Le « jeune » festival bastognard grandit à vue d’œil. Je vous invite d’ailleurs à lire notre article consacré à la journée du samedi puisqu’il y aborde notamment les modifications structurelles apportées entre les deux éditions. Mais ce développement s’est même remarqué durant le week-end.





Le vendredi, réservé aux dj’s, était une belle entrée en matière, le samedi a vu un public un peu plus nombreux profiter d’une ambiance franchement au top, quant à dimanche, il était très difficile de se faufiler vers la scène, tellement l’assistance était remplie.

Vous étiez près de 6000 en effet sur la Place Général Patton pour le jour le plus attendu, ce qui représente la jauge maximale autorisée. Une telle affluence entraîne inexorablement quelques désagréments mais on peut dire que dans l’ensemble tout s’est bien déroulé, grâce à tout ce qui a été mis en place en amont par l’organisation et les services de secours (en ce compris les pompiers et les ambulanciers), aux artistes, et à vous !

On pourrait certes s’attarder sur quelques détails à améliorer encore l’an prochain (accès aux toilettes et à la fontaine d’eau difficile pour les VIP et carré d’or, jet de la lance des pompiers limité à une partie du carré d’or avec toutefois une solution bis trouvée grâce à une seconde lance installée en guise de douche, aucun couloir permettant les déplacements …), mais pour un nouveau-né (il a vu le jour en 2025), il présente déjà un très beau bulletin.




Contrairement aux journées précédentes, où l’horaire avait été décalé en soirée et plusieurs concerts en rue annulés à cause de la canicule, le timing du dimanche n’a pas subi de lifting de dernière minute, le thermomètre ayant enfin eu la bonne idée de redescendre sous la barre des 30 degrés.

Le premier à se présenter sur scène est Yves Paquet, un auteur-compositeur belge aux racines amérindiennes désormais établi du côté de Verviers. Né au Brésil, Yves a commencé à trouver son propre chemin dans la scène indie-alternative sur ses terres d’origine.

Il est ensuite venu en Belgique, où il a pris part à plusieurs groupes en tant que chanteur. Désormais, il trace sa route avec deux albums au compteur (Every Now and Then – 2021 et A Decent Man – 2023) et un troisième en phase de finalisation porté par le single « Still Room ».

Celui-ci parle de ce qui reste entre deux personnes après une séparation. L’espace vide entre deux corps, les erreurs qu’on continue de porter, et cette question qui revient : pourquoi est-ce que tu m’affectes encore ? Le titre ne cherche pas la résolution, il habite l’ambiguïté, ce territoire inconfortable où la rupture n’efface pas tout. Ses prochaines prestations :
09.08.26 – Vibrations – Malmedy
29.08.26 – Tempo Festival – Verviers

Sur le coup de 17h00, c’est MADO. Découverte pour nous qui ne l’avions jamais vue sur les planches. Voici ce que « Court-circuit band » dit d’elle :

« Mado est une artiste qui a grandi trop vite et transforme à 14 ans sa chambre d’enfant en studio de musique. Auteure, interprète et compositrice autodidacte, elle fait ses débuts dans la musique à l’âge de 6 ans et très vite, le cinéma occupera une place très importante dans sa vie.
Effrontée, Mado écrit dans sa chambre d’adolescente, elle collectionne les bandes originales de ses films préférés, se noie dans la chanson francophone et étoffe son spleen.

Façonnée par l’instinct, elle n’a pas cessé de fouler la scène, elle danse, se forme à la comédie musicale, le chant lyrique et quitte la maison à 18 ans pour voyager et se noyer dans la musique.
Bercée par la débrouille, Mado est une artiste qui le revendique dans ses compositions. Elle s’exprime au travers d’une pop contemporaine colorée et mélancolique, inspirée par sa vie, ses copines et sa génération, elle déploie des textes francs et une musique thérapeutique ».

En résumé, Mado n’est pas une novice dans le monde de la musique, c’est une expérimentatrice qui connait une courbe ascendante non négligeable. Elle sera d’ailleurs au Botanique (Rotonde) le 24 septembre prochain, avant d’aller visiter la capitale française avec une performance prévue le 01 octobre au Point Ephémère.

Avant cela, Mado nous accompagnera en festivals puisque vous pourrez la retrouver à LaSemo le 10 juillet, au Perwezstival le 12 juillet, aux Les Gens d’Ere le 26 juillet et aux Solidarités le 05 septembre.
Vous voulez découvrir l’univers de cette jeune femme déterminée avant votre prochain festival ? Le titre qui tourne actuellement s’intitule « Comme les grands » mais vous avez certainement déjà entendu à la radio « J’essaye », un morceau enivrant qui s’écoute en boucle et qui a même été intégré à un épisode de la série policière HPI.

Coïncidence … ou pas, @madocoolkid (son pseudo sur Insta) a la même couleur de cheveux qu’Audrey Fleurot dans cette série.

L’artiste suivante aurait tout aussi bien pu être actrice mais elle a opté pour le chant, ce qui n’est pas pour nous déplaire vu le niveau affiché par celle que l’on connaît sous le nom de Typh Barrow.

Ne la cherchez pas sur les affiches, vous ne la trouverez pas parce qu’elle n’était tout simplement pas prévue initialement. Et je ne parle pas du cas Bruel, mais d’un de ses remplaçants, Yannick Noah, qui a dû jeter l’éponge à quelques jours seulement du festival.

Le plan bis bis se nomme donc Typh Barrow. Une remplaçante aux allures de titulaire tant sa discographie, son aura, son occupation de la scène et sa technique vocale tiennent la corde.

On peut même dire que certain(e)s ont perçu l’annonce du concert de la Bruxelloise comme une excellente nouvelle. Le show étant déjà en boîte pour les prochaines échéances (Les Gens d’Ere le 26 juillet et le KH Summer Kamp de Knokke le 15 août avant l’entame de la tournée Dreama Tour), cela tombait pile poil. Presque… car il a fallu que certains membres de l’encadrement adaptent leur agenda en dernière minute.


Tout s’est finalement bien mis, Félix Zurstrassen (basse), Bastien Basile (batterie) et Guillaume Vierset (guitare) ont effectué le voyage jusque Bastogne avec la reine du jour.

Au menu, tous les titres les plus succulents des trois premiers albums de Queen Typh, devenue queen mum depuis 2 ans, mais aussi, et surtout, les bijoux extraits du petit dernier sorti en mars 2026 avec notamment « On my shoulders », « Close to Me » et « Miracle » (surnommée la chanson bleue par le fils de l’artiste, dont on entend d’ailleurs la voix sur la version studio).

Opération séduction réussie pour l’invitée « surprise » de cette édition qui nous a livré quelques scènes de partage avec son équipe, mais surtout avec un public qui n’a pas regretté d’avoir opté pour une sortie festive du dimanche.

Les plus attentifs auront remarqué qu’il reste deux artistes, à ce moment, au programme, dont l’un est particulièrement attendu, mais sa prestation fera l’objet d’un autre article.

Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
























