7 février 2026

Un dimanche familial aux accents français.

Si le samedi avait fait place à une parenthèse plutôt urbaine, destinée essentiellement aux adolescents, le dimanche a retrouvé l’essence même du festival, à savoir son ancrage familial et multi culturel avec une artiste belge émergente, une chanteuse qui a connu une première carrière en duo mais qui a décidé de s’émanciper, un concept entier proposé par une artiste solo à l’univers particulier, un rocker lover venu du nord du pays, l’indémodable interprète de « Déjeuner en paix » et, en apothéose, le concert événement signant le grand retour des comparses de Gaëtan Roussel. Tout ceci accompagné de quelques battles et démos de breakdance/hip-hop, de nombreuses activités pour les petits et grands enfants, de quelques débats sur des thèmes de société … Premier constat du jour, le soleil a décidé de faire son grand retour, lui qui s’était éclipsé samedi pour l’arrivée des rappeurs. Deuxième élément marquant, le public arrive tôt pour ce dernier jour de festival. Tous ceux qui désiraient profiter au plus près de la prestation de Stephan Eicher ne trouveront d’ailleurs pas place devant la scène. Le Suisse étant victime de son succès et, peut-être aussi, du fait qu’il est rare de pouvoir le rencontrer dans nos contrées. Mais reprenons la journée dans son déroulement chronologique. Si les plus petits sont mis à l’honneur dès 14h00 avec le spectacle de Monsieur Nicolas, c’est bien Elia Rose qui sera la première à réveiller les conduits auditifs des festivaliers adultes. Tournaisienne d’origine, née d’un père italien et d’une mère anglaise, Elia Rose explose véritablement cette saison avec la sortie de son album, I love it, et ses premières grosses scènes, alors qu’en 2001 elle était déjà en finale de Pour la gloire, cette émission télévisée de la Rtbf et qu’en 2011 c’est dans The Voice Belgique qu’elle tentait sa chance. Adepte du kitsch qui inondait nos téléviseurs durant les eighties, la jeune femme propose un show rempli de légèreté et de sourires communicatifs. C’est juste ce dont nous avions besoin pour entamer sous les meilleurs auspices cette journée finale des Solidarités. On reste dans le rayon féminin avec la deuxième artiste de la journée, Adé. Ex membre de Thérapie Taxi, Adélaïde Chabannes de Balsac a laissé de côté son comparse et son « Hit sale » un peu provocateur pour les mélodies tantôt planantes, tantôt emballantes de Sunset, Insomnies et Tout savoir. Un concert qui est, et c’est devenu une habitude que l’on aime souligner aux Solidarités, traduit en live en langage des signes. Comme la célèbre maxime nous relate qu’on ne s’arrête jamais à deux, voici une troisième dame sur les planches, Emilie Simon. Là, c’est particulier. Seule en scène, l’artiste alterne les instruments, parfois aux sonorités électroniques et nous emmène dans un univers parallèle, le sien. Active dans le monde de la musique depuis 2003, elle a remporté plusieurs victoires de la musique dans des catégories différentes. Elle est en effet inclassable et indéfinissable. C’est d’ailleurs elle qui a réalisé la BO de la Marche de l’Empereur. De l’univers très végéto-animal d’Emilie Simon à celui assez dark de Tamino, il n’y a, à Suarlée, que quelques pas.  Petit-fils de l’acteur et chanteur égyptien Moharram Fouad, Tamino est un véritable petit prodige de la musique adoré de l’autre côté de Bruxelles. Doté de l’oreille absolue et d’une tessiture de quatre octaves, il est habitué à chanter en quart de ton, car il a « écouté de la musique arabe toute sa vie » et l’a « chantée dès le début ». Auteur, compositeur, interprète, musicien et mannequin, ce grand gaillard d’1m98 vient de sortir son deuxième album Sahar (« juste avant l’aurore » en arabe) contenant dix titres dont un duo avec Angèle (Sunflower) qu’il défend avec conviction. Ses prestations sont investies et impliquées. Le second homme de la soirée nous vient de Suisse comme le laisse deviner son petit accent reconnaissable. Il faut dire que l’interprète originaire de Münchenbuchsee est à la base germanophone  d’expression, mais il chante aussi en italien, en romanche, en anglais et … en français. C’est d’ailleurs dans la langue de Molières que Stephan Eicher a connu ses plus grands succès dans nos contrées avec « Combien de temps » « Pas d’ami comme toi » ou encore « Déjeuner en paix ». Plus discret ces dernières années, l’ex membre du groupe Eisbär n’a toutefois pas perdu son pouvoir d’attraction sur le public francophone, comme l’atteste le succès de foule devant la scène sur laquelle il prend place. Malheur aux retardataires, ils ne pourront plus approcher cette « plage » un peu étroite pour permettre à tous les festivaliers intéressés par la performance de Stephan et son band. Assurément l’un des moments forts de cette édition. Mais le meilleur reste toutefois à venir avec les ambianceurs intemporels de Louise Attaque, mais pour cette prestation, nous vous renvoyons à notre article particulier dédié au quatuor parisien (cliquez ici) Nous quitterons donc ce nouveau site Ecolys avec un sentiment mitigé car nous n’y retrouvons pas encore le charme que la Citadelle offrait grâce à son cadre imposant et historique, mais compte-tenu des impératifs de déménagement forcé, cet endroit propose une belle alternative. Avec quelques ajustements, gageons que la prochaine édition se rapprochera des meilleurs souvenirs forgés sur les hauteurs de la capitale wallonne. Retrouvez les clichés de cette journée et des autres sur la page FB – ReMarck Photos.

