Robert Finley : Le Retour Triomphant d’une Légende de la Musique

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En ce début de novembre, le 5 pour être précis, Confestmag fut tenté par une curiosité, une affiche alléchante, une belle soirée en perspective on ne fut pas déçu. En première partie on a apprécié le concert pas prévu au programme du frérot Lani…

Bertrand Lani : Nouvelle Voix de l’Americana Contemporaine

Bertrand Lani, un musicien namurois de 35 ans, se démarque dans l’industrie musicale en tant qu’auteur-compositeur confirmé. Son dernier album, « Countryside », comporte dix titres caractérisés par leurs mélodies riches et leurs arrangements impeccables, tous complétant sa maîtrise lyrique. Alors que Lani puise une grande partie de son inspiration dans les relations personnelles, cela se reflète dans des titres tels que « Ice Cold Kisses » et « Don’t Let the Flame Die Out ». Il se révèle également être un artiste socialement conscient. « We Are the Storm » témoigne de son engagement envers les questions environnementales et climatiques. De plus, « Movin’ With the Times » sert de commentaire satirique sur une société submergée par une croissance numérique illimitée.

Pour Bertrand Lani, la sortie de son premier album est une source de fierté et une continuation d’une tradition familiale. Son frère aîné, Fred Lani, est bien connu parmi les amateurs de blues, notamment en tant que membre de Fred and The Healers. Le parcours musical de Bertrand a débuté à l’âge de 27 ans lorsqu’il a sorti « It Gets Bluer in a While », une collection de dix titres influencée par le blues, le folk et la country, condensée en une demi-heure d’exploration musicale. L’album reflète l’approche personnelle et introspective de Bertrand envers la musique, et c’est l’encouragement de Fred qui l’a poussé à transformer ses chansons en un album.

La musique est profondément enracinée dans la famille Lani, avec des instruments toujours présents à la maison. Le parcours de Bertrand avec la guitare a commencé vers l’âge de 15 ou 16 ans, nourri par l’expérience musicale de sa famille. Il a trouvé un refuge dans la musique, et sa passion a été renforcée en observant l’implication de sa famille dans la scène musicale.

Outre ses influences musicales, Bertrand préfère ne pas citer de noms spécifiques, car il estime que ses inspirations sont trop diverses pour être catégorisées. Son style musical puise dans diverses sources, notamment le blues des années 1920, les sonorités contemporaines, ainsi qu’un esprit distinctement américain. La littérature a également joué un rôle dans la formation de son art.

Bertrand Lani est, bien sûr, le frère cadet du célèbre Fred « The Healers » Lani. Après avoir soutenu son frère aîné au sein du groupe Superslinger, Bertrand s’est lancé dans une carrière solo, cultivant un style distinctif enraciné dans l’americana contemporaine.

Bertrand est venu remplir avec brio la mission de chauffer la salle de l’Orangerie pour accueillir la vedette du soir …

Robert Finley the blues

Né en Louisiane le 13 février 1954, Robert Finley est un nom bien connu dans le monde de la musique blues et soul. Après des décennies de carrière semi-professionnelle et des périodes éloigné de la scène musicale, Finley a fait un retour fulgurant en 2016 avec la sortie de son premier album, « Age Don’t Mean a Thing », qui a été accueilli avec enthousiasme par la critique.

La musique a toujours été une passion pour Finley, qui a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 11 ans, ayant acheté son premier instrument dans un magasin de charité. Ses racines musicales remontent au gospel, une influence majeure dans sa vie. Après un passage dans l’armée américaine, où il a même rejoint l’orchestre de l’armée en tant que guitariste, il est revenu en Louisiane pour travailler comme artiste de rue, dirigeant le groupe de gospel « Brother Finley and the Gospel Sisters, » tout en exerçant son métier de menuisier.

Malheureusement, la cécité l’a contraint à se retirer de la menuiserie. En 2015, sa rencontre fortuite avec l’organisation à but non lucratif Music Maker Relief Foundation a marqué le début de sa renaissance musicale. À l’âge de 62 ans, il a été découvert en train de jouer dans les rues d’Helena, en Arkansas, et avec leur soutien, il est devenu une vedette, partageant la scène avec des artistes tels que Robert Lee Coleman et Alabama Slim.

Le 30 septembre 2016, Robert Finley a lancé son premier album, « Age Don’t Mean a Thing », qui mêle subtilement le blues et la soul. Il a écrit la plupart des morceaux, dont le titre éponyme qui évoque des influences telles que Booker T. et les MG, James Brown et BB King. Le come-back de Finley a été acclamé par la presse musicale, notamment pour sa vision rafraîchissante de la soul du sud.

Par la suite, Finley s’est associé avec Dan Auerbach des Black Keys, avec qui il a sorti la bande originale du roman graphique « Murder Ballads » et l’album « Goin’ Platinum! » en 2017. En 2019, il a tenté sa chance à la quatorzième saison d’America’s Got Talent, démontrant son talent exceptionnel, mais il a été éliminé en demi-finale. En 2021, Finley a dévoilé son album « Sharecropper’s Son », une œuvre autobiographique produite par Dan Auerbach, mettant en lumière son éducation en Louisiane.

Le parcours musical de Robert Finley est un exemple inspirant de persévérance et de passion pour la musique, et il continue de captiver le public avec sa voix puissante et son talent incontestable.

Fabian Braeckman (250)

Auteur & Photographe

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