortie du car : un traitement VIP qui permet d’entrer directement sur le festival. La fête sans prise de tête ! La mobilité douce pendant Cabaret Vert en résumé :– Offre TER retour à 1€ à destination d’une gare de la Région Grand Est et de Paris Gare de l’est, pour l’achat d’un billet aller– Des parkings vélo gratuits et sécurisés, avec animation gonflage de pneus et petites réparations– Le covoiturage sans commission avec Mobicoop.fr– Des navettes de bus vers les grandes villes (Paris, Lille, Nancy, Bruxelles) à 50€ l’aller/retour– 3 stations éphémères de vélos électriques partagés– Navettes gratuites parking-camping et gare-camping– Offres TGV Paris-Charleville à 25€ le trajetCes dispositifs sont mis en place en étroite collaboration avec la Région Grand Est et l’agglomération Ardenne Métropole. LA GRANDE VELORUTION le vendredi 16 août ! Avec Diffuz (La Macif) et Ma Ville A Velo 08, est organisée cette année « La Grande Vélorution » : > RDV sur la place de l’Hôtel de Ville de Mézières le vendredi 16 août à 16h. > Parade à vélo dans les rues de Charleville-Mézières avec DJ embarqué. > Ouvert à toutes et à tous, parcours de 7km à rythme doux (1h environ), festif, familial et neutre en carbone ! Prendre ses quartiers au campingUn camping offrant des prestations de qualité permet de limiter les allers-retours en voiture. La team Cabaret Vert chouchoute ses campeurs : tout est fait pour rendre leur séjour inoubliable. Ouvert dès le mercredi pour prendre ses marques, il permet aussi de récupérer son bracelet sans faire la queue et d’en profiter pour visiter la ville.Comment rendre le séjour toujours plus agréable ? En proposant un accès direct depuis le camping 1 (Dormeur du val) pour les fêtards, avec possibilité de louer une tente ou même, et ça c’est nouveau, un cottage en bois équipé de prises et de lits superposés. Autre possibilité pour les campeurs qui privilégient la tranquillité pour leur tribu : le camping 2 situé au Square de la Vieille Meuse, à proximité du parking. On peut y réserver des tipis top confort tout équipés, jusqu’à 20m2. Manger plus durable sur le festivalPoser des briques pour bâtir de meilleurs lendemains passe forcément par la case Food, 2e poste d’émission de gaz à effet de serre après les transports. En phase avec sa charte de restauration durable, Cabaret Vert prône une offre locale, de saison et diversifiée. Comme l’an dernier, le score carbone de chaque stand est affiché, afin de favoriser les options veggie. Coup de cœur de la team : le stand de bokits jamaïcains devrait mettre tout le monde d’accord : on prend les paris ?Afin d’optimiser le tri des déchets, Cabaret Vert expérimente cette année la vaisselle réutilisable sur les 5 stands gérés en direct par ses bénévoles. Si le test s’avère concluant, le dispositif sera élargi par la suite à l’ensemble du festival. Passer à l’action dans l’IDealLe DO Tank du festival mobilise spécialistes, activistes, artistes et festivaliers pour construire ensemble le monde de demain. Un espace qui fait le plein avec une jauge adaptée (200 personnes max). Du choix des thématiques abordées aux invités présents, tout est mis en œuvre pour attirer les curieux aux tables rondes et ateliers. Nul doute que la présence de Frah de Shaka Ponk, du producteur/dj Molécule ou du YouTubeur Vinz Kanté en incitera plus d’un à passer une tête…On y parle écologie mais pas que, on aborde aussi des questions sociétales, du genre aux minorités. Au programme : comment la génération climat transforme la démocratie, genre/climat même combat, la révolution de l’alimentation… et aussi un thème peu abordé en festival, autour du rap et de l’écologie. La dynamique reste la même : réfléchir ensemble en gardant l’esprit de fête. Adaptation, enjeu numéro 1 pour la filière Faire un premier bilan carbone l’an dernier a permis de poser les bases pour une transformation en profondeur. Un sujet commun à tous les grands rassemblements. « C’est un enjeu de filière, de secteur, un sujet qu’il va falloir adresser en collectif. C’est notre prochaine étape. » souligne Camille Muller.Au niveau local déjà, Cabaret Vert fait sa révolution énergétique en lançant à l’automne de grands travaux pour relier le site à la haute et basse tension. Une décarbonation accélérée grâce à une subvention du CNM (Centre National de la Musique) qui accompagne les festivals dans leur démarche de responsabilité sociale. Concrètement, quasiment tous les groupes électrogènes (50% de la consommation électrique totale) seront supprimés dès l’année prochaine.Impressionnant et ce n’est que
Cabaret Vert (du 15 au 18 août): nouvel aménagement du site autour de la Meuse.

