Bertrix a vibré durant tout le week-end.

Nous sommes loin des balbutiements du festival, lors de sa 1er édition en 2012. Au total 7500 personnes étaient venues écouter notamment Hooverphonic, mais aussi Jali, Suarez et Noa Moon. A ce moment, le festival se déroulait sur deux jours après les Francos de Spa. Dès 2013, l’organisation Bertrigeoise passait à 3 jours de concerts, à la mi-juillet cette fois. Au menu, Bastian Baker, Axelle Red, La Fouine mais aussi Machiavel et un groupe toujours bien présent dans le paysage des nuits belges, Mister Cover (dont nous reparlons très bientôt puisque le groupe participait à cette édition 2025). Aux manettes, un administrateur enthousiaste déjà bien ancré dans la politique puisqu’il était échevin du commerce. Son nom, Mathieu Rossignol. Depuis, le festival a grandi, en termes de capacité d’accueil, en termes d’organisation, et en renommée, devenant l’événement musical référence du sud du pays. Pour cette 12e édition, le festival a fait place comble, surtout le dimanche où le chiffre record de 9700 spectateurs fut atteint. Pas évident de se frayer un chemin dans une telle foule, car on était, il est vrai, un peu à l’étroit, tel un banc de sardines dans sa boite métallique. Mais les organisateurs ont besoin de cela pour pouvoir sortir la tête de l’eau, car oui les temps sont durs pour tous, y compris les festivals de musique. Heureusement, le Baudet’stival peut compter sur des partenaires (sponsors) fidèles, des bénévoles volontaires, un soutien politique non dissimulé (et oui, Mathieu Rossignol est désormais bourgmestre de l’entité), et un public réceptif. La soirée du vendredi a rencontré un peu moins de succès populaire, et le plus gros de la foule est arrivé relativement tard samedi, mais au final, ce sont plus de 20 000 personnes qui ont profité des sons d’un Baudet’stival 25 où certains s’interrogeaient sur l’opportunité d’effectuer le déplacement, soulevant une affiche moins « ronflante » que lors de certaines éditions précédentes. L’arrivée en masse du public, le temps radieux (parfois même un peu trop chaud) et la qualité des prestations proposées permet de tirer un bilan plus que positif, le Baudet’stival 2025 fut une très bonne cuvée, au point que la suivante est déjà sur les rails. Impossible de vous résumer ici un week-end aussi chargé en émotions et en images. Nous aurons besoin de beaucoup de place pour les clichés et de nombreuses lignes pour vous décrire, tant bien que mal, les prestations et anecdotes de la cuvée 25. Autant dire que le festival va se décliner en de nombreux articles qui vont vous être livrés très prochainement sur Confestmag. Vous étiez présents et vous voulez revivre cet événement, vous avez peut-être même votre portrait dans nos galeries, parmi les artistes, ou vous l’avez manqué et vous aimeriez justement pouvoir vous imprégner de l’ambiance… ne zappez pas, vous êtes au bon endroit. Ce n’est pas parce que d’autres festivals sont prêts à remettre le couvert, eux aussi, que la page est tournée. On peut déjà vous annoncer qu’il y aura des photos de (presque) tous les artistes. Nous avons en effet besoin d’un peu de sommeil, comme beaucoup, donc certaines prestations de fin de soirée sont passées à la trappe, désolé pour les DJ concernés, mais nous avons pu tirer le portrait de tous vos chouchous, y compris Vitaa, Kendji, Puggy, Aime Simon, Eddy de Pretto et Gims. Au total 15 des 17 artistes de la scène principale (sponsorisée by Mini et Bilia) et 16 des 17 artistes de la scène « Construisons demain » vont venir remplir les pages de notre webzine. On se retrouve donc très vite. Et n’oubliez que vous pouvez également retrouver nos clichés sur la page FB – ReMarck photos (après parution sur le webzine).
Dimanche à LaSeMo : une clôture en apothéose

Le dimanche, jour du seigneur dit-on… mais à LaSemo, c’est surtout celui des dieux de la musique. Et en cette ultime journée, les âmes allaient vibrer fort, très fort, au rythme d’émotions brutes et de concerts inoubliables. À peine le temps de franchir les portes du festival que les derniers accords de Crocodile Dundish s’envolent déjà. La plaine du Château est noire de monde, et pour capturer quelques clichés, il faut slalomer à travers une foule compacte — l’espace photographe, hélas, devenu impraticable. Qu’importe. À quelques pas de là, Gustave Brass Band, originaire de Gembloux, donne de la voix (et surtout des cuivres). Inspirés par des références comme Meute, Too Many Zooz ou encore Lucky Chops, ces musiciens belges mêlent jazz, rock, électro et rap dans un tourbillon festif qui fait taper du pied, même à distance. Quelques plans capturés pour le TikTok de Fanie (confestmag3), et on file déjà vers la Guinguette. Monsieur Nicolas ou l’art d’enchanter les enfants (et les grands) Place à la magie avec Monsieur Nicolas, véritable héros des tout-petits, qui propose un spectacle coloré et interactif autour du personnage de Monsieur Non-Non. Porté par des bulles de savon géantes, des histoires peuplées de monstres, de dinosaures et de princesses, le concert invite à chanter, danser, rugir et rêver. Un moment suspendu dans le temps, partagé avec un public familial conquis. Noé Preszow : la chanson rock dans toute sa sincérité Direction la Prairie pour retrouver Noé Preszow (à prononcer Prèchov, on le rappelle !). Après un premier album prometteur, son second opus sorti en janvier confirme sa stature d’étoile montante de la chanson rock francophone. Présent sur toutes les scènes, de la Cigale à l’Olympia, Noé a offert à LaSemo un set puissant, rock, sincère, empreint d’émotion, digne de ses prestations au Botanique ou à Forest National. Une montée en puissance maîtrisée, sans fioritures, avec une proximité qui touche. Les Ogres de Barback x La Rue Ketanou : quand deux mondes se rencontrent Retour sur la plaine du Château pour une collaboration exceptionnelle : Les Ogres de Barback et La Rue Ketanou unissent leurs forces dans un concert humaniste et enflammé. Les rythmes se croisent, les voix se répondent, les pieds dansent. Les fans de chanson réaliste et de musiques festives y trouvent leur bonheur dans un spectacle vivant et fédérateur. Le cruel choix entre Coline Blf et Vendredi sur Mer Comme souvent dans les festivals, les horaires se chevauchent. D’un côté, Coline Blf, pépite namuroise de la bedroom pop francophone ; de l’autre, Vendredi Sur Mer, sirène suisse à la poésie sensuelle et