Ce n’était pas une erreur d’accepter ton invitation… Louise.

Avec 2,7 millions d’exemplaires physiques vendus rien qu’en France, le premier album du groupe Louise Attaque est l’un des albums francophones les plus marquants de ces 30 dernières années. Il faut dire que quasi chaque morceau de cet opus, devenu rapidement mythique, a fait un carton, au point que tout le monde, ou presque, en ce compris de jeunes pousses nées après la sortie de cet album, est capable de chanter les paroles des deux ou trois morceaux qui ont été les plus médiatisés. Les titres sont même plus connus que le nom du groupe ou de ses membres. Louise Attaque, cela parle aux quadras et cinquantenaires, voire à quelques trentenaires probablement, mais pour le reste… Par contre, il suffit de chantonner quelques notes ou phrasés de Ton invitation, Léa ou encore J’t’emmène au vent pour qu’une chorale s’improvise en deux secondes à peine. S’il s’est formé officiellement en 1994, le groupe Louise Attaque a connu quelques « coupures ». On a même cru, lorsque Gaëtan Roussel a entamé une carrière solo, que la belle expérience était déjà derrière eux. Mais, sans être pour autant prolixe en termes de titres, le groupe renaît régulièrement de ses cendres, sortant ci et là un album. Voici quelques mois est apparu sur les ondes, et dans les bacs, Planète Terre, le 5e album studio de quatuor parisien. Une belle surprise pour les fans. Mais c’est bien pour fêter le quart de siècle de ce premier opus éponyme que l’invitation leur a été lancée par les organisateurs des Solidarités. Une clôture de festival qui s’annonçait donc … festive. Et ce fut le cas. Le violon d’Arnaud Samuel, la basse de Robin Feix, la guitare de Nicolas Musset et la combinaison guitare/voix de Gaëtan Roussel font visiblement toujours mouche. Des prestations de ce genre, nous en redemandons. C’est rythmé, plaisant, chantant et dansant, comme une sorte de karaoké géant où les artistes originaux viennent donner la cadence, et le public adhère. Quel succès! Retrouvez les clichés de ce concert et des trois jours du festival sur la page Facebook ReMarck Photos.

Suzane vole la vedette aux têtes d’affiche.