En dévoilant son affiche en décembre dernier, le CABARET VERT, avait donné le ton : cette année, ce sera du vert, du jaune, du bleu ! Afin de faire honneur à toutes ces nuances, le site a été entièrement redéployé cette année. En effet, nous souhaitions construire un nouveau récit autour de la Meuse et de la nature et remettre au centre du festival ce qui fait sa spécificité : un cadre exceptionnel au bord de l’eau et au milieu des arbres. Et afin d’immerger les festivaliers dans une ambiance bucolique et très verte dès leur arrivée sur site, l’aménagement a été entièrement repensé autour de la Meuse, grand fleuve européen devenu emblématique depuis que le Greenfloor a pris place sur sa rive. Invité permanent du festival, le fleuve en devient ainsi l’élément central, avec un site, un camping et des scènes réaménagées autour de son lit. De quoi donner au Cabaret Vert un air de station balnéaire ardennaise. LES NOUVEAUTÉS > 2 entrées du festival : 1 L’entrée principale des festivaliers se fait désormais par la rue Voltaire (l’accès ne sera plus possible par le Place St Julien). 2 L’entrée réservée aux usagers du Camping 1 quant à elle se situera rue de Warcq. > La scène Zanzibar sera positionnée sur la Plaine de la Macérienne lui donnant toute la majesté qu’elle mérite et offrant ainsi un meilleur confort pour le public. > La scène Illuminations prendra sa place quant à elle sur le Stade Bayard. > 2 espaces de restauration aménagés avec tables et assises vous accueilleront en bords de Meuse et sur le stade. > Des navettes gratuites seront proposées depuis la Gare et le Parc des Expositions à destination du Camping 1. Pour les habitués, résumons en disant que désormais l’entrée se fera donc exclusivement par le prolongement de la scène Greenfloor, excepté pour les campeurs du site 1, les exposants et la presse; quant aux deux plus grandes scènes, moins thématiques, dénommées Zanzibar et Illuminations, on permute leurs emplacements afin d’offrir un espace plus grand encore pour les concerts les plus attendus. Musique, BD, Ciné, Talks et Art de vivre… Toute la palette du Cabaret Vert vous donne rendez-vous du 15 au 18 août pour sa 18ème édition ! Cette année vos meilleures vacances se passent dans les Ardennes ! Et à Charleville-Mézières en particulier. Pour tous renseignements et commande de tickets, rendez-vous sur le site officiel Cabaretvert.com
Le rap français, mais aussi international, débarque au Cabaret Vert

Avant de révéler, mi-mars, l’intégralité de son affiche 2024, Le Cabaret Vert vient de lever le voile sur sa programmation hip-hop. Entre colosses planétaires, icônes francophones et sensations du moment, le festival décroche cette année encore la certification PPP : “Pure Prog Peura”. Pour le bonheur des puristes du genre, mais aussi de tous les festivaliers. Get on the Mic! Depuis sa naissance en 2005, le Cabaret Vert a placé Charleville-Mézières sur la carte du hip-hop français et international. On se souvient de Travis Scott en 2018, programmé juste avant de devenir la superstar qu’il est aujourd’hui, ou encore d’Asap Rocky et Tyler The Creator. En plus d’un sens du timing aiguisé, l’ambition du festival est bien de rassembler au-delà des chapelles et des générations avec une programmation aux avant-postes. Le Cabaret Vert s’est toujours targué de vouloir promouvoir tous les arts et celui de la rue en fait partie. La musique dite « urbaine » a donc toujours trouvé, logiquement, un créneau assez large dans la programmation et ce n’est pas en cette saison 2024 où les réseaux sociaux sont inondés de nouvelles productions d’artistes hip-hop très en verve que cela va changer. Jusqu’au bout l’art de rue Une promesse qui sera de nouveau tenue cet été, avec un véritable défilé de gros calibres du genre sur la grande scène. En tête de file ? Ninho – le rappeur qui remplit deux Stade de France en 10 heures chrono – et 21 Savage en exclu sur le territoire français. Basé à Atlanta, le rappeur anglais a enfin décroché un visa pour retourner en Europe, on n’aurait raté ça pour rien au monde ! Dans une veine plus festive, plus familiale aussi, Macklemore devrait mettre tout le monde d’accord : un show généreux taillé pour les grandes scènes, tout comme la cultissime Fonky Family qui vient fouler les terres ardennaises en amont de son 30ème anniversaire. Seulement quatre dates en France dont une dans les Ardennes, ça se fête ! Marseille toujours, l’empereur SCH fera son grand retour après une tournée en forme de triomphe romain. Parmi les autres valeurs sûres qui électriseront, à coup sûr, les foules et la fosse : la sensuelle bad bitch Shay, au sommet de son art, le swag viral de Joey Valence & Brae en provenance de Pennsylvanie, le cador franco algérien TIF dont la réputation n’est plus à faire, ou encore Meryl la queen du kreyol rap, prête à en découdre… Les inclassables du rap jeu À l’affiche également de ces quatre jours orgiaques, des ovnis inclassables aux voix singulières, comme l’Américain Teezo Touchdown, ou encore Yamê et sa bécane, porté par une hype incroyable : adoubé par Timbaland, rien que ça. Révélation masculine aux Victoires de la musique, les bonnes fées du rap lui prédisent une trajectoire à la