visuelle. Difficile de choisir… alors on s’imprègne de deux ambiances.Coline, solaire et engagée, raconte ses mélancolies pop et son écologie du quotidien avec douceur et intelligence.Charline Mignot, alias Vendredi Sur Mer, elle, enveloppe la plaine dans des draps blancs et des rêveries électroniques — décor minimal, effet maximal. Son public est conquis. Santa : la diva électrisante du festival Et puis il y a Santa. L’attente est longue, les fans sont là depuis des heures, mais quelle claque. Dès les premières secondes, suspendue tête en bas dans les airs, bras écartés comme le T à l’envers entre le le « n » & le « a », Santa donne le ton. Show millimétré, pyrotechnie, piano volant, reprise hallucinante de Johnny Hallyday… Tout y est.L’ex-chanteuse de Hyphen Hyphen, désormais étoile solo de la néo-variété, livre un concert d’une intensité rare, aussi visuel que vocal. Elle descend dans le public saluer les enfants, elle vibre avec nous, elle nous prend au cœur. Pour nous, pour Fanie et moi, c’est LE coup de cœur absolu du week-end. Et visiblement, nous ne sommes pas les seuls : le public est unanime. Acid Arab et Zar Electrik : la transe comme dernier souffle L’émotion redescend doucement. On s’offre une pause en douceur mais pleine d’énergie avec Acid Arab, pionniers de l’électro-orientale française, qui emmènent la plaine dans un voyage entre beats et traditions.Puis, dernier détour par la Guinguette pour savourer les derniers instants de Zar Electrik. Leurs rythmes gnaouis, subsahariens, mystiques, emportent le corps et l’esprit. Un ultime blind test pour se défier une dernière fois… et une dernière boisson pour claquer nos « pépettes » restantes. MC Solaar : l’adieu magistral 22h30. Il fait nuit, mais la scène s’illumine pour l’un des monuments du rap français : MC Solaar. Accompagné de Bambi Cruz, de la chanteuse Linda et d’une équipe de musiciens chevronnés, Claude M’Barali déroule ses classiques.« Qui sème le vent récolte le tempo », « Bouge de là », « Victime de la mode », « Cinéma »… le public, toutes générations confondues, chante chaque mot. Il glisse aussi ses titres plus récents comme « Dingue » et « Maître de Cérémonie », avant un rappel de trois morceaux qui prolonge la magie jusqu’à minuit passé.Un final somptueux, à l’image d’un festival qui aura tenu toutes ses promesses. En réponse à un article que j’ai lu, mais dont j’ai oublié le nom du magazine ou journal : Il y avait du « Belge » et du bon « Belge ». Les dernières photos d’ambiance Merci LaSemo ! Trois jours de musique, de partages, de découvertes, d’amitiés, d’émotions. Cette 18e édition fut lumineuse, intense, joyeuse, pleine de surprises. Une réussite saluée par les festivaliers comme par les organisateurs. Avec plus de 50.000 festivaliers et quatre journées pleines de nouveautés, le festival continue de s’améliorer en écoutant son public. Le tout sous une météo bénie, qui a permis à chacun de respirer, danser, rêver. LaSeMo 2025 s’achève en beauté, et déjà on a hâte d’y revenir. Merci à tous les artistes, aux bénévoles, aux festivaliers.Et merci à Feu Chatterton, Mika, Charles, Santa, Colline BLF, Noé Presow, à MC Solaar… Et à tous ceux qui nous ont fait danser, chanter, vibrer. On a aimé. On reviendra. À noter pour ne pas rater la prochaine édition : Les tickets pour LaSemo 2026 sont déjà en vente ! Et en attendant l’été prochain :Cet hiver, la magie continue avec « Le Cabaret Secret », un tout nouveau
Samedi à LaSemo : batteries faibles mais ambiance survoltée

Confestmag a poursuivi sa mission au front du Festival LaSemo ce samedi, armé de son appareil photo, d’un stylo (virtuel) et… de beaucoup de sueur. Car oui, votre serviteur s’est élancé sur le terrain tel un soldat motivé, prêt à capturer les premiers concerts… avant de réaliser qu’il avait oublié ses cartouches. Traduisez : les batteries de l’appareil photo, restées bien au chaud sur leur socle de charge. On a vu plus efficace comme opération commando. Retour express à la base (maison), sprint héroïque entre les stands et les poussettes, et me voilà de nouveau sur le champ de bataille, appareil rechargé et objectif prêt à dégainer sur COLT, ce duo belgo-pop qu’on ne présente plus. Ex-Coline & Toitoine, désormais entourés d’un mini-ensemble de cuivres, ils ont littéralement fait danser le public comme un seul homme. Electro-pop, sourires et ferveur collective : LaSemo avait démarré fort. Fanie aux stories, moi dans la sueur Ma coéquipière Fanie, elle, poursuivait sa mission de résumer le festival en deux minutes chrono sur Instagram et TikTok. On débute tout juste ce terrain social, alors un peu d’indulgence pour la jeune pousse, mais beaucoup d’énergie et d’envie pour vous faire vivre LaSemo de l’intérieur ! À la Guinguette, l’ambiance se veut résolument familiale avec Antoine Armedan, artiste local très aimé. Des enfants accrochés aux barrières comme à un manège, un public chantant à l’unisson, et ce petit accent « belgitude » qu’on adore. Ce troubadour à vélo (tournée zéro carbone, s’il vous plaît !) mérite vos oreilles et vos playlists. Tambour, chaises et coups de cœur Direction la Prairie pour découvrir Tambour Tambour, le projet collaboratif fou et poétique de Barcella, Ordœuvre et Syrano. Entre slam, humanité et fougue, les trois artistes ont même invité le public… sur des chaises. Oui oui. Et l’émotion était au rendez-vous. Retour éclair à la Guinguette pour un blind test digne des plus grandes récréations wallonnes. Bière à flot, bonne humeur au top, et toujours cette belle énergie collective. Petite pause culinaire dans un stand grec (oui, les pépètes du festival s’évaporent plus vite qu’une pression au soleil), puis direction Warhaus. Warhaus, Uwase, Ochoa : la playlist voyageuse Maarten Devoldere alias Warhaus nous a offert un concert à la hauteur de sa réputation : feutré, intense, presque mystique. Un moment suspendu dans le tumulte des food trucks et des familles en file indienne pour un gyros, un plat exotique, des pâtes… La douce surprise suivante s’appelle Uwase. Indie pop bruxelloise servie par une énergie tranquille, entourée d’une batteuse déchaînée et d’une guitariste bien ancrée. Un trio qui nous a doucement soufflé dans les oreilles comme une brise fraîche dans la fournaise. Changement radical de décor à la Prairie avec le cowboy cubain Eliades Ochoa. Boléros, guajiras et sones traditionnels ont fait valser le public dans une ambiance délicieusement rétro. Les