Les nuages du vendredi ont disparu du paysage, laissant la place libre à un soleil omniprésent qui a le double avantage d’assécher la plaine et de réchauffer les cœurs. Côté public, on a cisaillé un peu la pyramide des âges. Ce sont en effet essentiellement des adolescents qui se pressent devant les scènes et l’espace de musique urbaine qui rencontre, encore plus que les autres jours, un succès franc et massif. Il faut dire que la programmation a de quoi rencontrer les attentes des 15-30 ans avec des artistes qui s’exportent aussi bien sur les réseaux sociaux que sur les ondes radios. Et la première à prendre le micro n’est d’ailleurs pas une inconnue puisque ses titres « Docteur », « C’est la vie » ou encore « Ma place » ne cessent de tourner en boucle sur toutes les stations contemporaines. Il n’est encore que 15 h quand le premières notes de son succès le plus connu résonnent sur le site Ecolys, et pourtant on se bouscule déjà devant la scène pour apprécier la prestation de Rori. La jeune Hannutoise a beau avoir écumé de nombreux festivals cet été, on ne s’en lasse décidément pas. A vrai dire, on prend même plaisir à la voir apprendre, au fil de ses représentations, à appréhender l’espace scénique. Elle qui s’excusait presque de venir derrière le micro voici moins d’une année prend de l’assurance. Cela se voit dans ses déplacements, sa posture, et cela s’entend lors de ses transitions. L’enfant prodige, mais renfermée, a digéré sa chrysalide vers l’âge adulte… ou plutôt artiste confirmée. A la plage, nous retrouvons un autre papillon puisque Leo Fifty Five (55 étant son numéro de maillot au hockey sur glace) a débuté comme beatmaker avant de se lancer en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Annoncé comme la révélation du RnB belge, ce jeune Belgo-Indonésien aime jouer avec les mots, en français, racontant ses morceaux comme des histoires romancées… mais sa basse n’est jamais très loin. Nous allons volontairement mettre, temporairement, Suzane de côté, vous comprendrez pourquoi un peu plus tard, et nous retrouvons ainsi Chilla, une chanteuse et rappeuse suisse qui propose des thèmes d’actualité résolument tournés vers la défense de la cause féministe. Du mélodieux « Si j’étais un homme » au ton plus agressif de « Sale chienne », Maréva Ranarivelo décoche des flèches qui font mouches aux oreilles de ses nombreux admirateurs et admiratrices. A quelques encablures à peine, du moins si nous pouvons nous frayer un chemin dans cette foule qui s’est agglutinée entre les deux scènes principales, nous rejoignons le sympathique trio des 47 Ter. Originaire de Bailly, dans les Yvelines, le groupe de pop/rap français n’en n’est pas à son coup d’essai dans nos contrées. Il s’était d’ailleurs fait remarquer de la meilleure des manières lors du festival Les Gens d’Ere en juillet puisqu’une demande en mariage avait été filmée en direct pendant sa prestation. Et pour la petite histoire, mademoiselle (plus pour bien longtemps semble-t-il) avait dit oui. Cette fois, l’attraction est bel et bien le soleil puisque c’est la première fois, selon Pierre-Paul et ses condisciples, qu’il ne pleut pas pendant leur show de ce côté du Quiévrain.  Qu’il pleuve, vente ou que le thermomètre s’emballe, une chose reste ancrée dans cette prestation, tout le monde adhère et chante en chœur « On avait dit ». Tout le monde ou presque… Certains sont en effet venus, parfois de loin, pour un autre phénomène urbain en provenance de chez nos voisins du sud, Lujipeka, qui se produit juste après, mais sur un autre podium. Ex membre du groupe de rap Columbine, Lucas de son vrai prénom cartonne désormais en solo avec son opus « Montagnes russes ». Là encore, les amateurs du genre sont aux anges, l’artiste ne ménageant pas sa débauche d’énergie. Les fadas de rap et autres tendances urbaines en ont donc eu plein la caboche et les yeux. Mais c’est peut-être l’artiste la plus improbable dans cette programmation assez ciblée qui a tiré la plus belle épingle de son jeu. Je veux bien entendu parler de Suzane, qui malgré un horaire de passage en fin d’après-midi, a marqué les esprits de tous. Et dire qu’il y a quelques saisons, c’est une jeune femme en salopette bleue qui se cachait presque derrière son clavier pour l’une de ses premières sorties dans notre pays. Depuis lors, beaucoup, mais vraiment beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Ses textes si parlant sont toujours là. La rythmique répétitive est toujours au rendez-vous. Suzane se présente encore seule sur scène. Mais c’est désormais une artiste assumée et assurée qui effectue avec brio le job. Short de boxe, chaussures baskets noires, débardeur sportif noir… Suzane n’a besoin d’aucun artifice car le show c’est elle qui s’en occupe. Elle bouge, danse, court et n’oublie pas de venir retrouver un public que certains semblent fuir tellement ils essayent de prendre de la distance avec tout ce que le show business comporte de contraintes. Ici, rien de cela, il suffit d’écouter son titre éponyme,  « Suzane », pour y retrouver dans les paroles le pourquoi de sa joie d’être arrivée exactement là où elle le voulait.  L’insatisfait, Génération désenchantée, il est où le SAV… chaque partition pourrait faire l’objet d’un reportage au JT. Avec une telle artiste, on a le son, l’image, et la conscience en éveil. Retrouvez ces clichés et quelques autres sur la page Facebook – ReMarck Photos.

Zen malgré la pluie.