Stromae. Pas moins. Mode reset activé : l’édition 2024 intronise aussi des rappeurs français qui réécrivent les codes du genre : le surfeur d’argent La Fève ou le mystérieux Luther, figures de proue d’un hip-hop plus introspectif au flow détaché. Nouvelle vague au bord de l’eau Vous en voulez encore ? Ne bougez pas. Ou plutôt si, prenez la direction du Greenfloor, pour prendre en pleine face un instantané du rap français (et européen) qui monte en 2024. Sprinters kickeurs, coureurs de fond, outsiders du verbe, nouveaux kings du stream : tous se croiseront sur cette scène défricheuse emblématique. Reliée par un pont au reste du festival, elle sera encore magnifiée en août prochain et mettra notamment en lumière une scène rap new wave bouillonnante. C’est simple, on ne sait plus où tendre l’oreille ! Bu$hi le visionnaire intrépide, Cristale l’étoile surdouée de Brixton aux freestyles atomiques, Houdi le fascinant extraterrestre masqué, le flow tranchant du discret Hugo TSR, l’écorché vif Yuston XIII, la fougueuse Kay The Prodigy, Lesram l’artificier des mots aux punchlines imagées, le versatile Rounhaa, l’orfèvre météorite Yvnnis, sans oublier la plume affûtée de Zinée. Un plateau hip-hop surpuissant qui accoste sur des rivages caribéens avec Maureen et vibre pour l’afro rap ultra dansant de Merveille. Un line-up aussi pointu qu’électrisant. Portés par une fanbase impressionnante, ces artistes agiles, frais, exigeants et fascinants cochent toutes les cases pour s’imposer comme de très grands de demain. Ne ratez pas l’occasion de les découvrir du 15 au 18 août au Cabaret Vert. En résumé, à ce stade de découverte de l’affiche, le Cabaret Vert, c’est déjà ceci… Inutile de vous expliquer pourquoi il ne faudra pas tarder à réserver votre sésame pour accéder à ce festival qui est désormais l’une des références de l’été. Pour retrouver la billetterie, c’est ici
D’avril à septembre, les notes vont swinger un peu partout.

2024 s’éveille à peine qu’il est déjà grand temps pour les amateurs de festivals de commencer à cocher les dates importantes dans leur calendrier car il se pourrait que cette année, encore plus que les précédentes, certains soient confrontés à des choix manichéens. Il n’est en effet pas rare de voir plusieurs festivals se « partager » un week-end, mais l’agencement du nouveau calendrier scolaire en Belgique, qui « limite » depuis peu la période de vacances d’été de début juillet à fin août (alors que précédemment il n’était pas rare de voir des étudiants libérés de leurs obligations dès le 20 juin et ne reprendre le chemin des amphithéâtres qu’à la mi-septembre), et, surtout, l’organisation des Jeux Olympiques à Paris (et quelques autres sites un peu partout en France) chamboule encore un peu plus un agenda qui pouvait déjà générer quelques prises de têtes chez certains. Quel est le rapport entre les JO et des festivals demanderont certains d’entre vous? Et bien la sécurité. De nombreux services publics (pompiers, police, services travaux des collectivités….) vont être à pied d’œuvre durant toute la période des jeux (du 26 juillet au 11 août). Sans oublier que les jeux paralympiques suivront rapidement (du 28 août au 08 septembre). Voilà quelques week-ends durant lesquels de nombreux élus de l’Hexagone ne pourront donc accepter d’événements majeurs sur leur territoire, et cela sans tenir compte des heures de récupération qui devront aussi être allouées dans la foulée. Les organisations sur terrain privé ne nécessitant pas de personnel des services publics (ils sont rares car la gestion du flux de public incombe en partie à la police) pourraient contourner ce problème avec des services de sécurité privés… mais ils sont tous (ou presque) occupés par ces JO et tout ce qui tourne autour. Ces paramètres évoqués juste ci-dessus expliquent pourquoi quelques week-ends, et deux particulier, ceux des 13-14 et 20-21 juillet, vont voir exploser le nombre de festivals organisés à ce moment. Hormis pour ceux d’entre-vous qui manient habilement le don d’ubiquité, l’heure des choix va donc sonner. Afin de ne pas vous retrouver le bec dans l’eau, ou pour le moins assez démuni face à une billetterie qui afficherait déjà complet, nous vous avons concocté un petit agenda avec les renseignements qui sont déjà disponibles, et ce concernant les festivals que nous connaissons. Il ne s’agit donc pas d’une bible ou d’un annuaire complet reprenant toutes les organisations musicales « estivales », mais juste de quelques pistes pour organiser votre agenda en fonction des événements que nous avons présélectionnés (vous verrez, certains très connus ne figurent pas dans cette liste). Pourquoi attendre juillet pour s’amuser ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question puisque certains organisateurs ont pris le pari d’entamer cette saison des festivals dès avril. Chez nous, les Nuits Botaniques sont devenues incontournables au fil des années (ce sera la 31e édition en 2024). Il est donc tout naturel de débuter cette présentation par ce festival un peu particulier puisqu’il s’étale du 24 avril au 05 mai. Bonne nouvelle pour ceux qui ne pourraient se déplacer, cet événement sera couvert par l’un des artisans de ce site, Fabian