palmiers virtuels étaient de sortie. Une glace, une chenille, et du rock bien affûté Pause glace à la Fleur de Lait (venue de Wépion, c’est dire le sérieux de l’affaire), puis… retour à la Guinguette pour le blind test le plus fou de Belgique : entre chenilles improvisées et un dj déchainé qui hurle du Dalida ou du Cloclo, on atteint un sommet de convivialité. Mais place aux choses sérieuses avec Ghinzu, le couteau suisse du rock belge. Scène pleine, riffs tranchants, et fans en transe venus fêter les 20 ans de l’album Blow. Le groupe n’a rien perdu de son tranchant — et ce n’est pas une métaphore gratuite. Le Burger qui vous fait fondre (sans frites) Petite honte personnelle : je ne connaissais pas Alex Burger, mais je ne l’oublierai plus. Cet amoureux de country-rock a charmé la Guinguette avec sa voix rugueuse et son énergie généreuse. Le genre d’artiste pour qui on reste debout, sourire aux lèvres, à la tombée du jour. Et pour clore ce marathon musical : Irène Drésel, reine électro aux bouquets fleuris et aux beats puissants. Une scénographie soignée, un son qui tape sans brutaliser, et un public conquis pour ce dernier souffle d’une journée bien remplie. Ah oui désolé pour Parov Stelar, mais la prairie était plus proche de la maison et le bon sens demandait un repos mérité. En route pour le dimanche ! Les pieds sont lourds, les bras cramés, les cartes SD pleines et les coeurs légers. Le samedi fut riche, éclaté, émouvant et parfois transpirant, mais c’est bien pour ça qu’on aime LaSemo. On vous prépare déjà le résumé du dimanche… s’il nous reste encore un peu d’énergie. En attendant, pour les images et la vibe :📱 TikTok & Instagram → Confestmag3 pour Tik-tok & Confestmag pour Instagram🌐 Toutes infos pratiques : www.LaSeMo.be Quelques photos d’ambiance
LaSemo 2025 : une première journée pleine de surprises, de feu et de guinguette !

Textes et photos Braeckman Fabian Confestmag a chaussé ses baskets de festival pour couvrir LaSemo ce week-end du 11 au 13 juillet, à Enghien. Oui, on y est, entre pelouses, guinguettes, scènes fleuries, ambiance bucolique et artistes qui font vibrer les arbres (et nos tympans). Jeudi soir : l’échauffement nostalgiqueAvant de plonger dans le vif du son, le jeudi a permis aux campeurs et aux fans invétérés de sosies (Johnny, Claude François, Annie Cordy… que des légendes !) de s’échauffer vocalement. Le Jardin d’Hiver proposait quant à lui un florilège de mini-spectacles de rue et autres animations décalées. Mention spéciale au « bivouac du journalisme » : parce que parler d’info, c’est aussi en faire… au calme, sous une tente. Vendredi : les choses sérieuses commencentPour cette première journée officielle, ma fidèle assistante Fanie et moi-même avons posé nos valises créatives entre la Guinguette, la Scène de la Prairie et celle, majestueuse, du Château. Tandis que Fanie capturait l’instant pour nos réseaux (Instagram & TikTok @Confestmag), je me chargeais de couvrir photographiquement les concerts et l’ambiance. Et on n’a pas été déçus. NKEY : la claque soul-hip-hop du jourPremière belle découverte : NKEY, jeune artiste belgo-haïtienne, nous a pris par surprise à la Guinguette. Des textes sincères, des influences variées – soul, RnB, jazz, hip-hop – et une vraie aisance scénique. Lauréate de Liège’s Got Talent et accompagnée par le Studio des Variétés, elle a montré qu’elle n’était pas là pour faire de la figuration. Ben Mazué : savane, slam et douceur inattendueDirection la scène du Château, transformée en jungle de plantes vertes pour accueillir Ben Mazué. J’avoue : je m’attendais à tout, sauf à lui. Mais la surprise fut douce. Ce poète-scène, prix SACEM des découvertes en 2006, nous a offert un concert touchant, profond, et magnifiquement orchestré. Décor « savanesque », chœurs à l’abri des palmiers, public conquis. À surveiller sur les autres festivals de l’été. Lovelace vs Charles : un duel horaire cruelPetit regret du jour : ne pas avoir pu entendre Lovelace, la voix délicate du duo avec Saule (« Petit Cœur »). Pourquoi ? Parce qu’en face, Charles (aka Charlotte Foret, voisine de Braine-le-Château et ex-gagnante de The Voice Belgique) montait sur la Scène de la Prairie. Résultat : la plaine s’est vidée d’un côté pour se remplir instantanément de l’autre. Charles a offert un show électrisant, et le public n’a pas boudé son plaisir. Message à l’orga : l’an prochain, un meilleur créneau pour Lovelace ? Merci pour elle. Feu! Chatterton : le coup de foudre poétiqueRetour derrière le Château pour mon éternel coup de cœur : Feu! Chatterton. Mélange brûlant de rock, poésie et fièvre scénique, le groupe français mené par Arnaud Teboul a transporté le public. Chaque riff, chaque geste, chaque mot était savamment posé. Même les abeilles semblaient danser. Ce concert fut un moment suspendu dans le temps, de ceux qu’on garde longtemps dans le cœur. TUKAN : le groove bruxellois en pleine formeSur la Scène de la Prairie, les amateurs de sons analogiques et puissants ont été servis avec TUKAN. Ce quatuor bruxellois propose une fusion jazzy-électro inspirée de Tortoise ou BadBadNotGood. Le public a été happé dans un groove envoûtant. Une vraie claque sonore. The Haze : la Guinguette en ébullitionRetour à la Guinguette pour The Haze, duo explosif composé du producteur Maximilian De Vos et de la chanteuse-flûtiste Stéphanie Bertrand. Entre fond jazz, passion hip-hop et une envie viscérale de faire danser la foule : pari réussi. La Guinguette était bouillante, et ce n’était pas juste à cause des bières. Mika : la popstar fait fondre la plaineIl arrive avec un léger retard, mais on lui pardonne tout. Mika, star interplanétaire et roi du « feel-good », débarque en ange scintillant. Hits en rafale, énergie contagieuse, déhanchés assumés, tenues qui tombent une à une : le public est en feu, mais les fontaines d’eau et de bière veillent. Un gros cachet pour une grosse prestation : Mika clôture cette première journée avec panache. À suivre…Deux jours de festival encore au programme, et si le reste est à l’image de ce vendredi, on va manquer de superlatifs. Les autres photos arrivent bientôt, et nous, on repart en immersion pour ne rien rater de la suite. Rendez-vous sur www.LaSemo.be pour les infos pratiques, et sur les réseaux de @Confestmag, pour tik-tok c’est Confestmag3 pour vivre le festival en temps (presque) réel. Photos d’ambiance vendredi
Le Belgofest enchante un public conquis.