Les festivals se suivent et … ne se ressemblent pas nécessairement, mais les conditions climatiques auront joué quelques mauvais tours aux organisateurs durant cette saison estivale, et cela c’est une constante assurément. Ce vendredi, les Solidarités étrennaient leur nouveau site, puisque la Citadelle n’est actuellement plus disponible suite à des travaux de rénovation des parties les plus ancestrales du site emblématique de la capitale wallonne.  Exit les hauteurs de Namur donc pour Suarlée et son parc industriel Ecolys. On verra à l’usage ce qu’il ressort de ce déménagement forcé, mais les organisateurs ont tenté de conserver l’esprit général des éditions précédentes, et par conséquent du site d’origine, en instaurant diverses zones liées généralement à une scène ou un espace de paroles. Ce n’est toutefois pas sous ses meilleurs apparats que ce nouveau domaine a accueilli les premiers festivaliers puisque la pluie est omniprésente depuis quelques jours, rendant certaines portions de terrain spongieuses, voire boueuses. Qu’à cela ne tienne, quelques traces de terre n’arrêtent généralement pas un festivalier averti, d’autant que ce dernier ne rouille pas non plus sous les gouttes tombant du ciel. Et, petit détail qui a son importance, un chemin « sec » a été dessiné au travers du complexe, permettant à certains de garder les pieds hors de la gadoue, sans oublier que les scènes, du moins les deux plus utilisées pour les concerts, font face à des espaces goudronnés où le public prend place. On évite donc les soucis connus par certains précédemment. Rentrons dès lors directement dans le vif du sujet avec un chanteur tout heureux d’ouvrir officiellement les hostilités, Onha (qui devait enchaîner une seconde prestation quelques heures plus tard à Braine-L’Alleud). C’est sur le site de la Grande prairie qu’il distille sa poésie verbale rappée sur des accents de hiphop. Enfant de diverses cultures, il aime prendre le meilleur de tout ce qui l’entoure pour en faire un savant mélange de textes musicaux en français. C’est réaliste, parlant, et non agressif. De la prairie à la plage, à Suarlée, il n’y a que quelques pas, puisque c’est ainsi que se nomme la scène qu’inaugure Rive. On ne vous cachera pas que ces appellations ne collent pas vraiment à la réalité, car il n’y a pas de plage et que l’espace de la grande prairie est en fait une sorte de yourte de dimension assez retreinte, mais qui se soucie vraiment de ces détails ? L’important c’est l’œuvre artistique proposée et quand même un peu l’ambiance dégagée. Rive sur la plage, ce doit être un jeu de mots. Comme faire se produire Benjamin Vndredi un …vendredi. Ps, c’est l’artiste lui-même qui le fait remarquer lors de son set, partiellement à cheval sur celui de Gabrielle Verleyen, qui a de son côté posé une ambiance très intimiste sur cette désormais renommée Grande prairie. Artiste Bruxellois aux multiples facettes (auteur, compositeur, interprète, musicien, dj, beat maker…), Benjamin Vndredi a plusieurs vies artistiques. Assez discret dans son personnage de Dee Eye, malgré ses collaborations avec Caballero et Jeanjass notamment, il a décidé de sortir de l’ombre avec ce projet différent. Première étape, la sortie de son album « Avant l’Amour ». C’est fait. Deuxième étape, un clip marquant. Avec « Belle maladie », c’est en boîte. Ce clip est un vrai petit film. Restait la scène. Même s’il a déjà connu l’expérience avec un show case privé de Caballero et Jeanjass, c’est sa première vraie expérience solo dans un festival. Et rien ne dit que ce sera la dernière. Il est toutefois grand temps d’enfin découvrir la scène principale, dénommée Place des Arts, avec une demoiselle qui ne cesse de franchir les étapes quatre par quatre puisqu’elle explose en parallèle en France et en Belgique. Et oui, c’est bien Mentissa, la finaliste de la saison 10 de The Voice France, révélation féminine de l’année (chez nos voisins), et véritable artiste à tubes. Tous les titres qu’elle a sortis depuis sa rencontre avec Vianney cartonnent en effet. La suivante à arpenter les planches est Aloïse Sauvage, un concentré d’énergie qui trouve sur scène le terrain idéal pour se dépenser et proposer au public une prestation haute en couleurs. La chanteuse/danseuse/gymnaste va au propre