Braeckman. Vous pourrez donc retrouver des reportages sur ce festival sur notre webzine. Mais comme c’est quand même toujours mieux de vivre l’expérience en live, nous vous invitons à vous rendre sur le site du Botanique pour prendre connaissance de la programmation complète (et réserver vos places). Plusieurs lieux, une programmation assez hétéroclite, des artistes à découvrir … Pour ceux qui se rendraient en France fin avril, on aura aussi Le Printemps de Bourges (du 23 au 28) avec des artistes d’un certains calibre – 24 : Mika / Kyo / Martin Solveig / Santa / Zaho de Sagazan – 25 : Hoshi / Shaka Ponk / Matmatah / Oliva Ruiz – 26 : Silly Boy Blue / Luidji – Bon Entendeur / PLK … – 27 : Bekar / Niska … – 28 : M.Pokora / NEJ) – Accès, 49 euros par jour (sauf le dimanche, 45) mais le 25 et le 27 sont déjà complets et les passes Week-ends sont aussi écoulés. Le temps de vous remettre de ces premières émotions musicales, on fait le pont jusqu’au 17 mai, jour initial de l’Inc’Rock festival (du 17 au 19 mai). Aucune info n’a encore filtré et c’est le mystère donc concernant l’affiche de cette nouvelle édition de l’événement qui se déroule à Incourt. Le week-end suivant, c’est à Anthisnes en province de Liège, que nous irons probablement déclencher quelques rafales à l’occasion des Anthisnoises, un festival de musiques celtiques très accueillant. La date est connue (du 24 au 26 mai) mais là aussi, le voile n’est pas tombé concernant les groupes qui se produiront. De mai, on passe à juin, avec les Francofolies d’Esch-Sur-Alzette au Luxembourg du 06 au 09. L’affiche complète n’est pas encore disponible, mais les amateurs de rap/hip-hop apprécieront le line-up du vendredi (Ninho, Tiakola, Luidji…), le samedi, on aura du très prisé avec Lost Frequencies, Zaho De Sagazan, Apashe et Shaka Ponk notamment. Quant au dimanche, il ne sera pas en reste avec David Guetta, l’Impératrice, Olivia Ruiz, Mentissa, Santa et Julien Granel. Le pass 3 jours est à 130 euros, les tickets journaliers à 56 ou 64 euros selon le jour. Pour le dernier week-end du mois, un choix cette fois géographique et musical s’impose puisque d’un côté nous aurons le rock consistant du Hellfest, et de l’autre la bande de Contact qui sera aux commandes du Feelgood à Aywaille, et tout ceci du 27 au 30 juin. Hellfest (Clisson en France) : un line-up de folie pour les amateurs du genre avec Megadeth, Metallica, Queens of the Stone age, Mass Hysteria, Lofofora … mais aussi Foo Fighters, The Prodigy, The Dropkick Murphys, Bodycount ft Ice-T et Shaka Ponk qui pour sa tournée finale s’est concocté un beau calendrier. Petit bémol, tous les pass 4 jours ont été écoulés depuis un certain temps et il est quasi impossible de pouvoir encore trouver un ticket, même pour une seule
Le Reflektor, place to be in 2024.

Si le grand Bruxelles peut se targuer de disposer de nombreuses salles de spectacles (outre les divers centres culturels, on recense Forest National, le Whalll, le Cirque Royal, le Botanique…), l’offre est généralement plus restreinte en Wallonie. Pour Namur, par exemple, seuls le Delta et le théâtre Royal semblent avoir vocation à accueillir des concerts d’une certaine ampleur, le Namur Concert Hall s’étant spécialisé en musiques « calmes » (classique, jazz…). Les puristes avanceront que la Nef ne doit pas être écartée ainsi, et ils ont raison, mais avouez que le cadre ne se prête pas à n’importe quelles dérives musicales non plus… Et je parle bien de concerts d’une ampleur certaine car les espaces plus exigus comme le Belvédère se démènent aussi pour promouvoir la culture, mais avec la limite de leurs moyens … financiers, logistiques et leur superficie limitée. Une ville semble toutefois vouloir renverser un peu la vapeur en développant son offre de sièges (belle expression, surtout quand l’on se rend compte que les plupart des concerts proposés dans certaines de ces salles se font sans assise). Cette ville, c’est le grand Liège. J’utilise volontairement cette locution car j’y inclus Seraing et sa toute nouvelle salle OM qui depuis le dernier trimestre 2023 offre une saine concurrence à l’indémodable Forum qui a vu les plus grandes stars de la chanson française fouler sa scène, mais qui n’est pas aménagée pour recevoir tous les types de mouvements musicaux. Les deux salles font d’ailleurs cause commune avec une troisième, plus cosy, mais qui plaît visibles aux artistes si l’on s’en réfère au calendrier qui attend les aficionados du Reflektor puisque c’est bien de cette salle qu’il s’agit. De l’extérieur, l’entrée ne paye pas de mine. On dirait un café comme il y en a tant dans l’hypercentre liégeois, surtout dans le carré, célèbre quartier festif de la cité ardente qui se trouve à un jet de pierre (ou de bière) du Reflektor. Mais derrière la porte du fond se terre une salle dont les murs se gorgent de bonne musique depuis un certain temps déjà. Et en 2024, le niveau ne va certainement pas piquer du nez puisque les artistes émergents que sont Rori, Colt et Mentissa sont venus récemment s’ajouter aux noms de Bandit Bandit et autres Zaoui (ex Thérapie Taxi) qui figuraient déjà sur le planning de la nouvelle saison. Etonnant vu que tous ceux cités ci-dessus se produisent