Pour sa première édition, le futur ex nouveau festival ayant pris la place de l’Inc’Rock a visé juste en alignant un line-up 100% national. Côté assistance, on était certes loin de l’affluence de Werchter ou des Ardentes, mais le public qui avait opté pour l’infrastructure bien plus cosy d’Incourt ne l’a pas regretté. Deux scènes à dimensions humaines (comprenez qu’il ne fallait pas une lance téléscopique comme à Liège pour voir les planches du premier rang), des artistes généreux et communicatifs, une mise en place à la hauteur (pas de files interminables à l’entrée, des parkings proches, des bénévoles souriants et de bonne volonté…), tout ou presque était réuni pour fêter l’anniversaire de l’organisation locale. On notera juste quelques percées d’une pluie à peine gênante, mais pas répulsive non plus. Et puis cette petite pilule difficile à avaler, celle de l’adieu car le concept a beau avoir ravi les personnes présentes, le contexte économique actuel n’est pas vraiment au beau fixe pour les festivals de moyenne importance. Du coup, cette première était aussi… une dernière. Un one shoot donc, mais qui a fait mouche, grâce notamment à un ambianceur hors pair, Dj Didjé, alias Oli Soquette, qui n’est autre que le chanteur du groupe les Gauff’ que beaucoup connaissent pour les titres aux noms révélateurs de « Vamos à Salou », « Les courses akora », « Helle » ou encore « Toutes des wasses ». Au fait, pour les nostalgiques, mais aussi pour ceux qui aimeraient passer un bon moment de fous rires et de karaoké déjanté, le groupe effectuera sa tournée d’adieu en 2026. Ce 05 juillet, ce n’est toutefois pas avec Willy, Patrick, Pol et Marcel qu’Olivier avait effectué le déplacement dans le BW, loin des travées de Sclessin, mais bien seul avec son maillot des Diables, son short coupé façon maison, et sa casquette empruntée aux cyclistes de l’immédiat après-guerre. Au programme, un set exclusivement composé d’artistes du plat pays, non pas mixé méthode scratch Benny B (non, cela c’était pour clôturer la session, avec Daddy K), mais accompagné de quelques commentaires et anecdotes façon Georges Lang à la sauce liégeoise. Dans la set-list tricolore, Annie Cordy, Adamo, Confetti’s, mais aussi Sandra Kim, la seule à nous avoir ramené le trophée de l’Eurovision, le Grand Jojo, Lou Deprijk, Machiavel, Frédéric François, Claude Barzotti ou encore Ubaldo et sa valse des boulangers. Il faut dire que la Belgique compte beaucoup de talents au kilomètre carré, sans pour autant se prendre le chou. On a beau se trouver dans le BW, on peut la faire la fête comme partout ailleurs, chenille comprise. Enfin, on appelle plutôt cela une farandole ici. Les plus jeunes apprécient, les nettement moins jeunes aussi d’ailleurs… C’est donc un public déjà bien chaud qui se déplace de quelques pas à peine pour aller prendre place face à l’autre scène, celle qui verra l’envoutante Typh Barrow sortir enfin de la tanière qu’elle occupe depuis quelques mois. La chanteuse s’est en effet montrée très discrète depuis un certain temps, mais elle dispose de la meilleure des circonstances atténuantes puisqu’elle peaufine son prochain opus. Du coup, c’est dans une composition pour le moins épurée, Typh étant seule derrière son piano, que la Bruxelloise propose un extrait de son répertoire. C’est un peu moins enjoué qu’à son habitude, normal vu le contexte expliqué, mais tout aussi mélodieux et efficace. Sourire désarmant, jeu virtuose, voix posée, Typh fait planer ses mélodies à travers les airs comme si elle n’avait jamais cessé de répéter cette scène. Même sur les morceaux des autres, ces covers qui ont participé à la reconnaissance, il est vrai, Typh Barrow frappe juste. Cette fois, c’est l’incontournable slow des Eagles qui devient son doudou de la soirée. Enfin, pas vraiment de la soirée car la chanteuse/pianiste livre en aparté que ce morceau a rapidement fait partie de ses préférés car parmi les paroles figure le prénom Tiffany. Début calme de cet « Hôtel California » qui va inexorablement bercer dans l’univers jazzy cher à mademoiselle Barrow. Nous sommes rassurés, Typh a toujours ce grain caractéristique et cette douce folie d’interprétation qui font la différence. L’assistance est subjuguée. Il n’en faut pas plus pour qu’elle reprenne en chœur les refrains les plus marquants comme celui de « Taboo » ou du planant « Aloha ». Il faut en profiter car elle se fera rare encore un petit temps, celui qui la sépare de la sortie de ce nouvel album qu’elle défendra sur scène, mais pas avant la saison prochaine, vous vous en doutez. Moment complice, exquis, où le temps se pose l’espace d’une seconde. Mais toute bonne chose a une fin, comme cette prestation qui mène toutefois à une autre forme de musique, plus pop, plus rock même, celle du groupe Suarez. Marc Pinilla se montre taquin dès la balance. Il faut dire que le Montois est l’un des artistes qui a gardé le plus de connexions avec son public, ce qui le place dans le groupe de tête des chouchous de l’assistance. Avec ses acolytes habituels, Maxim, Pata, David et l’incontournable Dada, reconnaissable à sa chevelure proéminente, il fait mouche à chaque sortie, et celle-ci ne va pas déroger à la règle. Même dame nature montre son intérêt pour le show, en arrosant l’assistance de quelques gouttes dès les premières notes. Une alerte qui aura juste l’intérêt d’attirer l’attention du chanteur qui va donner de sa personne en descendant de scène pour aller jouer sur l’esplanade, au sein d’une foule aussi admirative qu’étonnée. Et oui, Marc n’hésite pas à mouiller le maillot. Il sortira d’ailleurs des planches en sueurs, montrant qu’artiste de variété n’est pas une profession de tout repos. Suarez a beau tarder à sortir un nouvel album (la dernière version studio, Vivant, date de 2020), ses airs les plus connus restent dans les têtes, comme on peut l’entendre lors de la reprise des refrains. Et puis, tant qu’on y est, le groupe en profite pour glisser ci et là ses dernières compositions originales, les singles « La vie devant » et « Amours chiennes ». C’est frais, léger, dansant … c’est
Retour sur Rock en Scène 2024, un cru divin.