comme au figuré s’envoler durant ce show qui a marqué les esprits. De l’énergie brute d’Aloïse Sauvage à la poésie tempérée de Bérode, il n’y a que quelques pas, un peu embourbés, certes, mais qui mènent à une Grande Prairie où le musicien liégeois et son compère habituel trouvent l’endroit idéal pour que leurs paroles enchanteresses se posent telles des libellules sur les notes des guitares, trompette et autres instruments apportés pour l’occasion. La suivante connait également les planches, en tant que chanteuse évidemment, c’est un peu pour cela qu’elle a été invitée, mais en tant que comédienne et humoriste aussi. Et oui, quand on s’appelle Lellouche, on ne peut que se diriger vers les projecteurs (ou les caméras). Son ex prend cher, mais ça on le savait déjà (lol), madame a la rancune tenace. Mais Camille sait jouer sur l’émotion aussi bien qu’elle ne lance ses piques, comme sur cette ode à l’amour qui lui a été proposée par Grand Corps Malade ou ce titre assez révélateur « Ne me jugez pas ». C’est alors que devait se produire, initialement, un rappeur havrais connu pour ses textes, mais aussi ses remarques parfois sujettes à controverses. Malgré ses excuses parues dans la presse, le festival aux valeurs familiales n’a pas voulu prendre le risque d’être associé à certains propos et a préféré le remplacer au line-up par un duo bien connu de l’organisation puisque Juicy n’en n’est pas à son coup d’essai aux solidarités. Juicy c’est un duo bruxellois pétillant qui sait, en quelques notes à peine, nous emmener dans son univers si particulier aux sons électroniques aiguisés. Après une telle parenthèse musicale, nous retournons à la scène principale où se présente Madame Zazie, et son interminable liste de titres à succès. Il faut dire que sa plume est prolifique et de qualité, et que l’interprète fait toujours recette. Zazie traverse les années,

Les SOLIDARITES 2023

l  Premiers noms  BIGFLO & OLI – LOUISE ATTAQUE – TAMINO – ZAZIECAMILLE LELLOUCHE – 47TER – THE MAGICIAN – ADÉ – MENTISSA – SUZANE – RORI…Après l’énorme succès des PASS SOLIDAIRES, tous vendus en moins d’une semaine, il est temps pour nous d’annoncer les premiers noms qui seront à l’affiche de cette 9e édition des Solidarités. Cette édition ouvrira une nouvelle page de l’histoire de ce grand événement familial en déménageant ses quartiers sur le site d’Ecolys dans les hauteurs de Namur. Outre une affiche particulièrement qualitative et volontairement hétéroclite, ce ne sont pas moins d’une centaine d’activités diverses et variées qui (re) prendront vie : débats, concerts, spectacles pour enfants, activités ludiques, découverte de la culture urbaine, mise en valeur du monde associatif… sans compter les nombreux projets construits et élaborés en réponse à l’actualité.  Ce véritable kaléidoscope grandeur nature fait que Les Solidarités sont bien plus qu’un festival ! ­ Vendredi25/08 Mentissa « J’avais envie de raconter le monde qui m’entoure. Ça avait du sens d’appeler mon album La Vingtaine, parce que j’ai 23 ans et que ma vingtaine va durer encore un petit temps. » Finaliste de la saison 10 de The Voice, Mentissa Aziza a explosé en 2021 avec le single Et Bam écrit par son coach Vianney. Sur son premier album générationnel paru en novembre 2022, la jeune femme séduit par son sens de l’observation, sa voix qu’elle module avec une rare aisance et une vulnérabilité qui la rend encore plus sincère. Après Angèle, Charles, Doria D et RORI, un nouvelle jeune étoile belge à haute valeur ajoutée. Camille LelloucheEXCLUComédienne, humoriste, chanteuse… Camille Lellouche a choisi de ne pas choisir et elle excelle dans tout ce qu’elle entreprend.  