généralement devant des assistances bien plus fournies que celle qui pourrait pénétrer, physiquement, dans l’antre du Reflektor. Mais alors, que dire de la venue de Rise of the Northstar ? Lorsque nous avons vu le show du groupe de métal parisien, en août, il se produisait sur la scène principale du Cabaret Vert à Charleville Mézières devant 26000 personnes. Autant dire que si vous êtes fan du groupe, de l’univers manga, du métal hurlant ou simplement curieux de venir découvrir ce band, il ne faudra pas tarder à réserver vos places car celles-ci sont limitées. Le 21 mars, soit le lendemain de l’arrivée officielle du printemps, c’est un ouragan qui va déferler sur Liège avec cette drôle de troupe qui aime faire le show. Un chanteur masqué qui ne tient pas en place, visiblement féru de mangas et d’arts martiaux (vu ses postures marquées), des musiciens qui sont tout autant dans le trip, certains masqués aussi, d’autres non, mais alors munis d’un serre tête ou d’une casquette, et un décor de circonstance. Voilà ce qui vous attend. Du moins si on arrive à caser tout ce petit monde sur l’espace scénique de la Place Xavier Neujean. Ce qui est sûr c’est qu’il n’y aura pas besoin d’augmenter le chauffage pour réchauffer vos oreilles. Si vous ne voulez pas devoir courir en Suisse, au Luxembourg ou encore en Angleterre pour (re)découvrir les excentricités rythmiques de Vithia et de ses acolytes (Eva-B, Air One, Yoru et Phantom 2), foncez, c’est au Reflektor que ça se passera. En attendant, pour ceux qui ne connaissent pas encore, on vous conseille Rise et Showdown, deux morceaux issus du troisième album du groupe, intitulé lui aussi Showdown. Des rifs frénétiques de guitares électriques, des phrasés de hip hop à la Beastie Boys, et quelques poussées vocales vont donneront une idée de la déferlante attendue.
A Charleville-Mézières, on ne sera pas focus que sur les J.O à la mi-août…

Cabaret Vert 2024 : Curieux par nature En dévoilant les 28 premiers noms de sa 18ème édition, le Cabaret Vert – festival associatif et indépendant – nous transporte déjà vers l’été prochain pour 4 jours de musiques, de nature et d’émotions partagées. En 2024, vos meilleures vacances tombent du 15 au 18 août dans les Ardennes. Du vert, du jaune, du bleu ! Le Cabaret Vert dévoile son affiche 2024 et on a déjà hâte d’en voir de toutes les couleurs, en août, à Charleville-Mézières. Du vert, pour son cadre naturel et boisé. Du jaune, pour cette édition planifiée au cœur de l’été. Et pour le bleu ? L’explication est à trouver sur les bords de Meuse. Invité permanent du festival, le fleuve en devient cette année l’élément central, avec un site, un camping et des scènes réaménagées autour de son lit. De quoi donner au Cabaret Vert un air de station balnéaire ardennaise. Port du bonnet de bain facultatif. Un monde de musiques Au fil de l’eau, des heures et des scènes (cinq, soyons précis), les festivaliers pourront naviguer dans une programmation musicale de près de 100 artistes, se jouant des styles, des générations et des passeports. Un casting 2024 dont les premiers noms donnent à voir une affiche internationale et ambitieuse, faisant notamment la part belle aux guitares. Au programme ? Une reine au retour fracassant (PJ Harvey), du rock taillé dans le granit (Queens of the Stone Age, Red Fang), le hip-hop francophone à la parade (Ninho, SCH, Fonky Family, Shay, La Fève), une famille métal infatigable (Korn, Mass Hysteria, Born of Osiris), de l’électro pour tous (Justice, Macklemore, Vladimir Cauchemar), des singes rebelles (Shaka Ponk), des punks poètes (Fontaines D.C.), un napolitain mystérieux (Liberato), la relève rock (Destroy Boys, Blondshell, High Vis), de la pop élégante (Louis Tomlinson), de la funk défricheuse (Dabeull, Neil Frances), du punk houblonné (Flogging Molly), les dernières sensations du hip-hop américain (Joey Valence & Brae), trois voix soul (Say She She), deux voix rock (Nova Twins) et même une vibraphoniste électronique (Lucie Antunes). Grandes premières, valeurs sûres, jeunes prodiges, découvertes attachantes… Vivement le grand plongeon ! Bas carbone, hautes ambitions Vert de nom et de nature, le Cabaret poursuivra en 2024 son engagement historique en faveur de la transition écologique. Élargie l’an dernier à l’ensemble de ses activités, sa stratégie bas-carbone se traduira par de nombreuses initiatives concrètes dans ses allées et en coulisses (moyens énergétiques, mobilités douces, tri des déchets, circuits courts, etc.). Elle se diffusera également dans les programmations cinéma, débat et BD regroupés au sein d’un espace “Idéal” réinventé. Son fil rouge cette année ? La science et la connaissance. Une thématique qui fera d’ailleurs l’objet d’une catégorie spécifique du Prix BD Cabaret Vert dont la deuxième édition a été lancée fin novembre. Des bulles, des mots, des sons, du vivant et des couleurs… Toute la palette du Cabaret Vert vous donne rendez-vous du 15 au 18 août pour sa 18ème édition ! Les Passes 4 jours à 219 euros, celui pour 3 jours (Vendredi-samedi-dimanche) à 169 euros, le pass Week-end (samedi-dimanche) à 119 euros. Pass journalier à 65 euros (gratuit pour les moins de 12 ans). Retrouvez la billeterie ici.