Photos et texte Melanie Lhote Envoyée spéciale Melanie Lhote photographe pour Confestmag. Archive Aout Été 2024. Je me présente pour photographier cette édition, qui sera aussi mon premier Rock en Seine. Un festival rempli de riches découvertes musicale connues et moins connues, qui m’a plus d’une fois fait rêver avec une affiche toujours des plus alléchantes.Cette fois, non seulement j’allais à Rock en Seine, mais surtout avec dans ma besace, mes appareils photos pour immortaliser tout ça ! Je foule donc l’espace Rock en Seine, facilement accessible depuis Paris centre & sa banlieue en RER et métros, le lieu est correctement desservi et le tout très bien organisé. Ce festival est une aubaine pour les Parisiens, c’est une évidence, mais pas que ! Venir de province est tout aussi tentant, et la bonne gestion des lieux en fait un festival fiable qui propose toujours de belles affiches. Cet été là, munie d’un pass photo sans accès crash barrière, j’ai choisi de… faire des choix ! Afin d’être correctement placée pour certains artistes et groupes pour me donner la possibilité d’avoir le type de photos que j’espérais. J’ai donc aussi fait des sacrifices pour d’autres artistes qui m’interessaient également. Il faut dire qu’on a envie d’aller faire trainer ses oreilles et ses yeux un peu partout. Le premier jour commence fort avec un public porteur de petites marguerites blanches & de noeuds dans les cheveux, des lunettes en formes de coeur. Pas de doute sur le public, Lana Del Rey foulera bientôt cette scène ce soir. Les gens sont heureux, pressés, en ébullition. Rori ouvrira le festival, la jeune Belge saura emporter le public, c’était émouvant de la voir se produire sur la grande scène, qui ne semblait pas trop grande pour la jeune artiste. La Belgique aura tapé fort dès l’ouverture, avec une présence scénique et une musique allant dans l’énergie espérée. S’en suivra Pomme, qui est une artiste qui m’a toujours énormément touché, avec sa voix incroyable, au timbre si doux qu’elle manie des aigus aux graves avec précision, et à l’univers poétique & mélancolique. Le décor était planté, un paysage de champignons dans lequel la douce sorcière vient nous partager les peines de l’âme et en profite pour porter des messages forts. Lana Del Rey s’avance, acclamée telle une déesse. Elle proposera un show abouti, avec des danseurs, des chorégraphies, une scénographie, à la hauteur de l’espérance des fans, dont certains étaient présents depuis la veille au soir afin d’être au plus près de leur idole. Il était difficile de sortir des photos au milieu d’une foule en ébullition. Et ça n’est pas la seule fois ou la tâche m’aura été compliquée ahah ! Le lendemain, je sais que je pars découvrir un groupe qui avait retenu mon attention à l’Eurovision, dont l’ampleur prise au fil du temps n’a fait que grandir. Ma curiosité à vif, c’est encore au niveau de la grande scène que j’ai passé ma journée. Last Dinner Party que je ne connaissais pas du tout aura été une belle surprise musicale tout en étant interessantes à photographier. Cette journée commença sous les meilleurs auspices. Un ami m’avait chaleureusement parlé de The Hives, pour leur jeu de scène incroyable.. et il avait absolument raison! L’ambiance était festive, les artistes ne tenaient pas en place, je n’ai pas compté le nombre de jumps, jambes en l’air ou de micros volants lors de ce concert, le tout dans un rock entrainant. Je crois qu’ils correspondent en tout points à ce qu’on peut imaginer aller découvrir lors d’un festival de Rock. Maneskin sont quand à eux une tornade d’énergie, d’un autre type de rock, plus gras et plus osé, sans limites. Ça sent la fougue, la liberté, et ça envoi du lourd. Tant musicalement que visuellement parlant, aucun doute, nous sommes bien face à un ovni du rock actuel, qu’ils savent assumer et représenter. De nombreux fans ont pu clore le concert sur scène avec les artistes, dans une danse générale autour des musiciens… Je revenais tellement ravie d’avoir enfin découvert Maneskin, et en ayant tellement hâte de travailler mes photos..! Le 23 aura été une journée ou je suis d’avantage allée me promener afin de profiter de ce qu’offrait le festival en terme de nourriture et d’activités ludiques en supplément des concerts. Je me suis faite maquiller, j’ai été couverte de tatouages, de paillettes, j’ai pu prendre des photos souvenirs ici et là (avec moi dessus ahah), pédaler sur un vélo pour blinder mon propre smoothie, jouer à des jeux pour obtenir des cadeaux (bonbons, sac banane jaune flashy, mediator, éventail…Malheureusement je n’ai pas gagné les billets d’avion !!); m’adonner à un playback avec une simulation de mise en scène comme si j’étais en studio avec guitare et micro… Honnêtement j’ai passé une super journée. Ce jour là les groupes m’intéressaient moins mais je ne me suis pas ennuyée une seconde pour autant tellement le festival est riche d’activités disponibles (et gratuites!). Et encore ! Je n’ai pas eu le temps de faire du toboggan ni de passer au relooking. Dommage ^^ .Les frites, les mochis étaient délicieux, et de nombreux stands donnaient très envie. Il est également possible de passer la journée à manger tout types de bonnes choses, les plus gourmands (et gourmets!) seront conquis.J’ai terminé ce 23 par Fred Again, de loin mais j’étais tout de même satisfaite. Le nombre de batteries et le jeu des musiciens étaient sidérants. Je n’ai pas été déçue par l’expérience live et la découverte. Le public était, comme toujours, absorbé et joyeux. Après une journée plutôt off musicalement parlant, et qui fera un peu office de pause durant ce marathon de concerts (et de photos!), me voilà qui entâme la journée du 24. Avec The Kills, The Offspring, et Massive Attack annoncés sur la grande scène, je savais à nouveau ou j’allais passer la journée. J’attendais les groupes de pieds fermes, absolument excitée. Quelque peu surprise cependant par les pogos lors de The Offspring, je pense avoir avoir manqué de recul
De Toulouse à Esch-sur-Alzette, mais avec un crochet par Mexico.