Mais Je T’aime, son duo avec Grand Corps Malade, a obtenu la Victoire de la Musique dans la catégorie « Meilleure Chanson Originale de l’année » en 2022 tandis que son premier album solo A vient d’être réédité avec de nombreux inédits. Oscillant entre chanson française dans sa tradition la plus classique et pop urbaine, Camille Lellouche se lance dans sa première grosse tournée en 2023 avec une escale obligée aux Solidarités. ZAZIE EXCLUVoguant entre colère et lâcher prise, entre un piano/voix épuré et des chansons manifestes évoquant la féminité, le mouvement Black Lives Matters ou le dépassement de soi, Zazie signe un magnifique retour avec Aile-P, onzième album aérien où il n’y a rien à jeter. Trente ans après l’acte fondateur Je, Tu, Ils, Zazie avance plus zen et libre que jamais. « Je ressens beaucoup de gratitude à être toujours là », confie-t-elle. « C’est le signe que les gens m’ont laissée cette grâce à faire des diversions dans mon parcours pour éviter de m’ennuyer ou de tourner en rond. » The MagicianPrestidigitateur du dancefloor, Stefan Fasano, alias The Magician, distille ses bonnes vibes aux quatre coins de la planète électro. Présent sur tous les fronts avec des dj sets, ses propres productions (Club Fever paru fin 2022), des remixes pour les grands noms de la scène internationale, des nouvelles signatures sur son label Potion Records ou des mixtapes toujours inventives (Mégamagic Tape, la dernière en date, sortie pile-poil pour le passage à l’an neuf), The Magician n’en oublie pas moins ses racines namuroises. Sa prestation aux Solidarités s’annonce déjà comme le rendez-vous festif immanquable de cette édition. Samedi26/08 RoriSon single Docteur a été l’une des chansons francophones belges les plus écoutées en Belgique avec plus de trois millions de streams et sa prestation au Théâtre de Verdure lors de la dernière édition des Solidarités n’a laissé que de bons souvenirs. RORI poursuit sur sa lancée en ce début d’année avec le single Ma Place et un nouvel EP Ma Saison en Enfer sur laquelle elle redéfinit les codes d’une chanson pop à la fois moderne, féminine et tonique. Suzane Après avoir été révélée avec Toï Toïqui lui a valu une Victoire dans la catégorie « Révélation Scène » en 2020, Suzane nous est revenue avec Caméo, un second album parfaitement à son image : moderne, générationnel, imprévisible et engagé. Taillées pour la scène, ses nouvelles chansons continuent à éveiller les consciences mais donnent aussi envie de danser. Suzane y rappelle son militantisme féministe, sa bienveillance et son refus de tout compromis. 47TerEXCLUOriginaire de Bailly, dans les Yvelines, le trio hip-hop 47Ter publiait un nouveau son en décembre dernier qui s’intitulait Rendez-Vous L’Année Prochaine. Pierre-Paul (chant), Blaise (percussions) et Miguel (piano, guitare) ont tenu leur promesse. Ils annoncent en effet pour ce printemps un troisième album, après les succès de Légende(2021) et de L’Adresse qu’ils étaient venus présenter aux Solidarités en 2019. Sur scène comme sur disque, 47Ter se caractérise par son ouverture à la pop et par l’utilisation d’instruments live. Bigflo & Oli A leurs débuts, Bigflo & Oli chantaient leur désir d’entrer dans La Cour des Grands et signaient une prestation mémorable au Théâtre de Verdure lors de l’édition 2015 des Solidarités. Le binôme fraternel de Toulouse a muté aujourd’hui en véritable phénomène de société. Comme Orelsan, Stromae et Lomepal, ils ont acquis ce rare privilège de plaire aux fans de hip-hop sans déplaire aux parents. Profondeur et auto-dérision dans le propos, musicalité dans le micro, absence d’ego… Les frangins cassent les codes, cultivent leur différence et transforment chacune de leur prestation en grosse célébration. Dimanche27/08 Adé Après huit ans d’un parcours flamboyant, Therapie Taxi faisait ses adieux en octobre 2022. Depuis cette séparation, la chanteuse et auteure Adé(laïde) Chabannes de Balsac a écrit des chansons pour Benjamin Biolay, Louane ou encore Nolwenn Leroy. Mais la grande surprise est venue de Et Alors?, son premier album solo paru en 2022 qui bénéficie de la collaboration d’Egil « Ziggy » Franzen et de Romain Descampe (Puggy). Adé y mélange avec une rare originalité chanson française, pop et country/americana. Un cocktail aux arômes organiques qu’elle servira à l’heure de l’apéro aux Solidarités.  Tamino EXCLUFragile, sincère, intense…. Les qualificatifs ne manquent pas pour cerner Sahar (« juste avant l’aurore » en arabe), deuxième album de Tamino paru l’automne dernier. A la croisée des cultures occidentale et orientale, l’auteur/compositeur flamand d’origine égyptienne pose sa voix d’ange sur des chansons solaires. Surnommé le Jeff Buckley belge par nos voisins français qui l’ont adopté comme Angèle (avec qui il a enregistré le duo Sunflower), Tamino suspend le temps à chacune de ses apparitions live. Emotion