Juliette, on t’aime…

Pour ce dernier jour de festival au Cabaret Vert, le troisième pour nous, mais le cinquième tout de même pour certains, nous levons un peu le pied avec « seulement » huit concerts au programme. Disons qu’un neuvième faisait partie de la liste des « must be seen » mais nous n’avons, à l’instar de beaucoup de collègues d’autres médias, pas reçu l’aval du staff de l’artiste pour pouvoir lui « tirer le portrait ». Comprenez que nous avons été priés, en dernière minute, de quitter le front stage, et ce n’est pas une décision de l’organisation qui, nous l’avons remarqué, sait recevoir. Je vous entends d’ici commenter en disant que c’est normal, que nous sommes des privilégiés disposant de beaucoup d’avantages. Et bien contrairement à ces croyances, ce n’est pas toujours le cas. Mais quand je parle ici des efforts consentis par l’équipe organisatrice, je n’évoque pas les locaux et la fontaine à eau mis à disposition des nombreux journalistes présents mais plutôt de tout ce qui a été entrepris juste avant et pendant l’événement pour réduire au minimum les inconvénients que pourrait rencontrer le public suite aux conditions climatiques détestables des semaines précédant le festival. Remémorez-vous cette période. On parle de ces jours où la pluie a balayé nos contrées, inondant de nombreux champs et provoquant d’ailleurs des « aménagements d’horaire » (en réalité des annulations de prestations) sur certain(s) festival(s). Au Cabaret Vert, rien de comparable car la cellule opérationnelle a pris les choses en mains, oeuvrant avec acharnement pour rendre le site praticable et même agréable. L’investissement humain est à souligner, mais aussi celui financier puisque les mesures décidées en dernière minute cumulées aux frais de remplacement de Lomepal ont entraîné un malus dans les caisses. Et oui, malgré un taux d’occupation plus qu’acceptable (127 000 festivaliers sur 130000 possibles au maximum), le Cabaret Vert n’a pas fait un seul euro de bénéfice. La situation n’est toutefois pas critique car les organisateurs planchent déjà sur l’édition 2024, et même sur la 2025, que les frais engendrés cette année ont permis de garder leur ligne de conduite, à savoir le respect des festivaliers, et que toutes les sociétés locales qui travaillent avec l’événement ont pu profiter des retombées de celui-ci. Pour votre compréhension, Lomepal était à l’affiche le jeudi mais confronté à des accusations judicaires. Vu la nature des faits reprochés, les organisateurs ont préféré demander au rappeur de ne pas assurer sa prestation. Une demande qui a un coût puisque contractuellement, l’artiste peut réclamer une partie de son dû. D’autant que pour ne pas priver les festivaliers d’une tête d’affiche, il a été fait appel, contre rémunération évidemment, aux Black Eyed Peas. Cette dépense non prévue en a vu d’autres la rejoindre puisque de nombreux camions citernes ont été appelés sur le site pour pomper le surplus d’eau sur la plaine et que des protections de type bâches biodégradables ont été appliquées sur les zones boueuses afin que les sols mais aussi les pieds des festivaliers soient préservés. Un travail titanesque, des frais engendrés, mais avec un résultat très intéressant au final. Après ces explications parfois techniques, mais les efforts déployés par tout le personnel impliqué méritait bien un petit salut de notre part, plongeons nous vers ce dernier jour de l’édition 2023 avec les premières notes proposées par Bobine. « Fer de lance d’un courant musical déjanté : l’electrapp, Bobine propose un style unique, le feat rêvé entre Orelsan et Salut c’est Cool. Son autodérision assumée sur des prods explosives assurent un spectacle haut en couleur qui s’écoute, se regarde et se vit. Une seule phrase fait office de mot d’ordre : « préparez vos meilleurs pas, ça va bounce ! » BRLZ, est un « rappeur producteur franco-burkinabé originaire de Reims. Il sort son premier EP en 2018 : Berlioz, après lequel il prendra un tournant artistique qui le conduira à s’autoproduire totalement. Il façonne ses productions, les mixe et les masterise lui-même de façon à se bâtir un univers musical authentique et singulier. Dès lors, les premières parties s’enchaînent et il devient rapidement incontournable dans la région. Il partagera la scène d’artistes tels que Kikesa, Rk, Guizmo, Da Uzi, Youv Dee, Grems, Gazo ou encore Tiakola ». Thumpasaurus –« Et au commencement était thump… le groove originel. Au commencement, le groove était harmonie et l’harmonie était le groove, et c’était bien. Le dernier album du groupe, Thumpaverse, ce sont 40 minutes de folie concoctées par 5 californiens qui se moquent de la mode et de la cohérence stylistique. Techniquement, par contre, le groupe est carré: quel que soit le style – Funk, Rock, Pop, Jazz, Punk, souvent mélangés les uns aux autres – il réussit à accoucher de véritables tubes. Les albums dotés d’un tel niveau d’originalité et de pouvoir de séduction sont trop rares, et donc trop précieux ». Soolking est un rappeur, chanteur et ancien danseur algérien. « En 2018, Soolking trouve le succès en France avec les titres « Milano », puis « Guérilla », avant de connaître un succès international avec le single « Dalida » sur lequel il reprend le refrain du tube « Paroles… Paroles… » de la chanteuse. Il sort dans la foulée son premier album solo intitulé « Fruit du démon » rapidement certifié disque d’or. En 2020, Soolking sort son deuxième opus « Vintage ». Heuss l’Enfoiré, Dadju, Gambi, SCH, Jul… ont répondu favorablement à son invitation sur ce projet. Après avoir ambiancé les charts tout l’été 2021 avec le single Bebeto, Soolking revient en 2022 avec « Suavemente » qui cumule déjà plus de 150 millions de vues et un troisième album “Sans Visa”. Death Valley Girls – « Originaire de Los Angeles, Death Valley Girls un girl band tout à fait atypique formé autour de Bonnie Bloomgarden et Larry Schemel. Le groupe décrit sa musique comme étant du « Rock’n’Roll, Dystopian Punk, Doom Boogie », une sorte de punk sensuel sans équivalent. Ce même punk rappelle le son originaire de l’année ’77, celle du CBGB où la jeunesse se ruait vers des salles de concerts
Pluie de prestations scéniques remuantes au Cabaret Vert.