Claude Nougaro l’a chantée avec tant de poésie, cette ville rose d’où proviennent les frérots Ordonnez, Florian et Olivio, plus connus sous le patronyme de Bigflo et Oli. Cette place forte de la chanson française (JP Mader, Art Mengo, Ringo ou encore Pauline Ester en sont issus également), c’est bien sûr Toulouse. C’est donc un petit accent du Sud-Ouest qui débarqua sur les hauteurs de Esch avec le show toujours attendu de ce duo qui égaye les ondes depuis maintenant une dizaine d’années. Et oui, c’est en 2015 que Bigflo et Oli sortent leur premier album, « La Cour des grands ». Depuis lors, ils collectionnent les récompenses (dont 6 NRJ Music Awards) et les reconnaissances du public (disques d’or, de diamant, de platine…), mais ont aussi obtenu une décoration très prisée, la distinction de Chevaliers de l’ordre des Arts et des Lettres. Leurs paroles sont en effet travaillées, racontant des histoires de la vie quotidienne dans lesquelles beaucoup se reconnaissent, loin donc du flux d’insanités balancé par certains rappeurs « new generation ». Leur énergie, leur flow, et toutes ces petites attentions qu’ils accordent à leur public ont encore frappé au bon endroit, celui qui nous emmène hors des tracas de ce quotidien poétisé juste assez pour nous permettre d’y voir les rayons de soleil nécessaires sans fondre sous une chaleur torride. Et pourtant, les frèrots vont nous emmener jusqu’à Mexico, une mégalopole où la pollution atteint des sommets, et où l’astre solaire tape très (trop) fort parfois. Les billets d’avion ne sont pas inclus, mais le rythme de ce « Mexico en janvier », la dernière composition en date, fait presqu’illusion. Sans quitter le territoire luxembourgeois, le public a vibré et s’est offert une parenthèse dorée. N’est-ce pas là le but recherché par les festivaliers ? L’escapade vous tente ? Il faudra alors vous procurer un sésame pour le Dour festival, seule date belge de cette tournée d’été (19 juillet) ou faire un saut de puce jusqu’à la frontière française vu que le 14 août, Bigflo et Oli seront au Cabaret Vert (Charleville-Mézières) Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Le Luxembourg à l’honneur aux Francos de Esch.

Chaque édition des Francofolies permet à des artistes locaux, ou ayant transité par une filière de découverte mise en place depuis un certain temps, de pouvoir se présenter au public. Il est donc normal, aux Francos de Esch, de retrouver des artistes luxembourgeois. Voici une petite présentation et quelques clichés de trois d’entre eux. Sixo est loin d’être un inconnu au Grand-duché. Depuis 2019, ce rappeur originaire d’Echternach, assène en effet ses punchlines dans la langue nationale. Une particularité dans un univers où l’anglais et le français sont des vecteurs bien plus communs. Il s’est d’ailleurs bien essayé au français, mais « ça ne venait pas naturellement » répond-t-il en interview. Samedi, c’est donc lui qui a inauguré la scène du Jardin, celle qui permet la plus grande proximité avec le public. Un contact visuel et presque physique qui ne lui fait pas peur puisque le garçon est pratiquant de MMA. Son prochain combat se profil d’ailleurs à l’horizon. Les deux autres artistes présentées ici, car oui, il s’agit de deux demoiselles, ont moins de bouteille sur les planches. Mais le jury des Francos avait pensé à cette éventualité, proposant un coaching d’une semaine avec des pros pour permettre aux artistes sélectionné(e)s de s’aguerrir aux arts de la scène. Et un concert à la Kulturfabrik était même organisé en guise de test final, grandeur nature. Nous n’étions pas à cet acte 1, en salle, mais bien au bord de la scène du Jardin où elles se sont produites lors de leur passage au festival. Maehila est une Belgo-Indo-Luxembourgeoise de 23 ans, qui n’hésite pas à mettre en avant la culture la moins européenne des trois, notamment dans sa manière de danser. Il y a donc quelques touches indiennes dans sa musique, mais aussi, et surtout, de l’électro pop comme dans ce « Toxicity » qui n’est pas sans rappeler quelques artistes anglo-saxonnes. Si son calendrier de concerts n’est pas encore complet, elle ne compte toutefois pas lézarder au soleil durant cette période où l’astre chaud est bien présent vu qu’un EP est en phase de finalisation, sa sortie étant prévue pour septembre. Maryana est, elle, d’origine Cap verdienne. Son style ? Le RnB / Hip-hop. Bien qu’elle soit la moins habituée sur scène (le nombre de prestations en public se compte sur les doigts d’une main), elle a montré une aisance hors du commun, alliant chant et danse avec des chorégraphies à trois qui laissent entendre qu’elle a un bagage derrière quand même. Novice en festival donc, mais référence sur les réseaux sociaux avec ses 42 000 suiveurs sur Instagram. Et ce n’est pas la prestation des Francos de Esch qui va en faire fuir. Au contraire, la demoiselle devrait voir les rangs de ses followers gonfler encore un peu, d’autant qu’elle a promis de poster régulièrement. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Ronisia apporte un vent de fraicheur sur la RnB francophone.