Si nous nous sommes un peu attardés à vous présenter le site lors de notre précédent article, vu que c’était aussi une découverte pour nous, nous allons revenir aujourd’hui sur un autre aspect un peu plus en détail cette fois, celle des shows proposés par certains invités au Cabaret Vert. Le samedi fut en effet un jour assez marquant car quelques pointures annoncées, telles Cypress Hill, Skip The Use et Dropkick Murphys, ont tenu leur rang, mais d’autres, certes connus des afficionados mais moins du grand public, ont aussi sorti leur épingle du lot par l’univers proposé, et là on pense à Rise of the Northstar ou Sleep Token, l’énergie de leur prestation, celles de Enhancer et des Lambrini Girls étant sans communes limites, ou encore la singularité de leur show, et de ce côté la palme revient à Apashe. Evidemment, ceci n’est qu’un avis personnel, et non exhaustif car il est, humainement, impossible de pouvoir assister à toutes les performances, plusieurs scènes étant occupées de concert et le don d’ubiquité ne faisant nullement partie de nos attributions. Sans compter que l’on a tous, inexorablement, des affinités plus développées avec l’un ou l’autre style, des attentes précises ou non et des références qui nous rapprochent ou nous écartent de certains artistes. Nous avons donc effectué certains choix, en essayant toutefois de pouvoir « balayer » large en couvrant le maximum de concerts, et dans des veines musicales assez variées. Cette « course » effrénée entre les scènes nous empêche toutefois souvent de pouvoir nous attarder plus de trois chansons par spectacle. Difficile d’analyser une prestation, ou même de vous proposer un ressenti sur un laps de temps si restreint. Nous reprendrons donc ici une partie des descriptifs officiels proposés sur le site du Festival, ces descriptifs étant dans nos reportages inscrits en italique, entre guillemets. On débute avec Lobo El et Cotchei « Ce duo de rappeurs se distingue par son originalité, sa complémentarité et sa faculté à entraîner les foules. Le duo est reconnu à grande échelle dans la discipline de l’impro-rap, depuis que Lobo a remporté en 2019 le titre de champion du monde de la compétition End of The Weak, la seule de rap-impro au monde. Lobo & Cotchei partagent un micro et des valeurs. Malgré leurs années d’expérience et les sollicitations, le binôme tient à son indépendance et à sa singularité : un rap engagé et conscient masqué par une musique entraînante et festive ». The Drama Kings – « The Drama Kings est un groupe de garage rock psyché avec une touche de fuzz. Ce power trio Parisien/Rémois est composé de Jean-Philippe «Popi» Dahmani au chant/guitare (ex the Leezard one man band), Robin Mognetti à la batterie (Servo Control Tape Transport) et Diego Alorda à la basse (ex Fando, Chili). » Limsa D’Aulnay « Originaire d’Aulnay-sous-Bois, Limsa fait ses premiers pas dans le rap à 17 ans en apparaissant notamment sur la compilation Brigade des mineurs du label Karismatik en 2007. Expert freestyler, il est invité par Georgio en 2013, sur le légendaire Grünt #11 aux côtés de Nekfeu, Alpha Wann ou encore Lomepal, il y rencontre alors la 75e Session. En 2020 il lance les deux premiers volets de la série d’EP Logique, marquant un tournant majeur dans son parcours artistique. En 2022, Limsa d’Aulnay a signé son retour tant attendu avec Logique Part 3 et prépare un album commun avec ISHA ». Salim, alias Limsa, tient la scène. On ressent de suite qu’il a « de la bouteille », par contre, quel ne fut pas notre étonnement de voir l’intéressé se présenter sur scène habillé d’une tenue de foot mauve au blason d’un club de la capitale …belge. Et oui, c’est bien avec un ensemble d’Anderlecht que l’artiste s’est produit sur scène. Wolfmother est un groupe de Hard Rock provenant de l’île qui a vu grandir ACDC, je veux évidemment faire référence à l’Australie. « Musicalement par contre, il faudra plutôt chercher du côté de Black Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple ou The Kinks. L’histoire de Wolfmother débute avec la passion commune de trois amis pour le heavy metal : Chris Ross, Andrew Stockdale et Myles Heskett qui se lancent dans la composition de leurs propres morceaux à grand renfort de basses, de guitare et de clavier et en adaptant différentes influences au heavy metal, leur univers de prédilection. Triple platine en Australie le buzz se créé très vite autour du groupe sur le reste de la planète et récolte de bons échos un peu partout dans