Si son premier single est sorti dès 2019, c’est surtout depuis la réédition de son premier album « Ronisia » en version Deluxe (avec 6 titres supplémentaires, dont 200 KM/H avec Gazo), soit en décembre 2022, que l’artiste originaire du Cap-Vert connait le succès. Ses influences principales émanant de la RnB US mais aussi du zouk, Ronisia apparait comme une ambassadrice d’un style ensoleillé qui rappelle les plages de son île natale, ce que certains ont dénommé l’Afropop. Sur scène, avec deux danseuses, deux danseurs, un DJ et un claviériste, Ronisia propose un show rythmé où certaines chorégraphies sont justes assez suggestives pour ne pas choquer. Il faut dire que du haut de ses 25 printemps, Ronizia (c’est l’orthographe originale de son prénom) est une belle demoiselle qui sait se mettre en valeur. Côté son, on oscille entre le rap doux, les ambiances caribéennes, la pop, le RnB, le zouk… Malgré une carrière encore sur la rampe de lancement, Ronisia possède déjà un beau catalogue de titres au sein duquel nous apprécions particulièrement « Fan » et « Mélodie (tatami) ». Mais la jeune femme, désormais bien intégrée dans l’univers urbain parisien, a aussi quelques featurings de qualité comme ce duo avec Dadju sur « Toko Toko ». Naturellement, on aurait tendance à la comparer à Shay, mais on n’est pas vraiment dans le même registre. Ronisia serait plutôt une sorte de chainon manquant entre le rap assumé de la Belge et la jovialité de la princesse du shatta, Maureen. Aux Francos de Esch, elle a déposé une belle carte de visite, mais si vous voulez vous rendre compte par vous-même, il vous faudra vous déplacer à La Rochelle, pour la version française des Francofolies (concert en date du 12 juillet) ou profiter d’une escapade dans la capitale pour filer au Lollapalooza le 19 juillet, jour où se produiront également Finneas, Franglish, Macklemore et un certain David Guetta. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
Hamza enflamme la scène des Francos de Esch.

En prélude à une tournée des festivals très active (il est annoncé au Yardland le 04/07, aux Ardentes le 06/07, aux Francos de La Rochelle le 12/07, à Dour le 20/07, au Paleo le 24/07, et ce rien que pour juillet donc !), et surtout aux concerts dans les zéniths en octobre et novembre, le rappeur – beatmaker belgo-marocain a proposé un show percutant à Esch-sur-Alzette. Il faut dire que Hamza a le vent en poupe et ne chôme pas. Depuis 2019 et la sortie de son premier album, « Paradise », il sort un nouvel opus tous les deux ans. Et ceci sans tenir compte de ses multiples participations aux titres d’autres artistes comme Aya Nakamura, SCH, Christine and The Queens, Damso, et j’en passe. C’est en effet l’une des spécificités du chanteur natif de Laeken (Bruxelles), ses plus gros succès publics sont issus de collaborations. 7 disques d’or pour notamment Chrome Hearts ft Dinos ou encore En mieux ft PLK et 5 disques de platine (« Pilote » sur l’album de PLK, « Jota » avec Niska, « Panama » ft Kaaris ou encore « Toka » avec SDM). Sacré palmarès tout de même. Car le meilleur reste à venir avec 3 disques de diamants. Cela n’étonnera personne que les 3 titres concernés soient les plus connus du grand public, à savoir « BXL Zoo » en duo avec Damso, « Atasanté avec Tiakola et l’immense succès qui a inondé les ondes pendant de longs mois, l’entraînant « Fade Up » avec Zeg P et SCH. Une telle set-list ne pouvait que déplacer les foules. Ce fut évidemment le cas. Et l’assistance n’a pas été déçue car l’homme ne s’est pas contenté d’apparaître et de balancer ses titres comme un zombie ou un robot. Non, Hamza est un showman qui prépare toujours une mise en scène marquante pour le public. Rien que l’entrée fut remarquée avec un nuage de fumée laissant apparaître derrière un immense treillis tendu en hauteur sur lequel trônaient les lettres du nom de l’artiste que tous attendaient. En quelques secondes, le filet tombe et la fumée se dissipe, laissant place au rappeur à succès. Jeux de lumières travaillés pour l’occasion, projections sur écran géant, plateau à divers niveaux et pyrotechnie sont au programme. Hamza, tel un chef d’orchestre appliqué, donne la cadence et le tempo, mais c’est bien le public qui assure l’ambiance en reprenant à tue-tête la plupart des tubes cités précédemment. Good job guy, cela promet du kiff pour l’été. Et pour les impatients, « Mania », le nouvel album, sort ce 20 juin 2025. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
La scène de La Clairière, the place to be pour profiter d’une ambiance électrique.

Les francofolies de Esch-Sur-Alzette se déroulent principalement sur le site du parc du Gaalgebierg, un espace arboré qui accueille trois scènes, chacune ayant ses spécificités, sa programmation et son emplacement. Si la scène principale a bien évidemment vibré sous les acclamations des fans d’artistes aussi emblématiques que Soprano, Bigflo et Oli, Michel Polnareff, Hamza ou encore Vald, les festivaliers qui ont poussé leur découverte jusqu’à la Clairière, cet espace vert enclavé dans les bois, où la déclivité latérale était, disons, remarquée, n’ont pour la plupart pas regretté l’aventure. C’est en effet là, à l’opposé de la main stage, qu’ont été proposées deux prestations hors du commun. En fait, quasi toutes les performances exécutées à cet endroit ont apporté leur lot de bonne humeur et d’excellence, mais deux prestations nous ont laissé un souvenir assez marqué pour leur décalage, peut-être, pour l’engagement des artistes concernés, probablement, mais surtout pour l’ambiance qui en a résulté. Le premier à s’être mis à nu à la Clairière, et c’est à peine figuré, est le Franco-Texan Marc Rebillet, connu pour ses vidéos sur divers réseaux (Youtube, Twitch, Facebook, Reddit), ses tenues décalées (le plus souvent une robe de chambre) mais aussi son sens de la provocation (il est désormais persona non grata au Touquet Beach Festival après ses attaques incendiaires envers un président français). Connaissant un succès tardif (à 28 ans), après s’être fait remercier d’un précédent boulot, Marc Rebillet semble repousser toutes les limites. Il n’hésite pas à improviser, se déshabiller, apparaissant à un moment en slip kangourou, et venir au contact d’un public qu’il chauffe jusqu’à l’incandescence. Pourtant, l’homme part de loin, se présentant seul sur les planches avec un loop, un synthé et un clavier. Quelques notes répétitives lancées en boucle et le voici qui entre dans son personnage. Son faciès se déforme, sa voix mue, ses yeux s’exorbitent… Tel un sorcier vaudou ou un chaman d’une autre époque, il lance quelques vocalises que le public reprend frénétiquement. Il les a pris dans ses filets ! ça chante, danse, boit… On navigue entre fête estudiantine de fin de promo, un peu arrosée, et rituel d’une secte. L’assistance est captivée. Et pourtant, nous sommes loin du Concours reine Elizabeth ou d’une composition du grand Jacques, ici, quelques notes s’ajoutent ci et là au gré des boucles créées par la machine diabolique (loop). Il y a un peu de pop, de rock, de reggae, de funk, de soul… sur un fond d’électro. C’est confus, mais libératoire. Les troupes ne lâcheront plus jusqu’au terme du combat, ou plutôt ici du set. Pour les survivants dotés de quelques barrettes d’énergie, encore, il faudra traverser le site pour aller retrouver un autre représentant de la vague techno, plus conventionnel, du moins sur papier, Timmy Trumpet, en guise de clôture du jour d’ouverture. Un bond dans le temps et nous voici le dimanche, début de soirée, au même endroit. Cette fois, c’est un duo qui investit la scène. L’un est guitariste, en costume rayé, façon rock british des seventies, l’autre est batteur, en singlet noir, coiffure hirsute, lunettes blanches. Le nom de cette paire peu conventionnelle ? KO KO MO. Leur univers est à des années lumières de celui de Marc Rebillet, mais l’énergie dégagée par ces artistes et communiquée au public est du même ordre que la scène qui s’était déroulée exactement là quarante-huit heures plus tôt. On zappe la techno minimaliste pour filer du côté des rifts de guitares si représentatifs du rock, exit le clavier pour une bonne grosse batterie bien ancrée au sol, mais notre étonnement sera, lui, identique. Waouh, quelle prestation ! Les solos sont terribles, les sourires communicatifs et la qualité de la prestation phénoménale. Présenté comme un groupe de rock hard blues psychédélique nantais formé du duo Warren Mutton au chant et à la guitare et de Kevin « K20 » Grosmolard à la batterie et aux chœurs, Ko Ko Mo est surtout une rencontre de deux musiciens aux influences diverses. En dix ans de présence scénique, le duo a sorti 4 albums et deux EP, mais ce sont principalement leurs arrangements de deux standards de la musique, Last Night a Dj saved my life (Indeep) et Personal Jesus (Depeche Mode) qui font recette sur le net. Ce doit être un peu particulier de se rendre compte que ce sont les morceaux d’autres qui finalement sont les plus plébiscités, mais en même temps grisant de prendre ainsi la foule aux tripes en offrant un concert de qualité qui ravit toute l’assemblée. Alors, si toi aussi tu veux t’en prendre plein les oreilles, pas de problème, Ko Ko Mo sera de sortie cet été au Festival de Poupet (27/06), à Pause Guitare (05/07 à Albi), à Décibulles (12/07), au World Festival Ambert (18/07) ou encore aux Escales (25/07 à Saint-Nazaire). Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.
La provoc’ style Vald fait recette.

Valentin Le Du, alias Vald, est une figure marquante du paysage urbain francophone actuel. Loin de la prose de MC Solaar, cet ingénieur du son disposant d’une licence mathématiques-informatique est un as de la provocation, oscillant entre vulgaire et indécent. Enculer, pute, niquer sont des termes régulièrement utilisés dans ses compositions. Dès son entrée sur scène, avec le titre « Regulation », le ton est donné. « Bitch, on est trop, je viens réguler, derrière, on est trop, j’peux pas reculer Tout l’monde a les crocs, va t’faire enculer, tout l’monde a les crocs, va t’faire enculer » C’est cru, pas vraiment de bon goût pour les amoureux de la langue française, mais ça plaît visiblement vu que ces paroles sont reprises en chœur par quasi toute l’assemblée. Sur les planches, Vald et l’un de ses acolytes se renvoient les répliques tout en multipliant les déplacements. Le chanteur est une boule d’énergie qui harangue la foule à tours de bras. Derrière lui, un DJ donne le tempo, et un écran géant renvoie des images qui pourraient avoir été extraites de films d’horreur. Des mains en cascades semblant sortir de terre, un château digne du comte Dracula, la reproduction d’une courbe de rythme cardiaque… Vald vient avec une vraie composition graphique. Dès le deuxième morceau, Vald propose un titre issu de son dernier album avec le hit « gauche droite ». « Je collectionne les montres comme si j’étais trader (Comme si j’étais trader) Or, j’suis toujours en jogging comme si j’étais l’entraîneur (Comme si j’étais l’entraîneur) Je vide la HK, je vide le Ruinart (Je vide les deux) Je vide le pinard (Hey), je vide la lash-Ka’ sur ce mirage (Rah, tah, tah, tah) » Les fans connaissent déjà, mais même ceux qui sont moins « In » n’hésitent pas à suivre la mini chorégraphie qui accompagne ce titre, cette dernière n’étant il est vrai pas insurmontable même pour des novices. Gauche gauche gauche … droite droite droite. C’est ça la clé du succès, du simple, récurrent, facilement assimilable. Enfin, pas toujours, car dans « Que des problèmes » ou « Pandemonium », le texte est plus fouillé, réfléchi, même si le vocabulaire est toujours particulier dirons-nous. Mais c’est de cette époque, et véritablement pro car les effets de style ne sont pas redondants. Il y a des acronymes, de l’argot, du verlan … Nous ne sommes pas certain que les paroles de ces chansons remplaceront l’étude des classiques de la littérature dans les cours de français, du moins à court terme, mais Vald vient une nouvelle fois de (dé)montrer, aux Francofolies de Esch-Sur-Alzette, qu’il avait une place de choix au sein de la culture urbaine de nos contrées. Retrouvez les clichés du festival sur la page FB – ReMarck Photos.