la presse ». Bien que n’étant ni un musicien émérite, ni un passionné inconditionnel du hard rock, on peut vous assurer que musicalement, le niveau est très très élevé. On a là des passionnés qui sont des virtuoses avec leurs instruments en mains et ils transmettent leur passion par leurs notes, c’est certain, mais aussi par leur attitude et leur bonne humeur communicative. Lambrini Girls : retrouvez notre article ici. The Inspector Cluzo « définis comme desRock farmers car ils sont agriculteurs bio depuis 15 ans. Ce duo guitare/batterie de rock-blues s’est formé en 2008 à Mont-de-Marsan par Laurent (Guitares, Chant) et Mathieu (Batterie). Depuis 2008, TIC a fait plus de 1200 dates dans plus de 67 pays, de façon complètement auto-produite visitant des festivals comme le Lollapalooza Chili et Brésil, Oppikopi festival (Afrique du Sud) ou encore le Fujirock (Japon), Pentaport (Corée du sud) mais aussi l’Inde, la Chine, le Pérou ou Madagascar. » Rise of The Northstar «Le quintet français de Rise Of The Northstar vient de sortir son nouvel album, Showdown. Toujours dans cette fusion entre Metal moderne, musique urbaine et culture pop japonaise, l’album, qui a été mixé par Johann Meyer (Gojira) et masterisé par Ted Jensen (Sterling Sound Studio), voit le groupe pousser tous les curseurs encore plus loin. Cette nouvelle période est inaugurée par le single One Love, morceau à l’énergie positive dont le message est simple : “gardez la foi et n’abandonnez jamais ce qui vous fait vous sentir vivant. Ne perdez jamais vos fondamentaux.” Combinaisons noires avec inscriptions japonaises en blanc, masques pour certains
La douce folie des Lambrini Girls.

Selon une légende dont l’origine est incertaine, ce groupe un peu percuté « s’est formé dans les marais de Skegness Butlins. Envolées du nid avec le rêve de faire vibrer toutes les pétasses du pays, elles sont devenues le groupe le plus gay à avoir remporté 50 concours Eurovision consécutifs. En raison de leur énorme succès, elles habitent désormais une planète proche de la terre et y élèvent leurs 150 bébés (dont le père est le pedalboard de Lilly). Inspirées par des groupes comme The Savages, Le Tigre, les Spice Girls et des traumas non résolus, les Lambrini Girls n’ont pas seulement l’intention de mettre le feu à votre poubelle, elles veulent aussi créer des espaces pour tous les inadaptés du monde. Leur mantra : Personne ne mérite de se sentir mal à l’aise, personne ne mérite de se sentir invisible, échangez avec vos amis, ne laissez jamais personne vous empêcher d’être vous-même, et surtout… : GAYS TO THE FRONT ! ». Cette présentation est un peu déjantée et surtout très floue, je vous l’accorde. Et bien nous ne savions pas trop à quoi nous attendre non plus quand nous avons pris la décision d’aller découvrir ce groupe sur la scène Razorback. Vu l’endroit, on pensait juste, et notre intuition était la bonne, que le rock serait à l’honneur. Débarquent alors trois « gonzesses » un peu débraillées qui auraient fait passer Cindy Lauper pour une dame de bonne famille. Aisselles non rasées, bas troués, blouse non ajustée … Me revoici trente ans en arrière, à Margate, du côté anglophone de la Manche. Et pour cause, nos jeunes filles proviennent de Brighton. Une batteuse, une bassiste et une guitariste, prêtes à en découdre avec un public tout aussi médusé que nous de voir autant d’énergie dans ces petits bouts de femmes qui poussent des notes agressives et rugueuses tout en les accompagnant d’envolées plus criées que chantées. Il ne faut pas deux morceaux à la chanteuse attitrée pour sauter les barrières, au grand dam du service de sécurité qui n’était visiblement pas prévenu non plus de la manœuvre. C’est donc du public qu’elle continue le show. Tour à tour intervieweuse, jockey (et oui, elle va grimper sur le dos d’un spectateur) puis équilibriste, elle ne recule devant rien, sollicitant les festivaliers pour la porter aux nues. Pendant ce temps, ses comparses ne se démontent pas non plus, improvisant un fond sonore assez percutant. Vous l’aurez compris, nous n’avons pas levé le camp au bout de 3 chansons car nous n’avions, cette fois, pas de limite imposée, et que nous avons apprécié un tel spectacle. Alors, non, nous n’écouterons probablement pas en boucle leur CD dans notre divan un soir d’hiver, mais leur prestation vaut le déplacement pour l’engagement et l’énergie déployés. Retrouvez ces clichés et d’autres du Cabaret Vert sur la page Facebook – ReMarck Photos.